lundi 13 juillet 2026
Accueil A la Une La Libye scelle ses accords de partage de production avec les majors...

La Libye scelle ses accords de partage de production avec les majors internationales

Les contrats associent plusieurs acteurs de premier plan. L'espagnol Repsol et la compagnie publique turque Türkiye Petrolleri figurent parmi les signataires, aux côtés de l'italien Eni et de QatarEnergy.(Crédit : DR).

À l’issue de son premier appel d’offres pétrolier depuis près de vingt ans, la Compagnie nationale pétrolière libyenne (NOC) a signé une série d’accords de partage de production avec plusieurs groupes énergétiques étrangers. Une nouvelle étape franchie par Tripoli pour relancer l’investissement et porter sa capacité de production à 2 millions de barils par jour.

La Libye franchit un cap dans la reconquête de son industrie pétrolière. La National Oil Corporation (NOC) libyenne a annoncé ce lundi la signature d’accords de partage de production avec plusieurs compagnies énergétiques internationales. Et ce, au terme du premier cycle d’attribution de licences organisé par le pays depuis près de deux décennies. L’information a été communiquée par le président de la NOC, Massoud Suleman, dans une déclaration diffusée sur les réseaux sociaux.

Un tour de table international

Les contrats associent plusieurs acteurs de premier plan. L’espagnol Repsol et la compagnie publique turque Türkiye Petrolleri figurent parmi les signataires, aux côtés de l’italien Eni et de QatarEnergy. Un consortium réunissant le hongrois MOL Group, Türkiye Petrolleri et Repsol complète ce dispositif. La diversité des partenaires – européens, turcs et qataris – illustre l’attractivité retrouvée du sous-sol libyen, riche en hydrocarbures mais longtemps délaissé par les investisseurs en raison de l’instabilité politique. Ces signatures concrétisent l’appel d’offres lancé en 2025, par lequel la NOC a attribué des superficies d’exploration à des groupes étrangers. L’objectif affiché par ce pays membre de l’OPEP est d’attirer les capitaux nécessaires pour relever sa capacité de production à 2 millions de barils par jour, contre environ 1,4 million actuellement.

Un signal de confiance malgré les divisions

Pour Massoud Suleman, ces accords traduisent une confiance grandissante dans le secteur pétrolier et gazier libyen. Ils doivent soutenir les activités d’exploration, de développement et la croissance de la production nationale. Ce mouvement s’inscrit dans la continuité de l’attribution, en février, de blocs d’exploration à des compagnies parmi lesquelles Chevron, Eni, QatarEnergy et Repsol. Il s’agissait alors du premier cycle de licences depuis 2007. Ces avancées interviennent en dépit des divisions politiques persistantes entre les administrations rivales de l’est et de l’ouest du pays, qui continuent de fragiliser la gouvernance des ressources. Pour la Libye, la relance de la production pétrolière constitue un levier économique majeur dans un contexte de reconstruction nationale encore inachevé.