Chronique : gagner impérativement le combat du conditionnement

Aussi, la chaine du froid, qui va de la ferme au consommateur final, en passant par le transport (plusieurs fois maillon), le stockage, l’agro-industrie, le supermarché… se présente comme une solution dans la valorisation, pour générer des revenus, réduire le chômage... (DR : Frisomat Africa).

Sur le continent africain, jusqu’à présent les pertes post récoltes sont estimées en millions de tonnes. Pourtant le marché mondial de l’emballage a été évalué à 1 002,48 dollars en 2021 et estime à 1 275,06 Milliards en 2027. 

Autant dans les exploitations agricoles qu’au niveau des quais de débarquement et de pêche, des fermes d’élevage laitières ou aquacoles, on continue d’enregistrer en Afrique de grandes quantités de poissons, de produits agricoles (maraichage, fruits…) qui pourrissent ou de tonnes de lait qui sont déversées à même le sol, en période de forte lactation. Des situations ubuesques, dans des pays en voie de développement. Les solutions sont à trouver dans une bonne logistique pour relier les zones de productions aux marchés et sites d’exportation, mais aussi et surtout vaincre le combat du conditionnement. Il s’agira alors de réussir l’alliance entre sécurité alimentaire et transition écologique. L’Afrique pourrait faire l’économie des errements faits ailleurs.

Mutualiser les efforts

Mettre en place, dans des partenariats public-privé, des entités maîtrisant l’emballage et le conditionnement. S’il arrive que certains Etats n’y arrivent pas à titre individuel, quitte à mutualiser les efforts pour des sites sous-régionaux. Une large concertation avec les leaders dans leurs spécialités (ressources minières, agricoles, aquatiques, de l’élevage…) est nécessaire. De tels préalables permettraient de gagner le combat du conditionnement, rompre avec un emballage colmaté avec des flacons « débrouillés » ou glanés à droite et à gauche, pour d’abord satisfaire une consommation locale, avant de trouver des débouchés ailleurs.

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Une fois qu’une telle industrie est mise en place, il se posera la problématique de l’encombrement et le gaspillage. Il sera alors impératif de mettre en place une règlementation et de nouvelles normes pour un recyclage qui privilégie le biodégradable et le compostable. Le packaging de demain peut d’ores et déjà sur les planches de startups innovantes. Il s’agira aussi de surfer sur les bonnes pratiques à travers le monde, singulièrement l’eco-emballage, un conditionnement tous azimuts et labellisé. C’est un marché vaste. A titre d’exemple, Tetra Pak a réalisé un chiffre d’affaires de 11,5 milliards € en 2021 sur 54 sites de production et 6 centres de R et D.

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