Les douloureuses opérations de rapatriement de migrants irréguliers, largués dans le désert ou laissés à leur sort loin de nulle part, cesseront-elles un jour? Nous osons l’espérer, compte tenu des potentialités et opportunités qui ne demandent qu’à être saisies dans les pays émetteurs.
Une stratégie efficace développement touristique permettrait de générer des milliers d’emplois et des revenus colossaux à la jeunesse africaine. Dans nos pays, nous disposons de perles. Quand je pense à la beauté de nos innombrables parcs naturels, quasiment à l’état sauvage, à des sites, tels que celui mégalithique de Wanar dans le centre ouest du Sénégal, ou encore aux dompteurs de caïmans du Burkina Faso, je me demande pourquoi ces pays n’en profitent pas assez, en termes de retombées ?
Les îles du Delta du Saloum au Sénégal sont pittoresques et d’une beauté inouïe, mais quelles infrastructures logistique et sécuritaire sont mises en place ou envisagées, pour une implantation et une fréquentation à la dimension de leur splendeur.
A une piètre promotion s’ajoute l’absence de structures d’accueil… A y voir de plus près, c’est comme s’il n’y a aucune prise de conscience de tant d’atouts domestiques. A tous ces périmètres, encore vierges d’infrastructures touristiques grandement génératrices de revenus et d’emplois, vient se greffer un front de mer, « laissé » presqu’exclusivement aux parcours sportifs !
A l’instar de belles baies, aux plages hissant fièrement leur Pavillon Bleu, à travers le monde, les nôtres sont « inexploitées » ! Pourtant le front de mer est un GISEMENT IMPORTANT d’emplois. Copacabana, la Côte d’Azur, Ibiza, la Costa del Sol … les exemples ne manquent pas. Ok pour quelques portions de parcours sportifs et un accès public gratuit aux plages, mais que les adeptes de la gym rejoignent les salles de muscu- un autre filon pour l’emploi des jeunes, mais pour l’amour de Dieu, exploitons ces espaces à très fort potentiel, au profit des populations locales, avant que d’autres le fassent pour leur réserver de menus emplois.
Je mets des guillemets à « laissé » et « inexploitées », pour la simple et bonne raison que des investisseurs opportunistes, qui ont le flair et le coup d’œil, arrivent à y insérer des projets fort rentables. En 2000, le site, où est implanté Magic Land à Dakar, était nu… Quelques années plus tôt, il en était de même pour le lieu qui abrite le complexe hôtelier Terou Bi ! Qu’est-ce qui empêchent nos gouvernements, de concert avec les mairies, les banques de développement, les aménageurs-développeurs, à investir sur ce front de mer, respectant une discipline architecturale, un respect de l’environnement qui interdit tout rejet d’effluents sans prétraitement dans l’océan … ?
De grâce, exploitons ce front de mer et sites exceptionnels au profit des jeunes
Outre une excellente météo, avec une température moyenne annuelle de 25°C, un ciel ensoleillé 365 jours/365, si nos décideurs n’hésitent pas à façonner cette nature, sans trop l’aliéner, se basant sur des textes de loi, le succès coulerait de source. Ce volet aménagement reste important. Dans une baie ou une anse, la baignade est tranquille, lorsque la plage est propre et exempte de toute souillure… A contrario sur la Grande Côte sénégalaise, où presqu’aucun obstacle naturel (isthme, péninsule, îlot, rochers…) ne vient briser la force du courant, la plage a beau être dotée des eaux les plus limpides au monde, s’y baigner peut comporter de graves risques de noyades pour le commun des mortels. Sur cette portion de côte, les pouvoirs publics doivent intervenir pour dépolluer, construire des jetées, aménager des espaces… pour rendre ce front de mer exploitable pour les populations. Autour des corniches, plusieurs emplois directs et indirects seraient produits pour servir un farniente couru.
Aujourd’hui, il s’agit d’aller au-delà de lois coloniales, stipulant à tort et à travers, l’exploitation d’un domaine public ou une façade maritime, où subrepticement d’autres implantent des projets à forte valeur ajoutée au nez et à la barbe de populations locales qui n’ont d’autres sorts que de prendre les illusoires chemins de l’émigration.















