Au Sénégal, un nouveau pouvoir a les rênes du pays depuis bientôt deux ans. Ayant hérité, selon un auditeur indépendant, d’une dette abyssale de plus de 40 milliards de $, soit plus de 130% du PIB, dont au moins 7 milliards de $ dissimulés, il a opté pour une gestion transparente et conforme aux règles en vigueur. L’ère de l’opacité dans la mobilisation des ressources financières est révolue au Sénégal.
Aux allégations de journaux étrangers, honteusement reprises par des périodiques locaux, portant sur une dette pseudo-secrète de 650 millions de $ pour éviter un défaut de paiement, le gouvernement du Sénégal apporte un démenti catégorique, preuves à l’appui.
Depuis deux ans, le Sénégal, qui a mis en avant la souveraineté, optant pour un PRES (Plan de redressement économique et social, JUBBANTI KOOM), rejetant toute restructuration de sa dette, a fonctionné sans le FMI. Depuis deux ans, le pays n’a presque pas connu de scandales de corruption ou de détournements de deniers publics, ni de surfacturation. Opérant un excellent profilage de la dette, le gouvernement du Sénégal déroule sa stratégie de gestion de la dette à moyen terme (SDMT), dans le respect de l’autorisation parlementaire, en phase avec les Lois de finances en 2025, à savoir la LFI (la Loi de finances initiale) 2025, la LFR1 (la Loi de finances rectificative) 2025 et la LFR2 2025. Notre pays, le Sénégal reste pleinement engagé à poursuivre la gestion prudente, transparente et responsable de sa dette publique, aime à défendre M. Cheikh Diba, ministre des Finances et du budget (MFB).
Une communication transparente
Il y a quelques semaines des thuriféraires avançaient que le pays serait en défaut de paiement le 13 mars. Il n’en a rien été. Actuellement ceux, mus par une volonté de saper le développement du pays, soutiennent vaille que vaille la souscription d’une dette secrète… Malheureusement pour ces derniers, le ministère des finances et du Budget (MFB) vient rappeler que le recours à des instruments de financements diversifiés constitue un axe fondamental de la stratégie de mobilisation des ressources. Cette démarche est régulièrement partagée dans sa communication, notamment lors de son passage à l’Assemblée nationale le 29 novembre 2025. Le montant de 650 Millions de $, levé auprès d’Africa Finance Corporation et de First Abu Dhabi Bank, s’inscrit dans une démarche cohérente, maitrisée et assumée, avec une communication transparente vis-à-vis des partenaires et du peuple sénégalais, à travers l’Hémicycle.
Rappelons qu’à la page 31 de LFI 2026, il est clairement stipulé que le Ministère des finances est autorisé à contracter ces emprunts, à recevoir des dons au nom de l’Etat du Sénégal et à lever des ressources de trésorerie pour un montant total de 6 266, 693 milliards f CFA. Ces financements pourront être mobilisés soit le marché national, soit sur le marché extérieur auprès de pays ou organismes. Qui plus est, dans le Rapport économique et financier 2025, annexé à la LFI 2026, il est inscrit noir sur blanc, à la page 39 (finances.gouv.sn/app/uploads/REf-LFI-2026.pdf), que le gouvernement pourrait recourir au Total Return Swap (TRS) pour couvrir ses besoins de financement. Le recours aux TRS, instruments financiers pour transférer le risque et le rendement d’un actif sous-jacent, permet d’attirer des investisseurs étrangers, afin d’approfondir le marché domestique et d’en améliorer la liquidité. Il s’agit d’opérations conduites sur le marché des titres publics dans le cadre de sept opérations entre avril et novembre 2025, conformément au calendrier d’émission. Tous ces points et d’autres, au nombre d’une dizaine, sont rendus publics par l’argentier de l’Etat sénégalais. Il y dévoile que ces conditions d’emprunt sont beaucoup plus avantageuses, avec un taux net supporté d’environ 7,1%, nettement inférieur aux taux sur les marchés internationaux. Contre des niveaux moyens oscillant entre 12 et 11%, sur les marchés eurobonds en 2025, ces opérations ont permis de réaliser des économies substantielles au Trésor public sénégalais.
A lire aussi: Dette publique- Le Sénégal ploie, mais ne rompt pas
Comment ce même FMI peut-il déclaré, selon certains journaux, que le Sénégal a emprunté secrètement des centaines de millions de $ sans les déclarer publiquement ? Le MFB soutient au contraire que l’exécution du plan de financement a fait l’objet d’un partage régulier avec le FMI, par messages écrits ainsi que des réunions sur le détail des mobilisations de financement, y compris les opérations de TRS. Ce département ministériel ajoute que les montants, mobilisés dans le cadre de l’exécution du plan de financement 2025, ont exclusivement servi à couvrir les besoins dudit plan. Ils ne sauraient en aucune manière adresser ceux de l’exercice 2026 en cours. L’argentier de l’Etat rappelle qu’il est de notoriété publique que l’échéance de l’Eurobond, à laquelle l’article du Financial Times fait référence, a été honorée en mars 2026. Les fins de non-recevoir d’Africa Finance Corporation et de First Abu Dhabi Bank aux sollicitations de FT en disent long sur le crédit à son article.
Quid du fardeau hérité, loin des critères de convergences CEDEAO ?
Pourquoi Financial Times n’a rien publié sur la dette cachée de 7 milliards de $, contractée au nez et à la barbe du FMI, par le régime précédent au Sénégal ? Tout au moins, avait-il soutenu que « depuis le scandale des obligations thonières « Tuna bonds » au Mozambique, dans les années 2010, le Sénégal est devenu un test pour la capacité du FMI à lutter contre les cas de dette cachée et pour évaluer jusqu’où il est prêt à aller pour exiger un allègement de la dette d’autres créanciers, afin de garantir ses plans de sauvetage ». Qu’attend d’ailleurs l’Etat du Sénégal pour exiger un démenti à publier dans leurs colonnes sans délais ?
Le Sénégal ne veut être le cobaye de personne et entend poursuivre ce PRES, premier palier d’un redressement national indispensable pour restaurer les équilibres macroéconomiques et préparer la transformation structurelle du pays. Le FMI et tous les partenaires, réellement intéressés par le développement du continent africain, doivent s’inscrire dans cette dynamique et traquer les pratiques qui ont pondéré, jusqu’à présent son essor, en dépit de ressources abondantes.















