
Avec l’autorisation de l’injection de nouvelles ressources financières (dettes) dans la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), les administrateurs offrent une opportunité à son président Serge Ekue afin d’accélérer le soutien aux économies de l’espace d’intégration. Les administrateurs de la banque ouest-africaine de développement étaient en conclave ce jeudi 21 septembre. Conclave au cours de laquelle ils se sont mis d’accord pour quatre nouvelles sources de financement avoisinant 365 millions d’euros.
La BOAD reçoit 365 millions d’euros de financement de partenaires chinois, italiens, émiratis et français. Ces fonds proviennent de la Banque de développement de Chine (BDC), de la Cassa Depositi e Prestiti (CDP) italienne, de First Abu Dhabi Bank (FAB) et de l’Agence française de développement (AFD). La BDC est une banque publique chinoise ayant une expérience solide dans le financement des infrastructures. Elle devrait octroyer une troisième ligne de crédit d’un montant de 150 millions d’euros. Cet investissement concerne essentiellement les infrastructures de transport, le secteur des TIC, ainsi que les énergies renouvelables, l’agriculture et la sécurité alimentaire, ainsi que les domaines de la santé et de l’éducation. Si la première opération entre la BOAD et la BDC remonte à août 2011, avec une ligne de crédit de 60 millions d’euros, dédiée au refinancement des projets dans le secteur marchand, un deuxième accord a suivi en novembre 2015. Celui-ci portait sur un montant de 100 millions d’euros (65,6 milliards FCFA) et ciblait également le secteur marchand. Il est à signifier que la Chine est actionnaire de la BOAD depuis 2004.
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100 millions d’euros ! C’est la somme colossale investit par les italiens, par l’intermédiaire de la Cassa Depositi e Prestiti (CDP), qui est aussi une banque publique. L’enveloppe est dirigée aux secteurs agricoles et agro-industriels dans l’UEMOA. L’objectif étant de booster ces domaines susmentionnés en mettant un accent particulier sur la sécurité alimentaire, apprend-on. De son côté, First Abu Dhabi Bank (FAB), la plus grande banque aux Émirats arabes unis mettra sur la table 100 millions d’euros. Ces fonds seront consacrés au financement de divers projets de la Banque. L’agence française de développement (AFD) complète le tableau avec une subvention de 15 millions d’euros pour bonifier des prêts dans le cadre du Programme d’urgence à impacts rapides SONG TAABA et en alimentant le Fonds d’Études Climat (FEC). Cette assistance sera précisément dirigée vers le soutien des chaînes d’approvisionnement dans les domaines alimentaire, énergétique et agricole, mais également au financement d’études de faisabilité climatiques, indique la banque de développement de l’UEMOA.