Congo : Eni acquiert une nouvelle unité de production et d’exportation du GNL

Crédit Reuters.

La compagnie d’hydrocarbures Eni confirme sa stratégie de renforcement de ses capacités au Congo pour améliorer son niveau de production de gaz. Eni est aussi en pourparlers avec d’autres pays africains producteurs pour soutenir le plan européen de sortie de sa dépendance du gaz russe.   

La groupe pétrolier et gazier Eni a acquis la société d’export LNG Ltd, propriétaire de l’installation flottante de liquéfaction Tango FLNG, du groupe Exmar. L’infrastructure sera utilisée par Eni en République du Congo dans le cadre des activités du projet de développement de gaz naturel au niveau du bloc Marine XII. Et ce en ligne avec la nouvelle stratégie d’Eni pour tirer partie des ressources en capital gazier, a déclaré le groupe dans un communiqué du 05 août. Le FLNG Tango, construit en 2017, a une capacité de traitement d’environ 3 millions mètres cubes standard/jour et une capacité de production de GNL d’environ 0,6 millions de tonnes par an, soit environ 1 milliard de mètres cubes standard/an. L’acquisition de cette installation permet le développement d’un modèle accéléré capable de saisir les opportunités du marché du GNL. De plus, la grande flexibilité et mobilité caractéristiques du Tango FLNG devraient favoriser un meilleur développement et valorisation du gaz.

Fournir du gaz à l’Europe

Tango FLNG démarrera son activité au Congo au second semestre 2023, à la suite de la réalisation des travaux d’amarrage et de raccordement nécessaires avec les réseau et infrastructures de la Marine XII. La production de GNL de Marine XII devrait commencer en 2023, et lorsqu’il sera pleinement opérationnel, il fournira des volumes supérieurs à 3 millions de tonnes/an – soit plus de 4,5 milliards de mètres cubes/an. Fin juin, en présentant ses résultats, Eni a réitéré sa volonté de nouer des alliances stratégiques pour assurer à l’Italie et à l’Europe de nouvelles sources d’approvisionnement pour les aider à sortir de leur dépendance du gaz russe. Il s’agit par exemple de remplacer d’ici 2025 les 20 milliards de mètres cubes de gaz livrés annuellement par la Russie à l’Italie. La compagnie négocie également avec d’autres pays africains producteurs comme l’Algérie, l’Égypte ou encore la Libye, l’Angola, le Mozambique.

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