dimanche 22 février 2026
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Angola – Chevron : l’accident mortel sur la plateforme pétrolière était prévisible

Mike Wirth PDG de Chevron avait informé les employés de la nécessité de renforcer les normes de sécurité à la suite de l'augmentation du nombre d’incidents avec blessures, dans un message vidéo interne diffusé le 29 avril. (Crédit: Reuters).

En Angola, le PDG de Chevron, Mike Wirth, avait prévu le personnel des problèmes de sécurité croissants avant l’incendie mortel sur sa plate-forme. Le 20 mai, un incendie s’est déclaré sur une plateforme en eaux profondes exploitée par Chevron, à environ 97 km des côtes angolaises. Trois travailleurs sont morts et 15 autres ont été blessés.

Mike Wirth PDG de Chevron avait informé les employés de la nécessité de renforcer les normes de sécurité à la suite de l’augmentation du nombre d’incidents avec blessures, dans un message vidéo interne diffusé le 29 avril. C’est-à-dir, quelques semaines seulement avant le décès de trois travailleurs lors d’un incendie sur l’une des plateformes pétrolières de l’entreprise en Angola. L’année dernière, l’entreprise a enregistré 12 blessés graves et un décès, selon son rapport de développement durable. Certains des travailleurs blessés lors de l’incendie en Angola sont toujours soignés, a déclaré Clay Neff, récemment nommé président de la division amont de Chevron, dans un message vidéo adressé au personnel le 30 mai, également visionné par Reuters.

 « Nous avons constaté une augmentation inquiétante des risques accidents graves, en particulier ces dernières semaines », a déclaré Wirth dans la vidéo, visionnée par Reuters. « Certains de ces événements auraient pu entraîner des décès. »

Cet avertissement fait suite à l’annonce par le géant pétrolier américain, en février, de licencier jusqu’à 20 % de ses effectifs afin de réduire ses coûts. Plusieurs grandes entreprises énergétiques, dont son concurrent ConocoPhillips et le prestataire de services pétroliers SLB, ont prévu des licenciements cette année, les prix du pétrole les plus bas depuis quatre ans réduisant leurs revenus. Dans la vidéo de deux minutes intitulée « Faites-le en toute sécurité ou ne le faites pas », Wirth a exhorté ses employés à redoubler d’efforts en matière de sécurité, quels que soient les défis internes et externes à Chevron. « Je sais que beaucoup de choses se passent actuellement, avec des changements en cours tant au sein de l’entreprise que dans le monde qui nous entoure », a-t-il déclaré. Dans sa vidéo du 30 mai sur l’incident d’Angola, le groupe a fait écho au message précédent de son CEO, informant le personnel qu’il y avait une augmentation des incidents signalés dans l’entreprise qui auraient pu entraîner des blessures graves, voire mortelles, dont beaucoup concernaient des tâches quotidiennes courantes.

RDC-Rwanda : Kigali quitte le bloc CEEAC d’Afrique centrale

Le Rwanda quitte le bloc d’Afrique centrale de la CEEAC, en raison d'un conflit avec le Congo. (Crédit : DR).

Le Rwanda a annoncé son retrait de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC), soulignant les tensions diplomatiques dans la région à la suite d’une offensive menée cette année par les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, dans l’est du Congo.

Le Rwanda quitte le bloc d’Afrique centrale de la CEEAC, en raison d’un conflit avec le Congo. Kigali devait assumer la présidence du bloc de 11 membres lors d’une réunion samedi en Guinée équatoriale. A la place du Rwanda, le bloc a maintenu la Guinée équatoriale à ce poste, Ce que le ministère rwandais des Affaires étrangères a dénoncé comme une violation de ses droits, selon les informations relayées par Reuters. La CEEAC a été créée dans les années 1980 pour favoriser la coopération entre ses États membres dans des domaines tels que la sécurité et les affaires économiques. Le Rwanda, dans un communiqué, a condamné « l’instrumentalisation » du bloc par le Congo et a déclaré ne voir « aucune justification au maintien dans une organisation dont le fonctionnement actuel est contraire à ses principes fondateurs ».

De son côté, le cabinet du président congolais Félix Tshisekedi a déclaré dans un communiqué que les membres de la CEEAC avaient « reconnu l’agression du Rwanda contre la République démocratique du Congo et ordonné au pays agresseur de retirer ses troupes du territoire congolais ».

Le M23 s’est emparé des deux plus grandes villes de l’est du Congo plus tôt cette année, faisant des milliers de morts et suscitant des craintes d’une guerre régionale généralisée. Les dirigeants africains, ainsi que Washington et Doha, tentent de négocier un accord de paix. Le Congo, l’ONU et les puissances occidentales accusent le Rwanda de soutenir le M23 en lui envoyant des troupes et des armes. Le Rwanda a longtemps nié toute aide au M23, affirmant que ses forces agissaient en état de légitime défense contre l’armée congolaise et les miliciens hutus impliqués dans le génocide rwandais de 1994, qui a fait environ un million de morts, principalement des Tutsis. L’administration du président américain Donald Trump espère conclure un accord de paix entre le Congo et le Rwanda, qui faciliterait également des milliards d’investissements occidentaux dans la région, riche en minerais, notamment le tantale, l’or, le cobalt, le cuivre et le lithium.

Assemblées annuelles de la BAD : la banque détaille ses modalités de financement sectorielles

La Banque africaine de développement et le Fonds pour l'énergie durable en Afrique (SEFA) investissent 40 millions de dollars dans la plateforme de capital-investissement Zafiri pour accélérer l’accès aux énergies renouvelables en Afrique.

Au quatrième jour des Assemblées Annuelles du Groupe de la Banque Africaine de développement, qui se sont déroulées du 26 au 30 mai à Abidjan, le séminaire sur les opportunités d’affaires de la BAD a réuni des acteurs du secteur privé issus de 40 pays du continent. Des échanges avec des responsables de la Banque sur les opportunités de financement à saisir ont marqué la rencontre.

Au cours de ses Assemblées annuelles du ce séminaire, la BAD a fourni des informations à jour sur son plan d’acquisition et sur les politiques contractuelles, ainsi que sur les procédures d’accès aux opportunités d’affaires pour des entreprises ou des projets. « L’Afrique ne se développera pas sans un secteur privé robuste. Ce séminaire doit vous permettre de mieux comprendre le fonctionnement de la Banque et savoir comment travailler avec nous », a déclaré aux participants le directeur principal de la mobilisation des ressources et des partenaires à la Banque africaine de développement, Gauthier Boulard. Au cours de ce séminaire, la Banque a fourni des informations à jour sur son plan d’acquisition et sur les politiques contractuelles, ainsi que sur les procédures d’accès aux opportunités d’affaires pour des entreprises ou des projets. Des informations ont également été partagées sur les règles de passation des marchés, la question de l’intégrité et de la corruption.

« Au regard de notre Stratégie décennale 2024-2033 nous attendons d’avoir à financer plus de projets transformateurs, des projets qui suscitent un changement sur le marché où ils interviennent. Tous les éléments d’information sont disponibles sur notre site Internet et accessibles à tous. Nous sommes disposés à accompagner le secteur privé », a assuré Ronald Rateiwa, chargé principal de la stratégie et des politiques et infrastructures à la Banque africaine de développement.

La création de réseaux sociaux typiquement africains, la réalisation de laboratoires biométriques pour lutter contre le cancer du col de l’utérus, l’imagerie satellitaire ou encore le financement des petites et moyennes entreprises ont été quelques-uns des autres projets portés à l’attention des responsables de la Banque par les acteurs du secteur privé. La santé est un secteur clé que la Banque entend soutenir et dans lequel elle intervient déjà. Il y a d’autres secteurs aussi importants, et nous aurons l’occasion d’en reparler, selon Boris Honkpehedji, responsable principal des opérations du secteur privé à la Banque africaine de développement. A la fin de l’année 2024, le portefeuille d’investissement du Groupe de la Banque africaine de développement avait consacré 46% de ses financements au secteur financier, 16% à l’énergie, 15% à l’industrie, 9% aux transports, 9% à l‘agriculture et au social, et 5% aux projets multisectoriels. 

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Chronique- De la nécessaire formation continue

Le soutien de l’État à la formation continue ne doit pas être perçu comme une dépense, mais comme un investissement stratégique qui génère des retombées économiques et sociales significatives à long terme, bénéficiant à la fois aux entreprises, aux salariés et à l’économie nationale dans son ensemble.

Pour améliorer la compétitivité des entreprises privées, l’assistancede l’État à la formation continue est non seulement nécessaire, mais crucial. Dans un environnement économique en constante évolution, marqué par les avancées technologiques, la mondialisation et l’émergence de nouveaux modèles économiques, la capacité des entreprises à s’adapter et à innover dépend directement de la qualité de leurs ressources humaines.

Ce soutien est indispensable pour adapter les compétences aux évolutions du marché, renforcer l’innovation et la productivité, lutter contre les pénuries de compétences, favoriser l’équité et la cohésion sociale et maintenir l’attractivité du territoire.

Être à la page

Les besoins en compétences évoluent rapidement. Sans une mise à jour continue des savoirs et savoir-faire, les salariés risquent d’être dépassés par les nouvelles technologies (intelligence artificielle, automatisation, etc.) ou les nouvelles méthodes de travail. Le soutien de l’État permet de financer des programmes de formation qui répondent à ces nouvelles exigences, assurant ainsi que la main-d’œuvre reste employable et productive.

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Innovation et productivité vont de pair

Des salariés bien formés sont plus à même d’appréhender les nouvelles technologies, de les intégrer dans les processus de l’entreprise et d’être force de proposition. Cela stimule l’innovation, améliore l’efficacité opérationnelle et, in fine, augmente la productivité des entreprises. Un État, qui investit dans la formation continue, stimule indirectement la capacité d’innovation de ses entreprises.

Contre les pénuries de compétences

De nombreux secteurs souffrent de pénuries de compétences. Le soutien public peut cibler spécifiquement ces domaines, en finançant des formations qualifiantes ou certifiantes, permettant aux entreprises de trouver plus facilement les talents dont elles ont besoin pour se développer. C’est également un moyen de favoriser la reconversion professionnelle et de réduire le chômage structurel.

Favoriser l’équité et la cohésion sociale

Le soutien à la formation continue permet également de réduire les inégalités face à l’emploi. Il offre aux salariés, quelle que soit leur position ou leur niveau d’études initial, l’opportunité de développer leurs compétences et d’évoluer professionnellement. Cela contribue à une meilleure employabilité tout au long de la carrière et à une plus grande cohésion sociale, en évitant que certains segments de la population ne soient laissés pour compte par les mutations économiques.

Maintenir l’attractivité du territoire

Un pays, qui investit dans la formation continue de sa population, est plus attractif pour les investisseurs étrangers. La disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée et adaptable est un facteur clé dans la décision d’implantation d’entreprises, renforçant ainsi la compétitivité globale du territoire.

Congo Connect Expo 2025 : les acteurs du changement en piste

À travers le Royaume-Uni, la diaspora congolaise façonne discrètement des vies et des secteurs. Nous sommes avocats et ingénieurs, universitaires, conseillers financiers, entrepreneurs, créatifs, et fonctionnaires. Nous bâtissons des entreprises, portons l’innovation, défendons les droits, et formons les générations futures. Notre contribution à l’économie et à la vie civique britannique est incontestable. Congo Connect Expo 2025, prévue le 28 juin à Birmingham, viendra arrondir les atermoiements.   

Par Me Nancy Katambala Avocate & Co-Fondatrice COCIPRO

Trop souvent, l’image, que l’on projette de nous (Congolais et Britanniques d’origine congolaise), reste enfermée dans des stéréotypes étroits, danseurs, chanteurs ou bénéficiaires d’aides sociales, plutôt que moteurs de changement. Ce fossé entre la réalité et la perception n’est pas seulement regrettable, il est limitant. Il freine l’investissement, réduit les opportunités et masque la richesse de notre histoire. En tant qu’Avocate, spécialisée en contentieux civil et commercial, et Co-Fondatrice du Cercle des Professionnels Congolais (COCIPRO), je vois chaque jour ce dont notre communauté est réellement faite. J’y constate intelligence, résilience, rigueur, et une détermination tranquille à réussir.

S’affirmer en tant que partenaires

En collaboration avec l’Association des Ingénieurs Congolais du Royaume-Uni (UK CENA), nous ne cherchons pas simplement la reconnaissance, mais un héritage. UK CENA, engagée pour l’excellence dans les domaines scientifiques, technologiques, de l’ingénierie et des mathématiques, inspire les jeunes Congolais à s’engager dans ces filières techniques et, ce faisant, à faire progresser leurs communautés, ici comme au pays. Ce sont grâce à de tels partenariats que nous passons de la visibilité à l’influence, de la marginalisation à l’impact. La question n’est donc plus de savoir si nous avons notre place dans ces sphères professionnelles, nous l’avons. La vraie question est de savoir comment nous affirmons pleinement notre puissance en tant que partenaires à part entière, innovateurs et bâtisseurs de notre propre avenir.

Une plateforme porteuse de sens

Pourquoi Congo Connect Expo est essentielle ? C’est précisément là que Congo Connect Expo 2025 entre en jeu. Plus qu’un simple événement, c’est une plateforme, un pont, une déclaration. Programmée le 28 juin à Birmingham, l’exposition va réunir des professionnels de la diaspora, investisseurs, décideurs et entrepreneurs de divers horizons et continents, pour explorer les opportunités commerciales, de développement et juridiques en République Démocratique du Congo (RDC). C’est un espace où l’on change de perspective, on passe d’un discours sur le manque de représentation à une réflexion sur la stratégie, la structuration et le renouveau. Que ce soit dans le droit, les affaires ou l’ingénierie, nous ne sommes pas seulement en soutien : nous assumons des rôles de leadership qui redéfinissent les cadres mêmes du commerce, de la technologie et de la gouvernance.

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Recréer la confiance par le droit

En vue de renforcer les liens économiques avec notre pays d’origine, il est essentiel de comprendre le cadre juridique qui soutient l’investissement. Depuis 2002, le Code des investissements de la RDC constitue la base légale pour les investissements nationaux et étrangers. Bien qu’il soit actuellement en cours de révision, son cadre actuel offre déjà une base solide pour les investisseurs de la diaspora.

Pour les projets éligibles, ce Code prévoit des avantages non négligeables, à savoir des exonérations fiscales sur les sociétés, de taxes foncières et immobilières ; l’allégement de droits de douane et de TVA sur les équipements et matériaux, et surtout, la garantie de rapatriement des bénéfices et du capital à l’étranger.

Ce qui rend ce dispositif particulièrement attractif, c’est que ces avantages ne sont pas réservés aux grandes entreprises. Les PME, dont beaucoup sont dirigées par la diaspora, peuvent, elles aussi, bénéficier d’incitations sur mesure, dans une logique véritablement inclusive.

L’ANAPI, du facilitateur au partenaire à long terme

Ces incitations sont mises en œuvre par l’ANAPI (Agence Nationale pour la Promotion des Investissements) qui joue un rôle clé dans l’accompagnement des investisseurs, à travers les démarches juridiques et administratives. Ces dernières années, l’ANAPI est devenue bien plus qu’un simple guichet administratif. Aujourd’hui, elle agit comme un partenaire stratégique, en particulier pour la diaspora, en offrant un soutien complet avant, pendant et après la mise en œuvre des projets.

Grâce à un guichet unique, elle centralise les autorités fiscales, douanières et réglementaires, simplifiant ainsi un environnement souvent complexe. Et au-delà de ce cadre, l’ANAPI reste proactive et engagée, effectuant des suivis, résolvant les difficultés et assurant un contact régulier. Pour nous, vivant à l’étranger et investissant à distance, cette continuité est cruciale. Surtout, l’ANAPI commence à reconnaître la diaspora non plus comme un simple appui, mais comme une catégorie d’investisseurs à part entière, capable d’apporter capital, expertise, réseaux et engagement durable.

OHADA : un cadre juridique équitable

Aucun investisseur sérieux ne peut avancer sans confiance dans le système juridique. C’est pourquoi l’adhésion de la RDC à l’OHADA (Organisation pour l’Harmonisation du Droit des Affaires en Afrique) est si déterminante.

Ce traité, adopté par 17 pays africains, établit un code commercial commun, clair, applicable et protecteur au-delà des frontières nationales. Pour ceux d’entre nous qui exerçons ou investissons à l’international, l’OHADA nous garantit un cadre juridique transparent, cohérent et fiable.

L’OHADA couvre de nombreux aspects : création d’entreprises, contrats, sûretés, faillites, arbitrage… Et en cas de conflit, les différends peuvent être portés devant la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage à Abidjan, un filet de sécurité juridique majeur pour les investisseurs. Pour les entrepreneurs de la diaspora, qu’il s’agisse de créer une Fintech, de lancer une agro-industrie ou d’investir dans l’énergie propre, ce cadre est un gage de confiance indispensable.

Au-delà des transferts, un engagement structuré

Chaque année, les Congolais de l’étranger envoient entre 1,5 et 2 milliards de $ en transferts de fonds, soit environ 3 % du PIB national. Ces fonds nourrissent les familles, construisent des maisons, soutiennent les économies locales. Mais, et si nous allions plus loin ?  Et si nous passions des transferts individuels à des investissements collectifs, de la générosité à la stratégie ?

Malgré quelques initiatives préliminaires, la création d’un vice-ministre chargé de la diaspora en 2006, ou encore le projet de Politique nationale de la diaspora en 2016, la RDC ne dispose toujours pas de mécanismes officiels pour canaliser les investissements de la diaspora : pas d’obligations, pas de fonds dédiés, pas de dispositifs fiscaux coordonnés. Pourtant, la volonté est là. La capacité est là. Ce qu’il manque, c’est une structure claire et une vision partagée. C’est ici que les juristes, conseillers financiers et leaders communautaires de la diaspora ont un rôle à jouer, non pas simplement comme participants, mais comme coconcepteurs des outils de demain.

Des opportunités dans des secteurs propices à l’investissement

L’économie congolaise regorge de potentiel, de plus en plus orientée vers des secteurs qui correspondent aux compétences et aspirations de la diaspora. L’agriculture et l’agro-transformation, avec terres fertiles, demande alimentaire croissante, réformes récentes, est un secteur porteur.  Dans le domaine de l’énergie, de l’hydroélectrique aux start-ups solaires, les besoins énergétiques du pays offrent de nombreuses opportunités. Dans le volet infrastructures et construction, les grands chantiers en cours, notamment dans le logement et le transport, créent un terrain favorable à l’investissement. Relativement au numérique et à la Fintech, avec le développement rapide de l’écosystème tech et le soutien aux stratégies d’inclusion numérique, le potentiel est immense. Dans les branches éducation et capital humain, écoles privées, centres de formation professionnelle, e-learning, les besoins sont considérables. La diaspora peut y répondre efficacement. Tous ces secteurs sont soutenus par l’ANAPI et bénéficient d’incitations gouvernementales, notamment pour les projets menés par la diaspora, en collaboration avec les communautés locales.

Une nouvelle histoire, à écrire ensemble

Au cœur de Congo Connect Expo 2025 se trouve une conviction simple mais puissante : nous ne sommes pas une communauté en attente, nous sommes une force en mouvement. Nous sommes des professionnels compétents, crédibles et porteurs de vision. Nous ne voulons plus qu’on parle à notre place, nous sommes prêts à parler, agir, et diriger. Et surtout, nous sommes prêts à construire, avec le droit, le capital, et le courage. Alors avançons, non seulement avec fierté pour ce que nous sommes, mais avec ambition pour ce que nous allons bâtir. Soyons la génération qui aura transformé les transferts en entreprises, la visibilité en influence, et la nostalgie en leadership. Ce n’est pas un moment de nostalgie, c’est un moment de stratégie. Un moment de partenariat. Un moment d’action. Et cela commence avec nous.

Nigéria : TotalEnergies cède ses actifs du champ pétrolier Bonga à Shell

Au Nigéria, TotalEnergies est actif principalement dans l’exploration et la production d’hydrocarbures, la liquéfaction de gaz naturel et la distribution. (Crédit : TotalEnergies)

TotalEnergies vendra sa participation dans le champ de Bonga pour 510 millions de dollars. Le géant pétrolier français TotalEnergies a annoncé jeudi la cession de sa participation dans le champ pétrolier de Bonga à une filiale de Shell, qui ouvre un nouveau compte au Nigeria.

 TotalEnergies Nigeria va céder sa participation non opérée de 12,5 % pour 510 millions de dollars, a indiqué le groupe dans un communiqué. Par cette transaction, TotalEnergies cherche à se se concentrer sur les actifs à faibles coûts techniques et à faibles émissions, afin d’abaisser ses coûts, a déclaré Nicolas Terraz, directeur général Exploration-Production de TotalEnergies. Au Nigéria, TotalEnergies est actif principalement dans l’exploration et la production d’hydrocarbures, la liquéfaction de gaz naturel et la distribution.

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Au Nigeria, la production pétrolière de la Compagnie est majoritairement offshore. Elle concerne principalement quatre blocs. Il s’agit de PML 2/3/4 (anciennement OML 130), avec les champs en production d’Akpo et d’Egina, mais aussi de l’OML 99 avec les champs en production d’Ikike et Amenam-Kpono, ainsi que l’OML 100 et l’OML 102 avec le champ en production d’Ofon. La compagnie française est également présente à terre, notamment en tant qu’opérateur du bloc OML 58, avec les champs en production d’Obagi et d’Ibewa et sur lequel nous développons le projet gazier Ubeta.

Mines : La RDC et les USA sur le point de conclure un accord historique ?

Le Congo envisage un accord minier avec les États-Unis d'ici fin juin. (Crédit).

Les responsables de la République démocratique du Congo sont optimistes quant à la possibilité de conclure un accord avec Washington le mois prochain pour garantir les investissements américains dans des minéraux essentiels et un soutien pour mettre fin à la rébellion soutenue par le Rwanda dans l’est du pays, a rapporté dimanche le Financial Times, relayé par Reuters.

Le Congo envisage un accord minier avec les États-Unis d’ici fin juin, selon les informations du Financial Times. Les minéraux congolais tels que le tungstène, le tantale et l’étain, que Kinshasa accuse depuis longtemps le Rwanda voisin d’exploiter illégalement, pourraient être exportés légalement vers le Rwanda pour y être transformés, conformément aux termes d’un accord de paix négocié par les États-Unis, a rapporté Reuters la semaine dernière.Un accord d’investissement avec les États-Unis et un accord de paix séparé avec le Rwanda étaient possibles « d’ici fin juin », a indiqué le journal, citant deux personnes proches des négociations. Cependant, d’importants obstacles potentiels ont été signalés.

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Le ministre congolais des Mines, Kizito Pakabomba, a déclaré qu’un accord avec les États-Unis contribuerait à « diversifier nos partenariats », réduisant ainsi la dépendance du pays à l’égard de la Chine pour l’exploitation de ses vastes richesses minières, a rapporté le Financial Times. Kinshasa considère le pillage de ses richesses minières comme l’un des principaux moteurs du conflit entre ses forces et les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, dans l’est du Congo, qui s’est intensifié depuis janvier. Kinshasa accuse Kigali de faire passer chaque mois en contrebande des dizaines de millions de dollars de minerais à travers la frontière pour les vendre depuis le Rwanda.

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Washington fait pression pour qu’un accord de paix entre les deux parties soit signé cet été, accompagné d’accords miniers visant à attirer des milliards de dollars d’investissements occidentaux dans la région, a déclaré plus tôt ce mois-ci Massad Boulos, conseiller principal du président américain Donald Trump pour l’Afrique. « Les deux participants se sont engagés à œuvrer pour trouver des solutions pacifiques aux problèmes qui alimentent le conflit dans l’est de la RDC et à introduire une plus grande transparence dans les chaînes d’approvisionnement en ressources naturelles. Le respect de l’intégrité territoriale de chaque pays est au cœur du processus », a déclaré dimanche à Reuters un porte-parole du département d’État américain.

Chronique- Logistique moderne et transport multimodal, deux mamelles du développement

La logistique moderne et le transport multimodal sont des piliers fondamentaux pour le développement économique de l’Afrique. Le continent, riche en ressources et en potentiel de croissance, est freiné par des infrastructures souvent insuffisantes et des chaînes d’approvisionnement fragmentées.

Le potentiel de notre continent est immense. Toutefois, l’Afrique est confrontée à des défis logistiques importants, tels que des infrastructures inadéquates, des cadres réglementaires et douaniers complexes, des marchés fragmentés, un manque d’adoption technologique ou encore un accès limité au financement.

Le manque d’autoroutes, de routes goudronnées, de réseaux ferroviaires modernes (à écartement standard), de ports efficaces et de capacités aéroportuaires, reste un frein majeur. Il s’y ajoute une diversité des réglementations, de procédures douanières lentes et de problèmes de corruption qui augmentent les coûts et les délais. La multiplicité des pays et des règles rend les opérations transfrontalières difficiles.

A ces entraves, viennent se greffer le faible recours aux solutions numériques (IA, blockchain, IoT, systèmes de suivi en temps réel), et une difficulté d’obtenir des investissements massifs nécessaires pour les infrastructures logistiques. Tout cela constitue une entrave à l’optimisation des échanges commerciaux.

Logistique moderne, une nécessité

Une logistique efficace est bien plus que le simple déplacement de marchandises. Elle englobe la gestion de l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement, de l’approvisionnement en matières premières à la livraison au consommateur final. En Afrique, une logistique moderne peut réduire les coûts et augmenter la compétitivité.Des processus logistiques optimisés permettent de minimiser les délais, de réduire les pertes et d’abaisser les coûts de transport et de stockage. Cela rend les produits africains plus compétitifs sur les marchés nationaux, régionaux et internationaux, et attire les investissements étrangers.

Une logistique moderne est aussi à même de stimuler le commerce intra-africain et international. En facilitant la circulation des biens entre les pays africains et avec le reste du monde, une logistique améliorée peut donner un sacré coup de pouce significatif à la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf), favorisant ainsi l’intégration régionale et les échanges commerciaux.

Le développement du secteur logistique (transport, entreposage, gestion de la chaîne d’approvisionnement) génère de nombreux emplois, contribuant à la croissance économique et au développement social. Outre cette capacité de création d’emplois, une logistique efficace permet d’acheminer plus facilement les produits vers les consommateurs, même dans les zones reculées. Cela est particulièrement important pour l’accès aux biens essentiels comme les denrées alimentaires, les médicaments et le matériel éducatif.

Une meilleure gestion de la chaîne d’approvisionnement, notamment grâce à des infrastructures de chaîne du froid efficaces, peut réduire les pertes post-récolte et garantir la qualité des produits agricoles, renforçant ainsi la réputation des produits africains.

Catalyseur de l’industrialisation, ce volet, qui favorise des chaînes d’approvisionnement fiables pour l’approvisionnement en matières premières et la distribution des produits finis, va soutenir le développement industriel du continent.

Last but not least,une logistique modernisée et « verte » peut réduire l’empreinte carbone en optimisant les itinéraires, en utilisant des modes de transport plus écologiques (comme le rail ou les véhicules électriques) et en réduisant les embouteillages.

Les atouts du transport multimodal

Le transport multimodal implique l’utilisation de plusieurs modes de transport (route, rail, maritime, aérien, fluvial) pour acheminer des marchandises, sous un contrat unique et avec une seule entité responsable. Pour l’Afrique, il offre des avantages considérables.

En termes d’optimisation des coûts et des délais, le multimodal permet de choisir le mode de transport le plus approprié et le plus rentable pour chaque étape du voyage. Par exemple, le transport maritime est souvent le moins cher pour les longues distances, tandis que le transport routier est nécessaire pour le « dernier kilomètre ». Combiner ces modes permet des économies substantielles et une efficacité accrue.

Relativement à la fluidité du trafic et la préservation de l’environnement, il permet une réduction de la congestion routière et de la pollution : En déplaçant une partie du fret de la route vers le rail ou le transport fluvial (là où c’est possible), le transport multimodal contribue à désengorger les axes routiers et à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

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Le recours à des conteneurs standardisés et à un suivi centralisé réduit les risques de vol, de dommages et de pertes de marchandises, d’où une amélioration de la sécurité des marchandises.

Sur un autre aspect, le transport multimodal permet de relier les régions enclavées aux grands ports et aux marchés, ouvrant ainsi de nouvelles opportunités économiques. Il accroît ainsi l’accessibilité et la connectivité.  

C’est par ailleurs un gage d’une simplification des procédures. Avec un contrat unique et un point de contact unique pour l’ensemble du processus de transport, la complexité administrative et les lourdeurs bureaucratiques, souvent problématiques aux frontières africaines, sont réduites.

Un autre atout et non des moindres a trait au fait qu’en offrant des alternatives de transport, le multimodal rend les chaînes d’approvisionnement moins vulnérables aux perturbations (catastrophes naturelles, conflits, pannes d’un mode de transport).

A mon avis, la création de centres logistiques interconnectés (Hubs), avec des ports secs, peut rationaliser les flux de marchandises. En investissant massivement dans la logistique moderne et le transport multimodal, le développement économique durable et l’intégration de l’Afrique dans l’économie mondiale seront effectifs. Dans cette démarche, il ne faudra pas faire l’économie d’une harmonisation réglementaire et d’une adoption technologique.

Finance : Le Cameroun de retour sur les marchés financiers internationaux

Le ministre camerounais des Finances a été autorisé à lever jusqu'à 200 milliards de francs CFA (348 millions de dollars) sur les marchés financiers internationaux afin de soutenir la trésorerie de l'État pour l'exercice 2025, selon un décret présidentiel. (Crédit : DR).

Le Cameroun donne son feu vert à un emprunt extérieur de 347 millions de dollars pour combler ses déficits de trésorerie. Le pays en proie à des difficultés financières structurelles, exclus pour l’instant le recours aux eurobonds, préférant des prêts concessionnels.

Le ministre camerounais des Finances a été autorisé à lever jusqu’à 200 milliards de francs CFA (348 millions de dollars) sur les marchés financiers internationaux afin de soutenir la trésorerie de l’État pour l’exercice 2025, selon un décret présidentiel. Kelly Mua Kingsly, directrice des opérations financières de l’État au ministère camerounais des Finances, a déclaré mercredi à Reuters que le gouvernement envisagerait de recourir à plusieurs instruments de marché, mais très probablement à des prêts syndiqués, selon des informations relayées par Reuters, le 21 mai.

« Cela est très probable compte tenu de l’urgence et de la nature des besoins de liquidité. Ce type de financement est également attractif en raison de son délai de structuration plus court et de ses options de tirage flexibles », a déclaré Kingsly.

En outre, il a indiqué que des prêts concessionnels ou semi-concessionnels adaptés aux composantes de l’appui budgétaire, ainsi que des obligations du Trésor assimilables ou des bons du Trésor sur le marché de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), pourraient également être envisagés. Les euro-obligations sont moins probables, a-t-il ajouté, en raison des taux d’intérêt mondiaux élevés, de la faiblesse des notations de crédit souveraines et du moindre appétit des marchés financiers internationaux pour les marchés frontières suite à la pandémie de COVID-19 et en période de risque géopolitique.

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La BID déboursera 1,32 milliards US pour des projets stratégiques en Afrique

Présidé par Muhammad AL JASSER, président de la BID, le Conseil des Directeurs exécutifs a approuvé le financement d’un large éventail de projets d’envergure dans les domaines de la santé, des infrastructures, de la sécurité alimentaire, de la formation professionnelle et de l’accès à l’eau.(Crédit:DR)

La Banque islamique de développement (BID) approuve des financements de plus de 1,32 milliard de dollars afin de favoriser la croissance inclusive, la résilience aux changements climatiques et les opportunités économiques dans ses pays membres. Les financements sont approuvés à la 360e réunion du Conseil des Directeurs exécutifs de la BID, tenue à Alger dans le cadre des réunions annuelles 2025 du Groupe de la BID.

Présidé par Muhammad AL JASSER, président de la BID, le Conseil des Directeurs exécutifs a approuvé le financement d’un large éventail de projets d’envergure dans les domaines de la santé, des infrastructures, de la sécurité alimentaire, de la formation professionnelle et de l’accès à l’eau. Ensemble, ces initiatives reflètent l’engagement de la BID à accélérer la réalisation des objectifs de développement durable et à appuyer ses pays membres face aux multiples défis de développement.

« Les projets stratégiques approuvés réaffirment l’engagement indéfectible de la BID à financer des initiatives transformatrices et à fort impact, qui favorisent le développement socio-économique », déclare le président de la BID.

Du renforcement de la résilience aux inondations à l’élargissement de l’accès aux soins de santé, en passant par l’amélioration de la sécurité alimentaire et la formation des jeunes aux compétences essentielles, ces financements permettront d’accomplir des progrès tangibles sur la voie de la réalisation des objectifs de développement durable et de répondre aux priorités en évolution de nos pays membres, a-t-il ajouté. Figurent parmi les approbations les plus importantes le projet de barrages résilients aux changements climatiques destinés à la protection contre les inondations à Oman, d’une enveloppe de 632,16 millions de dollars. Le projet vise à atténuer les risques des changements climatiques et à protéger plus de 670 000 personnes grâce à la construction d’infrastructures de taille contre les inondations. Cet investissement transformateur améliorera également la recharge des nappes phréatiques, appuiera l’activité agricole, et réduira les pertes économiques causées par des phénomènes météorologiques extrêmes. D’autres approbations au titre des infrastructures incluent le projet de réhabilitation de la route Douala – Bafoussam au Cameroun, de 212,35 millions d’euros, qui réduira le temps de trajet et améliorera la sécurité routière sur un corridor régional clé et le projet de mise à niveau d’infrastructures d’appui à l’économie de 187,83 millions d’euros au Burkina-Faso, qui revitalisera 302,8 km de route et 61 km de voie ferrée afin d’améliorer la connectivité régionale avec le Mali, le Niger, le Ghana et la Côte d’Ivoire.

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La santé demeure un pilier central parmi les approbations du Conseil des Directeurs exécutifs de la BID. Ainsi, le projet de 75,08 millions de dollars au Suriname renforcera le système de santé et réduira la mortalité due aux maladies non transmissibles. De même, la création d’un centre national d’oncologie à Djibouti, avec une enveloppe de 26,10 millions de dollars, entend réaliser le tout premier établissement spécialisé dans le traitement du cancer, garantissant le diagnostic précoce et l’accès aux soins. Le projet est cofinancé avec le Fonds de solidarité islamique pour le développement et compte également une subvention de 400 000 dollars à provenir de la BID, laquelle subvention est destinée à soutenir la coopération technique avec le Maroc afin de mettre en place des services d’oncologie, d’assurer la formation sur ces services, et de garantir leur bonne prestation. En faveur du Togo, la BID a approuvé deux interventions à fort impact. Il s’agit du projet de renforcement du système national de soins oculaires de 2 millions de dollars et du projet d’approvisionnement en eau de 23,12 millions d’euros qui alimentera plus de 6 000 ménages dans la région de Kara.

Le développement humain au coeur des préoccupations de la BID

Le développement du capital humain a occupé une place privilégiée parmi les approbations avec le projet d’amélioration de la formation professionnelle et de l’employabilité des jeunes en Mauritanie d’une enveloppe de 36,39 millions d’euros. Le projet modernisera les centres de formation et dotera les jeunes de compétences adaptées au marché. En Côte d’Ivoire, le projet de développement de la chaîne de valeur du riz, de 104,20 millions d’euros, réduira la dépendance aux importations de cette denrée alimentaire et augmentera les revenus des exploitants agricoles, notamment les femmes et les jeunes. En Gambie, la BID a approuvé un financement supplémentaire de 3 millions de dollars pour renforcer davantage la valeur ajoutée dans le secteur de l’arachide et améliorer les moyens de subsistance en milieu rural. Ces approbations dénotent le rôle clé que la BID ne cesse de remplir en tant que catalyseur du progrès durable, animé par une vision claire et des actions à fort impact dans les pays du Sud.

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