Qui sont les champions de la croissance africaine en 2024 ? L’Afrique face au spectre d’une sortie désorganisée des énergies fossiles. Green bonds et financement bleu : une année mitigée. Des exemples d’entreprenariat réussi dans le green en Afrique. C’est l’aperçu des sujets décortiqués dans ce magazine, en focus sur les tendances qui se déssinent pour 2024 dans un continent en pleine ébullition sur le plan économique, social, voire politique.
Africa Income magazine N°1: l’Afrique en perspectives pour l’année 2024

Chronique- Développement va de pair avec boussole éthique solide
Pour transformer l’abondance des ressources en Afrique, notamment des matières premières dans les domaines du pétrole, des mines, des terres arables ou rares, un dirigeant doit avoir un certain nombre de valeurs morales fondamentales, en bandoulière.
Les compétences techniques, dans des périmètres, tels que l’économie, le droit, la gestion… restent nécessaires pour développer un pays riche en ressources naturelles. Hélas, elles ne sont pas suffisantes ! Sans de réelles valeurs morales, elles ont de fortes chances d’être laborieuses, surtout pour les populations qui trinquent le plus clair du temps. La force morale d’un dirigeant est celle qui peut faire passer un pays, d’une économie de rente à un développement durable. Cette transition ne dépend pas du nombre de ses diplômes ! Un leadership, qui se meut en véritable service public, a pour soubassement l’éthique.
L’équité et la justice sociale, l’éco-responsabilité, l’humilité et l’écoute, l’incorruptibilité et l’intégrité, le sens de la redevabilité, le patriotisme économique et la vision à long terme… sont, à mon sens, essentielles pour mener à bon port de tels pays.
Quand la ressource naturelle devient une bénédiction collective
Au Sénégal, le parti PASTEF (Patriotes Africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité) s’est fait sienne l’inclusion des bénéfices tirés des ressources naturelles, avec le slogan de campagne « LI ÑEP BOK, ÑEP JOT SI ». Littéralement traduit du Wolof, cela donne « Le bien commun doit profiter à tous. »
Un dirigeant, qui respecte la Terre, l’environnement, est écoresponsable. En préservant l’écosystème, il peut assurer le développement harmonieux de son pays. Pour préserver l’environnement, le chef d’Etat, qui a un souci moral écologique, doit imposer des normes strictes de réhabilitation des exploitations minières, et forestières, de lutte contre la pollution des eaux et des sols. Que de Pavillons Bleus flotteraient sur nos belles plages- aujourd’hui très polluées !
Dans la plupart des Constitutions de nos Etats, il est clairement indiqué : « Les ressources appartiennent à la nation, y compris les générations futures… ». Un idéal de redistribution juste passe par un investissement prioritaire dans des secteurs, comme la santé, les infrastructures, l’éducation, la sécurité et la sûreté. L’équité et la justice sociale, empreintes au dirigeant, lui imposeraient le respect et la compensation des communautés locales de sites d’extraction, par exemple.
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Une autre valeur, et non des moindres, a trait à l’humilité et à l’écoute. En Afrique aussi, l’adage, « Le pouvoir rend fou ! », a été vérifié plus d’une fois ! Au lieu de s’approprier la manne financière, un bon chef d’Etat doit rester accessible et être à l’écoute des forces vives de sa Nation. Humble, il peut corriger sa feuille de route, après avoir accepté la critique…
Gare à la malédiction des ressources
Avec tous les cas de concussions, de corruptions et de détournements de deniers publics qui défraient la chronique, à travers le continent, un bon dirigeant doit être intègre et incorruptible ! Face à des contrats capitaux de concessions minières, de montants importants résultant de licences d’exploitation- lorsque le pays n’opte pas pour investir directement- il doit placer l’intérêt public au-dessus de gains personnels ou familiaux.
Résister à l’appât de gains immédiats n’est possible que si le chef d’Etat a en bandoulière du patriotisme moral. Cette valeur nourrit le patriotisme économique et permet de véhiculer une vision à long terme. Son quotidien serait ainsi rythmé par négocier des accords intergénérationnels, diversifier l’économie, créer des fonds souverains pour se protéger des fluctuations des marchés mondiaux, ériger des bourses de matières premières, battre sa propre monnaie, basée sur des stocks importants d’or – un or, produit par une industrie locale intégrée, c’est-à-dire de la mine au lingot, etc.
Parce qu’il est mandataire, ou serviteur du peuple, comme aime le souligner souvent l’honorable député du Sénégal Guy Marius Sagna, il doit s’éloigner de l’idée d’être le propriétaire des ressources du pays. Cette redevabilité le pousserait à favoriser la transparence et rendre compte de la gestion des actifs. Les revenus extractifs, les contrats seraient ainsi publiés. La traçabilité des flux financiers ne souffrirait d’aucune faille. Ces flux financiers suivraient toutes les procédures légales et de façon transparente.
La Côte d’Ivoire anticipe un rebond historique de sa production de cacao

Après trois années de déclin, le premier producteur mondial de cacao prévoit une hausse de 10,5% de sa production pour la saison 2025/26. Une embellie portée par la flambée des prix, mais assombrie par des inquiétudes croissantes pour l’avenir de la filière.
La Côte d’Ivoire s’apprête à renouer avec la croissance de sa production cacaoyère. Selon Yves Brahima Koné, directeur du Conseil du Café-Cacao (CCC), qui s’est exprimé dans les colonnes de Reuters, le pays devrait produire entre 2 et 2,1 millions de tonnes de fèves lors de la saison 2025/26, qui s’achèvera fin septembre. Cette prévision marque une hausse significative de 10,5% par rapport à la saison précédente, mettant fin à une spirale baissière qui durait depuis trois ans. Cette perspective contraste avec les estimations plus prudentes des analystes internationaux. Un sondage Reuters réalisé en mars auprès de traders et d’experts tablait sur une récolte de seulement 1,8 million de tonnes, soit 200 000 à 300 000 tonnes de moins que les prévisions officielles ivoiriennes. Au 11 mai, les arrivages dans les deux ports du pays atteignaient déjà 1,7 million de tonnes, confirmant une dynamique positive comparée aux deux dernières saisons catastrophiques, marquées par des conditions climatiques défavorables, le vieillissement des plantations et la propagation rapide de maladies détruisant les récoltes, qui fait gonfler anormalement les stocks.
Les prix élevés au secours des planteurs
Le rebond annoncé s’explique principalement par l’envolée des cours du cacao observée ces deux dernières années. Cette hausse des prix a permis aux producteurs d’investir davantage dans leurs exploitations.
« Les prix élevés du cacao ont permis aux planteurs d’acheter et d’utiliser plus d’engrais et d’améliorer la gestion de leurs plantations « , explique Yves Brahima Koné.
Cette amélioration des pratiques agricoles a porté ses fruits, redonnant de la vigueur à des exploitations parfois négligées faute de moyens. Toutefois, des volumes importants de cacao demeurent invendus sur le territoire ivoirien. Un trader européen a révélé à Reuters que beaucoup de cacao reste au sol, car les exportateurs ivoiriens ne voulaient pas vendre avant que le marché ne remonte, et les agriculteurs refusaient de céder leur production au prix bord champ trop bas. Cette rétention pourrait rendre plus visible le surplus dans les entrepôts européens dans les semaines à venir, à mesure que la Côte d’Ivoire écoulera ces stocks accumulés.
Des signaux alarmants pour la prochaine saison
Si le présent semble sourire à la filière ivoirienne, l’avenir s’annonce plus incertain. Les équipes d’enquête revenues des zones de production rapportent des taux de survie des stocks légèrement inférieurs à ceux observés à la même période l’an dernier. Le développement complet des stocks, des fleurs jusqu’à maturité, nécessite désormais 33 semaines. » Nous avons des préoccupations concernant la fin de cette saison, mais surtout concernant le début de la prochaine grande saison. Les comptages ne montrent pas une situation similaire ou meilleure que l’année dernière », prévient le directeur du CCC. Trois compteurs de cabosses et cinq agriculteurs interrogés par Reuters confirment que les champs présentent actuellement moins de cabosses et de fleurs, la sécheresse ayant causé des dommages. « Nous surveillons de très près les conditions climatiques actuelles, et cela nous inquiète beaucoup, surtout pour l’année prochaine », confie un compteur de cabosses. Cette vigilance s’impose alors que le secteur cacaoyer ivoirien, qui pèse environ 15% du PIB national et fait vivre plusieurs millions de personnes, reste extrêmement vulnérable aux aléas climatiques et phytosanitaires.
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Energies renouvelables : Le pari gagnant de Masdar sur le solaire en Afrique

Porté par « un soleil éclatant » qui rayonne sur ses ambitions africaines, le leader émirati des énergies renouvelables, continue d’investir massivement sur le continent. Fort de son engagement d’investir 2 milliards USD en fonds propres d’ici 2030, avec un objectif de 10 GW de capacité solaire, Abu Dhabi Future Energy Company PJSC (MASDAR) multiplie…
La Banque algérienne au Sénégal s’étend : cap sur le Niger et la Côte d’Ivoire

En marge du 12e Forum du CAAID tenu il y a quelques jours à Alger, le directeur général de l’ABS a annoncé l’ouverture prochaine d’une succursale à Niamey. Une étape stratégique qui transformerait la banque en véritable pôle bancaire régional en Afrique de l’Ouest. La Banque algérienne au Sénégal (ABS), active dans ce pays depuis…
Agriculture : Dangote Group révise à la hausse son investissement en Éthiopie

Le conglomérat nigérian a annoncé une réévaluation substantielle du coût de son projet industriel d’envergure à Gode, dans le sud-est de l’Éthiopie. Passé de 2,5 à plus de 4 milliards de dollars, ce chantier est désormais bien plus qu’une usine d’engrais : il englobe un gazoduc, une centrale électrique et des unités de transformation, dessinant les contours d’un pôle agro-industriel inédit pour la Corne de l’Afrique.
Annoncée le 17 mai lors d’une visite d’Aliko Dangote sur le chantier de Gode en compagnie du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, la réévaluation du budget reflète un élargissement significatif de la portée initiale du projet. En plus de l’usine d’engrais à proprement parler, dont la capacité de production est fixée à 3 millions de tonnes par an, le complexe intégrera désormais un gazoduc de 110 kilomètres, une centrale électrique de 120 MW, une usine d’emballage en polypropylène ainsi qu’une unité de mélange d’engrais NPK (azote, phosphore, potassium) d’une capacité de deux millions de tonnes, selon les précisions apportées par le groupe sur le réseau X. La construction avait officiellement démarré en octobre 2025, dans le cadre d’un accord conclu en août 2025 avec l’Ethiopian Investment Holdings (EIH), le fonds souverain éthiopien, qui détient 40 % du capital de la coentreprise, contre 60 % pour Dangote Group.
Un enjeu de souveraineté alimentaire pour l’Éthiopie
Pour Abiy Ahmed, ce projet dépasse largement le cadre d’un simple investissement industriel. Lors de la visite du site, le Premier ministre a qualifié l’initiative de « stratégique », visant à « stimuler l’agriculture, renforcer la sécurité alimentaire et réduire la dépendance aux importations ». L’enjeu est considérable : l’Éthiopie, dont le secteur agricole représente environ 35 % du PIB, importe actuellement la totalité de ses besoins en engrais. En 2024, le pays s’est ainsi approvisionné à hauteur de 2,32 millions de tonnes sur les marchés internationaux, selon les données du Centre international de développement des engrais (IFDC). La mise en production de l’usine Dangote permettrait à terme de substituer une large partie de ces importations, réduisant l’exposition du pays aux fluctuations des prix mondiaux.
Le modèle nigérian transposé à l’échelle de la Corne de l’Afrique
Avec ce chantier éthiopien, Aliko Dangote entend reproduire la réussite industrielle déjà engrangée au Nigeria. Son usine d’urée de Lekki, alimentée par 100 millions de pieds cubes de gaz naturel par jour, produit 3 millions de tonnes d’engrais annuellement et couvre déjà 65 % des besoins intérieurs du géant ouest-africain. Pour sécuriser l’approvisionnement en gaz de l’unité éthiopienne, le groupe a signé en mars 2026 un accord sur 25 ans avec le géant chinois GCL. Ce gaz naturel sera extrait du champ de Calub, dans le bassin de l’Ogaden, et acheminé jusqu’au site de Gode via le pipeline dédié de 110 km intégré au projet. Ce modèle intégré – de l’extraction gazière à la production d’engrais, en passant par la transformation locale – constitue un pari ambitieux sur la capacité de l’Éthiopie à devenir un acteur régional de l’agro-industrie.
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Flux financiers Afrique-Moyen Orient : investissements saoudiens dans les infrastructures de transport en Afrique de l’Ouest

Par des financements directs ou des partenariats renforcés, l’Arabie saoudite emploie un certain nombre d’instruments ou véhicules financiers pour investir dans le secteur du transport en Afrique de l’Ouest. La promesse, annoncée au Future Investment Initiative Africa (FIIA) en 2024, devrait atteindre 41 milliards de dollars, sur 10 ans. Une orientation qui corrobore une stratégie…
TRIBUNE : Diriger ensemble – la coopération multilatérale pour consolider la paix

Par Mahamadou Issoufou, ancien président du Niger, champion de l’UA pour la ZLECAF et le président de la fondation Issoufou Mahamadou (FIM). Le nouveau paradigme doit permettre à l’Afrique de réaliser les ambitions de l’agenda 2063, notamment de mettre en place des institutions démocratiques adaptées et stables, de promouvoir le capital humain de faire…
Chronique- Indexation des prix à la pompe, difficile équilibre entre préservation des finances publiques et protection du pouvoir d’achat
Pendant un choc pétrolier, les marchés mondiaux sont frappés de plein fouet. Les gouvernements vivent un dilemme. Entre appliquer la vérité des prix, en indexant directement la hausse, et maintenir l’équilibre des budgets ou soulager les opérateurs économiques et les ménages, les stratégies sont loin d’être faciles.
Au moment où nous rédigeons ces quelques lignes, les cours du pétrole brut sont bien au-delà des 100 $ le baril (Brent à 109,24 $ et le WTI à 105,89 $), avec une tendance à la hausse. De tels cours sont loin des hypothèses hautes dela plupart des budgets de pays en voie de développement. Un transfert direct des fluctuations du marché international du brut à la pompe entraîne des tensions inflationnistes en cascade. Actuellement, les populations subissent l’impact. A une flambée des engrais, des denrées de première nécessité, qui composent le panier de la ménagère, s’ajoute un surenchérissement des coûts logistique en général…
Plusieurs stratégies économiques et sociales peuvent être mises en branle par les pays en développement pour atténuer le ou les chocs. Elles vont de l’indexation brute et quotidienne à une compensation totale, en passant par une réforme et un ajustement des mécanismes de prix (lissage), en passant par un ciblage des subventions, des politiques sectorielles d’accompagnement ou encore des mesures monétaires et de contrôle des marchés.
Indexation ou pas ?
Le plus gros risque qu’encourt un Etat qui privilégie la vérité des prix ou l’indexation à la pompe, en cas de choc pétrolier, reste un soulèvement social. Les ménages, pris à la gorge, peuvent braver la rue dans d’interminables manifestations tant que durera la crise. Ceux, qui comptent l’éviter, optent pour un mécanisme de lissage des prix. Cette stratégie repose sur le fait qu’une formule mathématique est fixée. Elle est basée sur le plafonnement de la variation du prix à la pompe (par exemple, pas + de 3% de hausse ou de baisse) d’un mois à l’autre, indépendamment de la volatilité du baril de brut. Cette formule a l’avantage que l’Etat absorbe les surplus, lors des pics, et renfloue ses caisses, lorsque les cours redescendent. Dans ce registre, une fiscalité modulable, via des taxes « flottantes » peut aussi être adoptée. Elle permet d’éviter que la hausse ne soit démultipliée par les taxes. Des réductions temporaires sont alors possibles sur les droits de douane ou la TVA sur les hydrocarbures, pour amortir le choc à la pompe.
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Par une compensation moins pondérée, certains gouvernements peuvent décider d’appliquer des subventions ciblées sur les secteurs clés, catalyseurs de l’inflation. Un Etat peut décider de maintenir ses soutiens qu’au carburant professionnel, par exemple. L’avantage est que cela permet de bloquer la transmission de l’inflation de second tour (panier de la ménagère), des prix du transport en commun… Un Etat peut aussi décider de réinjecter les économies budgétaires réalisées en indexant les prix à la pompe au citoyen lambda, dans des programmes de bourses familiales (Subsidie Swap).
Autres options
Rompre le lien ou la dépendance immédiate entre ménages et coût du carburant peut passer par la mise en place de mesures structurelles à court et moyen terme. Un soutien massif aux transports publics, qui passe par leur effectivité (lignes de bus aux normes, de tramways et trains propres, fréquents et ponctuels), par le gel des tarifs, permet une offre de transport public accessible et un budget « mobilité » stable des classes les moins nanties. La promotion du covoiturage est aussi une option.
Sous cet angle, des subventions à la souveraineté alimentaire locale passeraient par l’assistance aux exploitants agricoles pour acquérir des engrais et intrants agricoles à des prix abordables. L’Etat peut aussi favoriser des circuits courts de distribution pour limiter le nombre de km nécessaires pour nourrir les localités.
Relativement aux mesures monétaires et contrôle des marchés, même pour moi qui suis un adepte de l’instauration de loi sur la liberté des prix et la concurrence, à condition qu’elle englobe l’article qui impose l’affichage des prix, en cas de choc pétrolier, elles restent nécessaires pour limiter les comportements spéculatifs. Nos Etats doivent veiller sur le contrôle et la réglementation des prix des denrées de première nécessité. De leur côté les banques centrales doivent relever un tant soit peu leur taux directeurs pour ancrer les anticipations d’inflation et stabiliser la monnaie locale. Il est admis qu’une monnaie forte ou stable (avec une bonne proportion de dollar américain dans son panier) permet de réduire mécaniquement le coût d’une facture pétrolière, libellée en dollars.
Droit des affaires en Afrique : Six (6) réformes qui façonnent le premier trimestre 2026

Depuis sa création en 1993, l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA) s’est imposée comme le socle juridique commun de dix-sept pays africains, majoritairement francophones. En unifiant les règles qui gouvernent la vie’des entreprises de leur création à leur liquidation, en passant par les contrats, les sûretés et le recouvrement des créances…















