dimanche 22 février 2026
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Benin : 200 millions de dollars de financement de la Banque mondiale 

(Crédits : Dr)

Dans sa lutte contre les inondations et l’assainissement du cadre de vie, le Bénin a reçu un soutien de taille. La Banque Mondiale a accordé une enveloppe financière de 200 millions de dollars, soit environ 130 milliards de FCFA, pour la mise en œuvre du projet BRIC (Building Resilient and Inclusive Cities). Le montant vient renforcer les efforts du Gouvernement visant à améliorer les conditions de vie des populations confrontées aux problèmes d’évacuation des eaux usées et pluviales.

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet Building resilient and inclusive cities (BRIC), le Bénin vient d’obtenir de la Banque mondiale un financement de 200 millions de dollars soit environ 130 milliards de FCFA. C’est ce qui a été annoncé dans le communiqué de presse rendu public par le ministère de l’économie et des finances. Selon le document, l’accord de financement a été signé le 15 octobre 2022 avec la Banque mondiale, en marge des Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international qui se sont tenues à Washington Dc. Le gouvernement béninois était représenté à cette cérémonie de signature par Romuald Wadagni, ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances.

Cet accord de financement permettra au gouvernement du Président Patrice Talon de maintenir sa priorité sur le renforcement des infrastructures d’assainissement et de lutte contre les inondations dans 7 Communes du Bénin, à savoir Allada, Aplahoué, Dassa-Zoumè, Djougou, Kandi, Lokossa et Pobè. Ledit communiqué précise que ce projet de construction de villes résilientes et inclusives est une composante importante du Programme d’actions du gouvernement (Pag2). Le projet Bric vient en complément du Projet d’assainissement pluvial des villes secondaires en cours de mise en œuvre dans les Communes de Porto Novo, Abomey-Calavi, Bohicon, Abomey, Ouidah, Sèmè-Podji, Parakou et Natitingou. La Banque Mondiale (BM) et le Fonds Monétaire International (FMI) ont tenu à Washington, leurs assemblées annuelles.

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Cette cérémonie de signature a été marquée par la présence de Monsieur Ousmane DIAGANA, Vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et centrale, Madame Coralie GEVERS, Directrice des opérations pour le Bénin, la Côte d’Ivoire, la Guinée et le Togo ; et Monsieur Atou SECK, Représentant résident de la Banque au Bénin. Selon la Banque Mondiale, le coût total du projet est de 1,4 milliard de dollars, et sera achevé d’ici 2028.

Sécurité alimentaire : face à la crise des engrais, l’OCP renforce sa stratégie africaine

A travers ses différentes initiatives, le Groupe marocain OCP, leader mondial du marché, renforce sa stratégie africaine qui vise à appuyer l'ensemble des acteurs de la chaîne de valeur agricole allant des fournisseurs d'intrants jusqu'au consommateur final des produits agricoles. (Crédits : Dr)

En décidant de consacrer 4 millions de tonnes d’engrais à l’Afrique en 2023, le groupe marocain OCP (Office Chérifien des Phosphates) apporte une véritable bouffée d’oxygène à de nombreux pays confrontés actuellement à une pénurie doublée d’une envolée des prix sur le marché international en raison du conflit russo-ukrainien. Le leader mondial des produits phosphatés confirme ainsi son engagement à œuvrer en faveur de la sécurité alimentaire de l’Afrique. Une stratégie qui s’est traduite ces dernières années par des investissements massifs dans le secteur ainsi que des partenariats dans plusieurs pays afin d’améliorer la production agricole. Et ce, à travers plusieurs initiatives qui vont de la production d’engrais à l’accompagnement des petits agriculteurs.

L’annonce qui a été faite par le PDG du groupe marocain OCP, Mostafa Terrab, à l’occasion des assemblées générales de la Banque mondiale et du FMI qui se sont tenues la semaine dernière à Washington, a été bien accueillie sur le continent. Il fait dire que la campagne agricole qui est en train de tirer vers sa fin a été fortement perturbée par les répercussions de la guerre russo-ukrainienne a qui a engendré une véritable pénurie et une envolée des prix de l’engrais, amplifiant de ce fait la pression sur les finances publiques de nombreux pays dont l’approvisionnement dépend en grande partie de la production de ces deux pays en conflit. Parallèlement, les circuits d’approvisionnement ont fortement été chamboulés par les sanctions occidentales imposées à la Russie. Conséquence, plusieurs pays du continent qui font déjà face à un déficit assez prononcé de leurs besoins en matière d’engrais pour soutenir leur production agricole se sont retrouvés dans un véritable dilemme. Ils ont dû racler dans leurs maigres ressources, déjà affectées par la crise énergétique et la Covid-19, pour y faire face.

Envolée des prix et faible disponibilité des intrants sur les marchés

Avec la persistance de la crise, la campagne 2022/2023 s’annonce déjà pleine d’incertitudes quant à la disponibilité des engrais ainsi qu’à la flambée des prix qui risque de persister sur les marchés internationaux. C’est en tout cas ce qui ressort des principales prévisions des institutions internationales comme le FMI ou la Banque mondiale. Mais aussi celles de plusieurs experts qui pronostiquent déjà une contraction des perspectives de croissance pour de nombreux pays africains pour lesquels, l’agriculture est un pilier essentiel de l’économie.

« L’Afrique est confrontée à l’indisponibilité des engrais en raison de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, ce qui a fait que pour la saison agricole 2021-2022, on a enregistré un déficit d’engrais de quatre millions de tonnes pour importations sur le continent », a indiqué en ce sens, Marie Claire, coordinatrice du Mécanisme africain de financement des engrais (AFFM).

Elle intervenait lors de la 3e édition du Forum africain de financement des engrais (African Fertilizers Forum), un évènement co-organisé par le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), l’OCP Africa et l’AFFM, et qui s’est déroulé du 11 au 13 octobre 2022 à Casablanca, au Maroc.  Selon l’experte, au cours de la période 2021-2022, les prix des engrais ont augmenté de trois quarts, « rendant les engrais indisponibles et inabordables pour les agriculteurs », avant d’ajouter que « la situation pourrait devenir plus difficile si elle n’est pas résolue dès maintenant ». Des craintes fondées selon les projections de la FAO qui dans son dernier bulletin sur les perspectives des prix des produits alimentaires, anticipe une persistance de la flambée des cours des intrants agricoles du fait des conséquences de la guerre en Ukraine et de la crise énergétique mondiale. Selon les experts de l’organisme onusien, le fait que les prix des engrais soient élevés et volatiles fait craindre une faible disponibilité d’engrais en 2022- 2023, ce qui se traduirait par des répercussions négatives sur la production et la sécurité alimentaires dans plusieurs pays africains.

Des intrants de qualité et en quantité, bon marché pour l’Afrique

C’est dans ce contexte plein d’incertitude que le groupe marocain OCP a annoncé vouloir consacrer 4 millions de tonnes (Mt) d’engrais en 2023 afin de sécuriser les récoltes à venir et ainsi œuvrer au renforcement de la sécurité alimentaire en Afrique. Cela représente plus du double de l’approvisionnement consacré par l’OCP au continent en 2021 et plus d’un quart de la production totale prévue par le groupe, a indiqué le leader mondial de l’OCP dans un communiqué.

« Ce programme d’approvisionnement en engrais comprendra un volet dédié à la formation et au renforcement de capacités en partenariat avec des acteurs locaux, en phase avec l’approche du Groupe centrée sur le fermier. Cette allocation permettra de garantir que les bons engrais soient disponibles pour l’ensemble du continent, en vue de stimuler les rendements pour 44 millions d’agriculteurs dans 35 pays, y compris au Maroc, où le Groupe est basé », a indiqué l’OCP.

Le groupe qui a par ailleurs annoncé qu’il a fortement investi dans le développement de sa capacité de production d’engrais éco-responsables avec comme principal objectif, d’atteindre 15 millions de tonnes de produits finis d’ici 2023, alors que sa capacité était de 3 millions en 2008. « Cet investissement permettra ainsi au Groupe de répondre aux besoins urgents de l’Afrique tout en soutenant les agriculteurs du monde entier », explique Mohamed Anouar Jamali, DG d’OCP Africa, la filiale du groupe marocain dédié au continent pour qui, cette opération d’urgence ne s’est pas limitée uniquement à la fourniture d’engrais adaptés. « Des actions de sensibilisation ont également été mises en place afin de conscientiser les fermiers sur plusieurs enjeux. Ces derniers sont inhérents aux intrants de qualité accessibles, les services agricoles, la petite mécanisation, la formation, la commercialisation et l’accès au financement », a-t-il ajouté, dans le sillage du plaidoyer du PDG de l’OCP pour un véritable engagement des partenaires en faveur de la révolution verte en Afrique.

« La situation géopolitique actuelle révèle des fragilités systémiques profondes dans les systèmes agricoles mondiaux. Nous devons relever les défis auxquels sont confrontés les agriculteurs africains, qu’il s’agisse des infrastructures, de la formation ou de l’accès au marché et au financement. Nous sommes heureux de pouvoir apporter notre contribution. Le Groupe OCP est également reconnaissant pour l’excellent dialogue et la collaboration avec la Banque mondiale, l’IFC, l’USAID, ainsi que les autres agences multilatérales et de développement impliquées dans cet effort, compte tenu de leur leadership et de leur engagement à long terme envers le développement de l’Afrique ». Mostafa Terrab, Président Directeur Général du Groupe OCP.

Ce geste de l’OCP s’inscrit dans la droite ligne de son engagement à aider les Etats africains à faire face à la flambée des prix.  En juillet dernier, pour rappel, le groupe avait déjà annoncé un don de 180.000 tonnes d’engrais à titre d’aide et 370. 000 autres tonnes à prix réduit aux pays africains, une aide qui représente 16% de la demande en la matière du continent cette année et un quart des ventes de l’OCP sur le continent. Selon Nada Elmajdoub, vice-présidente exécutive gestion de la performance du Groupe, cette initiative du groupe panafricain à contribuer à soutenir 20 pays africains et 4 millions de fermiers installés sur le continent.

Une stratégie d’expansion africaine en faveur de la sécurité alimentaire

La nouvelle initiative du leader mondial des phosphates vient confirmer sa stratégie d’expansion dédié au continent. « En tant qu’entreprise panafricaine, leader mondial sur le marché international des fertilisants, nous sommes engagés fortement pour l’édification d’un secteur des engrais résilient et une agriculture créatrice de valeur en Afrique », explique à ce sujet Mohamed Anouar Jamali, DG d’OCP Africa, la filiale lancée en 2016 pour accompagner cette stratégie. Dans le cadre de sa stratégie africaine, en effet, l’OCP souligne promouvoir une approche holistique qui vise à rassembler différents acteurs tout au long de la chaîne de valeur, afin de fournir le soutien dont les agriculteurs ont besoin et de s’assurer que le vaste potentiel agricole du continent soit libéré au profit de l’Afrique et du monde.

Cet effort actuel s’appuie sur l’engagement à long terme d’OCP en Afrique à travers sa filiale OCP Africa. Celle-ci a développé une approche globale centrée sur le fermier, qui a déjà atteint plus de 2 millions d’agriculteurs notamment à travers la customisation des engrais, la cartographie des sols, la formation, les essais sur le terrain et l’accès au marché. C’est le cas au Nigeria, en Ethiopie, en Côte d’Ivoire, au Malawi, en Angola, au Ghana ou au Kenya pour ne citer que ceux-là. Selon Mohamed Anouar Jamali, la nouvelle allocation contribuera ainsi à nourrir près d’un milliard de personnes et ce, grâce à l’accroissement de la production agricole attendu sur le continent. « Nous sommes convaincus que l’approche partenariale sera fondamentale à tous les niveaux pour le succès de l’initiative. Et ce, au bénéfice des petits agriculteurs et au renforcement de la sécurité alimentaire de notre continent », met en avant le PDG d’OCP Africa dont le siège est basé à Casablanca au Maroc et qui s’appuie sur les multiples partenariats internationaux signés par sa maison mère. 

Au Nigeria, par exemple, le Groupe OCP accompagne le gouvernement fédéral et les acteurs nationaux de l’industrie des fertilisants à mieux doter les agriculteurs d’engrais adaptés aux cultures locales. C’est le cas de l’initiative présidentielle pour les engrais dénommée « Presidential Fertilizer Initiative » qui est soutenue par le Fonds souverain nigérian (NSIA) à la suite d’un partenariat signé en 2016 entre OCP ainsi que l’Association des producteurs et distributeurs d’engrais du Nigeria (FESPAN). Cette initiative a ainsi permis de relancer l’industrie du blending permettant par la même occasion de réduire considérablement les prix de vente d’engrais pour les agriculteurs à travers la réhabilitation de près de 40 usines de blending (pour un coût estimé à 400 millions de dollars) ainsi que la construction de 3 unités de blending par le Groupe OCP à Kaduna, Ogun et Sokoto. Avec une mise en service est prévue en 2021, ces 3 unités auront une capacité de production totale de 500 000 tonnes d’engrais par an. Dans la même lancée, un mémorandum d’entente a été signé en 2018 visant à promouvoir la production locale et l’approvisionnement en engrais de haute qualité. Ainsi, le Groupe OCP va accompagner la construction d’une plateforme industrielle de production d’engrais incluant la mise en place d’une usine d’ammoniac. La future plateforme, qui sera implantée dans l’Etat d’Aqua Ibom, affiche une capacité de 750.000 tonnes/an d’ammoniac et de 1 million de tonnes par an d’engrais phosphatés à l’horizon 2025.

Selon le groupe, les partenariats et projets menés par le Groupe OCP ne se limitent pas seulement à industrialiser et développer de nouvelles formules d’engrais. D’autres initiatives touchant à la formation des agriculteurs et à la promotion de l’entrepreneuriat des femmes, comme des jeunes, ont vu le jour. En Afrique, en effet, le secteur agricole implique majoritairement les familles et le monde rural. La petite agriculture représente le segment le moins outillé malgré qu’elle soit le plus étendue. C’est fort de ce constat que le Groupe OCP a lancé les programmes OCP School Lab et Agribooster qui ambitionnent de renforcer les capacités des petits agriculteurs et qui a été lancé en 2017 dans le pays le plus peuplé d’Afrique avec déjà comme résultats, quelques 327.448 agriculteurs qui ont bénéficié de services d’analyse des sols, de formation agronomique et de recommandations en utilisation d’engrais. Un second programme dédié aux agriculteurs, Agribooster, a aussi touché quelque 214.009 fermiers tout en augmentant 46% des rendements du maïs et de 32% du riz.

Dans un autre registre, OCP a lancé, toujours au Nigeria des « Farmer House » pour mettre en place un guichet unique de proximité regroupant des services relatifs à la formation et à la vulgarisation des bonnes pratiques agricoles. C’est le même cas avec un autre programmé dénommé « Agripromoters » qui a été lancé pour compléter l’offre du guichet unique.

« A travers les différents programmes ou projets lancés au Nigeria et qui seront dupliqués dans d’autres pays partenaires, la vision du Groupe OCP reste le même : servir l’humain. Ce qui passera forcément par une industrialisation plus durable de l’agriculture, mais aussi par le renforcement des compétences humaines, et surtout des agriculteurs », soutient-on au niveau Groupe OCP.

On ajoute également qu’à côté des producteurs agricoles, une place importante est accordée à la R&D et à l’initiative des jeunes, « moteurs de l’intelligence collective et de l’innovation ». Plusieurs partenariats ont été signés en ce sens avec des établissements universitaires et des organismes de recherche du continent.

Nourrir la terre pour nourrir la planète

A travers sa stratégie, le Groupe OCP, détenu à 95% par le Royaume du Maroc, pays qui détient près de 75% des réserves mondiales du phosphate, entend soutenir la révolution agricole entamée par plusieurs gouvernements, dans l’optique de faire de l’agriculture un moteur de développement économique et social. En cent ans, le Groupe qui a réalisé en 2021 un chiffre d’affaires de 9,4 milliards de dollars, s’est positionné en effet comme un acteur incontournable du développement de l’agriculture et la promotion de la sécurité alimentaire à travers son engagement de « nourrir la planète » avec des initiatives, notamment sur le continent, à la fois industrielles et entrepreneuriales pour booster le secteur agricole. Des initiatives qui vont de la production d’engrais à la préservation de l’environnement, en passant par l’accompagnement des petits agriculteurs

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Il faut dire que pour l’Afrique, le sujet de l’accès aux engrais est crucial pour l’atteinte des objectifs d’une agriculture durable et prospère. Le continent, dont la population va presque doubler pour atteindre plus de deux milliards d’habitants à l’horizon 2050, est actuellement confrontée à l’insécurité alimentaire, la dégradation des sols, le tarissement de l’eau sous l’effet du changement climatique ainsi qu’un faible rendement agricole. Bien que plusieurs pays soient producteurs et même exportateurs de produits phosphatés et d’urée, le continent est un importateur net de produits d’engrais potassiques. Et avec une consommation d’engrais de 17 kg par hectare, l’Afrique est loin de la moyenne mondiale. Dans certains pays d’Europe de l’Ouest, par exemple, elle est d’environ 150 kg/ hectare.

Cette situation n’est pas sans impactée la quête de souveraineté alimentaire que vise le continent et avec la crise actuelle, la question de l’accessibilité des intrants pour les petits agriculteurs, est devenue plus que stratégique pour certains pays où ces derniers représentent près de 80% de la population. Pour rappel, l’Afrique importe actuellement 56 % de ses besoins en engrais de l’étranger, et selon les estimations de la Banque africaine de développement (BAD), le continent affiche un déficit annuel d’approvisionnement estimé à 2 millions de tonnes. Ce que le groupe OCP entend combler à travers sa stratégie d’expansion africaine.

Côte d’Ivoire : Patrick Achi relève les bons scores du pays face au FMI et à la Banque mondiale

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Présent à Washington dans le cadre des Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fonds Monétaire International (FMI), le Premier ministre, Patrick Achi, est revenu sur les bons résultats économiques enregistrés par la Côte d’Ivoire. Il a réaffirmé l’engagement du gouvernement à poursuivre ses efforts et à faire davantage. C’était au terme de la session plénière des assemblées.

Le Premier Ministre ivoirien Patrick Achi a rappelé les bons points de son pays aux assemblées annuelles de la Banque Mondiale et du FMI. Ce rendez-vous des institutions de Bretton Woods est le cadre de réunions officielles, tant au niveau des Conseils des gouverneurs, que du Comité du développement et du Comité monétaire et financier international. Ces deux organes ont pour mission de donner aux Conseils des gouverneurs, des avis sur les grands dossiers mondiaux : conjoncture économique mondiale, lutte contre la pauvreté, développement économique, efficacité de l’aide. Selon le Chef du Gouvernement, grâce aux efforts énormes déployés par le Président de la République, Alassane Ouattara, les fonctionnaires ont vu une amélioration de leur rémunération. Il a aussi évoqué les filets sociaux qui ont permis aux ménages les plus faibles de tenir le choc de la menace de récession mondiale.

« On peut s’estimer heureux que sur les questions d’équilibre général…maintenir ces indicateurs », a dit le Premier ministre ivoirien.

La délégation ivoirienne a enchainé les réunions et rencontres de haut niveau avec diverses personnalités du monde économique, financier et politique au cours de cette rencontre de haut niveau. L’objectif de ces rencontres, présenter les potentialités d’investissements en Côte d’Ivoire, leader économique et industriel de l’UEMOA. Elles visent également à expliquer les reformes mises en œuvre pour consolider la gouvernance économique et financière du pays ces 12 dernières années, caractérisées par une forte croissance économique et un cadre macroéconomique de qualité. Cela malgré la conjonction de crises économiques, politiques et militaires. Les Assemblées du Groupe de la Banque mondiale et du FMI interviennent dans un contexte d’évaluations positives du parcours économique de la Côte d’Ivoire. Le FMI estime un fort rebond en 2021, à environ 7%. Ce qui maintient le pays parmi les économies les plus dynamiques d’Afrique.

La Côte d’Ivoire en partenariat avec le GCA pour endiguer le changement climatique

La croissance, toujours tirée par les investissements et la consommation, est projetée en 2022 à +6%, et sur le moyen terme (2023-2024), à 6,4% en moyenne. Au terme de cette réunion, le chef du gouvernement a expliqué l’importance de cette rencontre pour la Côte d’Ivoire, dans un contexte mondial marqué par la guerre en Ukraine, la crise sanitaire du Coronavirus et les défis régionaux liés à la situation sécuritaire. En terre américaine, Patrick Achi a évoqué les acquis du gouvernement en matière de croissance et les perspectives contenues. Au menu de toutes ces rencontres, présenter et expliquer la « Vision 2030 » qui va façonner la Cote D’Ivoire de demain et accélérer le développement économique, social et humain du pays. Le principal moteur sera la montée en puissance du secteur privé au niveau des investissements et l’industrialisation, la transformation sur place des matières premières telles que le cacao, le café, le cajou et la mangue.

Chronique : Assurance-vie, les avantages d’une branche

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La croissance durable est surtout portée par des investissements longs, comme l’épargne longue. L’assurance-vie constitue par excellence une épargne longue. Tous les professionnels, qui planchent sur l’épargne, sont d’accord là-dessus. Ce n’est pas sans raison que l’assurance-vie soit le produit d’épargne préféré sous certaines latitudes. En effet, les populations d’ouvriers, d’agriculteurs, d’employés, de cadres moyens et de retraités optent généralement dans ces contrées pour ce produit, afin de se prémunir des aléas de la vie, d’assurer l’avenir de leurs enfants… Prévus sur des durées moyennes de 10 ans, pouvant aller jusqu’à 25 ou 30 ans, une telle épargne est fort utile pour l’économie d’un pays, voire d’une région. C’est une véritable aubaine qui contribue à la capitalisation d’une Bourse des Valeurs Mobilières. Généralement, de tels fonds collectés par les compagnies d’assurance sont placés à long terme dans des investissements pour financer l’économie. Il n’est pas rare que les investisseurs acquièrent des actions ou des obligations d’entreprises en Bourse, achètent de la dette publique, notamment lors d’émission d’emprunt obligataire, ou tout simplement investissent dans l’immobilier. Tout un lot d’investissements à long terme à même de financer tous les travaux d’équipements au sein des entreprises, d’infrastructures au niveau des Etats…

Grand temps de donner un coup de fouet à ce parent pauvre de l’assurance

Aujourd’hui, compte tenu de la faiblesse du taux de pénétration de l’assurance dans nos pays, une promotion passerait par les forces apportées par la branche-vie, souvent parent pauvre de l’assurance en Afrique. Un certain nombre d’actions sont possibles, afin qu’elle ne continue de rester la portion congrue de l’assurance. Néanmoins, au préalable, il est nécessaire de mettre en place un marché financier dynamique, avec une multiplication des ressources… des revenus démocratisés, donc accessibles à tous. Dans ce lot, les fonds d’amorçage constituent un important tremplin pour accélérer l’entrepreneuriat dans tous les secteurs et par ricochet des introductions en Bourse. Le Sommet Mondial de la Santé, qui se déroule actuellement à Berlin, prouve, si besoin est, toutes les opportunités par la jeunesse africaine, y compris dans la branche Health Tech.

Crédit carbone : le Gabon prêt à lever des milliards sur le marché des compensations

Avec sa stratégie climat, le Gabon dont le territoire fait partie du Bassin du Congo, considéré comme le poumon écologique du monde, compte exploiter ses forêts de manière durable pour générer des revenus. (Crédits : Dr).

La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (UN Climate Change) vient de certifier 187 millions de crédits carbones du Gabon sur la période 2010-2018.  Une aubaine pour le pays qui entend les valoriser prochainement sur le marché des compensations où l’unité est actuellement valoriser entre 30 et 35 dollars et qui lui ouvre la voie à une véritable manne financière. Et ce au regard de l’important stock de crédit-carbone dont dispose le Gabon avec une superficie de son territoire recouverte à près de 90% d’immenses forêts.

Le Président gabonais a des raisons valables de jubiler au lendemain de la certification, cette semaine, par la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC, UN Climate Change), de 187 millions de crédits carbones du pays. « Une victoire pour le climat » certes comme l’a estimé Ali Bongo Ondimba mais aussi et des millions de dollars pour les caisses de l’Etat qui s’annoncent comme une véritable bouffée d’oxygène pour l’économie du pays. D’autant que le pays dispose également d’un important stock qu’il entend commercialiser sur le marché des compensations.

« La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques vient de certifier les 187 millions de crédits carbones du Gabon sur la période 2010-2018. C’est une étape importante qui ouvre la voie à leur commercialisation. Pour notre pays, qui va pouvoir tirer désormais une partie de ses ressources de la protection de la forêt, c’est un moment historique !», s’est félicité le président Gabonais Ali Bongo Ondimba.

Selon les autorités gabonaises qui n’attendaient que cette étape, ces 187 millions de crédits carbones certifiés par l’organisme onusien seront bientôt commercialiser et la moitié, soit 90 millions, d’ici la COP 27 prévue en novembre prochain à Charm-el-Cheick en Egypte comme l’a annoncé il y a quelques jours sur les réseaux sociaux, le ministre de l’Environnement et des Forêts, Lee White.  Les crédits carbones arriveront probablement sur le marché juste avant la conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP27) prévue en novembre en Égypte. Quatre-vingt-dix millions seront vendus et des mécanismes non–marchands seront utilisés pour le solde », a ainsi déclaré le ministre de l’Environnement dont les équipe ont beaucoup travaillé ces derniers temps avec le mécanisme Réduction des Émissions dues à la Déforestation et à la Dégradation forestière (REDD+) de la CCNUCC pour créer ces crédits carbones. Dans les faits, les crédits carbones sont des jetons qui représentant une tonne de dioxyde de carbone qui réchauffe le climat et qui est ainsi réduite, supprimée ou non ajoutée à l’atmosphère. En ce sens, les entreprises peuvent les utiliser pour compenser leurs propres émissions et les crédits carbone peuvent également être négociés sur le marché international pour des investissements dans des projets par des entreprises ou autres mécanismes et instruments afin de les produire elles-mêmes. Avec une offre valorisée actuellement entre 30 et 35 dollars l’unité, le Gabon espère en tirer entre 2,5 milliards et 2,8 milliards de dollars, ce qui va engendrer une plus-value d’a peu près 800.000 millions de dollars de plus que l’objectif fixé en juin dernier par le ministre en raison notamment de l’enchérissement pris depuis par le dollar, la devise de référence sur ce marché, par rapport à l’euro auquel le franc CFA est lié par une parité fixe.

L’économie verte comme alternative à la dépendance à l’or noir

Au même titre que les autorités gabonaises, plusieurs organismes et experts cités par la presse locale confirment cette nouvelle manne pour le Gabon. Comme rapportée par la presse locale, avec une valorisation moyenne de 35 dollars l’unité, les 187 millions de crédits carbones du Gabon peuvent rapporter quelques 6,5 milliards de dollars, soit environs 4.375 milliards de francs CFA, ce qui représenterait plus de 40 % du PIB du pays ! Autant dire de quoi conforter le Gabon dans sa nouvelle stratégie de faire de l’économie verte, et notamment de la lutte contre la déforestation, un des nouveaux piliers de son économie qui est jusque-là trop dépendante de l’exploitation du pétrole.

Avec cette première opération dont on devrait encore attendre la concrétisation, le Gabon continue à engranger les fruits de son ambitieux de sa stratégie climat qui constitue désormais un des axes majeurs de son plan de développement.  En 2021, le pays avait d’ailleurs été le premier du continent à bénéficier d’un premier paiement de 17 millions de dollars sur 150 millions prévus sur 10 ans à travers l’Initiative pour la forêt d’Afrique centrale (CAFI), un programme lancé en 2019 par l’ONU et soutenu par la Norvège qui vise à renforcer les actions de protection de la capacité de ses forêts à absorber le carbone pour réduire la déforestation.

Le pays d’Afrique centrale qui fait partie du bassin du Congo, considéré comme le poumon d’Afrique, a en tout cas des arguments à faire valoir en matière de lutte contre le changement climatique.  Avec 88% de son territoire couvert par les forets, la deuxième plus grande forêt tropicale du monde après l’Amazonie, le Gabon peut rêver en grand au regard des engagements internationaux en matière de finance-climat. Grâce, en effet, à sa biodiversité qui permet une absorption nette accrue de neuf tonnes de CO2 par crédit carbone, les forêts tropicales du bassin du Congo stockent l’équivalent d’environ 8 ans d’émissions mondiales de carbone. En ce sens, les autorités ont vu juste en anticipant sur ce nouveau marché qui se met progressivement en place à travers des actions visant à préserver ses immenses fortes ainsi qu’à la création de plusieurs parcs et réserves naturels, ce qui lui permettra certainement de tirer de substantielles dividendes de son économie verte en plein devenir.

Nigeria : Shell enquête sur un vol décennal de pétrole via son réseau

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La compagnie pétrolière Shell veut élucider les circonstances du vol de carburant sur l’un de ses oléoducs pendant presque une décennie. La découverte de ce vaste réseau de détournement de flux a été présentée comme le résultat de la lutte contre ce fléau au Nigéria par la Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC).

Au Nigéria, la filiale de la major pétrolière Shell enquête sur les rapports selon lesquels un robinet de pétrole illégal a fonctionné pendant neuf ans. Le robinet de pétrole aura fonctionné sur un oléoduc exploité par le pétrolier britannique, a déclaré un porte-parole. Un autre porte-parole de la Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC) a déclaré dimanche que le point du vol a eu lieu sur le pipeline Trans Escravos. Et que la plate-forme Afremo, exploitée par la Shell Petroleum Development Company of Nigeria (SPDC), était le point de sortie présumé du brut volé. Ce vol de brut sans précédent sous l’administration Muhammadu Buhari fausse les données de la production pétrolière du pays membre de l’Opep. En effet, la situation entrave la capacité du pays à respecter son quota de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).

Hydrocarbure : A la recherche de nouvelles ressources gazières, l’Europe sollicite le Nigéria

Selon l’information ébruitée par « THISDAY » le Nigeria avait perdu jusqu’à 800 millions de dollars de revenus. Les vols à grande échelle dans les oléoducs du Nigeria ont étranglé les exportations, forcé certaines entreprises à arrêter leur production et paralysé les finances du pays. La SPDC a déclaré avoir détecté des connexions illégales dans le cadre d’une surveillance régulière. Elle a également annoncé le lancement d’une enquête conjointe avec les régulateurs pour « établir la nature et l’état » des lignes avant de les retirer. La NNPC a souligné la découverte de la ligne de vol comme preuve que les interventions coordonnées du Nigeria, y compris les contrats avec des entreprises détenues par d’anciens militants, pour réprimer le vol ont porté leurs fruits.

Tech : Six Fintech se distinguent à l’Ecobank Fintech Challenge 2022

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Depuis Lomé, Ecobank a lancé l’édition 2022 de sa Fintech Challenge, dotée de 50 000 $. La compétition était ouverte aux entreprises offrant des solutions dans le domaine des technologies financières. La 5è édition de Fintech Challenge offre aux jeunes entreprises et aux entreprises matures, la possibilité de s’associer à Ecobank dans 33 pays africains. Les six finalistes de cette édition ont été annoncé. Ils viennent de la République Démocratique du Congo, du Nigeria, du Sénégal, de l’Afrique du Sud et du Togo.

Le vainqueur peut remporter un prix de 50 000 USD en espèces. Les six fintechs se sont démarquées parmi un pool très compétitif de plus de 700 candidatures venant de 59 pays en Afrique et au-delà. Les six finalistes se disputeront un prix d’une valeur de 50 000 $ lors de la grande finale qui se tiendra au Centre Panafricain de Ecobank à Lomé, au Togo, le 28 octobre 2022. Les finalistes de l’édition 2022, par ordre alphabétique, sont : Cauri Money (Sénégal), DizzitUp (Togo), MaishaPay (République démocratique du Congo), Moni Africa (Nigéria), Code de paiement (Afrique du Sud), Touchand Pay (Nigéria). Cette 5e édition du Ecobank Fintech Challenge, sponsorisée par Arise, permettra à tous les finalistes de bénéficier du programme de mentorat Fintech d’Ecobank. Au cours de ce programme, Ecobank les aidera à explorer les opportunités, notamment en déployer leurs produits à l’échelle panafricaine. C’est pour eux l’occasion de s’intégrer davantage à Ecobank et potentiellement de lancer leurs produits ou services dans tout ou une partie de l’écosystème panafricain de 33 pays d’Ecobank. Accès à la Sandbox bancaire panafricaine du Groupe pour tester et développer leurs produits sur le marché panafricain. Accès prioritaire aux partenaires de capital-risque d’Ecobank pour explorer les opportunités de financement.

Tomisin Fashina, directeur des opérations et de la technologie du groupe Ecobank, a déclaré : “Je suis impressionné par le nombre croissant de candidatures au Ecobank Fintech Challenge…l’inclusion financière sur le continent”.

En 2021, le concours avait été emporté par Trove Finance, une application de négociations d’actions internationales, basée au Nigeria. Ecobank est convaincu que, pour transformer les services financiers en Afrique, les banques panafricaines comme Ecobank doivent soutenir et collaborer en permanence avec des fintechs et les startups innovantes. Le Ecobank Fintech Challenge est organisé en collaboration avec des partenaires à travers l’Afrique et le monde, dont Arise, sponsor de l’édition 2022, Global Finder, TechCabal, Africa Fintech Network et Konfidants.

Algérie-France : « nouvelle dynamique irréversible » des relations bilatérales

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Emmanuel Macron et Abdelmadjid Tebboune ont signé une déclaration commune après des mois de crise diplomatique, et soixante ans après la fin de la guerre d’Algérie. Les deux présidents ont signé le mois d’août dernier à Alger une « déclaration commune ». Ils appellent à une « nouvelle dynamique irréversible » dans les relations entre leurs deux pays après une visite dépourvue de contrats mais chaleureuse.

La relation franco-algérienne est unique par la profondeur des liens humains et historiques. La dernière visite du président de la République française à Alger le 6 décembre 2017 a confirmé la volonté d’approfondir cette relation et a adressé trois messages principaux : la volonté partagée d’avancer ensemble sur la question mémorielle, un appel à l’ouverture de l’économie algérienne avec un soutien aux investissements croisés et le souhait d’une relation répondant aux attentes de la jeunesse. Présidé par les deux premiers ministres et réunissant six ministres de part et d’autre, le IVème Comité intergouvernemental de haut niveau s’est tenu le 7 décembre 2017 à Paris. Le IVème comité a débouché sur onze accords dans cinq secteurs : la santé, la formation professionnelle dans le domaine de l’électricité, l’agroalimentaire, l’entrepreneuriat, le livre et l’enseignement supérieur. Le VIe Comité mixte économique franco-algérien (COMEFA) s’est tenu à Alger le 12 mars 2020 sous la coprésidence du ministre de l’Europe et des Affaires Etrangères, et son homologue algérien. La rencontre a permis d’aborder l’ensemble des dossiers concernant la coopération économique et commerciale liant les deux pays.

Hydrocarbure : Nouvelle étape pour le gazoduc transsaharien Niger, Algérie, Nigeria

Le président Algérien Abdelmadjid Tebboune et son homologue français, Emmanuel Macron, ont scellé, samedi 27 août, la réconciliation entre Paris et Alger. Les deux présidents ont par ailleurs signé une déclaration commune appelant à une « nouvelle dynamique irréversible » pour leur relation bilatérale. Selon le président algérien, qui s’est exprimé en français, les deux pays vont « agir ensemble dans beaucoup de domaines en dehors de l’Algérie et la France ».

« Ce rapprochement va nous permettre d’aller très très loin », a assuré le président algérien, Abdelmadjid Tebboune.

Abdelmadjid Tebboune a mentionné la réunion de très haut niveau qui a réuni à Alger, les présidents et les services de sécurité des deux pays, y compris l’armée. Il s’agissait d’une première depuis l’indépendance de l’Algérie, en 1962. Le président a ainsi annoncé des actions communes « dans l’intérêt de notre environnement géopolitique ». Pour « rehausser leurs concertations politiques », Paris et Alger vont aussi instaurer un « haut conseil de coopération » au niveau des chefs d’Etat, prévoit la déclaration d’Alger. La signature d’une déclaration commune pour un « partenariat renouvelé, concret et ambitieux » a été ajoutée à la dernière minute au programme d’Emmanuel Macron. Il s’agira d’« un partenariat nouveau pour et par la jeunesse », avait anticipé, le président français. Il avait aussi annoncé d’ores et déjà l’acceptation de 8 000 étudiants algériens de plus cette année en France, qui rejoindront un contingent annuel de 30 000 jeunes. Il s’agira aussi de lutter contre l’immigration clandestine tout en assouplissant les procédures pour « les familles de binationaux, les artistes, les sportifs, les entrepreneurs et politiques qui nourrissent la relation bilatérale ». Une commission mixte d’historiens français et algériens va aussi être créée pour « regarder » en face l’ensemble de la période de la colonisation, « sans tabou ». Elle « pourrait être installée dans les quinze à vingt jours qui suivent », a annoncé Tebboune. 

Adaptation climatique : bénéficiaire du fonds fiduciaire du FMI, le Rwanda montre la voie

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Le Rwanda va bénéficier d’un prêt de 310 millions de dollars du Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre de son nouveau fonds fiduciaire pour la résilience et la durabilité (RST). Le fond a été lancé en mai dernier pour aider les pays en développement et à faibles revenus à s’adapter aux conséquences du réchauffement climatique. Le pays devient ainsi le premier pays africain à bénéficier de ce fonds qui vient récompenser les efforts de Kigali en matière de stratégie d’adaptation au changement climatique alors qu’en dépit des engagements, le continent peine à mobiliser les fonds nécessaires pour faire face aux conséquences des chocs climatiques qui plombent déjà la croissance de nombreux pays.

La COP 27 qui se tiendra le mois prochain à Charm El Cheikh en Egypte s’annonce sous de bons auspices pour le Rwanda. Le pays de Kagamé vient en effet de bénéficier d’un accord du FMI pour recevoir 310 millions de dollars dans le cadre de son nouvel instrument destiné à aider les pays en développement et à faibles revenus à s’adapter aux conséquences du réchauffement climatique. Le nouveau fonds fiduciaire pour la résilience et la durabilité (RST en anglais), lancé en mai dernier, permet au FMI d’accorder un financement à long terme et à moindre coût, aux Etats bénéficiaires. L’objectif est de les aider à mettre en place les politiques nécessaires pour faire face aux répercussions du changement climatique ou des pandémies.

L’accord, qui doit être validé dans les semaines prochaines par le Conseil d’administration de l’institution de Breton Woods, comprend la mise en place d’un nouvel instrument de coordination de sa politique économique (PCI) qui intègre les conditions à remplir dans le cadre du financement, pour une durée de trois ans. Avec cet accord, le Rwanda dévient le premier pays africain à bénéficier d’une aide du genre dans le cadre du RST et avant lui, deux pays américains, le Costa Rica et l’île de la Barbade sont également parvenus à trouver un accord avec le FMI pour en bénéficier.

Atténuer l’impact des chocs climatiques sur une croissance dynamique

L’accord avec le FMI vient ainsi récompenser les efforts du pays en matière de stratégie d’adaptation au changement climatique. Il permettra dans un premier temps au Rwanda d’atténuer l’impact des différents chocs sur sa croissance économique malgré le dynamisme dont elle fait preuve ces dernières années ainsi que les perspectives favorables sur lesquelles surfe le gouvernement de Kigali pour accélérer le développement du pays. C’est ce qu’a d’ailleurs mis en avant le FMI à la suite de la mission qu’une de ses équipes vient d’effectuer sur place du 26 septembre au 7 octobre. Selon les prévisions, le pays devrait atteindre une croissance de 6,8% pour 2022, malgré le contexte économique mondial compliqué. Le pays reste toutefois confronté à une inflation élevée, les prix alimentaires ayant progressé de 15,9% en août.

« Le Rwanda dispose d’un bilan solide en termes de réformes économiques et est très avancé dans la mise en place d’une stratégie climat. Ce nouveau PCI, combiné avec les fonds du RST, doit permettre de soutenir les autorités dans leurs efforts de stabilisation macroéconomique et d’adaptation au changement climatique. Le pays reste en effet vulnérable aux chocs extérieurs. Les prix de l’énergie et alimentaires élevés vont continuer à nourrir l’inflation et affaiblir ses réserves », a souligné M. Haimanot Teferra, le chef de mission du FMI au Rwanda après une visite à Kigali du 26 au 07 octobre 2022.

Le Rwanda, un exemple à suivre pour le continent en matière de stratégie d’adaptation climatique

Cet accord constitue aussi un argument de taille pour Kigali de mobiliser davantage de ressources internationales pour financer son plan d’actions pour le climat alors que le continent peine à attirer les fonds nécessaires pour faire face aux conséquences des chocs climatiques sur leurs économies. La preuve a été administré lors du récent sommet de Rotterdam destiné à mobiliser les fonds de soutien aux pays africains à l’adaptation climatique. Le bilan a été des plus ternes puisque sur des besoins de près de 26 milliards de dollars, moins de 30 millions ont été annoncés. « Ce qui est très peu pour 54 pays du continent au regard de l’impact déjà perceptible et des risques à venir », comme s’est désolé le président ghanéen Nana Akufo-Addo, de passage cette semaine à Paris.

Avec cet accord qu’il vient de décrocher auprès du FMI, le Rwanda vient de montrer l’exemple à suivre.  Il faut dire que Kigali s’est doté ces dernières années d’un ambitieux plan d’actions pour le climat d’un coût global estimé à quelques 11 milliards de dollars dont 6,9 milliards de dollars de nouveaux financements. Le gouvernement s’est engagé dans ce cadre à réduire jusqu’à 38 % les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 pour se faire, prévoit d’investir jusqu’à 8,8 % de son pays chaque année comme l’a expliqué le ministre rwandais des Finances et de la Planification économique, Uzziel Ndagijimana, qui a souligné par la même occasion dans la presse, que certaines ressources ont déjà été mobilisées sous la pression des chocs externes. 

Avec cette stratégie, l’objectif pour ce pays d’Afrique de l’Est est d’atténuer l’impact du changement climatique sur le dynamisme de sa croissance dont certains secteurs comme l’agriculture sont fortement dépendant aux aléas climatiques. Dans un rapport publié la semaine dernière, la Banque mondiale a d’ailleurs mis en évidence les politiques et interventions clés qui sont nécessaires au pays afin de renforcer la résilience climatique dans le cadre de l’Accord de Paris sur le climat et ainsi permettre au Rwanda d’atteindre ses objectifs. « La mise en œuvre des engagements du Rwanda en matière d’adaptation et d’atténuation réduirait considérablement la volatilité du PIB résultant de la variabilité climatique accrue », a ainsi estimé dans le rapport, Pablo Benitez, économiste principal spécialiste de l’environnement à la Banque mondiale pour qui, « cela réduirait également l’impact du changement climatique sur la croissance annuelle du PIB et stimulerait la production industrielle et l’emploi ».

Formation-Afrique : Nouvelle édition du programme netpreneur d’Alibaba

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La branche de formation professionnelle d’Alibaba Group, Alibaba Global Initiatives (AGI), a intégré dans son programme de formation Alibaba Netpreneur. C’est dans le cadre d’une cérémonie d’ouverture virtuelle soutenue par le concours Africa’s Business Heroes. L’objectif est d’encourager et d’inspirer la prochaine génération d’entrepreneurs africains.

Alibaba annonce la nouvelle édition de son programme de formation Netpreneur pour l’Afrique. La formation, est prévue sur la période du 10 octobre au 10 novembre. Son lancement a été décidé à la suite du succès de la promotion inaugurale, organisée en octobre dernier. A l’issue de celle-ci 70 participants africains ont reçu un diplôme. Les participants sont des fondateurs de startups actives dans divers secteurs : agriculture, éducation, technologies de l’information et de la communication (TIC) et commerce. Les candidats finalistes originaires de tout le continent africain entameront une série de cours en ligne qui leur permettront d’apprendre comment utiliser les ressources technologiques. Ceci afin de leur permettre de développer leurs entreprises au sein de l’économie locale.

« Nous sommes ravis de continuer à réaliser notre vision, qui consiste à partager l’impact positif de l’économie numérique…à élaborer des stratégies numériques avisées et à long terme qui leur ouvriront davantage d’opportunités », déclare Dan Liu, conseiller principal, Alibaba Global Initiatives.

Le programme de formation Alibaba Netpreneur est dispensé en ligne et en anglais par des formateurs Alibaba certifiés et des dirigeants d’entreprise ayant eux-mêmes conduit leurs propres entreprises numériques au succès. Depuis son lancement en 2019, le programme AlibaSba Netpreneur a permis à près de 1500 entrepreneurs d’Afrique, d’Europe, d’Amérique latine, d’Asie du Sud et du Sud-Est, de bénéficier d’une formation. Les participants les plus brillants se verront également offrir la possibilité de participer à un programme d’immersion hors ligne d’une semaine au siège d’Alibaba à Hangzhou, en Chine, sous réserve de remplir les conditions du cours en ligne.

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