dimanche 22 février 2026
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Hydrocarbures : les enjeux de l’adhésion du Sénégal au cartel mondial du gaz

Le Sénégal mise beaucoup sur l'exploitation de ses gisements de gaz offshore prévue pour démarrer fin 2023 afin de stimuler sa croissance en surfant sur les perspectives prometteuses du GNL sur les marchés internationaux. (DR)

Le Sénégal est depuis le mardi 25 octobre dernier, pays membre du Forum des pays exportateurs de gaz – Gas Exporting Countries Forum (GECF) – en qualité d’observateur. Le pays qui va devenir membre à part entière dès le début de l’exploitation de ses champs gaziers en 2023, compte porter sa voie et défendre ses intérêts au sein de cette « OPEP du gaz » dont le poids géopolitique ne cesse de prendre de l’ampleur sur la scène internationale. Et ce, en raison de plusieurs enjeux stratégiques notamment ceux liés à l’exploitation des ressources naturelles face aux défis climatiques.

C’est désormais officiel. Le Sénégal est devenu le 20e pays membres du Gas Exporting Countries Forum (GECF), l’organisation mondiale des principaux pays exportateurs de gaz qui a tenu sa 24e réunion ministérielle du 16 au 25 octobre au Caire, en Egypte. Le pays de la Téranga a été certes admis pour le moment avec un statut d’observateur mais c’est déjà un pas important puisque l’exploitation de ses champs gaziers n’est prévue que pour débuter en fin juillet prochain. Cette échéance ouvrira la voie au pays afin d’entamer les procédures pour devenir membre à part entière de « l’OPEP du gaz ».

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Selon les projections du Comité d’orientation stratégique du pétrole et du gaz (Cos-Petrogaz), la première phase d’exploitation des champs gaziers du Sénégal avec le projet Grand Tortue Ahmeyiz’m (GTA), prévue en 2023, va générer environ 2,5 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL) par an, entre 2023 et 2027. Ensuite 5 millions de tonnes par an vont être extraites jusqu’en 2030, puis 10 millions de tonnes par an au-delà de 2030. Une production que le pays va partager avec son voisin mauritanien et qui sera pour l’essentiel destinée à l’exportation même si le pays dispose encore d’autres gisements en cours de développement notamment celui « Yaakar Teranga », dont la production sera destinée à satisfaire les besoins en gaz du marché domestique à partir de 2024 selon les déclarations du Président Macky Sall.

Enjeux économiques et énergétiques  

Avec cette adhésion bien avant la sortie de son premier mètre-cube de gaz et en dépit de sa modeste production, le Sénégal va pouvoir ainsi faire entendre sa voix et défendre ses intérêts au sein du cartel mondial du gaz. Le GECF, qui a été créé en 2001 à Doha, au Qatar, où se trouve son siège, et qui a été transformé en une organisation gouvernementale internationale en 2008. C’est en effet 20 pays membres dont 11 de plein droit dont des géants comme la Russie, le Qatar, l’Iran ou le Venezuela et 8 pays africains comme le Nigeria, l’Algérie ou la Lybie.

Le GECF comprend 11 pays membres : l’Algérie, la Bolivie, l’Égypte, la Guinée équatoriale, l’Iran, la Libye, le Nigéria, le Qatar, la Russie, Trinité-et-Tobago et le Venezuela. Ensemble, ces États concentrent 72 % des réserves mondiales prouvées de gaz naturel, 43% de sa production ainsi que 55 % des exportations par pipeline et près de 50 % des exportations de GNL, selon les statistiques de l’organisation. Ce qui donne à l’organisation un poids géopolitique certain et qui ne cesse de se renforcer avec les perspectives qui se profilent à l’horizon pour l’industrie du GNL, et qu’illustre l’actuelle crise énergétique mondiale. Le conflit russo-ukrainien a poussé en effet les pays occidentaux, grands consommateurs de gaz, à se tourner de plus en plus vers d’autres pays notamment d’Afrique qui recèle d’un immense potentiel en la matière, pour satisfaire leurs besoins et réduire leur dépendance au pays de Poutine. Ce qui augure d’autres nouvelles perspectives pour le GNL en Afrique avec une manne financière en vue pour les pays exportateurs qu’amplifie l’envolée des prix comme le confirme les projections sur les marchés mondiaux du gaz du rapport Africa Energy Outlook 2022 de l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

« Bien que les énergies renouvelables devraient représenter 80 % de la capacité ajoutée du continent d’ici 2030, l’industrialisation du continent africain reposera également sur une utilisation étendue du gaz naturel, notre scénario suggérant que la demande de gaz naturel devrait augmenter de manière exponentielle », a ainsi commenté en ce sens Mme Rita Madeira, responsable du programme Afrique au sein de l’AIE lors de sa présentation sur l’avenir du marché du gaz naturel à la deuxième édition du MSGBC Oil, Gas and Power 2022 qui s’est déroulée du 1er au 02 septembre dernier à Dakar au Sénégal.

Selon les projections, la production africaine de gaz naturel devrait atteindre environ 290 milliards de mètres cubes d’ici 2025, ce qui correspond à un taux de croissance annuel moyen de 2,7 %. Et selon les explications de l’experte de l’AIE, le potentiel de l’Afrique à offrir des contributions modestes à la croissance de la demande mondiale de gaz, qui sera principalement alimentée par le développement des récentes découvertes de gaz en Mauritanie, au Sénégal et en Namibie.

Les enjeux sont donc de taille pour le Sénégal, futur producteur qui, en plus de satisfaire les besoins de sa consommation domestique mais aussi énergétique à travers le « gas to power », pourra peser sur les décisions du GECF à travers son adhésion à l’organisation. Malgré le potentiel du GNL en Afrique qui attise de plus en plus de convoitises d’investisseurs internationaux, l’exploitation du GNL fait face à de nouveaux défis qui viennent s’ajouter à la faible capacité de liquéfaction des principaux pays producteurs du continent. Cela en raison de plans d’investissement déficients et de la lenteur du développement des projets d’infrastructure de liquéfaction.

Perspectives prometteuses et défis climatiques

Les nouveaux défis de l’industrie gazière du continent et à laquelle le Sénégal va devoir tenir compte sont particulièrement relatifs aux enjeux climatiques. Dans un rapport publié il y a quelques jours, en prélude à la COP 27, le Climate Action Tracker (CAT), un projet scientifique indépendant qui suit et évalue les mesures prises par les gouvernements pour lutter contre le changement climatique a alerté sur l’impact de ce qu’il a qualifié de « ruée vers le gaz » mondiale pour la construction d’infrastructures de production, de transport ou de traitement des combustibles fossiles, en particulier le gaz naturel liquéfié (GNL). Le rapport a souligné, entre autres, les projets de construction de nouvelles usines de GNL en Allemagne, en Italie, en Grèce et aux Pays-Bas, tandis que des pays comme les États-Unis, le Canada, le Qatar, l’Égypte et l’Algérie prévoient d’augmenter leurs exportations de GNL. Dans le même temps, le rapport a relevé que de nombreux producteurs de combustibles fossiles ont augmenté leur production, tandis que les gouvernements de plus d’une douzaine de pays développés réduisent les taxes sur la consommation de carburant ou d’énergie, encourageant ainsi leur consommation.

Une dynamique qui remet en cause les engagements des pays à se conformer aux objectifs de l’Accord de Paris sur le climat de 2015 comme l’a souligné le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, pour qui « l’idée d’augmenter la consommation de combustibles fossiles c’est à dire d’investir dans le charbon, le pétrole ou le gaz pour répondre à la crise énergétique actuelle engendrée par la guerre en Ukraine, est illusoire ».

Selon les experts, les promesses de lutte contre le changement climatique prises en novembre 2021 lors du sommet mondial sur le changement climatique (COP26) pourraient s’étioler avec la guerre que mène actuellement la Russie en Ukraine. C’est la raison pour laquelle d’ailleurs, au cours du dernier sommet de Glasgow sur le Climat, près de deux cents gouvernements ont signé un document qui prend en compte ces nouveaux risques et défini un nouveau programme de lutte contre ce problème mondial pour la prochaine décennie. Ils ont  en ce sens convenu de mettre à jour d’ici fin 2022, leurs objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre tout en s’engageant à supprimer progressivement les subventions ainsi que de réduire les investissement qui facilitent la consommation des combustibles fossiles tels que le charbon, le pétrole et le gaz naturel.

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Ces dynamiques qui risquent de s’amplifier avec de nouveaux engagements lors de la COP 27 prévue en novembre au Caire en Egypte, sont de nature à ralentir cette croissance attendue du marché du GNL d’autant que les énergies renouvelables tendent de plus en plus à remplacer les énergies fossiles. Face à ces facteurs qui compromettent les exportations de GNL des pays producteurs notamment africains dont beaucoup compte pourtant s’appuyer sur leur potentiel pour accélérer leur croissance, le Sénégal a vu juste en se greffant au GECF afin notamment de défendre ses intérêts et stimuler son développement. Il va sans dire que les prochaines années, qui verront la mise sur le marché du gaz tout comme le pétrole sénégalais, les pays producteurs auront tout intérêt à conjuguer leurs efforts afin d’amplifier leur poids géopolitique et ainsi défendre leurs intérêts stratégiques tout en tenant compte des défis de l’heure. A l’image de ce que font les pays membres de l’OPEP pour l’or noir qui malgré les craintes sur l’impact de son exploitation sur le climat, continue de susciter l’attractivité des investisseurs et de faire, dans une certaine mesure, le bonheur des pays exportateurs…

Côte d’Ivoire : bilan de l’exercice budgétaire 2021

(Crédits : Dr)

Un projet de loi portant règlement du Budget de l’Etat pour l’année 2021 a été adopté à Abidjan. Initialement arrêté en équilibre, en ressources et en charges, à 8 398,9 milliards de francs CFA, le projet de loi s’est finalement élevé à 9 525,1 milliards de FCFA. Ceci à la suite de modifications intervenues, en cours de gestion.

Il en résulte que l’exercice budgétaire s’est soldé par un excédent de 34,9 milliards de FCFA qui fera l’objet de report à nouveau. Ce, en rapport avec les évolutions liées, notamment aux appuis additionnels des partenaires au développement, ainsi qu’aux besoins de renforcement des efforts de lutte contre la pandémie de la Covid-19, et de bonne conduite de certaines opérations prioritaires de l’Etat. Le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a précisé à la conférence de presse du Conseil des ministres à Abidjan que :

« Ainsi, établissant le bilan de la gestion budgétaire de l’exercice 2021, le présent projet de loi de règlement arrête le montant définitif des encaissements des recettes à 9 161,9 milliards de FCFA (…). Ce niveau de réalisation intègre 8 382,3 milliards de FCFA de ressources de l’Etat, dont 4 473,4 milliards de FCFA de recettes budgétaires et 3 908,6 milliards de FCFA de ressources de trésorerie ».

À l’en croire, ce niveau de réalisation comprend également 779,6 milliards de FCFA de recettes des Comptes Spéciaux du Trésor. Le montant des ordonnancements des dépenses, s’établit à 9 126,9 milliards de FCFA, soit un taux d’exécution de 95,8%. « Ce niveau d’exécution des crédits ouverts comprend 8 347,3 milliards de FCFA de dépenses de l’Etat et 779,6 milliards de FCFA de dépenses des Comptes Spéciaux du Trésor ».

« L’ensemble de ces opérations conduit à un solde négatif par rapport aux ressources propres de 2 350,4 milliards de FCFA … Il en résulte que l’exercice budgétaire s’est soldé par un excédent de 34,9 milliards de FCFA qui fera l’objet de report à nouveau », a annoncé Amadou Coulibaly.

L’exécution budgétaire a reçu le quitus de la Cour des Comptes qui a produit une déclaration générale de conformité. Aussi un rapport définitif sur l’exécution du budget et un rapport d’audit de la performance des programmes, a rassuré le porte-parole du gouvernement.  

UNESCO – Rapport mondial de suivi de l’éducation 2021-2022 :  Quel rôle pour le privé ?

Mandatory Credit: Photo by Christophe Petit Tesson/Epa/REX/Shutterstock (8452196a) View of the Unesco's Great Conference Room During the 38th Session of the United Nations Educational Scientific and Cultural Organization (unesco) General Conference at the Unesco Headquarters in Paris France 09 November 2015 the 38th Session of the Unesco General Conference Runs From 03 to 18 November 2015 France Paris France Unesco Bolivia - Nov 2015

Il n’y a aucun système éducatif dans lequel les acteurs non étatiques ne sont pas impliqués. En Afrique et dans d’autre régions du monde comme l’Asie et l’Amérique latine, la part de l’éducation par les écoles privées ne cessent de gripper face à la détérioration de l’enseignement par le public.

Sans les acteurs non étatiques, l’éducation de 350 millions d’enfants supplémentaires va relèver de la responsabilité de l’État. Mais l’engagement non étatique affecte également les manuels scolaires qu’ils utilisent, la nourriture dans leurs cantines, le soutien supplémentaire qu’ils reçoivent, les compétences qu’ils acquièrent et bien plus encore a révélé le Rapport mondial de suivi de l’éducation de l’Unesco 2021-2022. Près de 9 personnes sur 10 pensent que l’éducation est avant tout publique. Mais ce soutien s’est progressivement érodé dans plusieurs pays à revenu faible ou intermédiaire. Là où les écoles publiques sont rares et leur qualité s’est détériorée, de nombreuses familles ont opté pour le privé. La part des établissements privés dans le monde a augmenté de sept points de pourcentage en une dizaine d’années : à 17 % en 2013 dans le primaire et à 26 % en 2014 dans le secondaire. Elle est depuis restée constante.

L’éducation source d’érosion des budgets des ménages modestes

En Asie centrale et du Sud, la part des inscriptions dans le privé est de 36 % dans le primaire et de 48 % dans le secondaire. L’enseignement public n’est pas gratuit. Les ménages représentent 30 % des dépenses totales d’éducation dans le monde et 39 % dans les pays à revenu faible et intermédiaire des pays. Une partie provient de familles plus riches qui essaient de donner un avantage concurrentiel à leurs enfants. Mais une grande partie est consacrée à l’enseignement préprimaire, primaire et secondaire que les gouvernements se sont engagés à fournir gratuitement. Environ 8 % des familles empruntent pour payer leurs études, ce chiffre atteignant 12 % dans les pays à faible revenu et 30 % ou plus en Haïti, au Kenya, aux Philippines et en Ouganda.

L’éducation publique n’est pas souvent inclusive

De nombreux systèmes d’éducation publique ne parviennent pas à empêcher la stratification et la ségrégation. Un indice de diversité sociale dans les écoles, basé sur les données du Programme international pour le suivi des acquis des élèves, a révélé que l’Argentine, le Brésil, le Chili et le Mexique ont des niveaux de stratification élevés similaires en 2018. Le Chili a tendance à être critiqué pour la part élevée d’établissements privés dans son système. Aucun type de prestataire n’offre une éducation de meilleure qualité qu’un autre. Dans un échantillon de 49 pays, les plus riches ont près de 10 fois plus de chances que les pauvres d’aller à l’école privée. Et les parents qui peuvent choisir des écoles le font en raison des croyances religieuses, de la commodité et des caractéristiques démographiques des élèves plutôt que de la qualité, sur laquelle ils disposent rarement d’informations suffisantes.

Egypte : le promoteur SODIC lorgne les actifs d’Orascom

 Le promoteur immobilier égyptien SODIC a proposé de racheter Orascom Real Estate (ORE) pour 125 millions de dollars. Une proposition dévoilée par la société mère du constructeur local Orascom Development Egypt.

SODIC propose d’acheter Orascom Real Estate pour 125 millions de dollars. Aldar Properties d’Abu Dhabi et la société holding d’État ADQ ont acheté une participation majoritaire dans SODIC à la fin de l’année dernière. L’achat d’Orascom Real Estate élargirait encore leur activité immobilière au pays des pharaons. L’offre non contraignante soumise par SODIC porte sur un prix d’achat préliminaire de 2,46 milliards de livres égyptiens, soit près de 125 millions de dollars.

« L’offre est soumise à la réalisation de plusieurs conditions, y compris l’achèvement de la diligence raisonnable, les approbations d’entreprise d’ODE et toutes les approbations réglementaires pertinentes », selon un communiqué.

Orascom une société au portefeuille diversifié

La proposition de rachat intervient dans un contexte où l’Égypte cherche à attirer des milliards de dollars d’investissements du Golfe. Le pays nord-africain lutte contre l’impact financier de la guerre en Ukraine, à l’origine de la flambée des prix des matières premières. SODIC est détenue à 85,5 % par Aldar, un promoteur et gestionnaire immobilier aux Émirats arabes unis, et ADQ, une société d’investissement et de portefeuille basée à Abu Dhabi. Orascom est l’une des plus grandes sociétés du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. Elle a une empreinte étendue en matière de développement immobilier, que ce soit dans la région ou au-delà. Elle a aussi des projets en Suisse, à Oman et en Égypte. Dans ce dernier pays, il a construit le « O West » à la Cité du 6 octobre, sur une superficie de 4,2 millions de mètres carrés.

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Finance : Yellow Card obtient la première licence africaine de cryptomonnaie

Yellow Card, la plateforme d’échange de cryptomonnaies a franchi une nouvelle étape dans le secteur en Afrique. Elle devient la première société de cryptomonnaie du continent à obtenir une licence de fournisseur de services d’actifs virtuels pour opérer au Botswana. Cette étape devrait ouvrir de plus grands canaux d’expansion en ce qui concerne les partenaires de paiement, les services bancaires et l’élargissement de leur clientèle en Afrique.

Yellow Card, leader panafricain des cryptomonnaies a franchi une nouvelle étape importante dans le secteur. En effet, elle est devenue la première société de cryptomonnaie du continent à obtenir une licence de fournisseur de services d’actifs virtuels pour opérer au Botswana. Ladite licence a été délivrée par l’Autorité de Régulation des Institutions Financières Non-Bancaires et deviendra la norme pour les opérations de crypto dans le pays. Chris Maurice, PDG et cofondateur de Yellow Card soutient qu’il s’agit d’un moment monumental pour la société, ses clients, ses investisseurs et le secteur des crypto-monnaies dans son ensemble, car il a un impact positif sur l’ensemble de la chaîne de valeur.

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A rappeler que le Botswana est l’un des rares pays au monde à prendre des mesures importantes pour mettre en place une réglementation plus stricte. Ceci portant sur les crypto-monnaies et des jetons numériques. Auparavant, la Banque du Botswana avait mis en garde contre les risques liés à l’investissement dans des crypto-monnaies non réglementées. Avec cette licence en place, il sera plus difficile pour ceux qui se font passer pour des fournisseurs de services d’actifs virtuels légitimes d’escroquer les gens. Il a été constaté que le peuple du Botswana disposait d’un pouvoir d’achat important malgré une population réduite. Et ce, grâce à la force de sa monnaie, le pula, par rapport aux autres monnaies africaines. En matière d’innovation numérique, les citoyens ont une grande tolérance au risque et sont toujours à la recherche de la prochaine grande nouveauté dans l’espace numérique. Cela étant dit, l’appétit pour l’innovation et les défis auxquels les citoyens ordinaires sont confrontés en raison du manque d’accès constituent une demande massive sur le marché botswanais que Yellow Card approvisionne. 

Chris Maurice, PDG et cofondateur de Yellow Card, a également déclare que : « Cette étape ouvrira de plus grands canaux d’expansion en ce qui concerne les partenaires de paiement, les services bancaires et l’élargissement de notre clientèle en Afrique. (…) une raison de plus pour qu’ils collaborent avec nous ».

Avec la nouvelle licence en place, l’avenir du secteur des cryptomonnaies et autres jetons numériques semble positif. Yellow Card reste l’une des plateformes d’échange de cryptomonnaies les plus fiables, sécurisées, rapides et agréées du continent, et qui permet aux Botswanais d’acheter et de vendre des bitcoins, des ethereums et des USDT aux meilleurs taux avec le pula.

Perspectives économiques 2023 : le Sénégal et le Niger vers une forte croissance tirée par les hydrocarbures

Avec respectivement 8,1% et 7,3% de croissance du PIB projetés en 2023, le Sénégal et le Niger sont sur le podium des champions africains de la croissance. Toutefois, elle reste largement tributaire de l'exploitation des hydrocarbures comme ici au Niger sur le chantier de construction du plus gros oléoduc d'Afrique (2.000kms) qui va permettre au pays de porter sa production de pétrole brut de 20.000 actuellement à 110.000 à partir de juillet 2023 dans un contexte d'envolée des prix sur les marchés internationaux.

Dans une économie mondiale aux perspectives des plus incertaines et qui marque le pas, l’Afrique subsaharienne semble tirer son épingle du jeu malgré le relatif ralentissement auxquels s’attend le FMI et la Banque mondiale dans leurs dernière projections publiées la semaine dernière. Certains pays, notamment en Afrique, bravent même la crise comme en témoignent les prévisions de croissance du PIB pour 2023 à l’image du Sénégal et du Niger. Les deux pays font figure de nouveaux champions africains de croissance pour 2023. Toutefois, cette croissance est à bien des égards conjoncturels puisqu’elle sera largement tributaire de l’exploitation des ressources naturelles notamment des hydrocarbures.

Avec respectivement 8,1% et 7,3% de croissance du PIB en 2023 projetés pour 2023, le Sénégal et le Niger font figure de pays qui bravent la crise alimentaire et énergétique. Laquelle se traduira par un net ralentissement de l’activité économique mondiale comme le prévoit le FMI dans la dernière édition de ses perspectives économiques mondiales (PEM).  Les dernières de l’année, publiées en ce mois d’octobre. Selon les estimations pour l’Afrique subsaharienne, l’activité économique devrait fortement ralentir en 2022 et rester relativement modérée en 2023 en raison notamment du ralentissement dans les pays avancés et les pays émergents, le resserrement des conditions financières et la volatilité des prix des produits de base. Des chocs qui ont mis à mal les progrès réalisés l’an dernier et qui font dire à l’institution de Breton Woods, que « les perspectives demeurent très incertaines pour les pays de la région qui se retrouvent donc sur la corde raide ».

« En fin d’année dernière, l’Afrique subsaharienne semblait emprunter la voie d’une reprise vigoureuse, au sortir d’une longue pandémie. Malheureusement, cette amélioration a été brutalement interrompue par les bouleversements sur les marchés internationaux, ce qui exerce de nouvelles pressions sur les dirigeants de la région », a ainsi souligné Abebe Aemro Selassie, directeur du département Afrique du FMI.

Ainsi et d’après les mêmes estimations, la croissance de la région devrait ralentir de 4,7 % en 2021 à 3,6 % en 2022, en raison de l’atonie des investissements et d’une détérioration générale de sa balance commerciale. Selon le FMI, les pays pauvres en ressources naturelles, dont la structure économique est plus diversifiée, continueront à figurer parmi les pays les plus dynamiques et les plus résilients de la région, avec une croissance de 4,6 % en 2022, contre 3,3 % pour les pays exportateurs de pétrole et 3,1 % pour les pays riches en autres ressources naturelles.

Une croissance dynamique portée par l’exploitation des hydrocarbures

En 2023, le rythme de croissance attendue pour l’Afrique subsaharienne est de 4% soit mieux que les 3,8% attendus cette année et plus que la moyenne mondiale. Certains pays de la région, notamment en Afrique de l’Ouest, semblent même braver le pessimisme ambiant avec des rythmes de croissance très dynamiques. C’est le cas des pays de la zone UEMOA qui concentre à elle-seule, cinq (05) des sept (07) pays champions d’Afrique de la croissance en 2023, c’est à dire dont la croissance du PIB est attendue à plus de 7%. Avec 8,1%, le Sénégal sera même champion d’Afrique de la croissance l’année prochaine, suivi par le Niger avec des prévisions de 7,3% la même année.

Niger : Investissements massifs dans l’autosuffisance en riz d’ici 2030

Ce bond spectaculaire du rythme de croissance attendu particulièrement dans ces deux pays restent toutefois à relativiser. Il est, en effet, porté par l’exploitation des ressources naturelles notamment les hydrocarbures. Au Sénégal, par exemple, le dynamisme de la croissance s’appui sur la mise sur le marché des premiers cubes de gaz naturel produis par le champ gazier de Grande Tortue Ahmeyim (GAT) au troisième trimestre 2023 ainsi que sur la poursuite des investissements pour l’exploitation de l’or noir du gisement de Sangomar. C’est le cas également au Niger où la croissance devrait bondir cette année à 7,3% projeté par le FMI en 2023. C’est loin de l’optimisme dont fait preuve le gouvernement qui s’attend à une croissance à deux chiffres soit 16,4%. Comme l’a soutenu le ministre des Finances, le Dr Ahmed Jidoud, lors de sa présentation à l’Assemblée nationale du projet de budget pour le prochain exercice 2023, en début du mois en cours. Dans ce pays sahélien pourtant confrontée à une double crise alimentaire et sécuritaire, la croissance sera portée par la mise en service, la même année, du pipeline qui va relier le champ pétrolier d’Agadem au Niger au port de Sèmè au Bénin, sur une distance de 2.000 kms et pour un investissement d’environs 4 milliards de dollars. Ce qui permettra au pays de porter sa production de pétrole de 20.000 barils de brut actuellement à 110.000 barils dont 90.000 barils seront destinés à l’exportation à partir de juillet 2023.

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Dans une moindre mesure, la croissance des autres pays producteurs et exportateurs de pétrole de la sous-région suit la même dynamique. C’est le cas de la Côte d’ivoire avec 6,5 % attendu en 2023 contre 5,5 % en 2022. Même si dans ce pays, l’activité économique sera également soutenue par les retombées de la diversification en cours avec une contribution assez estimable à la croissance des secteurs comme l’agriculture, l’industrie, le commerce, les transports ainsi que le BTP et les infrastructures. De manière générale, les pays de la sous-région qui s’en sortent le mieux sont les producteurs de combustibles fossiles et de métaux, qui tirent profit de la flambée des cours mondiaux. C’est aussi le cas du Nigeria qui devrait voir sa croissance s’améliorer en 2023 par rapport aux prévisions d’avril pour atteindre 3,2 %. Le rythme de croissance pour le pays, l’un des plus grands producteurs du continent de l’or noir est certes moins modeste comparé au dynamisme dont fait preuve certains pays de l’Afrique de l’Ouest nouvellement venu dans le cercle des pays producteurs ; mais ce rebond de croissance de l’économie nigériane est un bon cru comparé à ce qu’il était ces dernières années avec une activité économie en pleine récession durant plusieurs semestres. Et ce, en raison de la baisse de la production et de la conjugaison d’autres chocs internes (insécurité) et externes (crise mondiale qui a engendré une chute de la devise locale, le naira).

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Le cas du Nigeria conforte cette tendance d’une croissance africaine encore tirée par l’exploitation des ressources naturelles pour de nombreux pays africains notamment les hydrocarbures. Avec un baril qui tourne actuellement, et depuis le déclenchement de la crise ukrainienne, au tour de 100 dollars, les perspectives pour les pays exportateurs sont des plus prometteuses même si les pays importateurs vont devoir en pâtir. Dans ses dernières prévisions, la Banque mondiale qui anticipe une croissance de 5,5 % en 2022, soit son taux le plus élevé depuis 2016, pour ensuite ralentir à 3,5 % en 2023 pour l’Afrique subsaharienne, estime que:

« Cette bonne performance est toutefois inégale selon les pays et bénéficie surtout aux pays exportateurs de pétrole qui ont actuellement le vent en poupe grâce à l’envolée des prix des hydrocarbures, au détriment des pays importateurs ».

Mais malgré le relatif dynamisme dont semble faire preuve la croissance des pays africains, les défis structurels persistent et amplifient la nécessité d’approfondir les réformes pour une plus grande diversification de leurs économies et ainsi atténuer la dépendance aux matières premières dont l’apport n’est que conjoncture du fait de la volatilité des cours en raison de l’incertitude qui prévaut sur l’économie mondiale.  De ce fait, les pays producteurs de pétrole, particulièrement ceux qui auront à en tirer de large profit à cour et moyen termes se doivent de tirer les leçons du passé pour tirer pleinement profit de leurs ressources en faisant en sorte que les marges budgétaires ainsi dégagées servent de tremplin à des réformes visant une plus grande diversification du socle de leur économie et à veiller à ce que les fruits de cette croissance dynamique soit inclusive et durable.

Tribune : Institutions de Bretton Woods – des Assemblées annuelles plus studieuses que jamais

(Crédits : Dr)

Réunis à Washington, du 10 au 16 octobre 2022, aux Assemblées annuelles des Conseils des gouverneurs du Fonds monétaire international (FMI) et du groupe de la Banque mondiale, des dirigeants du secteur public, notamment gouverneurs de banques centrales, ministres des Finances et du développement… du privé, mais aussi des universitaires et autres experts, ont planché sur les grands dossiers mondiaux de l’heure. Loin d’être une série de rencontres de plus, elles ont tablé sur comment contourner une austérité qui perdure.

Comme à l’accoutumée, la conjoncture économique mondiale, le développement international, le système financier, la lutte contre la pauvreté, l’efficacité de l’aide, le développement durable de toutes les régions du monde ont été au centre des différentes manifestations qui ont ponctué les Assemblées annuelles 2022 des institutions de Bretton Woods. Sauf que cette année, elles se sont déroulées dans un contexte particulier, marqué par des crises multiples, nombre d’experts et de décideurs d’ailleurs évoqué une bouée de sauvetage au profit des populations et de la planète. On pourrait résumer ces rencontres 2022 par comment faire pour affronter les défis d’un monde incertain. Il s’agissait donc de réfléchir sur des perspectives d’économies mondiales qui se sont assombries par, ce que d’aucuns nomment, une guerre insensée entre la Russie et l’Ukraine et d’autres conflits larvés. En Afrique, si certains pays ont fait montre d’une résilience appréciable, il n’en demeure pas moins que la croissance restera modérée, autour de 3,7% en 2023, concomitamment à la demande mondiale, aux investissements extérieurs directs, à l’inflation et à l’augmentation des taux d’intérêt- les guerres et conflits sont passés par là. Comme si tout cela ne suffisait pas, les séquelles de la crise sanitaire ont exacerbé des surendettements.

Une lueur d’espoir, en dépit d’une conjoncture difficile

Dans un programme riche et varié, il a été question de mettre en place une feuille de route pour affronter les multiples crises dans un environnement volatil. Entre autres conférences et tables rondes, l’Etat de l’Afrique n’a pas été occulté. Les différents intervenants, ministres des Finances, du Budget… voient en cette période de turbulence, des opportunités dans ce continent, en sondant les nouvelles pistes, en protégeant les acquis de ces dernières années, notamment maintenir les filets sociaux et la stabilité des prix, la poursuite de l’essor du secteur primaire, accélérer l’industrialisation…  Pour agir de façon résolue et coordonnée et atteindre une plus grande résilience, Kristalina Georgieva, Directrice générale du FMI et David Malpass, président du groupe de la Banque mondiale, ont montré la voie à suivre. Ce dernier n’a pas manqué de préciser que 70 millions de personnes risquent de basculer dans la pauvreté, une croissance mondiale revue à la baisse de 3% à 1,9%… et une crainte à une récession. Dans ce sillage, les participants ont eu des échanges avec la société civile, sur la croissance inclusive ainsi que sur l’alimentation et l’énergie, au lendemain de la séance d’ouverture.

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En gros, les pays en développement et l’Ukraine ont sollicité, au cours de ces Assemblées 2022, plus d’accès aux ressources concessionnelles et des institutions multilatérales, à travers le Fonds de résilience, le fonds de lutte contre l’insécurité alimentaire, le fonds pour la technologie propre, ainsi que la réallocation des DTS à hauteur de 100 milliards $, contre 45 milliards $ actuellement. Aussi, il a été question de candidatures au cadre commun de la BM, à des programmes et mécanismes de garantie de la Miga (Agence multilatérale de garantie des investissements) auprès des donateurs… Le constat est que les soutiens sont différenciés suivant les régions du monde. Compte tenu de la crise en Europe, une table ronde a justement ausculté l’Ukraine, en guerre depuis 8 mois contre la Russie, ainsi que les assistances et soutiens additionnels demandés, à coups de milliards de dollars – 38 milliards de dollar pour déficit budgétaire, 17 milliards pour la reconstruction d’infrastructures vitales… mécanisme de garantie contre les risques militaires. Pourtant des estimations de récupération et de reconstruction font état de 349 milliards. La Banque mondiale va mobiliser environ 6 milliards de dollars, en plus des 11, 530 milliards déjà mobilisés. Le même jour, des participants se sont penchés sur les voies et moyens pour « Investir dans l’éducation » avant d’enchainer le 15 octobre sur une conférence, portant sur « Conclave sur le capital humain ».    

Nigéria : La méga – raffinerie de Dangote presque achevée

TotalEnergies, major française de l'énergie (TTEF.PA), a conclu son premier accord d'approvisionnement avec la raffinerie de Dangote au Nigeria, a déclaré vendredi son directeur général Patrick Pouyanne.

Avec la raffinerie de Dangote, le Nigéria se dote de la plus grande raffinerie d’Afrique et la sixième au monde. L’infrastructure qui devrait être opérationnelle à la fin de cette année a été conçue pour réduire les importations africaines de pétrole.

Dangote Industries Limited (DIL) s’est lancé à la recherche 300 milliards de nairas – 715 millions de dollars – par le biais d’obligations pour achever son projet de raffinerie dans l’État de Lagos au Nigéria. Inaugurée en janvier dernier, la méga-raffinerie du groupe Dangote devrait entrer en production au quatrième trimestre 2022 pour échanger ses premiers barils sur le marché. En d’autres termes, la construction du Dangote Oil Refinery, du nom d’Aliko Dangote, le milliardaire nigérian et homme le plus riche d’Afrique, avance normalement et devrait être livrée d’ici la fin de l’année. Selon le NMDPRA, l’Autorité nigériane de règlementation du pétrole affiné et aval, la raffinerie affiche un taux d’achèvement évalué à 97%. Cette annonce a été faite lors de la présentation du business plan de l’infrastructure pour l’exercice 2022-2023. Le ministre nigérian du Pétrole, Timipre Sylva, a annoncé le 03 août 2021 que la compagnie nationale des hydrocarbures, la Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC) allait devenir actionnaire minoritaire du projet de raffinerie du groupe Dangote, obtenant 20% du capital de ce complexe contre un chèque de 2,76 milliards de dollars.

 La plus grande raffinerie d’Afrique  

Ce sera la plus grande raffinerie d’Afrique et la 6e au monde. Elle permettra au Nigeria, grand producteur de pétrole, d’économiser plusieurs milliards de dollars par an. Au total, cette méga raffinerie aura coûté 19 milliards de dollars. La nature du projet a rendu les travaux longs et délicats avec une capacité journalière de 650 000 barils par jour, l’infrastructure est l’une des plus grandes raffineries du monde et la première d’Afrique.

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L’ouvrage devrait réduire les importations africaines de produits pétroliers à 36% de la demande régionale, contre 43% actuellement. A noter également que cette méga-raffinerie a été conçue pour modifier les modes d’approvisionnement en produits pétroliers du continent africain, réduisant considérablement les importations dans une région du monde où les ressources exploitées sont jusqu’ici exportées à l’état brut. Dans un contexte de tensions sur les prix des carburants, le Nigéria, premier producteur de pétrole d’Afrique, est fortement dépendant des marchés extérieurs pour son approvisionnement en produits raffinés. Les premiers produits de la raffinerie Dangote serviront à alimenter le marché local.

Somalie : un accord d’exploration pétrolière pour sept blocs

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Le secteur pétrolier et gazier somalien suscite l’intérêt des majors du secteur. Le pays qui vient de signer des contrats d’exploration espère saisir les opportunités pour développer son économie qui subit les changements climatiques.

La Somalie a signé un accord d’exploration pétrolière portant sur sept blocs offshores avec la société américaine Coastline Exploration, a annoncé vendredi la société dans un communiqué. Les découvertes d’hydrocarbures en Ouganda et au Kenya et d’énormes découvertes de gaz au Mozambique et en Tanzanie ont attisé l’intérêt des investisseurs pour d’autres parties du potentiel d’hydrocarbures de l’Afrique de l’Est. L’Agence nationale de presse somalienne a cité le ministre du pétrole, Abdirizak Omar Mohamed, affirmant jeudi soir que l’accord signé avec Coastline était la finalisation d’un accord antérieur signé en février, sans donner plus de détails.

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Aucun responsable gouvernemental n’était joignable dans l’immédiat pour commenter, selon les informations de Reuters. Coastline, une société pétrolière et gazière en amont axée sur l’Afrique de l’Est, a déclaré vendredi dans un communiqué qu’elle avait versé une prime de signature de 7 millions de dollars au gouvernement et qu’elle allait maintenant poursuivre l’exploration. En 2019, la Somalie a adopté une loi sur le secteur pétrolier ouvrant la voie à l’exploration, en particulier au large de ses côtes. Le pays particulièrement vulnérable face au changement climatique, surtout en matière d’agriculture, dans les terres et en mer espère profiter de ses ressources pour améliorer les conditions de vie de sa population. Selon les perspectives de la BAD entre 2019 et 2021, en moyenne, six millions de Somaliens ont été affectés par la sécheresse ou les inondations, ou par les deux, ralentissant ainsi la croissance du PIB et exacerbant la pauvreté et les inégalités de revenus.

La croissance du PIB devrait atteindre 3,0 % en 2022 et 3,6 % en 2023, soutenue par la consommation des ménages et la reprise des exportations de bétail. L’inflation devrait bondir à 9,4 % en 2022 en raison de la hausse des prix des denrées alimentaires et du pétrole due au conflit Russie-Ukraine et à la sécheresse.

Afrique du Sud : Sasol et ArcelorMittal concluent des accords sur l’hydrogène vert et la capture de carbone

(Crédits : Dr)

Dans une déclaration conjointe, la société énergétique sud-africaine Sasol et ArcelorMittal ont annoncé un partenariat pour développer une technologie de capture du carbone. Un dispositif pour produire des carburants et des produits chimiques durables, ainsi que de l’acier vert grâce à l’hydrogène vert et ses dérivés.

Sasol, cotée à Johannesburg, et ArcelorMittal, de l’Inde, ont convenu de développer une technologie innovante de capture du carbone pour produire des carburants et des produits chimiques durables en Afrique du Sud. Ceci tout en investissant massivement dans la production d’acier vert dans le pays. L’hydrogène vert, produit à partir de la séparation de l’eau en hydrogène et en oxygène, à l’aide de sources d’énergie renouvelables telles que l’énergie solaire et éolienne, considéré comme une source d’énergie plus propre pour l’avenir.

« Ces projets potentiels sont un coup de pouce important pour notre parcours…dans nos communautés d’accueil », a déclaré Kobus Verster, directeur général de ArcelorMittal Afrique du Sud.

Sasol est le plus grand producteur mondial de produits pétroliers et de produits chimiques à partir du charbon, mais s’éloigne des combustibles fossiles dans le cadre de son plan de décarbonisation. ArcelorMittal Afrique du Sud est le plus grand producteur d’acier d’Afrique, avec une empreinte carbone importante. Les deux entreprises visent des émissions nettes de carbone nulles d’ici 2050, conformément à l’objectif du gouvernement sud-africain de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Les entreprises feront avancer les études sur deux projets potentiels : l’étude sur l’hydrogène vert et les dérivés de Saldanha ; et l’étude Vaal sur la capture et l’utilisation du carbone (CCU).

« Nous sommes très heureux de diriger les études de préfaisabilité et de faisabilité … au développement de l’économie de l’hydrogène vert en Afrique australe », a déclaré Priscillah Mabelane, vice-présidente exécutive de Sasol’s Energy Business.

Sasol et ArcelorMittal Afrique du Sud visent tous deux à atteindre zéro émission nette de carbone d’ici 2050. Les deux projets ont le potentiel pour qu’ArcelorMittal Afrique du Sud soit le premier producteur africain d’acier plat vert. Et qui utilise de l’hydrogène vert pour produire du fer à réduction directe (DRI) via l’installation Midrex à son Saldanha Works, tout en réduisant l’empreinte carbone de son fleuron Vanderbijlpark Works.

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