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Maroc-Espagne : le commerce, plus fort que la crise de Ceuta

Depuis plus d'une décennie, l'Espagne occupe la première place parmi les partenaires commerciaux du Royaume. En 2024, elle demeure le premier partenaire du Maroc, avec 29,1 % des échanges, devant la France. Réciproquement, le Maroc se positionne comme le premier fournisseur africain de l'Espagne et son principal client sur le continent, selon le ministère espagnol de l'Économie. (Crédit : DR).

Alors que quelque 60 000 migrants ont forcé la frontière de l’enclave espagnole de Ceuta les 30 et 31 juillet 2026, provoquant la plus grave crise depuis 2021, Rabat et Madrid ont réactivé en quelques heures leurs mécanismes de coordination. Derrière le choc médiatique, une réalité tenace demeure : les deux royaumes sont liés par…

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Diaspora africaine : le continent rappelle les siens, et compte ses talents partis

D'Abidjan à Ouagadougou, de Luanda à Casablanca, avril et mai 2026 auront multiplié les rendez-vous. Au cours de ces événements, l'Afrique tend la main à ses diasporas - forums d'investissement, festivals de reconnexion mémorielle, prix d'excellence panafricains, levées de fonds spectaculaires dans la fintech et l'agritech.

D’Abidjan à Ouagadougou, de Luanda à Casablanca, avril et mai 2026 auront multiplié les rendez-vous. Au cours de ces événements, l’Afrique tend la main à ses diasporas – forums d’investissement, festivals de reconnexion mémorielle, prix d’excellence panafricains, levées de fonds spectaculaires dans la fintech et l’agritech. Par ailleurs, les fonds envoyés par la diaspora ont franchi les 100 milliards de dollars et n’irriguent plus seulement les familles, mais de plus en plus l’éducation, la santé et les startups. Africa Income passe en revue des initiatives marquantes de cette mobilisation. Puis s’arrête sur une trajectoire singulière, celle de Tope Awotona. Parti de Lagos adolescent, devenu l’un des rares milliardaires noirs de la tech en bâtissant Calendly, valorisée 3 milliards de dollars. Une réussite éclatante mais purement américaine, qui pose la question. Si les figures les plus visibles de la diaspora étaient justement celles que le continent a laissées partir ? Ou l’Afrique peine -t-elle tout simplement à faire éclore ses talents, faute d’un environnement adéquat ?

À Brazzaville, la diaspora s’engage pour une finance africaine souveraine

En marge des Assemblées annuelles de la BAD, société civile, philanthropies et diaspora ont adopté un texte commun. Objectif : faire de l’épargne diasporique un levier du financement continental. Les représentants des organisations de la société civile, des philanthropies africaines et de la diaspora ont adopté le 28 mai 2026 l’« Appel de Brazzaville », endossant la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (NAFAD) comme cadre d’une transformation inclusive et souveraine du continent. Les signataires s’engagent à diffuser la vision de la NAFAD au plus près des communautés, à structurer et harmoniser les initiatives existantes, et à mobiliser les ressources issues de la diaspora, de la philanthropie et de l’épargne locale au service du développement.

Réseau des Marocains entrepreneurs du monde

Mis en lumière au GITEX Africa 2026 : des initiatives y ont vu le jour pour favoriser l’échange d’expériences et le développement de projets, illustrant la structuration croissante des entrepreneurs marocains de l’étranger. Il s’agit d’un cadre général de concertation plutôt qu’événement ponctuel.

Prix d’Excellence des Leaders Africains 2026 (Luanda, Angola)

Le 28 avril 2026, 81 personnes et institutions à fort impact sur le développement du continent ont été honorées à Luanda, lors d’une cérémonie couvrant huit pays (Angola, RDC, Congo-Brazzaville, Nigeria, Zimbabwe, Afrique du Sud, Namibie, entre autres). Une initiative de Luadeira Digital Angola valorisant carrières et contributions africaines, avec une ambition continentale incluant la diaspora.

Forum « Diaspora for Growth » (Côte d’Ivoire)

Lancé officiellement le 7 mai 2026 au Plateau (Abidjan) par le ministère délégué chargé de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur. L’initiative articule un roadshow à Milan le 6 juin et un forum à Paris les 26 et 27 juin, pour promouvoir les opportunités d’investissement en Côte d’Ivoire et faciliter le transfert de ressources financières, technologiques et humaines. Il s’agit d’une initiative étatique de mobilisation de la diaspora plus que d’un projet porté par la diaspora elle-même.

Tope Awotona, le Nigérian qui a bâti une licorne sur une idée que personne ne voulait financer

Parti de Lagos adolescent, ce fils d’entrepreneur a misé toutes ses économies sur un logiciel jugé banal et en a fait Calendly, valorisée 3 milliards de dollars. Portrait d’un opérateur méthodique devenu l’un des rares milliardaires noirs de la tech. D’emblée Tope Awotona s’est distingué par sa prise de risque : il a engagé son patrimoine sur une conviction, dans un secteur réputé ennuyeux. Tope Awotona a refusé de suivre le circuit classique : bâtir loin de la Silicon Valley, viser la rentabilité avant la levée. Cependant, sa réussite est américaine, sans appui sur des réseaux africains. Elle illustre une tension : les figures les plus visibles de la diaspora tech sont celles qui ont quitté le continent jeunes et bâti hors de lui. Inspirant, mais ce n’est pas le récit d’un entrepreneur qui travaille depuis Lagos ou Dakar. Le modèle du natif de Lagos dit moins sur l’écosystème africain que sur un talent qu’il a laissé partir. Avant Calendly, Awotona avait fondé trois entreprises qui ont toutes échoué : un site de rencontres, une activité de vente de projecteurs et un commerce d’équipement de jardinage. Ces ratés lui apprennent à ne plus se ménager de porte de sortie. En 2013, il lance Calendly, un logiciel qui supprime les échanges d’e-mails pour fixer un rendez-vous. Il y engloutit ses 200.000 dollars d’économies, vide son plan d’épargne retraite et pousse ses cartes de crédit à fond. Les investisseurs ne suivent pas – fondateur noir, immigré, produit jugé sans relief. La rigueur devient son arme. L’entreprise est rentable depuis 2016, ce qui lui donne un pouvoir de négociation rare. En 2021, il décroche 350 millions de dollars, propulsant la valorisation à 3 milliards. Aujourd’hui, Forbes estime sa fortune à 1,4 milliard.

Article publié dans le numéro Juin-Juillet d’Africa Income Magazine

Télécoms ivoiriens : le mobile money propulse le secteur à 351 milliards FCFA au premier trimestre 2026

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Selon les données déclaratives des opérateurs publiées par l'ARTCI, le secteur a généré 351,2 milliards FCFA de chiffre d'affaires au premier trimestre 2026.

Porté par la vigueur du mobile money et de la data, l’écosystème télécom ivoirien affiche une santé financière solide. Selon les données déclaratives des opérateurs publiées par l’ARTCI, le secteur a généré 351,2 milliards FCFA de chiffre d’affaires au premier trimestre 2026. Ce qui offre aux investisseurs régionaux une visibilité rassurante sur sa rentabilité future.

Le volume total des revenus consolidés sur les trois premiers mois de l’année traduit une capacité de génération de cash-flow robuste. À cette rentabilité s’ajoute un effort d’investissement soutenu, évalué à 18,5 milliards FCFA sur la période. Ces dépenses en capital, indispensables à la modernisation des réseaux et au maintien de la qualité de service, confirment l’engagement de long terme des acteurs à consolider leurs actifs. La maîtrise des charges d’exploitation directes reste par ailleurs rigoureuse, avec un effectif à temps plein de 2 947 salariés pour l’ensemble du secteur. Le ratio entre le volume des effectifs et le chiffre d’affaires témoigne d’une productivité élevée par agent, un indicateur clé pour les banquiers d’affaires soucieux de jauger l’efficacité opérationnelle et la structure des coûts des entreprises.

La data et le mobile money, relais de croissance à forte marge

Au-delà de la performance globale, la valorisation boursière des sociétés de télécommunications repose sur leur aptitude à monétiser le flux de données et les services numériques à forte valeur ajoutée. Le segment de la data mobile constitue à ce titre un moteur puissant : ses abonnements actifs atteignent 40,9 millions d’utilisateurs à la clôture du trimestre. Cette adoption généralisée de l’internet sur smartphone soutient le revenu moyen par utilisateur et compense l’érosion des usages vocaux classiques. Le mobile money confirme quant à lui son rôle de moteur prioritaire de la rentabilité, avec un parc de 26,8 millions d’abonnements. Les commissions récurrentes qu’il génère dégagent des marges bénéficiaires particulièrement élevées, renforçant la capacité d’autofinancement des opérateurs et leur faculté à distribuer des dividendes réguliers aux investisseurs institutionnels.

A lire aussi : Télécoms : MTN Nigéria se remet de la dévaluation du naira

L’assise commerciale du secteur s’appuie sur un parc global de 60,1 millions d’abonnements à la téléphonie mobile, signe d’une pénétration très large des services au sein de la population. À l’inverse, la téléphonie fixe recule, ne comptant plus que 235 855 abonnements. L’internet fixe poursuit en revanche sa progression avec 816 207 abonnés, s’imposant comme un vecteur stratégique d’extension auprès des entreprises et des ménages. Pour soutenir cette demande en connectivité, les opérateurs exploitent des infrastructures lourdes : 38 488 kilomètres de réseau de fibre optique déployés sur le territoire. Sur le plan international, la bande passante des câbles sous-marins atteint 4 867 gigabits par seconde, avec un taux d’utilisation de 47 %. Ces actifs physiques valorisent l’approche patrimoniale des entreprises et sécurisent les développements futurs, consolidant les fondamentaux du secteur sur les marchés financiers.

Cacao ivoirien : sous tension, les producteurs pointent le déficite pluviométrique

red and white Theobroma cacao
les producteurs de cacao ivoiriens espèrent un retour du temps propice pour soutenir la récolte de septembre à février.

Après une semaine marquée par un déficit pluviométrique, les producteurs de cacao ivoiriens espèrent un retour du temps propice pour soutenir la récolte de septembre à février. Les perspectives restent prometteuses, à condition d’entretenir rigoureusement les plantations, selon un reportage de Reuters auprès des agriculteurs du premier pays producteur mondial de cacao .

Dans la plupart des régions cacaoyères de Côte d’Ivoire, les producteurs attendent un ensoleillement plus généreux pour accompagner le développement de la campagne principale, qui s’étend de septembre à février. Cet appel intervient après une semaine de pluies inférieures à la moyenne et un rafraîchissement des températures. Le pays, premier fournisseur mondial de fèves de cacao, traverse actuellement sa saison des pluies, qui court habituellement d’avril à la mi-novembre. Malgré le déficit hydrique récent, plusieurs planteurs estiment que l’humidité des sols demeure suffisante pour nourrir les arbres pendant encore quelques semaines.

A lire aussi : Agriculture cacao coton Côte d’Ivoire

Si les prévisions sont jugées encourageantes, les producteurs alertent sur un risque bien identifié : sans application rigoureuse d’engrais et de pesticides ce mois-ci, les fruits pourraient dépérir et compromettre la récolte. « Il peut faire très froid par moments. C’est maintenant qu’il faut traiter les cultures, sinon les pertes seront importantes », prévient dans les colonnes de l’agence Reuters, Kouassi Kouame, planteur près de Soubré, dans l‘ouest du pays. Dans cette zone, seuls 0,6 mm de pluie sont tombés la semaine écoulée, soit 11,6 mm sous la moyenne quinquennale. Dans les régions méridionales d’Agboville et de Divo, ainsi que dans l’est à Abengourou, où les précipitations sont également restées faibles, les producteurs se montrent plus sereins : de nombreux fruits continuent de proliférer sur les cabosses. Si les conditions restent favorables jusqu’en septembre, la récolte principale pourrait s’annoncer abondante de la mi-octobre à décembre.

Dans le centre-ouest, à Daloa, comme dans les régions centrales de Bongouanou et Yamoussoukro, les plantations ont bien produit malgré des pluies déficitaires. Mais un excès d’eau en septembre pourrait fragiliser les cultures et favoriser l’apparition de maladies. Sur l’ensemble du territoire, les températures hebdomadaires ont oscillé entre 24,4 et 27,4 degrés Celsius, un niveau que les planteurs jugent propice, à condition qu’elles soient accompagnées d’un ensoleillement suffisant.

Vision 2040 : Lomé mise sur les capitaux privés pour financer sa transformation économique

Le gouvernement togolais a réuni le jeudi 30 juillet à Lomé les organisations patronales, des entreprises et des bailleurs de fonds afin de définir la contribution des acteurs privés à sa stratégie Vision 2040. (Crédit : DR).

Le Togo entend faire du secteur privé le principal moteur de son développement à l’horizon 2040. Le gouvernement togolais a réuni le jeudi 30 juillet à Lomé les organisations patronales, des entreprises et des bailleurs de fonds afin de définir la contribution des acteurs privés à sa stratégie Vision 2040. Ce cadre ambitieux prévoit un doublement du produit intérieur brut (PIB) par habitant et une réduction du taux de pauvreté sous le seuil de 15 %.

Les autorités abordent cette échéance avec un indicateur favorable. Le stock d’investissements directs étrangers présents dans le pays a progressé de 27,3 % en 2025, un bond qui témoigne d’un regain d’attractivité et de la confiance croissante des opérateurs internationaux à l’égard de l’économie togolaise. Pour Lomé, cette dynamique valide le pari d’un modèle de croissance davantage adossé aux capitaux privés qu’au financement public, dont les marges de manœuvre restent contraintes. La rencontre du 30 juillet visait précisément à traduire cet élan en engagements concrets. Il s’agissait de préciser le rôle attendu des entreprises et des organisations patronales dans le financement des chantiers structurants des quinze prochaines années : infrastructures, industrialisation, agriculture, services et transition numérique figurent parmi les secteurs appelés à mobiliser des ressources privées substantielles.

La question des contreparties reste ouverte

Si la volonté politique est affichée, l’équation économique demeure incomplète. L’État togolais n’a pas encore précisé les contreparties qu’il compte offrir aux entreprises pour sécuriser et rentabiliser leurs engagements de long terme. Or, la mobilisation durable de capitaux privés suppose un cadre clair : incitations fiscales, garanties publiques, stabilité réglementaire, mécanismes de partage des risques ou encore facilités d’accès au foncier et au crédit. Ces dispositifs constituent souvent le facteur décisif dans la décision d’investir sur un horizon aussi long. Les bailleurs de fonds, également présents à Lomé, pourraient jouer un rôle de catalyseur en cofinançant certains projets ou en apportant des garanties susceptibles de rassurer les investisseurs privés.

A lire aussi : Chronique : Togo, un potentiel immense, mais…

Vision 2040 engage le Togo sur une trajectoire de quinze ans dont la réussite dépendra de la capacité de l’État à transformer l’intérêt actuel des investisseurs en engagements pérennes. La progression du stock d’IDE offre une base solide, mais elle ne saurait suffire sans un partenariat public-privé structuré et lisible. Le rendez-vous du 30 juillet marque ainsi une première étape. Les prochains mois diront si Lomé parvient à définir les termes d’un contrat de confiance avec le secteur privé, condition sine qua non d’un doublement du PIB par habitant et d’un recul durable de la pauvreté.

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Dossier tourisme – Portrait : Idrissa Samaké, Responsable Food & Beverage à Tanger

Avant d’intégrer le Grand Mogador, Idrissa Samaké a offert ses services au Grand Hôtel Villa de France, ainsi qu’à l’Hôtel El Minzah, en tant que de Responsable de Restaurants, pendant 8 ans. (Crédit : DR).

De grands groupes hôteliers misent sur le continent africain. Fort heureusement, ils trouvent sur place un personnel, qualifié et professionnel, pour transformer leurs essais respectifs.

Idrissa Samaké, lorsqu’on croise Idrissa Samaké, c’est son sourire affable qui captive ! Loin d’être de façade, c’est une jovialité qui n’occulte pas le professionnalisme d’un responsable qui a l’œil à tout. En dépit de l’attention accordée à ses interlocuteurs directs, il a ce rare et subreptice balayage panoramique qui lui permet de capter les moindres détails de son périmètre pour apporter d’éventuelles corrections. Samaké est attentionné de sorte que chaque client croit qu’il est là pour lui seul. S’il a mis le pied à l’étrier à Casablanca puis Rabat, juste après sa formation professionnelle à la mi-90, notamment au sein du complexe Hôtelier Le Dawliz, en tant que Maître d’Hôtel, Chef de rang au sein des restaurant la Gardenia, le Shangri-la, une bonne partie de sa carrière se réalise à Tanger.

Depuis un peu plus de 3 ans, c’est au Grand Mogador Sea View de Tanger au Maroc, où ce polyglotte, qui parle 6 langues, officie en tant que Responsable Food & Beverage.

Une nouvelle corde à son arc. Son parcours l’a conduit à occuper, dans la ville du Détroit, les fonctions de Responsable de Restaurant à l’hôtel El Minzah et au Grand Hôtel Villa de France à Tanger, de Responsable de Service de Restauration des 2 Palais de Son Altesse Royale, alors Prince Héritier Salman Bin Abdelaziz Al Saoud, devenu actuel Roi d’Arabie saoudite, de Responsable Room Service, de Banquet et 1er Maître d’Hôtel… Nous mettons des points de suspension, dans la mesure où il serait quasi-impossible de retracer le parcours de ce rofessionnel de l’hôtellerie et de la restauration, depuis qu’il décrocha son Diplôme de Technicien en Hôtellerie, option Restaurant-Réception avec la Mention Très Bien en 1994 à l’Ecole hôtelière ERFOUD (Errachidia- Maroc).

Un itinéraire protéiforme, éclectique

Avant d’intégrer le Grand Mogador, Idrissa Samaké a offert ses services au Grand Hôtel Villa de France, ainsi qu’à l’Hôtel El Minzah, en tant que de Responsable de Restaurants, pendant 8 ans. Il y a dirigé les points de vente, notamment au niveau des restaurants, des salles de banquet et de réunion, mais aussi le room service, avec une équipe de plus de 20 serveurs. Il a notamment assuré la gestion des réclamations, l’évaluation du personnel et participé à l’établissement des plans d’action, sans omettre la gestion des formations.

Parmi ses challenges, gérer la restauration d’un Palais royal-celui du roi d’Arabie saoudite, Achakar & Rmilate à Tanger, ce qui n’est pas à la portée de tout professionnel d’hôtellerie. En effet, au cours de l’année 2014, pendant plus d’un semestre, Idrissa Samaké a été Responsable Service de Restauration, en collaboration avec des chefs de cuisine de nationalités différentes de Son Altesse Royale Salman Bin Abdelaziz Al Saoud, alors Prince Héritier, actuel Roi d’Arabie saoudite Il dirigea alors une brigade de plus de 50 serveurs, selon les normes spécifiques des palais. Retraçant cette expérience, Idrissa nous rappelle qu’il se chargeait personnellement des repas du Prince, durant ses séjours au Maroc.

Mais le parcours d’Idrissa, c’est aussi son passage pendant une décennie au Movenpick Hotel et Casino, Malabata à Tanger. Il y est arrivé en tant que Maitre d’Hôtel, Room Service et Mini Bar, gérant un staff de 18 à 20 personnes, pendant 2 ans, avant de réintégrer, pendant 9 ans, ce mastodonte de 240 chambres, 3 restaurants, 02 bars, 01 espace banquet, 01 snack-piscine, en tant que Responsable Restaurant, Room Service et Banquet. Il était alors à la tête d’un service de 20 à 25 personnes. Entre temps, il occupa brièvement le poste de Maitre d’Hôtel, Room Service en 2003 au Sofitel Thalasso Marina Smir, Groupe Accor. Un établissement de 140 chambres, 03 restaurants, 01 bar, et un espace banquet, où il a dirigé un staff de 15 personnes. Idrissa Samaké est un concentré de professionnalisme, qui rappelle que l’Afrique à les talents nécessaires pour assurer les différentes étapes de la chaine production de son industrie hotellière, et qui méritent d’être mis davantage en exergue.

Portrait réalisé par Daouda Mbaye

Startups africaines : les douze qui ont marqué le deuxième trimestre 2026

Le deuxième trimestre 2026 confirme la mutation profonde de l'écosystème des startups africaines. Après un premier trimestre marqué par un rebond du capital, les mois d'avril et de mai ont révélé un marché qui privilégie désormais la qualité à la quantité : moins de tours de table, mais des montants plus élevés concentrés sur des entreprises matures. (Crédit : DR).

Entre concentration du capital, vague stablecoin et domination égyptienne, tour d’horizon des startups qui se sont distinguées en avril et mai 2026. Le deuxième trimestre 2026 confirme la mutation profonde de l’écosystème des startups africaines. Après un premier trimestre marqué par un rebond du capital, les mois d’avril et de mai ont révélé un marché…

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Devises africaines : le cedi, le naira et le shilling ougandais sous pression face au dollar

Les marchés des changes africains affichent une orientation contrastée. Trois grandes monnaies devraient céder du terrain face au dollar, sur fond de tensions persistantes entre une demande de devises fortes en hausse et une offre insuffisante. (Crédit : DR).

Les monnaies du Ghana, du Nigeria et de l’Ouganda devraient reculer face au billet vert durant la semaine s’achevant le jeudi 30 juillet, tandis que le shilling kényan et le kwacha zambien resteraient globalement stables, selon les informations de Reuters. Demande soutenue de devises fortes, flambée des cours pétroliers et déséquilibres entre offre et demande dessinent une trajectoire baissière pour plusieurs devises du continent.

Les marchés des changes africains affichent une orientation contrastée. Trois grandes monnaies devraient céder du terrain face au dollar, sur fond de tensions persistantes entre une demande de devises fortes en hausse et une offre insuffisante. Au Ghana, le cedi reste sous pression, la demande soutenue de dollars des entreprises dépassant l’offre disponible. Selon les données LSEG, la monnaie s’échangeait à 11,61 pour un dollar jeudi, contre 11,50 une semaine plus tôt. « Nous avons observé une demande accrue de devises de la part des comptes d’entreprises locales, en particulier dans les secteurs de l’énergie et du commerce », a indiqué Andrews Akoto, responsable du trading chez Absa Bank Ghana à Reuters. Il souligne qu’à la dernière adjudication de devises de la banque centrale, les offres d’achat ont dépassé de plus de 3,5 fois l’offre disponible, laissant présager un maintien de la pression sur le cedi. Au Nigeria, le naira devrait également s’affaiblir, principalement en raison des achats de devises des importateurs de carburant, dont l’appétit continue de peser sur la monnaie.

A lire aussi : Nigeria : 2 milliards de dollars pour révolutionner le numérique

En Ouganda, le shilling devrait prolonger ses récentes pertes, alimentées par la reprise des combats au Moyen-Orient qui pousse à la hausse les cours mondiaux du brut. Les banques commerciales cotaient le shilling à 3 735/3 745 pour un dollar, contre une clôture de 3 685/3 695 le jeudi précédent. « Le shilling a subi des pertes ces derniers jours en raison de la dynamique des marchés mondiaux de l’énergie… nous anticipons de nouvelles baisses à court terme, à moins d’une détente de la situation géopolitique au Moyen-Orient », selon un spécialiste interrogé par l’ageencee britannique, tablant sur un repli vers 3 750 cedi dans les prochains jours. À l’inverse, deux devises tirent leur épingle du jeu. Le shilling kényan devrait demeurer globalement stable, prolongeant une tendance de fond bien ancrée. En Zambie, le kwacha devrait rester relativement stable, soutenu par la hausse des cours du cuivre. Jeudi, les banques commerciales cotaient la monnaie du deuxième producteur africain de cuivre à 18,54 pour un dollar, contre 18,44 une semaine auparavant. Et les prix du cuivre devraient se maintenir à court terme, ce qui devrait soutenir la monnaie locale.

Tchad : secteur clé, l’agriculture réhausse la croissance économique à 5,6 % en 2025

L'économie tchadienne a progressé de 5,6 % en 2025, portée par les performances du secteur agricole, selon la note sur la situation économique du Tchad 2025 présentée le 23 juillet 2026 à N'Djaména par la Banque mondiale. (Crédit : DR)

L’économie tchadienne a enregistré une croissance de 5,6 % en 2025, portée par les performances du secteur agricole, selon la note sur la situation économique du Tchad 2025 présentée le 23 juillet 2026 à N’Djaména par la Banque mondiale. Intitulé « Libérer le potentiel des MPME et la création d’emplois », le rapport met en lumière une amélioration des principaux indicateurs macroéconomiques, tout en préconisant une accélération des réformes en faveur du secteur privé.

Le secteur agricole s’est imposé comme le principal moteur de la croissance économique tchadienne en 2025. Lors de la présentation des résultats, Mvogo Jean-Paul, spécialiste principal du secteur privé à la Banque mondiale, a précisé que le déficit budgétaire s’était contracté, revenant de 2,1 % du PIB en 2024 à 1,7 % en 2025, à la faveur d’une progression de 23,7 % des recettes non pétrolières. Cette dynamique s’explique notamment par la facturation électronique, la modernisation de la TVA et le renforcement de l’administration fiscale. Les recettes publiques ont ainsi atteint 17,8 % du PIB, contre 16,1 % en 2024, en dépit du repli des revenus pétroliers, tandis que les dépenses se sont établies à 19,4 % du PIB, sous l’effet de l’augmentation des investissements publics. Le ratio de la dette publique s’inscrit lui aussi en recul, passant de 32,7 % du PIB en 2024 à 30,2 % en 2025. Pour 2026, la Banque mondiale anticipe une croissance de 5,2 %, soutenue par le secteur non pétrolier, en particulier l’agriculture, les services et l’industrie.

Les MPME au cœur des réformes

Le rapport relève toutefois que l’économie tchadienne demeure largement dominée par les micros, petites et moyennes entreprises (MPME), dont une part considérable évolue dans le secteur informel. Si le climat des affaires s’est amélioré en 2025, Mvogo Jean-Paul juge que des réformes supplémentaires s’avèrent nécessaires pour favoriser la création d’emplois de qualité. Il préconise en particulier d’accélérer les réformes douanières, de faciliter l’accès aux services publics, d’instituer un fonds dédié aux femmes et aux jeunes entrepreneurs, de consolider la justice commerciale, de lever les contraintes foncières, d’améliorer les infrastructures, de poursuivre la digitalisation et de renforcer l’accompagnement des PME. « En 2025, le climat des affaires s’est amélioré, mais le secteur informel a besoin de soutien pour créer des emplois de qualité », a-t-il souligné.

A lire aussi : Le FMI octroie un prêt de 625 millions US au Tchad

Le représentant résident de la Banque mondiale au Tchad, Farouk Mollah Banna, a observé que cette croissance de 5,6 %, soit 2,1 % par habitant, s’est accompagnée d’un recul du taux de pauvreté, ramené de 42,5 % en 2024 à 40,7 % en 2025. « Ces progrès méritent d’être salués. Ils témoignent de la résilience de l’économie tchadienne ainsi que des efforts consentis par les autorités et les organisations dans un environnement de développement exigeant », a-t-il déclaré. Présent à la cérémonie, le ministre du Commerce et de l’Industrie, Guibolo Fanga Matthieu, a rappelé que les MPME constituent l’ossature du tissu économique national et que le gouvernement entend poursuivre ses efforts en vue de renforcer le dialogue avec le secteur privé, notamment dans la perspective de l’industrialisation.

Des réformes au service de la réduction de la pauvreté

Pour le ministre d’État, ministre des Finances, du Budget, de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, Tahir Hamid Nguilin, les performances enregistrées en 2025 s’inscrivent dans la dynamique du Plan national de développement « Tchad Connexion 2030 », qui rassemble 268 projets. Il a estimé que cette croissance concourt au recul de la pauvreté et a réaffirmé l’objectif de soustraire trois millions de Tchadiens à la pauvreté d’ici cinq ans, grâce notamment aux réformes engagées en matière de digitalisation et d’amélioration du climat des affaires. « Ce fut une année exceptionnelle, car nous avons lancé le Plan national de développement Tchad Connexion 2030, qui comprend 268 projets. Le taux de croissance de 5,6 % établi par la Banque mondiale a permis de faire reculer la pauvreté. Notre ambition est de soustraire trois millions de Tchadiens à la pauvreté d’ici cinq ans », s’est-il félicité.

Interview : Les marchés africains du tourisme mûrissent

Réda Faceh - Vice-President Development - Northern, Western & Central Africa, Groupe Accor

Dans cet entretien Réda Faceh, expert reconnu du secteur hôtelier, fort de plus de 25 ans d’expérience – revient pour Africa Income – entre autres sur la transformation profonde de ses usages de consommation que connaît l’Afrique, comment le Groupe Accor y surfe, adaptant la demande par des offres Premium via des marques comme Mövenpick,…

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