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Mali : Barrick désamorce la grève à Loulo-Gounkoto

Barrick Mining a signé une nouvelle convention collective avec les syndicats représentant les travailleurs de Loulo-Gounkoto, son complexe aurifère situé dans l'ouest du Mali.

Le géant minier canadien a conclu une nouvelle convention collective avec les syndicats de son complexe aurifère de l’ouest malien. Cet accord écarte la menace d’un arrêt de travail prévu fin septembre, moins d’un an après la fin du bras de fer entre Barrick et Bamako.

Barrick Mining a signé une nouvelle convention collective avec les syndicats représentant les travailleurs de Loulo-Gounkoto, son complexe aurifère situé dans l’ouest du Mali. L’information, d’abord révélée par Bloomberg, a été confirmée dimanche à Reuters par un porte-parole du groupe canadien et par un responsable syndical. Selon Bani Sacko, délégué syndical sur le site, l’entente a été trouvée le lundi 21 septembre à l’issue d’une réunion entre les parties. Le mouvement de grève a depuis été levé. D’après lui, les autres préavis déposés dans le secteur auraient également été retirés. Les syndicats de Loulo-Gounkoto avaient présenté une plateforme de quinze revendications.

Sous-traitants et filiales concernés

Abdoulaye Coulibaly, de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM), cité par Bloomberg, a précisé que l’accord couvre les salariés de trois entités : Somilo SA, Gounkoto SA et Food & Events Africa, le prestataire chargé de la restauration et des services de soutien sur le site. Début septembre, les syndicats de Somilo et de Gounkoto avaient menacé de cesser le travail à la fin du mois. Ils réclamaient le paiement des heures supplémentaires, le remboursement des frais de mission et l’application effective des accords sociaux en vigueur. Des préavis distincts avaient aussi été déposés par le personnel de Food & Events Africa, ainsi que par des agents du régulateur minier malien et d’autres services de l’administration des mines.

Une page tournée après deux années de crise

Cet apaisement social intervient dans un contexte encore marqué par la longue confrontation entre Barrick et les autorités de transition. En novembre 2025, les deux parties avaient réglé leur différend sur le partage des revenus et le contrôle de Loulo-Gounkoto, au terme de deux années de négociations. La crise avait atteint son paroxysme en janvier 2025. Barrick avait alors suspendu temporairement ses opérations, après l’arrestation de plusieurs de ses employés et l’émission d’un mandat d’arrêt contre son ancien directeur général, Mark Bristow, pour des soupçons de délits financiers.

Le code minier de 2023 en toile de fond

Depuis l’adoption d’un nouveau code minier en 2023, le gouvernement malien a renforcé son emprise sur un secteur stratégique. L’objectif affiché est d’accroître les recettes publiques tirées des ressources naturelles du pays, l’un des principaux producteurs d’or du continent. Pour Barrick, la paix sociale retrouvée à Loulo-Gounkoto est un signal attendu. Après avoir soldé son contentieux avec l’État, le groupe évite ainsi un nouveau front, cette fois interne, sur l’un de ses actifs africains les plus exposés.

La Banque du Ghana fait de la reconstitution des réserves sa priorité

Devant le Comité de politique monétaire, le gouverneur de la Bank of Ghana a dressé un tableau contrasté. (Crédit : Dr).

Compte courant affaibli, réserves en recul et exportations d’or de GoldBod à l’arrêt depuis août : en ouvrant, le 23 septembre, la réunion du Comité de politique monétaire, le gouverneur Johnson Asiama a placé la consolidation des coussins de change au cœur de l’agenda des prochains mois.

Devant le Comité de politique monétaire, le gouverneur de la Bank of Ghana a dressé un tableau contrasté. La conjoncture intérieure reste globalement favorable, mais l’environnement international se dégrade, sous l’effet du conflit au Moyen-Orient et de la flambée des cours du pétrole. Trois signaux d’alerte retiennent l’attention de l’institut d’émission : la détérioration du compte courant, l’érosion des réserves et l’interruption des exportations d’or par GoldBod, l’organisme public chargé de la commercialisation du métal jaune. Ce contexte impose, selon Johnson Asiama, de réexaminer les amortisseurs du pays avant la hausse habituelle de la demande de devises au quatrième trimestre. « Reconstituer les réserves sera une priorité clé pour la banque dans les mois à venir », a-t-il insisté.

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Les réserves aurifères du Ghana sont tombées à 24,4 tonnes en juin 2026, contre 33 tonnes un an plus tôt. Cette baisse d’environ un quart s’explique par les ventes d’or réalisées en 2025 et par des achats auprès des grandes compagnies minières inférieurs aux objectifs fixés. Dans le cadre du programme national d’achat d’or, GoldBod collecte la production locale en vue de l’exporter et d’alimenter les réserves. Une partie des lingots est transférée à la banque centrale pour renforcer le matelas de devises et soutenir le cedi. Pour inverser la tendance, Accra a déjà durci les règles. En mai, les autorités ont relevé de 20 % à 30 % la part de la production annuelle que les grandes sociétés minières doivent céder à la banque centrale. Une mesure censée accélérer la reconstitution des stocks, mais dont l’effet reste suspendu à la reprise des flux de GoldBod.

Une croissance qui ralentit légèrement

Côté activité, l’économie ghanéenne a progressé de 6,0 % au deuxième trimestre 2026, contre 6,6 % (chiffre révisé) sur la même période de 2025, selon le Ghana Statistical Service. Un rythme encore soutenu, qui laisse toutefois peu de marge à la politique monétaire face aux tensions extérieures. Pour le premier producteur d’or du continent, l’enjeu dépasse la seule gestion des stocks. Le métal jaune constitue l’un des principaux leviers de soutien au cedi, et toute interruption durable des ventes de GoldBod prive la banque centrale d’une source clé de devises. À l’approche de la fin d’année, période où importateurs et entreprises accroissent traditionnellement leurs besoins en dollars, les arbitrages du Comité de politique monétaire seront scrutés de près par les investisseurs et les partenaires financiers d’Accra.

Cacao : le déficit de pluie fait planer le doute sur la récolte ivoirienne

Les pluies ont été insuffisantes la semaine dernière dans la plupart des bassins cacaoyers de Côte d'Ivoire, premier producteur mondial.

Les pluies ont été insuffisantes la semaine dernière dans la plupart des bassins cacaoyers de Côte d’Ivoire, premier producteur mondial. Les producteurs redoutent que le déficit pluviométrique ne compromette le développement de la principale campagne. Laquelle se déroule se déroule de septembre à février, et en fragilisant notamment la qualité comme le volume des fèves cultivées.

À l’entame de la grande saison, la météo inquiète les producteurs. Selon les relevés hebdomadaires, les précipitations sont nettement en dessous de la moyenne dans les principales régions de production. Dans le bassin de Daloa, dans le centre-ouest, il n’est tombé que 3,6 millimètres de pluie sur la semaine, soit 26,1 millimètres sous la normale saisonnière. La situation est comparable ailleurs. Les pluies ont été très faibles à Agboville, dans le sud, et à Abengourou, dans l’est, tandis qu’aucune goutte n’est tombée à Divo et à Soubré, deux zones clés de l’ouest et du sud. Les régions de Bongouanou et de Yamoussoukro, dans le centre, sont également concernées par ce déficit hydrique.

Des cultures sous stress

Faute d’humidité suffisante, le développement des jeunes fèves est ralenti et certaines chutent prématurément des arbres. Les producteurs craignent qu’un manque de pluie prolongé jusqu’à la mi-octobre ne raccourcisse la fenêtre de récolte de la campagne principale, la plus importante de l’année.

Au-delà du volume, c’est la qualité qui est en jeu. La persistance d’un ciel couvert complique le séchage des fèves, une étape déterminante pour la valeur marchande du cacao ivoirien. Des fèves mal séchées se négocient à un prix moindre et pèsent sur les revenus des exploitants.

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Certains producteurs veulent toutefois croire à un retournement. À Daloa, les premières averses ont ravivé l’espoir d’un retour à des conditions plus favorables. « Il a bien plu ce matin. Nous espérons que cela va continuer », confie Jules Kouassi, planteur de la région à nos confrères de Reuters. L’enjeu est de taille pour l’économie ivoirienne, dont le cacao demeure le principal produit d’exportation. L’évolution des pluies dans les prochaines semaines sera scrutée de près par la filière, les négociants et les marchés internationaux, à l’heure où l’offre mondiale reste tendue.

Finance : Le Gabon vise 2 milliards de dollars sur les marchés pour financer son budget 2027

Selon un communiqué du ministère de l'Économie et des Finances diffusé durant le week-end, le projet de budget porte l'ensemble des ressources et des dépenses de l'État à 6 223 milliards de francs CFA, en hausse de 727,9 milliards par rapport au budget 2026 révisé. (Crédit : DR)
Exxon signe un accord avec le Gabon pour explorer du pétrole et du gaz. Ce protocole d'accord, non contraignant, marque l'expansion des activités du premier géant pétrolier américain en Afrique. (Crédit : Africa Income)

Le gouvernement gabonais compte lever 1 144 milliards de francs CFA, soit 2,01 milliards de dollars sur les marchés internationaux en 2027. Adopté en conseil des ministres et transmis au Parlement, le projet de loi de finances parie sur une reprise de la production d’or noir et une croissance de 4,5 %, au moment où le remboursement de la dette pèse de plus en plus lourd.

Le Gabon voit grand pour 2027. Selon un communiqué du ministère de l’Économie et des Finances diffusé durant le week-end, le projet de budget porte l’ensemble des ressources et des dépenses de l’État à 6 223 milliards de francs CFA, en hausse de 727,9 milliards par rapport au budget 2026 révisé. Pour financer ces ambitions, Libreville prévoit de solliciter fortement les marchés extérieurs, à hauteur de 1 144 milliards de francs CFA. À cet endettement international s’ajoutent 600 milliards levés sur les marchés domestique et régional, 300 milliards d’emprunts bancaires, 600 milliards d’appuis budgétaires et 287,3 milliards de financements de projets.

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Le budget repose sur des hypothèses volontaristes. La croissance est attendue à 4,5 % en 2027, contre 4,0 % en 2026. La production pétrolière progresserait de 4,1 %, à 11,30 millions de tonnes, après 10,80 millions un an plus tôt. Prudence toutefois sur les cours : le baril de brut gabonais est retenu à 70 dollars en moyenne, en repli par rapport aux 80 dollars inscrits pour 2026. Le manganèse, autre pilier des recettes, verrait sa production grimper de 8,6 %, à 10,35 millions de tonnes, portée par une envolée de 45 % du prix retenu, à 241,9 dollars la tonne. Nouveauté attendue en 2027 : le démarrage de l’exploitation du minerai de fer, avec une production estimée à 1,5 million de tonnes.

Le poids croissant de la dette

Revers de la médaille, le service de la dette se creuse. Les charges d’intérêts sont projetées à 667,3 milliards de francs CFA en 2027, contre 487,6 milliards dans le budget 2026 révisé. L’amortissement de la dette atteindrait pour sa part 1 880 milliards, tandis que l’État prévoit d’apurer 142,9 milliards d’arriérés. Reste désormais l’étape parlementaire : le texte doit encore être examiné et adopté par les députés avant de devenir exécutoire.

GISEC Global 2026 : à Dubaï, l’IA et la géopolitique au cœur de la bataille cyber

Du 16 au 18 septembre 2026, Dubaï a accueilli GISEC Global, présenté comme le plus grand rendez-vous de cybersécurité du Moyen-Orient et de l’Afrique. (Crédit : Africa Income)

Du 16 au 18 septembre 2026, Dubaï a accueilli GISEC Global, présenté comme le plus grand rendez-vous de cybersécurité du Moyen-Orient et de l’Afrique. Ouverte par Son Altesse Cheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum, l’édition 2026 a réuni gouvernements et directeurs de la sécurité des systèmes d’information (CISO) de grands groupes mondiaux autour de trois lignes de force : l’intelligence artificielle, la géopolitique et la protection des infrastructures critiques.

Le coup d’envoi de GISEC Global 2026 a été donné par Son Altesse Cheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum, qui a officiellement ouvert la manifestation avant d’en parcourir les allées et de visiter les stands des exposants. Ce geste, au sommet de l’appareil d’État émirien, en dit long sur la place qu’occupe désormais la cybersécurité dans la stratégie de Dubaï et des Émirats arabes unis. Il ne s’agit plus d’un sujet technique cantonné aux salles serveurs, mais une priorité nationale, économique et diplomatique de premier plan. En donnant à l’événement cette caution officielle, les autorités émiriennes confirment leur ambition de faire de Dubaï l’un des carrefours mondiaux de la sécurité numérique, à la croisée de l’Asie, de l’Europe et de l’Afrique.

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Sur la scène principale (Main Stage), les dirigeants du secteur se sont succédé pour décrypter un environnement de la menace en profonde recomposition. Au menu des débats : l’intelligence artificielle, la géopolitique et la transformation rapide du paysage de la cybersécurité. L’essor de l’IA y a été abordé sous son double visage. Il est un levier de défense et de détection, mais aussi une arme entre les mains d’attaquants toujours plus outillés. Couplées aux tensions géopolitiques, ces mutations dessinent un champ de bataille numérique où États, entreprises et opérateurs d’infrastructures doivent sans cesse réinventer leurs lignes de défense. La tonalité des échanges a confirmé un basculement. La cybersécurité n’est plus une fonction support, mais une composante centrale de la souveraineté et de la compétitivité des nations comme des entreprises.

Le « Global Leaders Series » : le débat entre États et multinationales

Temps fort de la première journée, le Global Leaders Series a réuni autour d’une même table le gouvernement des Émirats arabes unis et les responsables de la cybersécurité (CISO) de trois grands groupes internationaux : Visa, Schneider Electric et Under Armour. C’est un dialogue entre puissance publique et champions privés. Lesquels regroupent des secteurs allant du paiement électronique à la gestion de l’énergie en passant par la grande consommation. Ce qui illustre une conviction désormais partagée : face à des menaces sans frontières, la résilience numérique ne peut se construire qu’en coopération, en associant régulateurs, industriels et fournisseurs de services essentiels.

Infrastructures critiques : défense hybride, fossé IT/OT et risque quantique

La scène dédiée aux infrastructures critiques (Critical Infrastructure Stage) a concentré certains des débats les plus techniques et les plus stratégiques de l’édition. Trois enjeux majeurs y ont été passés au crible. D’abord la défense hybride, qui impose de protéger simultanément les systèmes informatiques et les environnements physiques et industriels. Aussi, il a été question du fossé entre l’IT (technologies de l’information) et l’OT (technologies opérationnelles), ces systèmes qui pilotent usines, réseaux d’énergie et chaînes de production, longtemps restés à l’écart des standards de sécurité. Le risque lié à la migration quantique a également été débattu. En effet, l’arrivée annoncée d’ordinateurs quantiques capables de casser les méthodes de chiffrement actuelles oblige déjà organisations et États à préparer la transition vers une cryptographie résistante.

Un carrefour stratégique pour le Moyen-Orient et l’Afrique

Pendant trois jours, GISEC Global 2026 a essayé de confirmer son statut de plus grand rassemblement de cybersécurité du Moyen-Orient et de l’Afrique. Et ce, en réunissant à Dubaï décideurs publics, dirigeants d’entreprise et experts venus mesurer l’ampleur des menaces et esquisser les réponses de demain. Pour le continent africain, dont les économies s’accélèrent dans la numérisation des paiements, des services publics et des infrastructures, les questions débattues à Dubaï, à savoir IA, souveraineté numérique, protection des systèmes critiques, ne relèvent plus de la prospective. Elles dessinent, dès aujourd’hui, les conditions d’une croissance durable et sécurisée. En plaçant l’Afrique et le Moyen-Orient au centre, GISEC Global 2026 rappelle que la confiance numérique est devenue un actif stratégique, au même titre que l’énergie ou les infrastructures de transport.

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Dette sénégalaise : la Banque mondiale veut accélérer la restructuration

Le président de la Banque mondiale, Ajay Banga, a indiqué qu'il rencontrerait lundi le chef de l'État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, pour évoquer le projet de Dakar de restructurer sa dette dans le cadre commun du G20. (Crédit : DR).

Son président, Ajay Banga, souhaite que le dossier sénégalais soit traité « plus rapidement que tous les cas précédents » dans le cadre commun du G20. Il devait rencontrer le président Bassirou Diomaye Faye en marge de la visite de ce dernier à Washington.

Le président de la Banque mondiale, Ajay Banga, a indiqué qu’il rencontrerait lundi le chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, pour évoquer le projet de Dakar de restructurer sa dette dans le cadre commun du G20.

« Nous allons discuter de la manière dont nous pouvons être utiles pour que son dossier passe par le cadre commun du G20 à la vitesse la plus rapide de tous les cas antérieurs », a déclaré M. Banga à Reuters.

Selon lui, les membres du G20 ont œuvré à réformer le processus de traitement de la dette et à en raccourcir les délais, une expérience dont le Sénégal devrait pouvoir bénéficier.

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Lancé en 2020 pendant la pandémie de Covid-19 pour aider les pays les plus pauvres à restructurer leur dette, le cadre commun s’est révélé lourd à mettre en œuvre. Le dossier de la Zambie s’est étiré sur bien plus d’un an, celui du Ghana a été bouclé en un peu plus d’un an. La Banque mondiale, le Fonds monétaire international et les membres du G20 ont depuis créé la table ronde mondiale sur la dette souveraine. Lequel associe emprunteurs et acteurs du secteur privé pour lever les difficultés ayant compliqué le processus. Les parties ont également publié un guide de restructuration destiné à rendre la démarche plus transparente.

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Le Sénégal a annoncé ce mois-ci qu’il recourrait à une version « renforcée » du cadre du G20 pour réorganiser sa dette, en excluant les emprunts libellés en franc CFA, la monnaie régionale, après avoir conclu un accord au niveau des services techniques avec le FMI portant sur un programme de prêt de 2,2 milliards de dollars sur trois ans. Lors de sa visite à Washington, Bassirou Diomaye Faye doit également rencontrer le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, ainsi que la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva.

Guinée-Glencore : un partenariat au-delà de la bauxite

Après un accord de plus de 300 millions de dollars signé la semaine dernière, Conakry discute désormais avec le géant suisse Glencore des matières premières d'investissements dans le raffinage d'alumine et l'énergie. (Crédit : DR).

Après un accord de plus de 300 millions de dollars signé la semaine dernière, Conakry discute désormais avec le géant suisse Glencore des matières premières d’investissements dans le raffinage d’alumine et l’énergie. Un partenariat qui entre dans une stratégie assumée de diversification de ses partenaires et de ses débouchés à l’export.

La compagnie publique guinéenne Nimba Mining et le minier et négociant diversifié Glencore ont signé la semaine dernière un accord de préfinancement et d’enlèvement de bauxite d’une valeur supérieure à 300 millions de dollars, selon les informations relayées par le ministère. Cet accord donne à Glencore un ancrage significatif en Guinée, qui abrite certaines des plus vastes réserves mondiales de bauxite. Aux termes du contrat, le groupe suisse commercialisera entre 10 et 12 millions de tonnes de ce minerai – matière première de l’aluminium  chaque année pendant les cinq prochaines années, selon les deux entreprises.

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Pour le ministre guinéen des Mines, Bouna Sylla, cet accord pourrait servir de tremplin à des investissements plus larges de Glencore dans la filière aluminium, alors que Conakry cherche à développer ses capacités de transformation sur son sol. « Glencore a manifesté un vif intérêt pour développer ses activités en Guinée, et nous sommes tout aussi désireux d’élargir le partenariat », a déclaré le ministre à Reuters durant le week-end. « Sur la base de cet accord, nous développerons le partenariat avec Glencore au-delà de la bauxite, notamment dans le raffinage d’alumine, l’énergie et d’autres investissements stratégiques. », a-t-il ajouté.

Réduire la dépendance à la Chine

La Guinée a dépassé l’Australie comme premier producteur mondial de bauxite en 2023, et a entamé en 2025 ses exportations de minerai de fer depuis le gigantesque projet de Simandou. Plus de 70 % de ses exportations de bauxite sont aujourd’hui destinées à la Chine, tandis que des entreprises liées à des intérêts chinois détiennent une participation majoritaire dans Simandou. L’autre actionnaire du projet est Rio Tinto, avec lequel Glencore a mené des discussions de fusion en début d’année. Bouna Sylla a inscrit l’accord avec Glencore, ainsi que le récent règlement d’un litige de longue date avec le producteur d’aluminium et d’alumine Emirates Global Aluminium, dans une stratégie plus large visant à diversifier les partenariats tout en préservant des liens solides avec Pékin. « La Chine reste un partenaire important, mais la Guinée veut aussi des liens plus étroits avec le Moyen-Orient et d’autres régions », a-t-il conclu.

Télécoms : Washington prête 100 millions de dollars à Africell pour contrer Huawei en Afrique

L'administration Trump va accorder un prêt de près de 100 millions de dollars à Africell, seul opérateur télécom à capitaux américains présent sur le continent. (Crédit ; DR).

L’administration Trump va accorder un prêt de près de 100 millions de dollars à Africell, seul opérateur télécom à capitaux américains présent sur le continent. Un soutien financier qui s’inscrit dans la bataille d’influence que se livrent Washington et Pékin pour le contrôle des infrastructures numériques africaines.

Selon un communiqué officiel et une source proche du dossier, l’administration américaine débloquera un financement de près de 100 millions de dollars au bénéfice d’Africell. L’objectif affiché est clair : freiner l’expansion du géant chinois Huawei sur le marché africain des télécommunications, où les équipementiers chinois se sont imposés comme des fournisseurs incontournables des réseaux mobiles et haut débit. Africell occupe une position singulière : il s’agit du seul opérateur télécom détenu par des intérêts américains actif sur le continent. En le soutenant, Washington cherche à disposer d’un point d’ancrage industriel face à une présence chinoise devenue dominante dans les infrastructures numériques de nombreux pays africains.

Une bataille d’influence qui dépasse les télécoms

Ce financement illustre une rivalité géostratégique plus large entre les deux puissances sur le continent. Les infrastructures télécoms – réseaux mobiles, câbles, centres de données – sont devenues un enjeu de souveraineté et de sécurité, autant que de développement économique. Le contrôle de ces tuyaux numériques conditionne l’accès aux données, la cybersécurité et, à terme, l’autonomie technologique des États africains. Pour Washington, appuyer un acteur américain revient à proposer aux gouvernements africains une alternative aux offres chinoises, souvent adossées à des financements avantageux. Pour les pays hôtes, la multiplication des prétendants peut se traduire par un meilleur rapport de force dans la négociation des contrats d’équipement et de déploiement.

Un signal politique fort

Au-delà du montant, relativement modeste à l’échelle des investissements requis pour bâtir des réseaux nationaux, ce prêt envoie un signal politique : les États-Unis entendent réinvestir le terrain africain des télécoms, longtemps délaissé au profit d’autres priorités. Reste à savoir si cet engagement s’inscrira dans la durée et s’accompagnera de financements à la hauteur des ambitions chinoises, dont les volumes engagés sur le continent se comptent en milliards.

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Nigeria : l’IPO record de la raffinerie Dangote est lancée

L'opération a démarré à 8 heures (heure locale) à la Bourse de Lagos (NGX) et se refermera le 13 octobre. Dangote met sur le marché 4,1 milliards d'actions ordinaires à 525 nairas l'unité. Crédit : DR

Le milliardaire nigérian Aliko Dangote a lancé ce lundi 14 septembre l’introduction en bourse de sa raffinerie de pétrole, la plus importante opération de ce type jamais réalisée sur le continent. Une offre de 4,1 milliards d’actions qui pourrait mobiliser jusqu’à 2,1 milliards de dollars et ouvrir le capital du géant énergétique à des millions de petits porteurs.

L’opération a démarré à 8 heures (heure locale) à la Bourse de Lagos (NGX) et se refermera le 13 octobre. Dangote met sur le marché 4,1 milliards d’actions ordinaires à 525 nairas l’unité. Si l’offre est intégralement souscrite, elle rapportera 2 150 milliards de nairas, soit environ 1,6 milliard de dollars. En cas de sursouscription, une option de surallocation (greenshoe) permettrait d’émettre des titres supplémentaires et de porter le montant levé à près de 2,1 milliards de dollars. L’homme le plus riche d’Afrique a délibérément conçu cette introduction pour toucher le grand public nigérian. Il est possible d’acquérir seulement 10 actions via des plateformes fintech et des applications d’investissement numérique. Une stratégie d’inclusion financière qui vise à ancrer la raffinerie dans le patrimoine des ménages, au-delà des seuls grands institutionnels.

Un actif valorisé à 47 milliards de dollars

Construite pour un coût d’environ 20 milliards de dollars à la périphérie de Lagos, la raffinerie traite actuellement 700 000 barils de brut par jour, avec l’objectif d’atteindre 1,4 million de barils d’ici 2029. L’offre valorise l’ensemble du complexe à quelque 47 milliards de dollars, selon les calculs de Reuters. Entrée en service en 2024, l’usine fournit aujourd’hui l’essentiel de l’essence produite localement au Nigeria et a profondément recomposé le marché national des carburants. Dangote table sur un fort appétit des investisseurs, à l’image d’un placement privé réalisé en juillet qui avait été sursouscrit 3,7 fois.

Des réserves sur la valorisation

Tous les investisseurs ne partagent cependant pas l’enthousiasme. Un chef d’entreprise de Lagos, qui compte acquérir 2 000 titres, salue la taille de l’infrastructure et le parcours de l’entrepreneur, mais juge le prix élevé : selon lui, si le doublement de capacité prend du retard, la valorisation ne sera pas justifiée, et il estime le titre surévalué, selon les témoignages recueillis par Reuters. À l’inverse, d’autres souscripteurs misent sur un actif jugé « trop grand pour échouer ».

La guerre au Moyen-Orient, un accélérateur inattendu

La raffinerie a tiré profit des perturbations d’approvisionnement liées à la guerre avec l’Iran, qui ont dopé la demande de son kérosène à travers l’Afrique et jusqu’en Europe. Un contexte géopolitique qui a renforcé la position de l’usine sur le marché atlantique des produits raffinés, au moment même où Dangote sollicite l’épargne publique.

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Diaspora africaine- Run Richmond 16.19 de Djimon Hounsou, au-delà d’une course, l’unité

Samedi 12 décembre 2026, la ville de Richmond aux Etats Unis accueille la 5ème édition de Run Richmond 16.19. Cet événement international, qui a lieu chaque année en Amérique ( Richmond, USA) et très prochainement sur 2 autres continents, à savoir en Afrique (Ouidah au Bénin) et en Europe (Liverpool, Angleterre), est une course symbolique pour préserver la mémoire de l’esclavage, mais aussi cultiver l’unité dans la diversité et faire le lien entre l’Afrique et les Afro-descendants.

Rendre viscéral le lien entre la diaspora et la mère patrie, mais aussi contribuer à guérir les plaies que l’esclavage a laissées, figurent parmi les ambitions de l’acteur et humanitaire Djimon Hounsou. Qui ne connaît pas les blockbusters Amistad, Captain Marvel, Fast & Furious, Gladiator, Blood Diamond, ou encore les Gardiens de la Galaxie ? Ces films, à très gros budgets, qui sont devenus des succès internationaux, ont en commun, un héros, Djimon Hounsou. Le béninois de naissance, arrivé en France à 13 ans, avant de s’envoler quelques années plus tard vers les Etats Unis d’Amérique, est fier de ses racines africaines. Sa réussite qui comprend des nominations aux Oscars, ne l’a pas ébloui au point de tourner le dos à ses origines. Sa reconnaissance se manifeste par des actions remarquables, telles que Run Richmond 16.19, la fondation éponyme ou le soutien aux enfants de son pays d’origine.

A travers cette course internationale de 16,19 km (10,1 miles), avec une variante, course et marche plus court,  désormais inscrite dans l’agenda des athlètes et passionnés de course à pied, l’acteur et humanitaire note que : « c’est pour commémorer les sacrifices et les réalisations de nos frères et sœurs Afro-Américains au profit de notre pays et pour célébrer l’unité et la diversité. » Ce samedi 12 septembre 2026 à Richmond, ville symbolique de la lutte et de la liberté des Noirs, elle a réuni des milliers de participants, Afro Américains certes, mais aussi venant de tous horizons, hommes, femmes et enfants.

Un philanthrope visionnaire

Doit-on rappeler que cette compétition, qui rassemble, parce que le plus important est de participer, s’inscrit en droite ligne des actions d’un humanitaire reconnaissant à son continent ? Déjà, le 02 décembre 2019, il créa la Djimon Hounsou Foundation. Cette date n’était pas fortuite. Elle correspond à la journée internationale de l’Abolition de l’Esclavage. Outre reconnecter la diaspora africaine à ses racines et à son histoire, la fondation entend lutter contre l’esclavage moderne et la traite des êtres humains, mais aussi œuvrer à l’unité dans la diversité.

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Ses pairs lui reconnaissent tous ces accoplissements. A l’issue de la course, il a reçu le même jour, un Lifetime Achievement Award by the Black Professionals in International Affairs, en présence de SE l’Ambassadrice du Benin aux Etats Unis d’Amérique.

Le lendemain de la course, dimanche 13 septembre 2026, à 12 h 00, au Virginia Museum of History & Culture, Djimon Hounsou, deux fois nommé aux Oscars, et Dr Sesha Joi Moon seront présents à une projection exclusive du long métrage documentaire de VPM, intitulé « Declarations: Black Americans and the Revolutionary War ».

Ce prolongement de cette activité hautement symbolique augure d’un autre clin d’œil à faire entre Ouidah au Bénin et Gorée au Sénégal. Deux localités africaines, chargées d’histoire, avec, respectivement des Portes du Retour et du Non-Retour, pour sceller l’histoire vécue et sa pérennité, dans des perspectives d’avenir aux lendemains teintées de réparation et de concorde. L’implantation, déjà effective, de la Statue de la Réconciliation, adoubée par les nations Unies, sur les 3 continents, en dit long.

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