dimanche 22 février 2026
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finance: la BAD et SEFA investissent dans ZAFIRI pour l’énergie

La Banque africaine de développement et le Fonds pour l'énergie durable en Afrique (SEFA) investissent 40 millions de dollars dans la plateforme de capital-investissement Zafiri pour accélérer l’accès aux énergies renouvelables en Afrique.
La Banque africaine de développement et le Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA) investissent 40 millions de dollars dans la plateforme de capital-investissement Zafiri pour accélérer l’accès aux énergies renouvelables en Afrique. Zafiri s’aligne sur la stratégie décennale de la Banque (2024-2033) visant à promouvoir l’investissement privé dans les infrastructures énergétiques, dans les « High 5 », notamment « Éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie »
La Banque africaine de développement et le Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA) investissent 40 millions de dollars dans la plateforme de capital-investissement Zafiri pour accélérer l’accès aux énergies renouvelables en Afrique.  Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé un investissement de 40 millions de dollars dans le projet Zafiri, une plateforme de capital-investissement transformatrice et une initiative phare de la Mission 300. Cet investissement accélérera l’expansion de l’accès aux énergies renouvelables en Afrique. Zafiri, développé conjointement par la Banque, le Groupe de la Banque mondiale et d’autres partenaires, vise à remédier à la pénurie critique de capitaux propres patients et à long terme, nécessaires pour dérisquer et développer à grande échelle des solutions d’énergies renouvelables décentralisées (ERD) pour les communautés mal desservies du continent.
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L’énergie renouvelable décentralisée est le moyen le plus rapide, le plus rentable et le plus durable d’élargir l’accès à l’électricité dans les zones rurales d’Afrique. Contrairement aux réseaux centralisés, les solutions d’ERD, telles que les mini-réseaux et les systèmes solaires domestiques autonomes, peuvent être déployées rapidement et à moindre coût, même dans les zones reculées ou fragiles.
Dans le cadre de la Mission 300, qui vise à raccorder 300 millions de personnes supplémentaires à l’électricité d’ici 2030, l’ERD jouera un rôle central pour garantir qu’aucune communauté ne soit laissée pour compte. Ces systèmes décentralisés sont modulaires, évolutifs et parfaitement adaptés à la dispersion des populations et aux défis géographiques du continent. Plus de la moitié des nouveaux raccordements à l’électricité d’ici 2030 devraient provenir de l’ERD.
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Zafiri est structuré comme un véhicule de capital permanent avec une capitalisation cible d’un milliard de dollars, levée par étapes. La phase 1 vise un total de 300 millions de dollars d’engagements, répartis en parts égales entre les actions de premier rang et les actions de deuxième rang, ces dernières servant de catalyseur clé pour attirer le secteur privé sur ce marché à haut risque et sous-capitalisé.
La contribution de 40 millions de dollars de la Banque africaine de développement se compose de 30 millions de dollars en actions de premier rang provenant de son bilan et de 10 millions de dollars en actions de second rang provenant du Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA), un fonds spécial multidonateurs géré par la Banqu

Chronique- Vous avez dit économie ?

En Afrique au sud du Sahara, les ressources ne manquent pas. Outre des minerais à forte valeur ajoutée, une terre fertile, un climat favorable à l’agriculture, des terres rares et une population jeune et bien formée. N’est-il pas grand temps d’investir dans des projets structurants au lieu de favoriser uniquement une consommation dont la corrélation à la croissance n’est qu’extravertie ?

J’attire votre attention qu’au moment où je rédige ces quelques lignes, les cours de l’or spot, c’est-à-dire les prix auxquels il s’échange sur les marchés internationaux et qui correspondent au prix GoldSpot, rendent le g vaut 92,31 €, soit 107,89 $, tandis que l’once d’or (28,35 g) est à 2 871,30 €, soit 3 355,78 $ et le kg (92 314,50 €) ! Une rapide conversion de la valeur de l’once en f CFA donne près de 1,9 million f CFA pour moins de 30 grammes !!!

Comment peut-on alors brader l’exploitation d’une denrée si précieuse, qu’il est possible de produire en tonnes (1 tonne vaut 1 000 kg) ?! Sommes-nous seulement conscients que l’or reste une valeur-refuge et contribue à la solidité d’une monnaie, voire d’une économie ? Partout ailleurs, à travers la planète, lorsqu’un pays dispose d’une ressource minière, le premier réflexe est de réunir les moyens domestiques pour investir et l’exploiter. La question, que je me pose, est de savoir pourquoi, en Afrique noire au sud du Sahara, nous avons pratiquement tous tendance à solliciter des fonds extérieurs et confier le développement de cette industrie à des capitaux étrangers ?  Si, de par le passé l’industrie minière était très onéreuse, aujourd’hui ce n’est plus le cas. Il existe des mini-machines de poches (excavatrices, broyeurs, concasseurs, concentrateurs, machines de flottation, de lavage et de séchage, équipements de séparation magnétique…) très bon marché. La nanotechnologie permet des montages d’industries intégrées à moindres coûts.

Capitaliser sur l’existant

Parmi nos pays, nous nous adressons à ceux qui ont une expérience avérée dans l’exploitation de minerais de phosphates, aux dérivés qui s’arrachent, notamment l’acide phosphorique. De grâce, ne bradez pas vos filons ! Cette approche est valable pour le fer, le diamant, l’’uranium, la bauxite… Un pays, tel que le Botswana ou le Mali, voisin du Sénégal, pour ne citer que ceux-là, montre la voie à suivre. La clé est dans le raffinage. L’Etat tout comme le privé local peuvent, en tandem ou séparément, monopoliser cette industrie.

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 Il faudra s’y mettre sans délai pour soulager une jeunesse qui piaffe d’impatience. Une jeunesse formée, mais chômage, est quasi identique à ces mines non exploitées par nos pays. Elle s’exile et se fait exploiter ailleurs dans des conditions lamentables. L’économie l’exige. Il est clair qu’une fois que nous y parviendrons, cette partie du monde contribuerait à plus de prospérité et de concorde, à travers la planète. Au lieu de gérer la rareté, l’abondance et une bonne répartition permettront au plus grand nombre de s’épanouir partout.

Finance : la BEAC anticipe une baisse de l’inflation dans la région CEMAC

Au premier trimestre 2025, les pressions sur les prix ont poursuivi leur détente, bien que le taux d’inflation sous-régional demeure supérieur au seuil communautaire. Les mécanismes à l’origine de la dynamique des prix dans la CEMAC sont notamment, sur le plan externe, les effets du maintien des coûts du fret à des niveaux élevés sur la période après une année 2024 exceptionnelle, (Crédit: BEAC).

L’inflation a continué de décélérer au premier trimestre 2025, en glissement annuel dans la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC). Au premier trimestre 2025, les pressions sur les prix ont poursuivi leur détente, bien que le taux d’inflation sous-régional demeure supérieur au seuil communautaire, selon les données publiées par la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) le 09 juillet 2025.

Au premier trimestre 2025, le taux d’inflation sous-régional, bien que toujours au-dessus du seuil communautaire, a continué de ralentir. Ainsi, en moyenne annuelle, il est revenu de 4,9 % en mars 2024 à 4,0 % en mars 2025, a indiqué la BEAC dans son bulletin trimestriel. De même, en glissement annuel, le taux L’inflation est descendu à 3,1 % en mars 2025, contre 3,8 % un an auparavant. Le ralentissement de l’inflation a principalement découlé d’une bonne campagne agricole au Tchad et au Cameroun, ainsi que de la stabilisation des prix des carburants à la pompe dans les pays de la CEMAC. En outre, la fermeté de la consommation privée et les effets de la hausse des prix des carburants à la pompe en 2024 au Cameroun et au Tchad sur les transports et autres postes de consommation, notamment les produits alimentaires, conjugués avec des perturbations climatiques, ont continué d’entretenir l’inflation dans la CEMAC.

Perspectives : l’inflation dans la CEMAC continuerait de ralentir…
Les prévisions à fin juin 20252 tablent globalement sur la poursuite du relâchement des pressions sur les prix qui demeureraient toutefois élevés, avec un taux d’inflation sous-régional au-dessus du seuil communautaire. Ainsi, en moyenne annuelle, le taux d’inflation reviendrait à 3,5 % en juin 2025, contre 4,0 % en mars 2025, et 4,6 % un an plus tôt. En glissement annuel, après la remontée entamée au
quatrième trimestre 2024, le taux d’inflation continuerait de ralentir pour le sixième mois consécutif, à 2,2 % en juin 2025 après 3,1 % en mars 2025, contre 4,5 % en juin 2025. Le relâchement des tensions inflationnistes serait principalement le fait d’une décélération continue des prix des services de transport et des produits alimentaires, indiquant que les effets de la révision des prix à la pompe de 2024 s’estompent nettement. En revanche, la hausse des coûts du fret en 2024, qui se poursuivrait en 2025, et entraînerait une hausse de l’inflation mondiale de 0,6 % en 2025, devrait freiner cette tendance désinflationniste. Pour l’essentiel, en glissement annuel, la dynamique projetée à court terme serait principalement portée à fin juin 2025 par une contribution de la fonction « produits alimentaires et boissons non alcoolisées » de 1,0 point, contre 2,5 points un an auparavant, tandis que la participation de la fonction « transport » (contenant le
poste lié aux prix des carburants) reviendrait à 0,1 point après 1,1 point un an plus tôt.

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Pour la CEMAC, l’inflation moyenne serait ramenée au-dessous de la cible communautaire de 3 % : 2,8 % en 2025, 2,3 % en 2026 et 2,1 % en 2027 (après 4,1 % en 2024), traduisant une révision à la baisse par rapport aux données observées à fin mars 2025. Les tensions inflationnistes dans la Sous-région seraient alimentées au niveau externe principalement par les effets de la hausse exceptionnelle des coûts du fret maritime en 2024, qui devrait se poursuivre en 2025, dans un contexte d’accentuation des tensions géopolitiques et commerciales, ainsi que d’incertitudes entourant les politiques publiques. En revanche, la baisse projetée des cours du pétrole brut devrait continuer à tirer les prix de l’énergie vers le bas. Cette situation pourrait favoriser la poursuite d’un assouplissement de la politique monétaire par les Banques Centrales des pays avancés (Fed, BCE, BOE, etc.) pour favoriser la croissance économique.

Afrique- Résultats probants et avantages comparatifs 

Les domaines, où un pays a une compétence ou une capacité supérieure, doivent être boostés. Le cacao de Côte d’Ivoire, l’hévéa du Cameroun, le pétrole du Nigéria, la bauxite de Guinée, les diamants du Botswana, le phosphate du Sénégal, le fer de Sierra Leone, l’or du Ghana, l’uranium du Niger, le cobalt de la RDC, les sites naturels de Tanzanie… sont autant de sillons qui ne demandent qu’à être fertilisés, dans des usines du futur respectueuses de l’environnement, réhabilitant les sites d’exploitation.

« Qui trop embrasse, mal étreint » a-t-on coutume de dire.  Cet adage peut être un conseil judicieux pour optimiser ses avantages comparatifs sur le continent. Pour certains pays africains, le phosphate affleure, l’agriculture fruitière est surabondante, les côtes sont très poissonneuses, la fibre de coton est d’une qualité exceptionnelle, d’autres sont estampillés scandale écologique, tant leur sous-sol regorge de minerais, dont des plus rares et des plus précieux.

En se concentrant sur les domaines où ils ont des atouts, ils pourraient maximiser leurs ressources, améliorer l’efficacité et atteindre de meilleurs résultats. Certes les besoins restent importants et les nécessités se font ressentir à presque tous les niveaux, mais au lieu de vouloir tout faire en même temps, au risque de ne rien faire correctement, il est préférable de se concentrer sur quelques objectifs ou activités. Cette approche peut être particulièrement pertinente dans le contexte des avantages comparatifs.

Quid des avantages comparatifs ?

En se concentrant sur ses avantages comparatifs, un pays africain peut optimiser ses ressources et obtenir de meilleurs résultats dans certains domaines d’activités. Toutefois, optimiser ses avantages comparatifs présuppose une spécialisation, donc de la formation. En se spécialisant dans les domaines où l’on a un avantage comparatif, on peut maximiser l’efficacité et la productivité. Ensuite, il est nécessaire de se concentrer sur quelques objectifs ou activités clés. Une telle approche permet d’éviter la dispersion et d’obtenir de meilleurs résultats.

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Un autre atout et non des moindres est à trouver dans la compétitivité. En exploitant ses avantages comparatifs, tel pays africain peut renforcer sa position concurrentielle et atteindre un avantage compétitif durable, par rapport à d’autres. De l’exploitation de marais salants à la data en passant par l’ostréiculture, le tourisme, la mobilité électrique, les semi-conducteurs à l’industrie X.0, les espaces de croissance ne manquent pas. L’essentiel est d’avoir des populations bien formées, un cadre qui permet un investissement, ancré sur le local, donc qui s’appuie sur un socle établi par l’Etat récepteur…  

Il me parait évident qu’un pays, qui se spécialise dans la production de biens ou de services pour lesquels il a un avantage comparatif, peut réduire ses coûts et améliorer sa qualité. Lorsqu’on se concentre sur ses points forts et atouts, il est plus aisé de développer sans complexe une expertise et une réputation dans son domaine.

Chronique- L’Afrique dit oui au co-développement !

Le succès des partenariats sur l’énergie bas carbone et des nouveaux financements en Afrique dépendra d’une approche holistique qui intègre le transfert de technologie, le renforcement des capacités, la mobilisation de capitaux diversifiés (publics et privés), une gouvernance équitable. Derrière, il faut une véritable volonté de co-développement, axée sur les besoins et les opportunités spécifiques du continent.

L’Afrique, qui a un potentiel immense pour le développement de l’énergie bas carbone, peut grandement bénéficier de partenariats de co-développement. Cependant, la mise en œuvre effective de ces partenariats et la mobilisation des financements nécessitent des approches stratégiques et innovantes.

Il est d’abord utile d’intégrer que le co-développement implique un véritable partage. Les partenaires doivent s’engager à transférer les technologies de pointe. Cela inclut la formation et le renforcement des capacités locales. Plutôt que de simplement importer des équipements, les partenariats doivent encourager la production locale, par exemple de composants d’énergies renouvelables, la création d’emplois verts et le développement d’industries connexes.

A l’heure actuelle, je trouve que les partenariats doivent cibler l’accès à l’énergie pour les populations non connectées aux réseaux nationaux, notamment via le développement de mini-réseaux et de solutions hors réseau. L’objectif est d’assurer un accès universel à des services énergétiques modernes et durables.

Dans la filière Energie bas carbone, il est possible de valoriser le potentiel africain. Notre continent dispose d’énormes ressources en énergies renouvelables (solaire, éolien, hydroélectrique, géothermique). Les partenariats doivent viser à maximiser l’exploitation de ces ressources.

L’Afrique au sud du Sahara a le plus fort potentiel solaire au monde. Des projets à grande échelle et des solutions décentralisées (mini-réseaux, kits solaires domestiques) peuvent être développés avec des partenaires internationaux. Même son de cloche sur l’hydroélectricité, l’éolien ou le géothermique Des barrages hydroélectriques, tout en respectant les normes environnementales et sociales, peuvent fournir une énergie stable, tandis que certaines régions côtières et intérieures offrent des conditions idéales pour l’énergie éolienne. Quant à la géothermie, des pays comme le Kenya ont déjà démontré un grand potentiel.

Le corollaire serait que l’Afrique puisse exporter des crédits carbones de haute qualité, générant ainsi de nouvelles sources de revenus et incitant à des projets bas carbone.

Nouveaux financements du développement

Le déficit de financement pour l’action climatique en Afrique est significatif. Pour y remédier, plusieurs mécanismes peuvent être explorés.

Avec le financement mixte ou Blended Finance, il est possible de combiner des fonds publics (subventions, prêts concessionnels des banques de développement) avec des capitaux privés, pour réduire les risques perçus par les investisseurs et rendre les projets plus attractifs. Le Fonds pour l’Énergie Durable pour l’Afrique (SEFA) de la Banque Africaine de Développement (BAD) ou le Fonds Vert pour le Climat (FVC) sont de parfaits exemples.

Dans nos pays, les autorités peuvent initier ou encouragerla création et le renforcement de banques vertes régionales ou nationales, ainsi que de fonds d’investissement dédiés au climat, peuvent canaliser les capitaux vers des projets d’énergie bas carbone.

Avec la mobilisation des ressources intérieures, notamment sur les marchés financiers africains ou en introduisant une taxe carbone et les mécanismes y afférents, des marchés obligataires locaux (notamment les obligations vertes) et des Bourses peuvent être développés pour financer des projets d’énergie renouvelable. En effet, mis en place, des mécanismes de tarification du carbone pourront générer des revenus, dédiés aux investissements bas carbones.

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Encouragement de PPP pour les infrastructures énergétiques, en définissant des cadres réglementaires clairs et incitatifs pour le secteur privé, l’adoption d’approche dette contre climat, via des mécanismes d’échange de dette contre des investissements climatiques, permettraient aux pays africains de réduire leur endettement, en échange d’engagements financiers dans des projets bas carbone.

Au-delà de l’atténuation (réduction des émissions), un financement accru est nécessaire pour l’adaptation aux impacts du changement climatique, souvent liés à la transition énergétique (infrastructures résilientes, gestion de l’eau).

Quel co-développement ?

Le co-développement implique une relation équitable et mutuellement bénéfique, loin des dynamiques traditionnelles d’aide au développement.

A mon avis, l’approche doit être axée sur les besoins et les priorités africaines.Les partenariats doivent être définis en fonction des stratégies de développement nationales et régionales africaines, et non imposés de l’extérieur. En outre, la gouvernance doit être partagée et la prise de décision conjointe. Les pays africains doivent être des acteurs à part entière dans la conception, la mise en œuvre et le suivi des projets, avec une véritable appropriation locale.

Toutefois, pourpouvoir gérer et piloter des projets complexes d’énergie bas carbone, il est nécessaire de renforcement ses capacités institutionnelles. Investir dans le renforcement d’institutions africaines, telles qu’agences de régulation, banques de développement, centres de recherche… nous sera fort utile.

Par ailleurs, l’intégration régionale, qui favorise les projets transfrontaliers d’interconnexion électrique et de développement de parcs énergétiques à l’échelle régionale, permettra d’optimiser l’utilisation des ressources et renforcer la sécurité énergétique du continent.

A mon sens, une des clés de la réussite du co-développement est à trouver dans l’investissement dans l’innovation et la R&D.Encourager la collaboration en matière de R&D pour développer des solutions énergétiques, adaptées aux contextes africains, notamment les technologies de stockage et les mini-réseaux intelligents, reste une piste idoine.

Afin que la mayonnaise prenne, établissons des plateformes de dialogue régulières entre partenaires africains et internationaux. Ce dialogue politique continu nous permettrait de discuter des défis, partager les meilleures pratiques et ajuster les stratégies de co-développement.

Mines : La RDC rallonge les délais d’interdiction d’exportation du cobalt

D'après une circulaire gouvernementale, le Congo a instauré de nouvelles conditions pour les exportateurs de cobalt, ce qui pourrait compliquer le système de quotas récemment mis en place. (Crédit : DR)

Face à la dégringolade des cours du cobalt, la République Démocratique du Congo (RDC) a prolongé de 3 mois l’interdiction de l’exportation de ce minerai utilisé comme composant électrique. Le pays d’Afrique centrale producteur de plus de 80% du cobalt mondial veut enrayé la baisse des prix de ce minerai rare.

La République démocratique du Congo (RDC) a prolongé de trois mois l’interdiction d’exportation de cobalt visant à limiter l’offre excédentaire de ce matériau pour batteries de véhicules électriques, a annoncé il y a quelques jours un organisme de réglementation. Le premier fournisseur mondial de cobalt avait imposé une suspension de quatre mois des exportations en février, les prix ayant atteint leur plus bas niveau en neuf ans, à seulement 10 dollars la livre. L’interdiction devait expirer dimanche.

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« La décision a été prise de prolonger la suspension temporaire en raison du niveau élevé et continu des stocks sur le marché », a déclaré l’Autorité de régulation et de contrôle des marchés des substances minérales stratégiques (ARECOMS) dans un communiqué. L’ARECOMS a déclaré qu’elle prévoyait d’annoncer une décision ultérieure visant à modifier, prolonger ou à mettre fin à la suspension avant la fin de la nouvelle période de trois mois, en septembre. Reuters a rapporté vendredi que les autorités congolaises envisageaient de prolonger l’interdiction, étudiant les modalités de répartition des quotas d’expédition de cobalt entre les sociétés minières. Une proposition visant à mettre en place des quotas est soutenue par des sociétés minières, dont Glencore, deuxième producteur mondial de cobalt. Cependant, la position de Glencore diffère de celle du premier producteur, le groupe chinois CMOC fait pression pour la levée de l’interdiction

Chronique- Coopération Afrique-Chine, gare à la condescendance !

Du 22 au 27 juin 2025, Ousmane Sonko, Premier Ministre sénégalais est en visite officielle de travail en République populaire de Chine. La coopération Afrique-Chine représente un potentiel de gains substantiels pour notre continent en général, particulièrement en termes d’infrastructures et de développement économique. Cependant, pour maximiser ces bénéfices et atténuer les risques, une approche stratégique, transparente et axée sur les intérêts africains est indispensable.

En passe de devenir la première puissance économique du monde, la République Populaire de Chine est amadouée par nombre d’Etats Africains. La République du Sénégal compte profiter de l’essor chinois et surfer sur cette vague. Suite à la visite d’Etat du Président du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, et de la cheffe de la diplomatie sénégalaise, Mme Yassine Fall, en Chine, respectivement les 03 et 04 septembre 2024, et les 10 et 11 juin dernier, le Premier Ministre Ousmane Sonko s’y rend pour une visite de travail d’une semaine, du 22 au 27 juin 2025.

Cette visite du chef du gouvernement s’inscrit dans le prolongement des précédentes visites et séances de travail des autorités sénégalaises. Doit-on rappeler que, juste avant sa visite d’Etat, le Président sénégalais a eu à co-présider le dernier FOCAC (Forum sur la coopération sino-africaine ou Forum on China-Africa Cooperation) à Beijing ?

Dès dimanche 22 juin 2025, à Hangzhou, le Premier Ministre Ousmane Sonko participe à un forum économique réunissant les secteurs privés sénégalais et chinois. A noter que la veille, à la tête d’une importante délégation, dont plusieurs ministres et des membres du patronat sénégalais, il a échangé avec les acteurs du secteur privé sénégalais établis en Chine.

S’armer de patience et rester focus

Avant de plancher sur ce que l’Afrique peut gagner en une telle coopération et comment, il est utile de cerner la stratégie chinoise, en la matière. Coutumière des faits, la Chine ne fait pas accueillir nos dirigeants par des personnalités de leur rang. Autant le chef de l’Etat sénégalais, que la ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, n’ont pas été reçus par respectivement Xi Jinping, ni Wang Yi, chef de la diplomatie chinoise.

Aussi à sa descente d’avion, le Premier ministre du Sénégal a été accueilli par des officiels chinois, lit-on dans un communiqué laconique de l’APS (Agence de Presse sénégalaise) ! Imaginez la réciproque ! Quand les autorités chinoises débarquent en Afrique noire, au moins c’est une personnalité de rang analogue que les reçoit, en grandes pompes à leur descente d’avion…

Un autre aspect et non des moindres a trait à l’usure volontaire « infligée » aux négociateurs qui piaffent d’impatience de parafer des accords. Les autorités chinoises les font attendre, soutenant que rien ne presse… Gare à ceux qui perdent du punch ! Le tip, c’est de rester concentrer. A défaut de rester focus sur son sujet jusqu’à l’issue des négociations, on peut se retrouver avec des accords au détriment de son pays. Le PM sénégalais ne rencontrera son homologue chinois, Li Qiang, que vendredi…     

Le Premier ministre du Sénégal est souverainiste et a rappelé aux membres de sa délégation, ce volet important. Avec la Chine, le Sénégal entend renforcer la coopération bilatérale en valorisant le secteur privé, pilier essentiel de la mise en œuvre de la Vision Sénégal 2050. Les entreprises sénégalaises ont intérêt à investir dans des domaines stratégiques, tels que l’énergie, le numérique, les nouvelles technologies, l’expertise et les technologies pour améliorer la sécurité alimentaire et les systèmes de santé, mais aussi l’industrie.

Que d’opportunités, mais…

La coopération entre l’Afrique et la Chine, bien que complexe et souvent sujette à débat, offre des opportunités significatives pour le développement du continent africain.

Notre continent peut, en effet, y gagner dans divers domaines. Le développement des infrastructures est l’un des domaines les plus visibles de la coopération sino-africaine. C’est aussi celui qui a le plus d’impact. Premier financeur d’infrastructures en Afrique, la Chine investit massivement dans la construction de routes, ponts, chemins de fer, ports (notamment dans le cadre de l’initiative « La Ceinture et la Route »), aéroports, et centrales électriques. Il s’agit là d’investissements cruciaux, pour connecter les marchés, faciliter le commerce et stimuler la croissance économique.

En termes, d’industrialisation et transfert de technologie, l’Empire du Milieu offre des opportunités d’industrialisation pour l’Afrique, en encourageant la localisation de la production et le transfert de technologies, notamment dans des secteurs, comme les véhicules à énergie nouvelle (VEN). Des entreprises chinoises investissent dans la création d’usines et la mise en place de chaînes de valeur, ce qui peut créer des emplois et diversifier les économies africaines. Il reste que faut-il les ériger en joint-ventures ou laisser un patronat qui arrive en maîtres absolus sur des espaces non aménagés, pour s’ériger un « roitelet africain » ?

Coopérer avec un pays de plus d’un milliard de consommateurs est une possibilité d’accès aux marchés et investissements. En effet, la Chine est un marché immense pour les produits africains. La coopération favoriserait les échanges commerciaux, à condition de massifier une offre de PME-PMI qui se mettraient en consortia. De plus, les investissements directs chinois en Afrique sont importants, couvrant divers secteurs, des mines à l’agriculture, en passant par le manufacturier et les services.

Dans le domaine de la formation et du renforcement des capacités humaines, ce grand pays, qui investit dans la formation des ressources humaines africaines, à travers des programmes d’éducation, des centres de formation professionnelle, et des échanges culturels, se présente comme un partenaire de choix. Une résultante serait l’amélioration des compétences de la main-d’œuvre africaine et le renforcement des capacités de développement endogène.

Véritable alternative de financement pour les projets de développement en Afrique,la Chine offre des prêts et des aides qui peuvent compléter les sources traditionnelles. Cela donne aux pays africains plus d’options et une plus grande autonomie dans leurs choix de développement.

Il y a aussi ce volet qui a trait à la géopolitique, à ne pas négliger. L’Empire du Milieu voit le continent africain comme un partenaire stratégique et un allié dans les forums internationaux.  Cela peut renforcer la voix de l’Afrique sur la scène mondiale et promouvoir un ordre mondial plus équilibré.

Comment maximiser les gains

Coopérer avec la Chine peut paraître alléchant de prime abord. Toutefois, il est nécessaire de définir une stratégie cohérente, au préalable. Il est crucial pour les pays africains de développer une stratégie unifiée et claire vis-à-vis de la Chine, afin de défendre leurs intérêts de manière plus efficace. Cela implique de s’assurer que les projets chinois s’alignent sur les priorités de développement national et régional (comme l’Agenda 2063 de l’Union africaine, Vison 2050 Sénégal…).

L’Afrique doit exiger une plus grande transparence financière dans les projets financés, par la Chine. Dans la branche des industries extractives, particulièrement, il est important de promouvoir la transparence et la bonne gouvernance, afin de prévenir la corruption et d’assurer que les bénéfices profitent réellement aux populations. Par ailleurs, la gestion de la dette est un enjeu majeur. Les pays africains doivent veiller à la viabilité de leurs engagements financiers.

Comme je le soulignais plus haut, pour aller en Chine, il faut renforcer ses capacités de négociation. Par conséquent, les pays africains doivent renforcer leurs capacités techniques et juridiques pour négocier des accords équitables avec la Chine, garantissant des conditions de prêt favorables, des clauses de transfert de technologie et de création d’emplois locaux.

Relativement au respect des normes environnementales et sociales, les projets communs avec les chinois doivent respecter les normes environnementales et sociales, en vigueur dans les pays récepteurs. Les desseins visent à prévenir la dégradation de l’environnement et à garantir des conditions de travail décentes.

L’industrialisation du continent doit être le leitmotiv de nos dirigeants en Chine.Plutôt que de se limiter à l’exportation de matières premières, l’Afrique doit chercher à développer des chaînes de valeur locales et à transformer ses ressources sur place. En utilisant les investissements chinois, nous pouvons renforcer nos capacités industrielles et créer plus de valeur ajoutée. En prenant toutes ces dispositions et en mettant en place un suivi efficace et rigoureux des engagements, pris dans le cadre du FOCAC, on peut s’assurer de la concrétisation et de l’impact positif d’une coopération où tout le monde sort gagnant, pour le bénéfice du monde entier.

Sénégal- Hommage Posthume au Pr Mahtar MBow, reporté

Suite à un communiqué du Ministère sénégalais de l’Education Nationale (MEN), qui nous est parvenu, l’hommage posthume, prévu pour le 26 juin au CICAD de Diamniadio, au Pr Amadou Mahtar MBow, illustre fils de la Nation sénégalaise, est reporté à une date ultérieure.

Dans un document officiel, signé de M. Moustapha M. Guirassy, ministre de l’Education nationale du Sénégal, qui nous est parvenu, l’opinion publique nationale et internationale est informée que l’hommage national posthume en l’honneur du Professeur Amadou Mahtar MBow, initié suite à la directive présidentielle issue du Conseil des ministres du 02 octobre 2024, initialement prévu jeudi 26 juin 2025, est reporté à une date ultérieure.

Le communiqué précise que ce sont des contraintes, liées à l’agenda institutionnel de SE Monsieur le Président de la République Bassirou Diomaye Diakhar Faye qui doit présider en personne cette cérémonie, qui expliquent ce report. Une nouvelle date sera communiquée en temps opportun, y relève-t-on.

Mali : une nouvelle raffinerie d’or en gestation en partenariat avec Russie

Crédit : DR

En partenariat avec la Russie, le Mali annonce la construction d’une raffinerie d’or dont il sera l’actionnaire majoritaire. L’objectif est d’accroitre la part des recettes tirées de l’exploitation minière de l’or.

Au Mali Le gouvernement malien va créer une raffinerie d’or contrôlée par l’État avec la société russe Yadran afin d’accroître les revenus tirés des lingots, alors que les pays d’Afrique de l’Ouest visent une meilleure rentabilité des ressources dans un contexte de hausse des prix des matières premières, a déclaré le ministre des Finances du pays. La nouvelle société, SOROMA-SA, sera détenue à 62 % par l’État malien, le reste étant détenu par Yadran, a déclaré le ministre de l’Économie et des Finances, Alousseni Sanou. La raffinerie, qui doit être construite sur un site de cinq hectares près de l’aéroport de Bamako, traitera 200 tonnes par an, soit près du quadruple de la production actuelle du Mali, qui est d’environ 50 tonnes, a déclaré M. Sanou.

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L’objectif principal est d’ajouter de la valeur aux ressources naturelles du Mali, notamment l’or, et d’accroître les revenus du pays grâce à la transformation locale de ses ressources. Le Mali est un producteur majeur d’or en Afrique, et ce partenariat renforce son rôle dans l’industrie minière. Ses autres partenariats avec la Russie incluent également des accords sur l’énergie solaire, le nucléaire civil et l’approvisionnement en céréales.

Sénégal- Hommage national au Pr Amadou Mahtar MBOW

Le Sénégal s’apprête à rendre un hommage national à Amadou Mahtar MBOW, un homme de vertu, un citoyen exemplaire, qui a dirigé l’UNESCO pendant plus d’une décennie. Le jeudi 26 juin 2025, la Nation va se réunir pour honorer la mémoire d’un homme d’exception. C’est une marque de gratitude et de reconnaissance envers un homme qui a dédié sa vie à des causes justes et universelles. C’est un investissement dans le passé qui éclaire le présent et prépare l’avenir.

Au-delà de son parcours prestigieux, Pr Amadou Mahtar MBOW restera à jamais une conscience africaine, une figure du savoir, de la dignité et de l’engagement au service de l’éducation et de la souveraineté des peuples. Sous la présidence du Chef de l’État, sénégalais SE Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, une cérémonie, prévue le 26 juin 2025, au CICAD (Centre international de conférences Abdou Diouf de Diamniadio), marquera le lancement officiel d’un hommage national à la hauteur de l’héritage qu’il nous laisse.

Chapeau bas aux autorités du Sénégal ! Rendre un hommage national à une figure de la stature d’Amadou Mahtar MBOW, ancien Directeur général de l’UNESCO, est une décision aux multiples avantages, bien au-delà de la simple commémoration. Ce serait l’occasion de reconnaître et de célébrer l’impact durable de son action sur la scène internationale et pour son pays.

Valorisation de l’héritage intellectuel et moral

Un hommage national permettrait de mettre en lumière l’héritage intellectuel et moral de ce digne fils du Sénégal, né à Ndjallakhar, il y a 104 ans. Sa vision audacieuse, notamment sa promotion du retour des œuvres d’art spoliées pendant la colonisation, a profondément marqué l’histoire culturelle mondiale. En rendant hommage à cette démarche, le pays affirmerait son attachement à la justice historique et à la restitution du patrimoine, des valeurs fondamentales pour de nombreuses nations.

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De même, son engagement pour la formation des peuples en développement a contribué à l’émancipation de millions d’individus et au renforcement des capacités des nations émergentes. Honorer Pr MBOW, c’est saluer la pertinence et l’actualité de son plaidoyer pour une éducation et un savoir accessibles à tous, leviers essentiels du développement durable.

Renforcement de l’identité nationale et du rayonnement international

En célébrant un tel citoyen, le pays renforcerait son identité nationale et offrirait un exemple inspirant aux jeunes générations. M. MBOW incarne la réussite, la persévérance et le dévouement au service de l’humanité. Son parcours, depuis le Sénégal jusqu’aux plus hautes instances internationales, est une source de fierté et un modèle à suivre.

Sur le plan international, un hommage national réaffirmerait le rôle du pays sur la scène diplomatique et culturelle. Cela montrerait sa capacité à produire des leaders d’envergure mondiale et à contribuer activement aux grands débats contemporains. Cette reconnaissance officielle renforcerait la légitimité et le prestige du pays au sein des instances internationales, notamment l’UNESCO.

Incitation à la poursuite de ses idéaux

Enfin, rendre hommage à Amadou Mahtar MBOW ne serait pas seulement un regard vers le passé, mais aussi une source d’inspiration pour l’avenir. Cela encouragerait la poursuite de ses idéaux en matière de justice culturelle, de coopération internationale et de développement par l’éducation. Cet hommage pourrait servir de catalyseur pour de nouvelles initiatives, visant à concrétiser les visions qu’il portait. Les travaux de la CNRI (Commission nationale de réforme des institutions) qu’il parraina et présidera, sont restés dans les mémoires et servent de socle à un Sénégél meilleur en tous points de vue.

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