dimanche 22 février 2026
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Capital-risque : lancement de F6 Ventures, la nouvelle branche capital-risque de Flat6Labs

Photo : les dirigeants de F6-Ventures. Cofondée par Dina el-Shenoufy et Ramez El-Serafy, la nouvelle société d’investissement s’appuie sur la présence régionale du F6 Group et sur son héritage dans le soutien à l’entrepreneuriat, grâce au travail de longue date de Flat6Labs précédemment sous la direction d’el-Shenoufy et d’El-Serafy, pour accompagner des fondateurs visionnaires, accélérer l’innovation technologique et générer de la valeur durable pour l’ensemble de ses parties prenantes.

Flat6Labs s’agrandit avec la présentation du F6 Group à l’occasion du lancement de F6 Ventures. Il s’agit de sa nouvelle branche capital-risque. Cette dernière a été mise en place pour stimuler les investissements en phase d’amorçage sur les marchés émergents.

F6 Group, une entité nouvellement créée intégrant le capital-risque au soutien entrepreneurial, annonce son lancement officiel, en s’appuyant sur deux axes fondamentaux : F6 Ventures, une nouvelle firme d’investissement en phase d’amorçage, et Flat6Labs, la plateforme d’accélérateur de startups la plus reconnue de la région. Ensemble, les deux entités se veulent une évolution audacieuse des 14 ans d’existence de l’entreprise. Et ce, en apportant notamment un focus plus précis, une portée élargie et des capacités renforcées pour soutenir les fondateurs et les écosystèmes à travers le Moyen-Orient et l’Afrique. F6 Ventures, le capital-risqueur du Groupe devrait gérer six fonds avec plus de 90 millions de dollars d’actifs sous gestion et un portfolio de plus de 300 startups. Axé sur les investissements en amorçage et en early-stage au Moyen-Orient et en Afrique, F6 Ventures se positionne comme future leader du capital d’amorçage dans les écosystèmes émergents, en répondant à un besoin de financement dans la période la plus critique du développement des startups: les phases de pré-amorçage et d’amorçage.

Cofondée par Dina el-Shenoufy et Ramez El-Serafy, la nouvelle société d’investissement s’appuie sur la présence régionale du F6 Group et sur son héritage dans le soutien à l’entrepreneuriat, grâce au travail de longue date de Flat6Labs précédemment sous la direction d’el-Shenoufy et d’El-Serafy, pour accompagner des fondateurs visionnaires, accélérer l’innovation technologique et générer de la valeur durable pour l’ensemble de ses parties prenantes.

« F6 Ventures marque le début d’une nouvelle ère dans notre parcours , en apportant un capital ciblé et une exécution plus affûtée pour soutenir les fondateurs les plus audacieux de la région », déclare Dina el-Shenoufy, cofondatrice et General Partner de F6 Ventures.

Soutenu par une vaste présence régionale et l’héritage entrepreneurial du F6 Group, basé au Caire et présent à Riyad, Abu Dhabi, Amman, Tunis et Nairobi, F6 Ventures est piloté par une équipe de Partners régionaux : Eyad Albayouk, Ryaan Sharif, Rasha Manna, Walid Triki et Christine Namara. Ensemble, ils forment une direction expérimentée qui cumule plusieurs décennies d’expertise dans le capital-risque, l’entrepreneuriat et le développement de marchés à travers le Moyen-Orient et l’Afrique.

« Depuis plus de dix ans, nous avons accompagné des milliers de fondateurs et aidé des idées audacieuses à devenir des startups leaders sur leur marché. Je suis ravi d’entamer ce nouveau chapitre avec F6 Ventures pour aider les fondateurs à évoluer plus rapidement et à stimuler la prochaine vague d’innovation », déclare Ramez El-Serafy, cofondateur et General Partner de F6 Ventures.

Tout en maintenant la renommée régionale de la marque, et sous la direction de son nouveau CEO, Yehia Houry, Flat6Labs recentre ses efforts sur le soutien des fondateurs, la promotion de l’innovation et le développement des écosystèmes sur les marchés émergents. Forte de plus de 14 ans d’impact avéré, l’organisation demeure la principale plateforme régionale pour les programmes d’accompagnement de startups de classe mondiale et les initiatives de renforcement des écosystèmes, approfondissant sa mission de soutien à l’entrepreneuriat et de stimulation de l’innovation régionale.Les deux entités opèrent sous la structure unifiée du F6 Group dirigé par Dina el-Shenoufy, CEO, et Hany Al Sonbaty, fondateur et président du conseil, assurant ainsi une stratégie unifiée qui combine le capital-risque et les programmes de soutien aux entrepreneurs afin de promouvoir l’innovation sur les marchés émergents. F6 Ventures prévoit de lancer plusieurs nouveaux fonds régionaux à travers l’Afrique, le CCG et le Levant, dans le but d’atteindre 200 millions de dollars d’actifs sous gestion et d’investir dans plus de 200 entreprises au cours des cinq prochaines années. F6 Group rassemble le capital-risque et le soutien aux fondateurs au sein d’une seule plateforme spécialement conçue pour servir les startups des marchés émergents. En alignant son expérience en investissement et en programmation, F6 Group offre un accès inégalé au capital, aux programmes et à l’expertise pour permettre aux fondateurs visionnaires de devenir des leaders de leur secteur.

Chronique- L’Agence spatiale africaine est-elle mort-née ?

L’Agence spatiale africaine (AfSA) a pour objectif de mutualiser les efforts et les ressources des pays africains, afin de tirer parti des technologies spatiales pour leur développement socio-économique. De prime abord, il présenterait de nombreux atouts pour les Etats membres. Qu’en est-il réellement ?

Le spatial connaît des mutations importantes. Au-delà de télécommunications et de connetivité plus aisées, d’aucuns parlent de désoxygénation de la terre, de présence humaine durable sur la Lune, de missions habitées sur Mars… A la veille de la NewSpace Africa Center Conference, tenue du 21 au 24 avril 2025 au Caire, l’Agence spatiale africaine (AfSA) a été inaugurée, le 20 avril dans la capitale égyptienne. Evénement majeur, moment historique dans la coopération spatiale internationale pour le développement et la connectivité du continent africain, l’opérationnalité de cette structure, mise en route par la Commission de l’Union africaine (UA), a-t-il des chances de produire les résultats escomptés ?

En Afrique, de plus en plus de pays disposent de leurs propres satellites. L’Egypte, qui abrite le siège de l’AfSA, en est l’un des pionniers. Les domaines des communications et de la navigation par satellites, de l’observation de la terre et des sciences spatiales, sans omettre l’éducation et la formation, pourront être auscultés par cette nouvelle structure. L’indépendance de la structure reste une condition sine qua non. Compte tenu des moyens financiers assez limités du continent, inversement proportionnels à ses potentialités, des offres de collaborations ne manqueront pas. Elles seront bienvenues, à condition qu’elles n’imposent pas de postes d’experts techniques venus d’ailleurs au sein de l’Agence. Il revient au contient de former et s’outiller d’une masse critique d’experts dans le domaine…

Sur son site, https://africanspaceagency.org/, il ressort que « l’AfSA sera le principal point de contact pour la coopération de l’Afrique avec l’Europe et d’autres partenaires internationaux. L’un de ses principaux objectifs, tel que défini dans la loi sur l’Agence spatiale africaine, est de renforcer les missions spatiales en Afrique, en garantissant un accès optimal aux données, informations, services et produits spatiaux. Une fois pleinement intégrée aux programmes nationaux, régionaux et continentaux, l’AfSA jouera un rôle crucial dans l’élimination des doublons et des inefficacités au sein de l’écosystème spatial africain. En tant qu’organisme officiel de supervision et de coordination de ces efforts, elle sera également chargée de la mise en œuvre effective de la politique et de la stratégie spatiales africaines et de la réalisation des objectifs spatiaux du continent. »

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Gageons que le Président d’AfSA, Dr Tidiane Ouattara, titulaire d’un doctorat et d’une maîtrise en télédétection et systèmes d’information géographique (SIG) de l’Université de Sherbrooke (Canada), respectivement en 2001 et 1996, et son équipe vont rapidement surfer sur le filon spatial. Il est vrai que depuis l’inauguration, pas grand-chose dans l’agenda, excepté une visite au Centre de contrôle et de collecte des données spatiales SENSAT à Diamniadio, au Sénégal. Ce fut l’occasion d’échanger avec le Professeur Gayane Faye, Coordinateur du Centre, et son équipe. Pour rappel, ce pays joue un rôle croissant dans le secteur spatial africain.

Des atouts majeurs, mais quels moyens ?

Une agence, qui permettrait aux pays africains d’accéder à des outils pour une prise de décision efficace dans la gestion des ressources naturelles (agriculture, eau, environnement) grâce aux données d’observation de la Terre fournies par satellite, doit disposer de moyens. Cet aspect est d’autant plus important qu’il aiderait à améliorer la sécurité alimentaire, à surveiller le changement climatique et à atténuer les risques liés aux catastrophes naturelles.

Le difficile arbitrage sera de préserver sa souveraineté technologique et indépendance contre des offres conditionnées venues d’ailleurs. En développant ses propres capacités spatiales, l’Afrique réduit sa dépendance vis-à-vis des acteurs internationaux. Rappelons que l’AfSA entend coordonner les activités spatiales, harmoniser les infrastructures et soutenir la création d’une industrie spatiale africaine capable de transformer l’innovation en produits et services.

Relativement à la communication et la connectivité, la sécurité et la défense, la réduction des coûts, les technologies spatiales, que facilitent cette agence, se passent de tout commentaire.  Elle favorisera la couverture télévisée instantanée, les services de navigation et, surtout, l’accès à une connexion à large bande pour les communautés rurales et éloignées, la télémédecine et l’éducation à distance, mais aussi assurerait la sécurité intérieure (surveillance des frontières, lutte contre la criminalité) et extérieure (observation des zones de conflit), ainsi que pour la gestion des catastrophes civiles.

En coordonnant les politiques nationales et en mutualisant les ressources, l’agence évitera la duplication des efforts et des investissements, rendant les technologies spatiales plus accessibles à tous les États membres.

Sénégal- La SUPREC 25-28 (Stratégie d’Urgence 2025-2028 de la Phase de Redressement Economique) entre en lice

M. Ousmane Sonko, Premier ministre du Sénégal, a présenté vendredi 1er août 2025 au Grand Théâtre de Dakar, le Plan de redressement économique et social de son pays, en présence du chef de l’Etat SE Bassirou Diomaye Diakhar Faye et de toutes les forces vives de la nation. Le lancement de cette feuille de route intervient après que le nouveau régime, arrivé au pouvoir, il y a 15 mois, ait trouvé une situation financière loin des standards et critères de convergence de la CEDEAO et de l’UEMOA, avec une dette à 119% du PIB et un déficit budgétaire à 14%.  

Agrégats falsifiés, dettes cachées, une kyrielle de cas de présumés détournements de deniers publics et de la concussion pratiquée à large échelle… confirmations de l’IGF et la Cour des Comptes; voici l’héritage qu’a laissé le régime de Macky Sall au Sénégal, pendant deux mandats de 2012 à 2024. Pour répondre aux attentes légitimes des Sénégalais, remettre l’économie sur pieds, les nouveaux dirigeants du Sénégal, arrivés au pouvoir en mars 2024, ont d’abord partagé la Vision 2050, après un diagnostic sans complaisance qui a fait découvrir une dette cachée de près de 5 000 milliards f CFA, portant la dette publique à 119% du PIB et un déficit budgétaire à 12%, respectivement très loin des plafonds de 70% et 3% fixés au sein de la CEDEAO et de l’espace UEMOA. Vendredi 1er août 2025 à Dakar, le Premier ministre Ousmane Sonko, a partagé une approche RIA, pour successivement Redresser, Impulser et Accélérer, de 2024 à 2025, devant permettre de ragaillardir l’économie, d’épurer les dettes, créer de la valeur et soulager les populations. Sachant que ces différentes phases vont s’interpénétrer, la successive empiétant sur la précédente, à chaque fois.

Une révolution dans la gestion des finances publiques

Une première phase de redressement, déjà entamée du reste, dès le lendemain de la prise de pouvoir, avant même la prestation de serment du Président de la République, a permis d’abroger des contrats iniques ou de renégocier d’autres léonins… La suppression d’institutions budgétivores, qui ne servaient qu’à caser une clientèle politique, telles que la HCCT et le CESE, ont été dissoutes. Les plus-values engrangées ont permis, entre autres, de recruter 2 000 enseignants, a précisé SE Bassirou Diomaye Faye dans une allocution de soutien total au plan de redressement.

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Le Plan de redressement économique et social génèrera 5 667 milliards f CFA, sans recourir à la dette. Pour le chef du gouvernement, l’objectif est de tourner le braquet d’un modèle ancien vers un nouveau. Tout d’abord, il s’agit de prendre un train de mesures qui englobent des réformes préalables aux actions futures, d’autres techniques devant servir de matelas de développement à d’autres services, sans omettre la bonne gouvernance et la reddition des comptes. Il reste fortement empreint du slogan de la Vison Sénégal 2050 « Ensemble pour un Sénégal souverain, juste et prospère »

La feuille de route présentée, puis discutée avec des représentants des forces vives de la nation sénégalaise, hier à Dakar, entend trouver de nouvelles ressources endogènes, retrouver définitivement les équilibres budgétaires, puis accélérer la croissance. Pour ce faire, l’Etat du Sénégal n’ira pas brader ses ressources naturelles ou du foncier, n’imposera pas plus les investisseurs, mais traquera les fraudeurs, respectera l’équité dans la contribution financière des contribuables… Pour le financer, contrairement aux PAP 2A de l’ancien régime (14 712 milliards f CFA), financé essentiellement par des ressources extérieures, le plan de redressement s’appuiera à 90% sur des ressources endogènes, le reste sera réparti entre les partenaires extérieurs dans le recyclage d’actifs sans en aliéner la propriété (1 091 milliards f CFA), et l’appel public à l’épargne au sein de des pays UEMOA.

Renforcer les opérateurs

Parce que social, le Plan de redressement comprend un volet appui aux ménages (un service public boosté, facilitation d’obtention de titres fonciers et de propriétés, bourses familiales corsées, un panier de la ménagère abordable, des conditions de création massive d’emplois) et au secteur privé national accompagné de la libération des énergies créatives (meilleur climat des affaires, accès au foncier facilité, facteurs de production plus compétitifs, règlement des arriérés, accompagnement à la formalisation…).

Le plan cible dans un premier abord le développement de secteurs prioritaires, tels que l’agriculture (pêche, élevage, viande, lait), Agro-industrie, Fer-Métallurgie-Sidérurgie, BTP (logement social), tourisme, numérique, industrie, pharmaceutique, chimie légère, industries culturelles et créatives, Textile-habillement, Matériaux de construction

Dans le détail, Ousmane Sonko, Premier ministre du Sénégal, a souligné que son gouvernement va s’atteler à réduire le train de vie de l’Etat (hypothèse basse de 50 milliards en digitalisant, en modernisant…) à mobiliser les ressources domestiques (2 111 milliards f CFA, les niches ne manquent pas) et à recourir au financement endogène complémentaire hors endettement (1 352 milliards f CFA auprès BRVM, Sukuks, Crowdfunding…). 

Pétrole-gaz : le rachat des actifs de Tullow Oil par le Gabon plébiscité en Afrique

Le départ de Tullow du Gabon souligne le rôle croissant des entreprises africaines dans le secteur amont. La Chambre africaine de l’énergie considère la vente d’actifs à Gabon Oil Company comme une étape positive vers une participation plus importante de l’Afrique et des partenariats plus solides dans l’industrie pétrolière et gazière du continent.

Tullow Oil a finalisé la vente de ses participations non exploitées au Gabon à Gabon Oil Company (GOC) pour 307 millions de dollars, marquant ainsi un changement stratégique dans le portefeuille de la société indépendante britannique et une évolution notable pour le secteur énergétique gabonais. Cette transaction transfère les intérêts de production restants de Tullow, estimés à environ 10 000 barils par jour en 2025, à la société publique et met fin à plus de deux décennies de présence de Tullow dans le pays. La Chambre africaine de l’énergie (AEC) soutient cette transaction, qu’elle considère comme une étape constructive pour le secteur pétrolier et gazier africain. Si les entreprises internationales restent essentielles au développement des ressources énergétiques du continent, l’AEC voit dans la capacité opérationnelle croissante des entreprises nationales et régionales le signe d’un secteur en voie de maturation, qui encourage de plus en plus des partenariats équilibrés entre les acteurs étrangers et locaux.

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« Cet accord ne concerne pas seulement le transfert d’actifs, mais aussi la dynamique », déclare NJ Ayuk, président exécutif de l’AEC. « Les entreprises africaines montent en puissance, assument davantage de responsabilités et prouvent leur capacité à gérer des opérations en amont complexes. Cela montre la valeur du partenariat et de l’investissement à long terme dans le renforcement des capacités sur le continent. »

Plutôt qu’un recul de la participation étrangère, cet accord souligne le potentiel de nouveaux types de collaboration, dans lesquels les compagnies pétrolières nationales africaines (CPN) ne sont pas seulement détentrices de ressources, mais aussi des participants actifs dotés d’une expertise opérationnelle et commerciale. GOC, qui n’a cessé d’élargir son portefeuille depuis sa création en 2011, fait partie d’un groupe croissant de CPN africaines qui jouent un rôle plus important dans la gestion quotidienne des actifs.

De son côté, Tullow considère cette vente comme une étape clé pour se concentrer sur ses principaux actifs exploités au Ghana et en Côte d’Ivoire tout en renforçant son bilan. Le produit de la transaction servira à rembourser la facilité de crédit renouvelable de 150 millions de dollars de la société, ce qui contribuera à améliorer sa résilience financière et permettra à Tullow de poursuivre une stratégie d’investissement plus rationalisée.

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À mesure que le paysage énergétique africain évolue, des transactions comme celle-ci témoignent d’un dynamisme accru dans le secteur. Les entreprises locales et nationales gagnent en confiance et en compétences, tandis que les investisseurs étrangers continuent de trouver un intérêt à travailler aux côtés de partenaires locaux qui apportent une connaissance approfondie du marché, des réseaux régionaux et un engagement à long terme en faveur du développement. L’AEC reste convaincue que ce modèle équilibré, dans lequel les entreprises africaines et internationales se développent ensemble, sera la clé du succès énergétique futur du continent.

Le FMI octroie un prêt de 625 millions US au Tchad

Fonds Monétaire International (FMI). Logo.

Pour soutenir l’économie tchadienne, le Fonds Monétaire International (FMI) va décaisser 625 millions de dollars pour le pays d’Afrique centrale. Un montant destiné à priori à ginancer le budget et des projets de développement en cours.

Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé le programme de prêt de 625 millions de dollars accordé au Tchad sur quatre ans, comprenant un décaissement immédiat de 38,5 millions de dollars, a indiqué le FMI dans un communiqué publié vendredi. Le programme, finalisé en mai entre les responsables centrafricains et les services du FMI, vise à garantir la viabilité budgétaire du Tchad, à créer des marges de manœuvre pour les projets de développement, à accroître les dépenses sociales ciblées pour lutter contre la pauvreté et à améliorer la gouvernance et le climat des affaires afin de promouvoir la croissance du secteur privé, a indiqué le FMI.

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Cela contribuera à la mise en œuvre d’un ambitieux plan de développement national qui nécessite 30 milliards de dollars d’investissements publics et privés dans des secteurs tels que les routes, l’électricité et l’économie numérique. Ce plan, qui doit être lancé à Abou Dhabi en septembre, devrait conduire à une croissance économique annuelle moyenne de 8 % et contribuer à maintenir le niveau de la dette à 32 % du produit intérieur brut sur la période 2025-2030, a déclaré le ministre des Finances du pays en juin. Le Tchad, dont le chef de la junte a prêté serment après les élections de l’année dernière, subit la pression de la baisse des prix du pétrole, des coupes dans l’aide au développement et de l’instabilité régionale.

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Il accueille des centaines de milliers de réfugiés de la guerre civile au Soudan qui vivent dans des conditions d’hébergement désastreuses en raison du manque de financement.

Chronique- Cryptomonnaies, Genius Act, avec ou contre les monnaies conventionnelles ?

Le volume des transactions cryptographiques a atteint 10,6 billions de dollars US, soit une hausse de 56 % depuis 2023. Le nombre des cryptoactifs se compte en milliers et le bitcoin pourrait atteindre 250 000 dollars US en 2025, effet « Trump Trade » aidant. Les interpénétrations entre les cryptomonnaies, en général, et en particulier un acte législatif tel que le Genius Act, avec les monnaies conventionnelles sont complexes. Il est clair qu’il s’agit d’une dynamique de coexistence, de concurrence, d’adaptation mutuelle, avec des relents de renforcement du dollar américain.

Les monnaies conventionnelles (ou fiduciaires) sont émises et régulées par des banques centrales et des gouvernements. Elles reposent, entre autres, sur la confiance dans l’autorité émettrice. Les cryptomonnaies, en revanche, sont décentralisées, basées sur la technologie blockchain, et fonctionnent sans intermédiaire bancaire.

Très récemment, les Etats Unis ont conclu le Genius Act, successif au Clarity Act. Ce texte réglementaire ne positionne pas les cryptomonnaies « contre » les monnaies conventionnelles, mais plutôt « avec » elles, en cherchant à les intégrer et à les réguler. Il s’agit d’une tentative des autorités d’instaurer un dispositif législatif pour les stablecoins (coins adossées à une devise classique), de s’adapter à l’émergence des actifs numériques, de tirer parti de leurs avantages (rapidité, transparence), tout en minimisant les risques (volatilité, criminalité financière).

Cryptos contre monnaies conventionnelles

En termes de décentralisation et d’indépendance, le fait, que les cryptomonnaies ne soient pas soumises au contrôle des gouvernements ou des banques centrales, séduit ceux qui se méfient des politiques monétaires traditionnelles. Ils évoquent alors l’inflation ou la dévaluation.

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Aussi, les transactions en cryptomonnaies peuvent être plus rapides et moins coûteuses, surtout pour les transferts internationaux, car elles éliminent les intermédiaires.

En outre, la transparence de la blockchain reste un argument de taille pour les défenseurs du crypto. Toutes les transactions sont enregistrées sur un registre public, la blockchain, offrant une transparence et une traçabilité accrues. Cette technologie sous-jacente ouvre la voie à de nouvelles applications et services financiers.

Dans nos pays, où le taux de bancarisation reste encore faible, ce type de monnaies favorise l’inclusion financière. En effet, les cryptomonnaies peuvent offrir des services financiers à des populations non bancarisées.

En phase avec les monnaies conventionnelles

Face aux sceptiques quant à la vulgarisation du crypto, un grand nombre d’économistes plaident une certaine coexistence entre les deux types de monnaies. Lorsqu’on considère la stabilité, il est admis que les monnaies conventionnelles sont généralement plus stables et moins volatiles que la plupart des cryptomonnaies, ce qui les rend plus fiables pour les transactions quotidiennes et la réserve de valeur.

Concernant la réglementation, le fait que les monnaies fiduciaires aient cours légal et soient encadrées, par des cadres réglementaires établis, offre une meilleure protection aux consommateurs et une plus grande sécurité juridique.

De plus, ces monnaies vont de pair, dans la mesure ou les banques centrales utilisent les monnaies fiduciaires pour mener des politiques monétaires (taux d’intérêt, contrôle de l’inflation) qui impactent l’économie réelle. A noter que les monnaies conventionnelles bénéficient d’une liquidité bien plus importante et d’une acceptation généralisée.

Genius Act, une passerelle entre deux mondes ?

Le Genius Act est une législation américaine récente qui vise à réguler les stablecoins, adossées au dollar américain. Son objectif n’est pas de s’opposer frontalement aux monnaies conventionnelles. Plutôt ce dispositif entend intégrer les cryptomonnaies au système financier existant. En encadrant les stablecoins, le Genius Act leur donne un statut légal, les rendant plus sûrs et plus attractifs pour les institutions financières traditionnelles.

Il ne faut surtout pas perdre de vue que ce texte de loi cherche à réaffirmer le rôle du dollar, en tant que monnaie de réserve mondiale, en le « réinventant », grâce à la blockchain. Les stablecoins, adossées au dollar, sont vues comme un moyen d’augmenter la demande pour la monnaie américaine et ses Bons du Trésor. Les adeptes de la cryptomonnaie n’ont qu’à benchmarker le modèle pour soutenir leur monnaie classique.  

Derrière le Genius Act qui impose des exigences de transparence et de contrôle des réserves aux émetteurs de stablecoins, ainsi que des mesures contre le blanchiment d’argent et la fraude, on peut apercevoir un souci de protection des consommateurs et de prévention de risques.

Par ailleurs, dans le sens de favoriser l’innovation encadrée, le texte vise à permettre l’innovation dans l’espace crypto, tout en assurant la stabilité financière et la sécurité.

Vers une hybridation

Le nombre de détenteurs de cryptomonnaies dans le monde, sans cesse croissant, a atteint 562 millions en 2024, soit un peu moins de 7 % de la population mondiale. Le futur verra probablement une hybridation des systèmes financiers, où les monnaies numériques de banque centrale (MNBC) coexisteront avec des stablecoins régulés et d’autres cryptomonnaies, redéfinissant ainsi les rôles des acteurs traditionnels (banques) et des nouveaux venus du monde de la blockchain.

A l’instant où nous chargeons ce papier, 1 bitcoin vaut 118 276,70 USD, soit 65 670 633,75 f CFA, contre à peine 0,01 $ en 2009 au moment de son lancement, par Satoshi Nakamoto !!!

Afeximbank: George Elombi successeur d’Oramah hérite d’une Banque en restructuration

Lors des 32eme assemblées annulles d’Afreximbank tenues en juin, les actionnaires de la banque d’investissement ont adopté des résolutions clés et réaffirmé leur soutien au statut de créancier privilégié. Les actionnaires, qui ont également élu un nouveau président, ont approuvé l’élargissement du guichet de financement concessionnel de la Banque, en augmentant son allocation de capital de 1 milliard de dollars US à 5 milliards de dollars.
Lors de la 32e Assemblée générale annuelle des actionnaires de la Banque Africaine d’Import-Export (« Afreximbank »), qui s’est tenue dans le cadre des assemblées annuelles 2025 de la Banque à Abuja, (Nigeria), du 25 au 28 juin 2025, les actionnaires ont adopté une série de résolutions clés visant à renforcer l’orientation stratégique, la résilience financière et la gouvernance de la Banque. L’une des décisions les plus importantes a été la nomination du Dr George Elombi au poste de quatrième Président d’Afreximbank et du Conseil d’administration de la Banque, succédant au Professeur Benedict Oramah, qui quittera ses fonctions plus tard cette année après près d’une décennie de leadership transformateur.
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Les actionnaires ont également approuvé l’élargissement du guichet de financement concessionnel de la Banque, en augmentant son allocation de capital de 1 milliard de dollars US à 5 milliards de dollars US et portant la  contribution directe des actionnaires de 200 millions à 700 millions de dollars US. Cette augmentation substantielle reflète la demande accrue de financements accessibles pour le développement en Afrique et dans les Caraïbes, et renforce la capacité d’Afreximbank à soutenir une croissance économique inclusive et durable.

En outre, les actionnaires ont réaffirmé l’engagement des États membres de la Banque envers le statut de créancier privilégié (PCS) d’Afreximbank, tel que codifié dans l’accord d’établissement de la Banque, dont tous les États membres sont signataires. Cette réaffirmation souligne le soutien continu à la mission d’Afreximbank en tant qu’institution financière multilatérale africaine de confiance. Lors de ce qui fut sa dernière assemblée générale des actionnaires, le Professeur Oramah s’est félicité des résultats obtenus et a magnifié la vision et le leadership dont ont fait preuve les actionnaires :

« Je félicite nos actionnaires pour les décisions audacieuses et stratégiques prises, en particulier la réaffirmation inébranlable de leur engagement à respecter leurs obligations en vertu de l’accord d’établissement d’Afreximbank, par lequel la Banque jouit du statut de créancier privilégié dans l’ensemble de ses États membres. Nous nous réjouissons également de leur décision d’augmenter la taille du Fonds africain pour la transformation du commerce (ATTF), l’initiative de financement concessionnel lancée lors des 30es Assemblées annuelles de la Banque, de 1 milliard de dollars US à 5 milliards de dollars US. Ces décisions forgeront collectivement l’avenir de cette grande institution et contribueront à la prospérité de l’Afrique. »

Près de 6 000 délégués ont assisté aux 32es Assemblées annuelles d’Afreximbank, faisant de cet évènement les assemblées annuelles les plus fréquentées de la Banque en 32 ans d’existence. Parmi les participants figuraient 22 chefs d’État d’Afrique et des Caraïbes en exercice et anciens ou leurs représentants, ainsi que des décideurs, des universitaires, des chefs d’entreprise et des dignitaires de haut rang. 

ONEE- Le poste 225/60 kV Guelmim II, opérationnel

L’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE) du Maroc a procédé, avec succès, à la mise en service du poste 225/60 kV Guelmim II, dimanche 20 juillet 2025. Cet important ouvrage rentre dans le cadre du renforcement de l’infrastructure électrique, dans la région de Guelmim-Oued Noun.

La mise en service du poste 225/60 kV Guelmim II marque une étape importante dans le programme de modernisation et de renforcement du réseau de transport électrique national. Cet ouvrage électrique constitue une infrastructure stratégique qui permettra de renforcer la capacité du réseau électrique dans la région de Guelmim-Oued Noun et d’améliorer la qualité de l’alimentation en électrique, tant pour les usages domestiques que pour les besoins industriels et agricoles.

L’infrastructure contribuera à accompagner la croissance soutenue de la demande en électricité dans la région, sécuriser l’alimentation des centres de consommation existants et futurs et faciliter l’intégration des énergies renouvelables, prévus dans le Sud du Royaume.

Il ressort, dans le document qui nous est parvenu, que la réalisation de cet ouvrage électrique s’inscrit dans le cadre des Hautes Orientations Royales pour la consolidation de la souveraineté énergétique du Royaume et la promotion des énergies renouvelables. Dans ce sens, l’ONEE œuvre sans relâche pour le développement d’un réseau électrique national performant, résilient et durable, à même d’accompagner la transition énergétique du Royaume et son évolution socio-économique.

Industrie pharmaceutique- Sothema acquiert les Laboratoires Soludia Maghreb

Le groupe Sothema vient de conclure un accord portant sur l’acquisition de 99,99% du capital de la société Soludia Maghreb « Soludia » auprès de ses actionnaires, M. Abdelaziz Razkaoui, Cap Mezzanine III, fonds géré par CDG Invest Growth, et la famille Zine, la « Transaction ».

Dans un communiqué, qui vient de nous parvenir, il est précisé que le groupe Sothema vient de conclure un accord portant sur l’acquisition de 99,99% du capital de la société Soludia Maghreb (« Soludia »). Dans le cadre de cet accord, M. Abdelaziz Razkaoui continuera d’exercer les fonctions de Directeur Général de Soludia, pour une durée minimale de cinq ans.

La valeur d’entreprise de Soludia est estimée à un montant d’un milliard de dirhams. Le chiffre d’affaires 2025 est estimé à 360 mMAD pour un EBITDA ajusté de 90 mMAD (avant synergies).

Le versement d’un complément de prix de 95 millions de dirhams est également prévu, conditionné à l’atteinte de certains objectifs financiers.

Cette acquisition s’inscrit dans la continuité de l’engagement de Sothema en faveur du développement de la production locale et de l’amélioration de l’accès aux traitements essentiels. Elle vise à :
i) renforcer les capacités industrielles nationales dans le domaine de l’hémodialyse ;

(ii) élargir le portefeuille thérapeutique du groupe sur un segment à fort impact en santé publique ;

(iii) accroître la compétitivité de Soludia sur les marchés internationaux, notamment en Afrique de l’Ouest et au Moyen-Orient.

La finalisation de l’opération demeure soumise à la réalisation des conditions suspensives habituelles, notamment l’approbation du Conseil de la concurrence. Le closing est prévu avant la fin de l’année 2025.

A propos de Soludia :

Fondée en 1996, Soludia s’est imposée comme un acteur de référence dans le domaine de l’hémodialyse au Maroc.

La société propose une gamme complète de produits pour l’hémodialyse, incluant :

– Des cartouches de bicarbonate en poudre ;

– Des solutions liquides d’acide et de bicarbonate ;

– D’autres produits pharmaceutiques distribués pour le compte de partenaires internationaux.

Soludia détient également 40 % du capital de Hidropura Maroc, société spécialisée dans l’installation et la maintenance de centrales d’acide et de salles de traitement d’eau pour les centres d’hémodialyse.

A propros de CDG Invest Growth :

CDG Invest Growth est une société de gestion de fonds d’investissement régulée par l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC), filiale de CDG Invest, un des premiers acteurs dans le métier du Private Equity régulé au Maroc, concrétisant avec succès des investissements diversifiés dans des sociétés marocaines à fort potentiel, notamment dans les secteurs de l’industrie, de la santé, de la distribution, ou des services.

A propros de Sothema :

Créée en 1976, la Société de thérapeutique marocaine (Sothema) est un laboratoire pharmaceutique spécialisé dans le développement, la fabrication et la commercialisation des médicaments et des dispositifs médicaux. Grâce à une coopération historique avec 40 laboratoires commettants leaders en R&D, Sothema rend accessibles au Maroc, en Afrique et dans les pays arabes, des médicaments innovants dans la majorité des aires thérapeutiques. Elle produit et commercialise également des génériques sous marques propres, des biosimilaires et des dispositifs médicaux.

Chronique- Stratégies contre les investisseurs étrangers boulimiques de terres

A travers le monde, plusieurs pays ont pris des mesures strictes contre la spéculation immobilière émanant d’étrangers. Des restrictions ou des interdictions sur l’achat de terres par des étrangers font légion. La situation peut varier, selon le type de terrain agricole, urbain, etc. Elle peut aussi dépendre du statut de l’étranger résident ou non-résident. Certes les lois peuvent évoluer, mais en général, ces Etats ne sont pas très peuplés ou craignent l’inflation ou encore que leurs ressortissants soient défavorisés par des investisseurs plus nantis, venus d’ailleurs.

Il ne faut pas croire qu’un investisseur étranger peut se réveiller un jour et aller acquérir un terrain dans n’importe quelle partie du monde. A côté d’Etats qui bradent leurs terres pour une bouchée de pain, d’autres mettent en place des mesures strictes. Les niveaux de développement étant inégaux, de nombreux pays initient des stratagèmes pour préserver leurs terres et éviter que leurs ressortissants ne soient lésés par une quelconque spéculation, venue d’ailleurs. A côté de ceux qui appliquent une interdiction totale, d’autres optent pour une partielle, voire des conditionnalités.

Au Gabon, pays de 267 667 km2, mais peuplé d’à peine 2,5 millions d’habitants, la vente de terres est interdite aux étrangers, sous réserve de dérogations prévues par la loi. Même son de cloche au Burkina Faso, où les non nationaux ne peuvent pas acheter des terres agricoles, mais peuvent recourir à des baux emphytéotiques pour investir dans l’agriculture.

Afin de limiter l’inflation, c’est aussi le cas en Nouvelle-Zélande qui interdit l’achat de biens immobiliers par des étrangers et des non-résidents. Au Mexique, il est formellement interdit aux étrangers de posséder un bien sur le territoire dans certaines « zones restreintes », notamment près des côtes ou des frontières. Cependant, des mécanismes, comme le fideicomiso (fiducie bancaire), permettent d’assouplir cette restriction dans ces zones. A noter que dans ce pays l’achat est libre dans des zones non restreintes.

Aussi, au Maroc, les étrangers ne peuvent pas acheter directement des terres agricoles. Cependant, il existe des mécanismes, comme la location à long terme (baux emphytéotiques) ou l’acquisition via une société marocaine, pour contourner cette restriction, sous certaines conditions. L’achat de terrains en zone urbaine est généralement permis.

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Parmi ceux qui interdisent l’achat de terres agricoles aux étrangers, il faut compter aussi l’Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie et la Slovaquie, où les citoyens non membres de l’UE/EEE ne peuvent pas acheter des terres agricoles. Au sein d’autres pays, tels que l’Albanie, la Croatie, la Macédoine et la Serbie, les citoyens de l’UE/EEE sont soumis à des restrictions pour acheter des terres agricoles.

Toujours dans le lot des interdictions, le Canada a récemment interdit aux étrangers d’acheter des biens immobiliers résidentiels pour une durée temporaire, afin de freiner la spéculation immobilière.

Restrictions et conditions

Quant aux pays qui imposent des restrictions, nous pouvons citer la Thaïlande, où les étrangers ne peuvent pas posséder plus de 49% du sol d’un bien immobilier. Souvent, ils ne sont propriétaires que des murs ou doivent acheter le bien en copropriété avec un local. L’acquisition en pleine propriété est limitée pour les condos.

D’autres Etats ou principautés imposent des conditionnalités. Au Liechtenstein, seuls les résidents peuvent acheter un bien immobilier. A Andorre, en Hongrie, au Danemark, en Islande, en Pologne et à Malte, les investisseurs étrangers doivent obtenir l’approbation des autorités locales pour acheter une propriété.

En Suisse, les citoyens étrangers ne peuvent pas acheter des biens immobiliers de plus de 200 m² ou des terrains de plus de 1 000 m², sauf dans certaines régions spécifiques. En Finlande, ils ne peuvent pas acheter de propriété sur les îles Åland. Dans des pays, comme la Grèce et la Turquie, les citoyens non membres de l’UE/EEE ne sont pas autorisés à acheter des biens immobiliers, à proximité des bases militaires et des frontières nationales.

Cette liste, qui n’est pas exhaustive, prouve que par souci de privilégier leurs ressortissants, limiter la spéculation immobilière ou l’inflation des mesures strictes peuvent être prises pour préserver leurs terres. Dans un pays côtier, tel que le Sénégal, combien de cabanons ont été acquis par des coopérants étrangers pour peanuts, puis revendus à prix d’or, au détriment des locaux qui y avaient aménagé vergers, champs de maniocs, de mil ou de coton pour subsister ?

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