dimanche 22 février 2026
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Finance : la RDC en crise se dote d’un fonds d’appui aux investissements stratégiques 

La RDC s'est doté d'un fonds pour financer les investissements stratégies du pays dont l'intégrité territoriale est soumise constamment des défis face aux conflits dans l''Est qui dure depuis des décennies. Photo : Ministre des Finances de la RDC, Doudou FWAMBA Likunde Li-BOTAY. Crédit : DR.

Le futur Fonds d’investissement stratégique de la République démocratique du Congo (RDC) aura pour mission la mobilisation et la structuration des financements en vue d’accélérer la mise en oeuvre de la stratégie nationale de développement du pays d’Afrique Centrale. L’objectif est de mieux accompagner les mesures prévues dans le cadre de l’inclusion territoriale, la diversification de l’économie, ainsi que le renforcement de la souveraineté nationale du pays plongé dans la guerre depuis plusieurs décennies.

La RDC s’est doté d’un fonds pour financer les investissements stratégies du pays dont l’intégrité territoriale est soumise constamment des défis face aux conflits dans l »Est qui dure depuis des décennies. C’est dans ce contexte que le Ministre des Finances de la RDC, Doudou FWAMBA Likunde Li-BOTAYI, a annoncé le 15 août 2025 à la suite du conseil des ministres, le projet de décret portant statut, organisation et fonctionnement d’un établissement public dénommé le Fonds d’investissement stratégique de la République démocratique du Congo.  Concrètement, il s’agit de structurer des financements innovants, d’investir dans les actifs stratégiques y compris les infrastructures, l’immobilier, l’énergie, les technologies émergentes, l’agriculture, ainsi que l’industrie, afin de stimuler le développement économique durable et ce, en adéquation avec le programme d’investissement public. l’autre objectif affiché est de tenir, gérer et valoriser, rentabiliser les actifs publics mentionnés en annexe en facilitant leur intégration dans les projets d’investissement à forte valeur ajoutée. Il est question d’assurer une gouvernance transparente et rigoureuse en matière de gestion de fonds publics, de bonnes pratiques et de normes environnementales, en respectant le principe de responsabilité financière et de performance.

Le fonds va « Promouvoir le co- investissement avec ses propres ressources aux côtés des partenaires institutionnels et privés, tant nationaux qu’internationaux pour accroître la capacité d’investissement et optimiser la rentabilité des actifs du Fonds », précisé le communiqué ministériel

Autres attributs du futur Fonds d’investissement stratégique est de servir de levier financier pour le développement du pays en facilitant l’accès aux financements internationaux et en participant à des initiatives stratégiques en faveur de la croissance et de la création d’emplois et le développement du secteur privé national. Il devrait également se charger de gestion gestion du secteur fiduciaire de certains projets d’investissement public, de financer ses ressources propres et/ou extérieures conformément à la réglementation spécifique applicable. Cependant aucune information n’a encore était fournies sur les modalités concrètes de financement dudit fonds dans un pays, riche en ressources naturelles, mais plongé dans la guerre depuis des décennies.

Un pays en crise politique et sécuritaire

L’est de la RDC désormais sous contrôle des groupes rebelles est extrêmement riche en minerais (coltan, or, diamants, cobalt, etc.). Le contrôle de l’exploitation et du commerce de ces ressources constitue une source majeure de financement pour les groupes armés et les milices. Cette prédation minière est au cœur des dynamiques de violence. L’absence d’une gouvernance forte, la corruption endémique et la défaillance des institutions étatiques ont créé un vide sécuritaire. L’armée congolaise (FARDC) est souvent mal équipée, mal commandée et minée par la corruption, ce qui l’a rendue inefficace pour venir à bout des rébellions. La violence entrave l’agriculture, le commerce et le développement économique, aggravant la pauvreté et poussant les jeunes à rejoindre les groupes armés par manque d’alternatives.

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Santé : la Côte d’Ivoire face au défi de la Couverture Maladie Universelle (CMU)

Pour accélérer l'adhésion de la couverture maladie universelle (CMU) pour la santé et élargir la portée de ce programme, le ministère de l'Emploi et de la Protection sociale a lancé, en mai 2025, la caravane « CMU Zéro Cotisation ». L'initiative, se déroule du 1er mai au 31 août

Dans les centres urbains, les soins sont couverts à 70 %, tandis que dans les zones rurales, la couverture est totale, atteignant 100 %, annonce le gouvernement Ivorien dans la foulée des préparatives des élections présidentielles de 2025. Par cette initiative, le pays d’Afrique de l’Ouest relance le défi de la couverture maladie universelle (CMU) lancé en 2019, face aux difficultés d’accés à des soins de qualité, malgré les nombreuses initiatives passées.

Dans le but de garantir l’accès aux soins de santé pour tous en Côte d’Ivoire, le gouvernement d’Alassane Ouattara annonce une nouvelle étape ver la santé universelle avec la mise en œuvre de la Couverture Maladie Universelle (CMU), lancée en 2019. Le dispositif prévoit un accès gratuit aux centres de santé publics, avec une carte qui prend en charge aussi bien les soins que les médicaments essentiels. Pour accélérer l’adhésion et élargir la portée de ce programme, le ministère de l’Emploi et de la Protection sociale a lancé, en mai 2025, la caravane « CMU Zéro Cotisation ». L’initiative, qui se déroule du 1er mai au 31 août, cible particulièrement les travailleurs du secteur informel. Elle leur offre la possibilité de bénéficier des prestations de la CMU sans aucune contribution financière durant toute la période.

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Les avantages s’annoncent concrets et immédiats. Pendant cette phase, les patients n’ont aucune cotisation à régler. Dans les centres urbains, les soins sont couverts à 70 %, tandis que dans les zones rurales, la couverture est totale, atteignant 100 %, a déclaré le communiqué ministèriel. A terme, le dispositif peut améliorer l’accès et la qualité des soins pour des millions de familles qui peinent souvent à supporter le coût médical.

« Au-delà de la gratuité, la caravane a une vocation pédagogique. Elle sillonne les localités pour sensibiliser, expliquer et guider les populations sur l’importance de la CMU. Ceux qui ne disposent pas encore de la carte peuvent l’obtenir directement auprès des équipes déployées, qui assurent l’enrôlement et délivrent les documents nécessaires », selon le ministère de l’Emploi et de la Protection sociale.

En renforçant la solidarité nationale et en rapprochant les soins des citoyens, la « CMU Zéro Cotisation » se présente comme une étape décisive vers un système de santé plus équitable, où chacun, qu’il vive en ville ou en campagne, peut espérer un avenir mieux protégé, ajoute le document.

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Chronique- Quand souveraineté alimentaire rime avec débouchés aux exploitants agricoles

En Afrique, un État industriel peut renforcer sa souveraineté alimentaire et offrir de nouveaux débouchés aux agriculteurs en développant l’agro-industrie. Cette approche permet de transformer localement les matières premières agricoles, de créer de la valeur ajoutée et de réduire la dépendance aux importations alimentaires.

Le constat reste alarmant. En 2024, des sources dignes de confiance ont fait état de quelque 35 milliards de dollars d’importations alimentaires de l’Afrique. Des prévisions, à peine pessimistes, tablent sur 110 milliards de dollars d’ici fin 2025. Plus couramment les produits importés sont le blé, l’huile végétale, le lait en poudre, le poisson et le riz. La faible offre locale et des méthodes de production et d’entreposage inadaptées en sont les principales causes.  Pour une souveraineté alimentaire accrue, l’industrialisation agroalimentaire est un levier essentiel pour améliorer la souveraineté alimentaire des pays africains.

En transformant les produits agricoles locaux (céréales, fruits, légumes, etc.) en produits finis (farine, jus, conserves), les États africains, qui ont pris la résolution d’être industriels, diminuent leur besoin d’importer des biens de consommation courants. Cela rend le pays moins vulnérable aux fluctuations des prix sur les marchés mondiaux et aux chocs extérieurs. Il ne s’agit pas de tout faire, mais au moins servir de lead dans certaines filières stratégiques (Sucre, lait, huile, mil, riz, poisson…).

Le corollaire est une sécurité alimentaire renforcée. La transformation permet de conserver les aliments plus longtemps et de les distribuer de manière plus efficace, notamment dans les zones urbaines. Des industries locales, bien établies, peuvent ainsi mieux répondre aux besoins alimentaires de la population, en particulier en cas de crise, en garantissant un approvisionnement stable.

Maîtrise de la chaîne de valeur

Un État industriel peut développer des chaînes de valeur intégrées, de la production agricole à la distribution. Cela donne au pays un plus grand contrôle sur son système alimentaire, de la qualité des produits à leur prix, et favorise l’établissement de normes locales.

Au-delà d’assurer cette sacro-sainte souveraineté alimentaire, un gros acheteur assure collecte et de nouveaux débouchés pour les agriculteurs. Ces derniers n’auront plus à se soucier d’éventuelles méventes, une assurance agricole en supplément. L’industrialisation crée des opportunités économiques directes pour les exploitants agricoles, souvent des petits producteurs.

Les usines agroalimentaires ont besoin d’un approvisionnement constant en matières premières. Cela crée un marché fiable et prévisible pour les agriculteurs, qui peuvent signer des contrats à long terme. Cette demande peut aussi se diversifier pour inclure des cultures jusqu’alors moins valorisées.

Augmentation de la valeur ajoutée

En vendant leurs produits à des industries de transformation plutôt qu’en vendant des produits bruts, les agriculteurs peuvent obtenir de meilleurs prix. Par exemple, une usine de jus de fruits achète des mangues qui sont ensuite transformées et vendues plus chères, et une partie de cette valeur est répercutée sur le prix d’achat initial.

Les industries agroalimentaires modernes travaillent souvent en partenariat avec les agriculteurs pour garantir la qualité et la quantité de la production. Ces partenariats peuvent inclure la fourniture d’intrants (semences améliorées, engrais adaptés) et de formations sur des pratiques agricoles plus productives et durables, comme l’agroécologie.

Kenya : S&P relève la note souveraine du pays

Les recettes d'exportation importantes et les transferts de fonds de la diaspora ont renforcé les réserves de change du Kenya, contribuant ainsi à atténuer les risques de liquidité liés aux importants déséquilibres extérieurs. crédit : DR

L’agence de notation S&P a relevé vendredi la note souveraine à long terme du Kenya de « B- » à « B », invoquant une réduction des risques de liquidité externe à court terme. Un point positif pour l’économie de ce pays d’Afrique de l’Est qui ne manque pas d’atouts.

Les recettes d’exportation importantes et les transferts de fonds de la diaspora ont renforcé les réserves de change du Kenya, contribuant ainsi à atténuer les risques de liquidité liés aux importants déséquilibres extérieurs, selon le communique de l’Agence S&P consulté par Africa Income. L’amortissement des euro-obligations restera gérable sur la période 2025-2027, soutenu par les opérations de remboursement de la dette en début d’année. Aussi, l’assouplissement monétaire de l’année écoulée a contribué à réduire les rendements intérieurs et à stimuler la croissance du crédit au secteur privé.

« Nous avons donc relevé nos notes à long terme du Kenya de « B- » à « B » et lui avons attribué une perspective stable », précisé le document publié ce vendredi 22 août.

En détail, cette perspective stable reflète le point de vue de l’agence selon lequel la croissance robuste du Kenya et la réduction des risques de liquidité externe à court terme compensent des coûts d’intérêt toujours élevés et les difficultés de consolidation de la situation budgétaire du gouvernement. En effet, les solides recettes d’exportation et les transferts de fonds de la diaspora ont renforcé les réserves de change du Kenya, contribuant à atténuer les pressions liées aux importants déséquilibres extérieurs, a indiqué l’agence de notation dans son communiqué. S&P s’attend à ce que la croissance économique solide du Kenya et l’amélioration des perspectives de liquidité compensent les pressions résultant des coûts d’intérêt élevés et d’un processus de consolidation budgétaire lent.

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L’économie Kenyane présente des fondamentaux solides bénéficiant de sa position de pays carrefour en Afrique de l’Est, des innovations et d’une solide croissance. Mais le pays doit gérer des fragilités macrofinancières à savoir sa dette et ses recettes fiscales auxquelles s’ajoutent des défis structurels liés à la création de l’emploi et à la bonne gouvernance. Si les réformes budgétaires, la mobilisation fiscale et la gestion de la dette progressent, le pourrait encore améliorer ses notations. A l’inverse, de nouveaux chocs externes ou une détérioration des finances publiques pourraient maintenir le risque élevé.

Afrique : prédominance d’un tourisme à faible valeur ajoutée pour les communautés locales

L'étude a établi que le tourisme de luxe conduit souvent à l a création d’enclaves déconnectées des réalités locales avec d'immenses complexes hôteliers ou parcs nationaux isolés de la vie locale et peu connectés à l'économie locale. (Crédit : DR).

Les efforts déployés par certains pays africains pour attirer le tourisme de luxe ont eu des retombées limitées pour les communautés locales. C’est la conclusion d’une nouvelle étude de l’Université de Manchester révélée cette semaine qui a dressé une liste des limites du tourisme en Afrique.

L’essor des voyages d’affaires et de loisirs sur le continent a rendu ce dernier de plus en plus attractif pour les multinationales. Les compagnies aériennes ont également accru leurs capacités en Afrique, et dans certains pays, cet élan se traduit par des retombées économiques. De nombreux gouvernements africains ciblent le développement du tourisme de luxe, le qualifiant de « à forte valeur ajoutée et à faible impact », mais une étude publiée dans African Studies Review révèle que ce n’est pas toujours le cas.

Un tourisme à faible valeur ajoutée pour les communautés locales

L’étude a établi que le tourisme de luxe conduit souvent à l a création d’enclaves déconnectées des réalités locales avec d’immenses complexes hôteliers ou parcs nationaux isolés de la vie locale et peu connectés à l’économie locale. Ces structures hotellières emploient peu de travailleurs locaux, n’aident pas les communautés à améliorer leurs infrastructures et proposent généralement des formules tout compris, ce qui signifie que les touristes n’achètent pas auprès des petites entreprises locales. De la même manière, les lodges écotouristiques et les zones de conservation les plus rentables appartiennent souvent à des entreprises étrangères. L’étude stipule aussi que l’argent dépensé par les touristes ne reste pas dans le pays. Il est reversé à des agences de voyages étrangères ou utilisé pour payer des biens importés pour les hôtels, ou les bénéfices sont reversés à des propriétaires étrangers.

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De sorte que les bénéfices sont concentrés entre les mains d’opérateurs étrangers ou d’un petit groupe de locaux aisés, tandis que les salaires dans le secteur touristique sont souvent bas. À l’île Maurice, par exemple, de nombreux habitants ont le sentiment que « les étrangers envahissent l’île » et n’ont même pas accès à leurs plus belles plages. Selon la publication 2025 de l’Organisation mondiale du tourisme (UNWTO World Tourism Organization, aussi appelée ONU Tourisme), l’Afrique continue sur sa lancée avec 74 millions de visiteurs en 2024. Et ce, contre 66 millions en 2023, portée par l’essor du tourisme culturel, de nature et de safari. L’Afrique du Nord est l’un des régions les plus visitées du continent.

Géographie : l’UA appelle à adopter la carte reflétant la taille réelle de l’Afrique

L'Union africaine a soutenu une campagne visant à mettre fin à l'utilisation par les gouvernements et les organisations internationales de la carte de Mercator du monde du XVIe siècle, au profit d'une carte représentant plus précisément la taille de l'Afrique. (Crédit : DR).

L’Union africaine (UA) appelle à l’adoption d’une carte du monde montrant la taille réelle du continent africain. L’organisation panafricaine souhaite reconquérir la place de l’Afrique dans le monde et soutient une modification de la carte Mercator déformatrice de la taille réelle du continent et utilisée actuellement dans le monde.

L’Union africaine a soutenu une campagne visant à mettre fin à l’utilisation par les gouvernements et les organisations internationales de la carte de Mercator du monde du XVIe siècle, au profit d’une carte représentant plus précisément la taille de l’Afrique. Créée par le cartographe Gerardus Mercator pour la navigation, la projection déforme la taille des continents, agrandissant les zones proches des pôles comme l’Amérique du Nord et le Groenland tout en rétrécissant l’Afrique et l’Amérique du Sud.

« On pourrait croire qu’il s’agit d’une simple carte, mais en réalité, ce n’est pas le cas », a déclaré à Reuters Selma Malika Haddadi, vice-présidente de la Commission de l’UA, affirmant que le Mercator nourrissait une fausse impression selon laquelle l’Afrique était « marginale », alors qu’elle était le deuxième plus grand continent du monde par sa superficie, avec plus d’un milliard d’habitants. L’UA compte 55 États membres. De tels stéréotypes influencent les médias, l’éducation et les politiques, a-t-elle ajouté. Les critiques à l’encontre de la carte Mercator ne sont pas nouvelles, mais la campagne « Corriger la carte » menée par les groupes de défense Africa No Filter et Speak Up Africa a relancé le débat, exhortant les organisations à adopter la projection Equal Earth 2018, qui tente de refléter la taille réelle des pays.

« Nous travaillons activement à la promotion d’un programme scolaire où la projection d’Equal Earth sera la norme principale dans toutes les salles de classe (africaines) », a déclaré Ndiaye, ajoutant qu’elle espérait que ce serait également celui utilisé par les institutions mondiales, y compris celles basées en Afrique. Haddadi a déclaré que l’UA soutenait la campagne, ajoutant qu’elle s’inscrivait dans son objectif de « reconquérir la place qui revient à l’Afrique sur la scène mondiale », dans un contexte de demandes croissantes de réparations pour le colonialisme et l’esclavage.

L’UA plaidera pour une adoption plus large de la carte et discutera d’actions collectives avec les États membres, a ajouté Haddadi. La projection Mercator est encore largement utilisée, notamment par les écoles et les entreprises technologiques. Google Maps est passé de Mercator sur ordinateur à une vue du globe en 3D en 2018, mais les utilisateurs peuvent toujours revenir à Mercator s’ils le souhaitent. Sur l’application mobile, en revanche, la projection Mercator reste la projection par défaut. « Correct The Map » souhaite que des organisations comme la Banque mondiale et les Nations Unies adoptent la carte Equal Earth. Un porte-parole de la Banque mondiale a déclaré que la Banque mondiale utilise déjà la carte Winkel-Tripel ou Equal Earth pour les cartes statiques et qu’elle abandonne progressivement Mercator pour les cartes web. La campagne a indiqué avoir adressé une demande à l’organisme géospatial des Nations Unies, UN-GGIM. Un porte-parole de l’ONU a précisé qu’une fois reçue, la carte devra être examinée et approuvée par un comité d’experts. D’autres régions soutiennent les efforts de l’UA. Dorbrene O’Marde, vice-présidente de la Commission des réparations de la Communauté des Caraïbes (CARICOM), a approuvé Equal Earth comme un rejet de « l’idéologie du pouvoir et de la domination » de la carte Mercator. La carte de Mercator déforme la taille de l’Afrique, déclare Haddadi, de la Commission de l’UA. La campagne « Corriger la carte » promeut la projection d’une Terre égale.

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Energie : Pourquoi l’Afrique doit s’opposer au traité sur les plastiques ?

Le traité sur les plastiques est une attaque directe contre le développement de l'Afrique - Les nations africaines doivent s'y opposer, analyse la Chambre africaine de l'énergie (AEC). Les pays africains, en particulier le Gabon, le Ghana, l'Angola et le Sénégal, seraient les plus touchés par cet impact. (Crédit : DR).

Le traité sur les plastiques est une attaque directe contre le développement de l’Afrique – Les nations africaines doivent s’y opposer, analyse la Chambre africaine de l’énergie (AEC). Cette dernière l’accuse de porter un grave préjudice aux pays producteurs de pétrole et de gaz en Afrique et risque d’étouffer la croissance économique et industrielle sur tout le continent.  Quatre pays sont particulièrement exposés.

La deuxième partie de la cinquième session du Comité intergouvernemental de négociation du traité sur les plastiques se tient actuellement à Genève, en Suisse, où plus de 170 pays se réunissent pour discuter de la mise en œuvre d’un instrument juridiquement contraignant sur la pollution plastique. S’il est signé, ce traité réduirait les niveaux de production de plastiques à usage unique, ce qui causerait des dommages économiques considérables aux pays producteurs d’hydrocarbures, en particulier ceux d‘Afrique, selon la Chambre africaine de l’énergie (AEC). L’organisme panafricain s’oppose fermement au projet de traité sur les plastiques. Si les intentions qui sous-tendent un tel traité peuvent découler de préoccupations environnementales dans les pays développés, sa mise en œuvre aurait des conséquences désastreuses pour l’industrie pétrochimique en Afrique.

« Ce traité freinerait considérablement la croissance de l’industrie pétrolière et gazière africaine, entraînant une augmentation de la précarité énergétique, un ralentissement de l’activité manufacturière, un blocage de l’industrialisation et une baisse des investissements essentiels dans le secteur chimique », précise le communiqué de l’AEC.

Les pays africains, en particulier le Gabon, le Ghana, l’Angola et le Sénégal, seraient les plus touchés par cet impact. Ces nations sont confrontées depuis longtemps à des défis économiques, mais elles possèdent d’importants gisements de pétrole et de gaz. Le Gabon détient 2 milliards de barils de pétrole et 1,2 billion de pieds cubes (tcf) de gaz ; le Ghana possède 1,1 milliard de barils de pétrole et 2,1 tcf de gaz ; le Sénégal 1 milliard de barils de pétrole et 120 tcf de gaz ; tandis que l’Angola possède 9 milliards de barils de pétrole et 11 tcf de gaz. Ces ressources promettent de redresser l’économie africaine, principalement grâce aux opportunités offertes par la production pétrochimique. L’essor de l’industrie pétrochimique en Afrique s’accompagne d’une vague d’avantages économiques, allant des opportunités d’emploi à l’introduction de matériaux essentiels et de chaînes d’approvisionnement, en passant par le commerce mondial et l’innovation. La pétrochimie sera un catalyseur du développement dans des secteurs stratégiques tels que la santé, l’agriculture et les transports. Confrontée à une crise énergétique et alimentaire, l’Afrique a besoin de la pétrochimie pour améliorer les conditions de vie et garantir une croissance inclusive.

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En s’opposant au traité sur les plastiques, les pays africains peuvent protéger leur chemin vers la sécurité énergétique, la croissance industrielle et la prospérité économique. Le Gabon, par exemple, fait des progrès significatifs vers la réduction de la pauvreté énergétique grâce à des investissements dans des projets pétroliers et gaziers. Avec un objectif de 220 000 barils par jour (bpj), le pays cherche à diversifier son économie en développant la pétrochimie et le traitement du GNL et du GPL. Parmi les projets majeurs figurent le terminal GNL de Cap Lopez, d’un coût de 2 milliards de dollars, qui sera mis en service en 2026, l’usine de GPL de Batanga et la raffinerie SOGARA, qui vise une production de 1,5 million de tonnes d’ici 2030. Le traité sur les plastiques perturberait cette croissance et aurait un impact sur les efforts du Gabon pour renforcer son économie. Les projets pétroliers et gaziers en cours au Sénégal seraient également compromis par le traité. Après le démarrage des opérations du projet Greater Tortue Ahmeyim (GTA) en 2025 et du champ pétrolier de Sangomar en 2024, le Sénégal poursuit ses efforts pour améliorer la sécurité énergétique nationale, faciliter le développement de nouvelles industries et stimuler le développement économique. Le projet GTA a une capacité de 2,3 millions de tonnes par an (mtpa), qui sera portée à 5 mtpa lors des phases suivantes. Sedin Engineering prévoit de construire une raffinerie et une usine pétrochimique dans le pays afin de tirer parti des ressources offshore pour produire des plastiques et des produits chimiques à forte valeur ajoutée. Le traité sur les plastiques limiterait ces activités.

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Par ailleurs, l’ambitieux projet de parc pétrochimique du Ghana serait gravement affecté, ce qui compromettrait le développement industriel du pays. Le pays prévoit de développer un pôle pétrolier de 12 milliards de dollars à Jomoro qui, une fois toutes les phases achevées, comprendra trois raffineries de 300 000 bpj, cinq usines pétrochimiques, des installations de stockage et des infrastructures portuaires. Le traité sur les plastiques aurait un impact sur ce projet, qui pourrait améliorer considérablement la sécurité énergétique et alimentaire dans toute la région de l’Afrique de l’Ouest. L’Angola, deuxième producteur de pétrole d’Afrique subsaharienne, prévoit d’accroître sa production pétrochimique dans le cadre de ses efforts pour diversifier son économie dépendante du pétrole. Dans le cadre du Plan directeur pour le gaz, qui vise à attirer 30 milliards de dollars d’investissements et à générer plus de 150 milliards de dollars de retombées économiques grâce au secteur du gaz naturel, l’Angola entend renforcer sa production pétrochimique et d’engrais, soutenant ainsi la création de nouvelles industries. Le traité sur les plastiques pourrait entraîner une baisse spectaculaire de la demande de pétrole, de gaz et de plastique, ce qui aurait un impact sur les progrès de l’Angola en matière de diversification et de croissance économique.

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La Tanzanie, qui possède plus de 57 tcf de réserves de gaz, poursuit également plusieurs projets pétrochimiques et gaziers. Grâce au développement du projet Tanzania LNG, d’un montant de 42 milliards de dollars, le pays cherche à accélérer son industrialisation et à se positionner comme une plaque tournante mondiale pour le pétrole, le gaz et les produits dérivés. Des projets tels que le complexe Mbolea and Petrochemicals Company Kilwa en Tanzanie, qui vise une capacité de 3,8 millions de tonnes par an, sont essentiels à la réalisation de cet objectif. Une fois achevée, l’usine sera la plus grande usine de fabrication d’engrais en Afrique, produisant une variété de produits pétrochimiques, notamment de l’urée et de l’ammoniac. Le complexe devrait entrer en service commercial en 2028, mais si le traité sur les plastiques est signé, cela pourrait avoir un impact significatif sur la capacité du projet à obtenir un financement et à être mené à bien.

« L’AEC appelle les pays africains, en particulier le Gabon, le Ghana, l’Angola et le Sénégal, à rejeter ce traité. Nous exhortons ces pays à donner la priorité à leurs besoins énergétiques et industriels plutôt qu’à des programmes environnementaux externes qui ne correspondent pas aux priorités de développement de l’Afrique. Soutenir ce traité reviendrait à se tirer une balle dans le pied, ce qui n’a aucun sens pour l’avenir de l’Afrique », a déclaré NJ Ayuk, président exécutif de l’AEC.

Nigéria : trend haussier des exportations hors pétrole

La Zone de libre-échange continentale africaine a également stimulé les exportations nigérianes, offrant un accès plus large au marché et un allègement tarifaire, tandis que des initiatives soutenues par le gouvernement, comme des programmes de formation, ont aidé les exportateurs à se conformer aux normes internationales. (crédit : reuters).

Au Nigéria, les exportations non pétrolières ont connu une hausse de près de 20 % au premier semestre portées principalement par la demande de cacao et d’urée.

Les exportations non pétrolières du Nigeria ont augmenté de 19,6 % pour atteindre 3,225 milliards de dollars au premier semestre 2025, a annoncé lundi son agence de promotion des exportations, citant la demande mondiale pour des produits tels que le cacao et l’urée, ainsi que les initiatives commerciales du gouvernement et les accords commerciaux régionaux. Nonye Ayeni, chef du Conseil nigérian de promotion des exportations, a déclaré que le volume des exportations non pétrolières est passé de 3,83 millions de tonnes au premier semestre 2024 à 4,04 millions de tonnes. Des produits tels que les fèves de cacao, l’urée/les engrais et les noix de cajou ont dominé les exportations, le cacao représentant environ 35 % de la valeur totale des exportations.

« Le cacao et ses dérivés ont dominé les exportations non pétrolières du Nigéria, stimulés par la hausse de la demande mondiale, la hausse des prix et l’augmentation des capacités de transformation locales », a déclaré Ayeni.

La Zone de libre-échange continentale africaine a également stimulé les exportations nigérianes, offrant un accès plus large au marché et un allègement tarifaire, tandis que des initiatives soutenues par le gouvernement, comme des programmes de formation, ont aidé les exportateurs à se conformer aux normes internationales. Ayeni a indiqué qu’Indorama Eleme Fertilizer Ltd. était en tête de liste des exportateurs, suivi de Starlink Global et de Dangote Fertilizer Ltd.Le Nigéria s’efforce de diversifier son économie en s’éloignant du pétrole, qui représente environ les deux tiers des recettes publiques et environ 80 % de ses recettes en devises. Les Pays-Bas, les États-Unis et l’Inde ont été  les principales destinations des exportations, les Pays-Bas absorbant 18,64 % du total des exportations.

Chronique- Les voies et moyens d’une industrie du tourisme réussie

L’Afrique au sud du Sahara ne manque pas d’atouts, en termes de sites d’une beauté exceptionnelle, d’accueil et d’empathie naturels, pour une industrie du tourisme réussie. La transformation de ce potentiel ne dépend-elle pas d’un certain nombre de préalables en termes de réceptifs, de sécurité et communication ?

Une industrie du tourisme florissante, en Afrique au sud du Sahara, repose sur plusieurs préalables essentiels. Ils peuvent être répartis en trois domaines clés, à savoir les infrastructures d’accueil (réceptifs), la sécurité et la communication ; à la condition d’un effort concerté pour cette amélioration de l’accueil, une garantie de la sécurité, la promotion de manière efficace des atouts exceptionnels du continent et des objectifs précis (n touristes / an, horizon t).

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Pour ce qui a trait aux réceptifs, donc des infrastructures d’accueil, il est impératif de miser sur la diversification et qualité de l’hébergement. L’offre doit s’adapter à une clientèle variée, allant des hôtels de luxe aux écolodges respectueux de l’environnement, en passant par les guesthouses (maisons d’hôtes) et les campements. La qualité de service, l’hygiène et le confort doivent être irréprochables.

A titre d’exemples, des réceptifs au fin fond du pays Bassari au Sénégal ou les remparts historiques à Hill Complex, Great Enclosure et Valley Complex au Zimbabwe doivent être accessibles et bénéficier d’une bonne connectivité. Les touristes doivent pouvoir se déplacer facilement. Cela implique le développement d’infrastructures routières de qualité, de liaisons aériennes fiables (y compris des vols internes vers les sites touristiques) et de transports publics sécurisés et réguliers.

Dans ce domaine, l’offre doit être variée, proposant à la fois une cuisine locale authentique et des options internationales. Les activités culturelles, les loisirs et les divertissements doivent être mis en avant pour enrichir l’expérience des visiteurs.

La formation du personnel ne doit pas être en reste. En effet, la qualité de l’accueil dépend directement de la compétence du personnel. Des programmes de formation professionnelle en hôtellerie, restauration et guidage touristique sont indispensables pour garantir un service de haut niveau et une bonne connaissance des sites et de la culture locale.

Sécurité, sécurité, sécurité

Pour des touristes locaux ou étrangers, le volet sécuritaire reste essentiel. La sécurité des personnes et des biens, corrélée à une stabilité politique et un faible taux de criminalité reste une condition sine qua non. Les autorités doivent garantir la sécurité des touristes sur les sites, dans les transports et dans les hébergements. Cela inclut une présence policière visible et efficace, ainsi que des mesures de prévention contre la petite délinquance. Des inspecteurs du tourisme en civil peuvent aussi tout aussi efficaces.

Les destinations touristiques doivent être perçues comme politiquement stables et exemptes de crises sanitaires majeures (épidémies). Les gouvernements doivent mettre en place des politiques de gestion des risques et communiquer de manière transparente en cas de problème.

Des mesures de protection de la faune et de la flore doivent être prises et partagées, pour le tourisme de nature (safaris, parcs nationaux), la protection de l’environnement est primordiale. La lutte contre le braconnage, la gestion durable des parcs et la sensibilisation des communautés locales sont des éléments clés pour préserver les ressources qui attirent les touristes.

Une belle dynamique de génération de revenus aux locaux reste à mon sens, la meilleure option sécuritaire. Lorsque les marchés sont bien organisés et achalandés, le long des déambulatoires et promenades, les vendeurs à la sauvette n’ont plus leur place. Le touriste a ainsi toute la latitude de faire ses choix de produits et services, aux prix affichés. En laissant son adresse, son colis peut le rejoindre à domicile, à condition de l’inclure dans le service…

Indispensables marketing et promotion

L’Afrique subsaharienne doit améliorer son image et sa visibilité à l’international. Les campagnes de communication doivent mettre en avant la diversité des paysages, la richesse culturelle, le patrimoine historique et l’hospitalité des populations. L’utilisation des canaux digitaux (réseaux sociaux, blogs de voyage, sites web dédiés) est essentielle pour toucher les nouvelles générations de voyageurs.

Par des informations claires et transparentes, voire pratiques, en termes de formalités de visa, vaccins, conseils de sécurité, coût de la vie, et de surcroît facilement accessibles et régulièrement mises à jour, le visiteur opte aisément. Il est important de lutter contre les stéréotypes négatifs et de présenter une image réaliste et positive de la destination.

Bien entendu,une communication efficace passe par la collaboration entre les acteurs publics (ministères du tourisme, offices de promotion) et privés (agences de voyage, compagnies aériennes, hôteliers). Le partage d’informations et la coordination des efforts sont essentiels pour un développement cohérent et pérenne.

Commerce : Afreximbank s’associe à Arise II pour la foire IATF2025 d’Alger

L’IATF est organisée par Afreximbank, en collaboration avec la Commission de l'Union Africaine et le Secrétariat de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf).

La Foire Commerciale Intra-Africaine 2025 accueille Arise Integrated Industrial Platforms (Arise IIP) en tant que Partenaire officiel principal. Cet événement biennal vise à stimuler le commerce intra-africain et à mettre en avant les opportunités d’investissement sur le continent. Des projections de plus de 44 milliards de dollars US en accords commerciaux et d’investissement.

La Foire Commerciale Intra-Africaine 2025 (IATF2025), premier forum Africain dédié au commerce et à l’investissement, est ravie d’annoncer qu’Arise Integrated Industrial Platforms (Arise IIP), une entreprise panafricaine spécialisée dans le développement industriel et des infrastructures qui conçoit et exploite des écosystèmes industriels à grande échelle à travers l’Afrique, devient son Partenaire Officiel. La foire se tiendra du 4 au 10 Septembre 2025 à Alger, en Algérie.

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L’IATF est organisée par Afreximbank, en collaboration avec la Commission de l’Union Africaine et le Secrétariat de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf). L’IATF 2025 sera accueillie par la République Algérienne Démocratique et Populaire, et devrait attirer plus de 2 000 exposants venus de toute l’Afrique et d’ailleurs. Cet événement biennal vise à stimuler le commerce intra-africain et à mettre en avant les opportunités d’investissement sur le continent, avec des projections de plus de 44 milliards de dollars US en accords commerciaux et d’investissement. L’édition de cette année sera marquée par une forte présence d’entreprises de production et de services, ainsi que par un forum dédié à l’investissement et au commerce axé sur la promotion de l’intégration économique de l’Afrique.

Mme Kanayo Awani, Vice-Présidente Exécutive d’Afreximbank, en charge du Commerce Intra-africain et du Développement des Exportations, , a déclaré : « Arise IIP et Afreximbank ont établi un partenariat stratégique de collaboration au cours des dernières années dans le but de stimuler l’industrialisation et le développement du commerce à travers l’Afrique. Ce partenariat repose sur des objectifs communs : promouvoir le commerce intra-africain, faciliter la croissance industrielle et renforcer la position de l’Afrique dans les chaînes de valeur mondiales ».

Arise IIP, une coentreprise entre Africa Finance Corporation (AFC), Equitane et le Fonds de développement des exportations en Afrique (FEDA), une filiale d’Afreximbank, identifie les lacunes industrielles des pays africains et conçoit des solutions adaptées pour permettre la transformation durable et locale des matières premières, stimuler les exportations et promouvoir le commerce. Sa mission est d’accélérer l’industrialisation en Afrique en créant des Parcs Industriels (PI) et des zones de transformation adaptées aux besoins et aux opportunités locaux.

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