mercredi 25 février 2026
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Côte d’Ivoire : Abidjan prône un partenariat économique équilibré avec l’UE

L’Union européenne (UE) est le premier partenaire économique de la Côte d’Ivoire avec 45% des exportations et un flux de 35% au niveau des importations. (Crédit : DR).

Le Premier ministre, Robert Mambé, a appelé ce jeudi 14 décembre 2023 au maintien et à la proportionnalité dans ce partenariat stratégique, à l’ouverture de la 7ème session du dialogue de partenariat Côte d’Ivoire-Union Européenne, qui a eu lieu à Abidjan.

L’Union européenne (UE) est le premier partenaire économique de la Côte d’Ivoire avec 45% des exportations et un flux de 35% au niveau des importations. Il estime qu’il est important pour la Côte d’Ivoire de garantir une coopération efficiente avec l’Union européenne (UE), en capitalisant l’expérience acquise de nos relations historiques. Il s’agit, notamment d’adapter le cadre institutionnel ainsi que le mécanisme de coordination et de gestion du partenariat. Ce qui implique la permission d’optimiser et d’avoir le maximum de financement et d’en assurer une gestion efficace pour continuer à améliorer les conditions de vie de nos populations, en insistant sur la consolidation des relations avec ce partenariat.

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Le chef du gouvernement a, par ailleurs, demandé à la partie européenne de tenir compte des efforts faits par l’Etat ivoirien, relativement au processus d’activation de la réglementation de l’Europe sur la déforestation. La Côte d’Ivoire voudrait inviter la partie européenne à faire preuve d’équilibre et à tenir compte des efforts et des initiatives déjà en cours… sur ce point le chef du gouvernement ivoirien conseille de penser juste et de viser juste. L’ambassadeur de l’UE en Côte d’Ivoire, Francesca Di Mauro, a, pour sa part, évoqué la solidité de ce partenariat, se félicitant du fait que « la Côte d’Ivoire et l’UE travaillent main dans la main pour la protection des valeurs universelles, et pour faire avancer un partenariat gagnant-gagnant ». La diplomate de l’Union européenne a assuré du soutien de la team Europe à la politique de développement du gouvernement ivoirien.

Maroc-Espagne : renouvellement des bases d’une coopération historique

Crédit : DR

C’est à Rabat que le Maroc et l’Espagne ont acté le 14 décembre le renouveau de leur relation bilatérales. Le Royaume ibérique et chérifien ont réitéré la continuité de cette coopération historique qu’ils entendenr redynamiser à travers des projets prjets porteurs et innovateurs.

Lors d’une conférence de presse après leurs tête à tête, le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita et son homologue espagnol, José Manuel Albares, ont affirmé que le partenariat entre les deux pays maintient son efficacité et évolue vers de nouvelles opportunités de coopération. Ils ont souligné la détermination de Rabat et Madrid à faire de leur partenariat stratégique un levier pour avancer ensemble sur des projets novateurs et renouvelés. Cela vise à relever ensemble les multiples défis qui se présentent, au service des aspirations des deux pays et en faveur de la paix et de la stabilité régionales.

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Les deux ministres ont précisé que ce partenariat particulier permettra au Maroc et à l’Espagne d’intensifier leurs efforts pour apporter une contribution constructive dans tous les domaines, bénéficiant ainsi aux deux pays, à l’espace euro-méditerranéen, à l’Afrique, ainsi qu’au sein de l’UE et des organisations onusiennes et internationales. Ils ont également exprimé l’engagement fort des deux pays à perpétuer leur coopération prometteuse. Ils continueront de mettre en œuvre les éléments de la feuille de route, issue de la Déclaration conjointe du 7 avril 2022. Ils examineront les moyens d’accélérer son exécution et d’identifier de nouvelles pistes de partenariat pour accompagner l’impulsion donnée par le Roi Mohammed VI lors de sa rencontre avec le Président du Gouvernement espagnol, Pedro Sanchez. À cette occasion, M. Albares a réaffirmé le fort engagement de l’Espagne à consolider davantage le partenariat stratégique avec le Maroc, se félicitant du partenariat prometteur et de l’élan des relations bilatérales. La visite du chef de la diplomatie espagnole au Maroc intervient à un moment marqué par une forte volonté des deux pays de donner une nouvelle dynamique au partenariat existant, visant à hisser davantage les relations entre les deux Royaumes dans tous les domaines d’intérêt commun.

Congo Brazzaville  : appui financier de la Banque mondiale dans la construction des infrastructures scolaires

La Banque Mondiale apporte son soutien au développement des infrastructures scolaires en République du Congo. (Crédit : DR).

La représentante de la Banque mondiale en République du Congo, Mme Louise Pierrette Mvono, a promis que son institution va apporter un appui financier dans le cadre de la construction des infrastructures scolaires congolaises.

La Banque Mondiale apporte son soutien au développement des infrastructures scolaires en République du Congo. Cet engagement a été pris par Mme Louise Pierrette Mvono, représente de l’organisme, lors de son premier entretien avec le ministre de l’Enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation, Jean Luc Mouthou. « Le Congo a actuellement besoin de beaucoup d’infrastructures scolaires. Nous savons que c’est un pays qui est essentiellement urbanisé et le ministre a souligné la nécessité de construire un peu plus d’écoles dans la ville de Brazzaville et de Pointe-Noire dans lesquelles le taux entre le nombre d’élèves et de salles de classes restent extrêmement élevées », a-t-elle soutenu, tout en espérant que ce programme va contribuer à rééquilibrer ces ratios. Pour la représentante de la banque mondiale, le plus important est de s’assurer que les jeunes ont de compétences nécessaires pour affronter les défis de plus en plus nombreux qui se présentent à eux.

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La banque mondiale, tout en réglant le problème auquel le monde est confronté aujourd’hui est heureuse d’être en partenariat avec la République du Congo, de façon à ce que de jeunes générations soient équipées de compétences nécessaires pour bâtir un monde encore meilleur, affirme l’instition de financement international. Au cours de leur échange, le ministre et la représentante de cette institution financière en ont profité pour faire le point, sur deux opérations de la banque mondiale qui viennent de s’achever. Il s’agit du programme d’amélioration du secteur de l’éducation, estimé à 30 millions de dollars et le développement de compétences et l’employabilité pour les jeunes en République du Congo, d’une valeur, également, de 30 millions de dollars. 

Cap-Vert : un prêt de 25 millions USD de la banque mondiale

Le prêt obtenu par le  Cap-Vert auprès de la Banque mondiale servira à renforcer sa consolidation fiscale et soutenir ses objectifs de développement durable. (Crédit :DR).

Ces dernières années, le Cap-Vert subit avec inquiétude les effets du changement climatique, ralentissant de surcroit les  objectifs de développement du pays. Pour aider le pays à faire face aux aléas climatique, la banque mondiale vient d’octroyer un prêt de 25 millions de dollars afin qu’il renforce son économie.

Cap-Vert obtient un prêt de 25 millions $ de la Banque mondiale en vue de renforcer son économie. Le prêt obtenu par le  Cap-Vert auprès de la Banque mondiale servira à renforcer sa consolidation fiscale et soutenir ses objectifs de développement durable. Le prêt, accordé dans le cadre du financement à l’appui des politiques de développement (DPF) de l’Association internationale de développement (IDA), est stratégiquement aligné sur les ambitions de l’archipel. Cet investissement, le premier d’une série de trois, tournera autour de deux piliers à savoir la restauration de l’espace fiscal et la promotion d’une économie verte et bleue. Font partie de ces piliers  des mesures telles que la mobilisation des recettes intérieures, la durabilité des investissements publics, la diversification du secteur touristique et l’augmentation de la participation des femmes aux activités économiques.

Pour mémoire, cet archipel d’Afrique de l’Ouest, fragile aux chocs climatiques, a subi des dommages importants dus à des événements météorologiques extrêmes tels que de fortes pluies et des ouragans, ainsi qu’une sécheresse intense et prolongée ces dernières années. Selon les institutions de Bretton Woods, les pertes déclarées du pays, dues aux catastrophes liées au climat, s’élevaient en moyenne à 0,25 % du PIB sur la période 2010-2020. Par ailleurs, le Fonds monétaire international (FMI) estime que les risques budgétaires du pays pourraient résulter de « l’incapacité » des autorités capverdiennes à donner un coup d’accélérateur  par rapport aux réformes des entreprises d’État ou d’une réduction des efforts d’assainissement budgétaire. Dans l’optique ainsi de soutenir les efforts de cet Etat insulaire, le Fonds a approuvé un programme économique au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (RSF) en vue de mettre en œuvre des réformes climatiques macro-critiques et catalyser le financement privé pour l’adaptation et la transition climatiques en faveur du pays. 

Sénégal : Ousmane Sonko éligible à la présidentielle 2024, fourbit ses armes

A Dakar, capitale du Sénégal, le juge Ousmane Racine Thior, président du Tribunal d’instance hors classe de Dakar, a délivré, dans la matinée du jeudi 14 décembre 2024, son verdict et ordonné la réintégration du président du parti PASTEF (Patriotes du Sénégal pour le Travail, l’Ethique et la Fraternité)sur les listes électorales. (Crédit : DR).

A l’issue du délibéré du Tribunal d’instance hors classe de Dakar, ce jeudi 14 décembre 2024, le candidat à l’élection présidentielle du 25 février 2024 au Sénégal, Ousmane Sonko, président du PASTEF (Patriotes du Sénégal pour le Travail, l’Ethique et la Fraternité) garde ses droits électoraux et est réintégré dans le fichier électoral. 

A Dakar, capitale du Sénégal, le juge Ousmane Racine Thior, président du Tribunal d’instance hors classe de Dakar, a délivré, dans la matinée du jeudi 14 décembre 2024, son verdict et ordonné la réintégration du président du parti PASTEF (Patriotes du Sénégal pour le Travail, l’Ethique et la Fraternité)sur les listes électorales. Rappelons que cette décision est consécutive à celle prise au Tribunal de Ziguinchor par le Juge Sabassy Faye, le 17 novembre dernier. L’Etat du Sénégal, par la voix de l’Agent judiciaire de l’Etat et ses avocats, avait déposé un recours auprès de la Cour suprême. Pour remettre le feuilleton judiciaire dans sa chronologie récente, il est à noter que depuis le 30 juillet, Ousmane Sonko a été incarcéré, son parti dissous après un décret présidentiel et son nom radié des listes électorales. Ces décisions ont été exécutoires et les affiches à l’effigie de l’opposant sur le fronton du siège du PASTEF ont même été arrachées et les biens soumis à une vente aux enchères. Aujourd’hui, à la suite de l’audience du 12 décembre au Tribunal d’instance hors classe de Dakar, les partisans du leader de l’opposition, actuellement détenu à la prison du Cap Manuel à Dakar, n’ont pas tardé de jubiler. Depuis mars 2021, les partisans et sympathisants dénoncent un certain acharnement. Certains ont été tués lors de manifestations suite à laquelle près d’un millier sont emprisonnés…

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Les « patriotes », partisans d’Ousmane Sonko estiment qu’à chaque fois qu’une décision de justice a été défavorable à cette opposition, elle a été exécutée. Par contre, tous les recours de PASTEF ont été considérés comme suspensifs. A titre indicatif, la décision du juge Sabassy Faye de Ziguinchor était considérée comme exécutoire par les militants du PASTEF. Mais le Commissaire Thiendella Fall, Directeur de la Direction générale des élections (DGE), refusa de remettre les fiches de parrainage au mandataire d’Ousmane Sonko, le député Ayib Daffé, en dépit de plusieurs tentatives… Un autre recours avait été interjeté auprès de la Cour suprême qui finit par renvoyer le dossier au Tribunal d’instance hors classe de Dakar… La requête a abouti au verdict de ce matin. Ce dernier verdict ouvre les portes à Ousmane Sonko pour briguer la présidentielle de février 2024, même si le dossier n’est pas encore clos. Selon des juristes, l’article L 57 n’interdit pas à un candidat d’une coalition politique de candidater, relativement à ceux qui évoquent la dissolution de son parti. Quant à son statut de prisonnier, l’on a assisté dans le monde à des prestations de serment de présidents élus, par voies épistolaires ou d’huissiers… Pour la suite, il est clair que le feuilleton judiciaire va se poursuivre. L’Etat, par son Agent judiciaire et ses avocats, va certainement interjeter appel. De son côté, le parti PASTEF dissout, a introduit d’autres candidatures dans ses rangs, à savoir Bassirou Diomaye Diakhar Faye, n°2 du parti, et les députés Guy Marius Sagna, Birame Soulèye Diop et Abass Fall.

Pour rappel, le Sénégal est un pays qui a une population majoritairement jeune, doté de terres riches, aux ressources minières abondantes, dont certaines affleurent (Ph, Fe, Zircon, Or, Marbre, Attapulgite, Tourbe, Pétrole & Gaz …), arrosé de plusieurs cours d’eau, et qui dispose d’une pluviométrie qui atteint 6 moins par an au sud, mais paradoxalement classé PMA (Pays moins avancé) et PPTE (Pays pauvre Très Endetté).

Commerce : 2023, année « record » pour les échanges commerciaux entre l’Afrique et les USA

C'est à Accra où elle est arrivée en mars 2023, que la vice-présidente américaine a foulé la terre africaine. Dans la capitale ghanéenne, Kamala Harris a reçu un accueil des grands jours et dès sa descente d'avion, a planté le décor sur les raisons de sa visite sur le continent. (Crédit : Nipah Dennis/AFP)

Dans une période de lutte acharné entre les différentes puissances du monde pour conquérir le marché africain, les Etats-Unis se sont félicités mercredi d’avoir conclu cette année des accords commerciaux records avec le continent noir, d’un montant total de 14,2 milliards de dollars.

Près de 550 nouveaux accords commerciaux et d’investissement ont été signés, représentant une augmentation de 67% par rapport à 2022 en termes de nombre et de valeur, a déclaré British Robinson, coordinateur de l’initiative commerciale « Prosper Africa » lancée par les Etats-Unis. « Nous avons connu une année record pour les relations américano-africaines », a souligné Judd Devermont, responsable pour l’Afrique sub-saharienne à la Maison Blanche, lors d’une conférence de presse en ligne organisée après un sommet avec des dirigeants africains au cours duquel le président américain Joe Biden s’est engagé à « mettre le paquet » sur le continent. En décembre, Washington a promis d’injecter  55 milliards de dollars sur trois ans en Afrique. Une mesure qui  vise  à faire bloc contre la présence croissante de la Chine, qui par tous les moyens investit  en matière de construction d’infrastructures, d’investissements et de prêts. Les États-Unis ont déjà réalisé plus de 40% de ces engagements, a souligné M. Devermont. « D’ici la fin de la deuxième année, nous prévoyons de dépasser au moins 70% de nos objectifs », a-t-il ajouté.

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Les échanges commerciaux entre l’Afrique et les États-Unis d’Amérique sont influencés par divers facteurs, tels que les politiques commerciales, les accords bilatéraux, les conditions économiques et les demandes du marché. Certains pays africains bénéficient d’accords commerciaux préférentiels avec les États-Unis, tels que l’AGOA (African Growth and Opportunity Act). L’AGOA, en place depuis 2000, offre des avantages tarifaires aux pays africains éligibles qui s’engagent à mettre en œuvre des réformes économiques et démocratiques. Les principaux produits échangés entre l’Afrique et les États-Unis comprennent les produits pétroliers, les minéraux, les métaux, les produits agricoles et textiles. Les exportations africaines vers les États-Unis sont souvent dominées par les ressources naturelles. Les États-Unis ont également investi dans divers secteurs en Afrique, tels que l’énergie, les télécommunications, les services financiers et l’agriculture. Certains défis persistent, tels que les barrières non tarifaires, les problèmes liés à l’infrastructure, la bureaucratie, et parfois, l’instabilité politique dans certaines régions africaines.

Algérie : la « facilitation des investissements » à la 1ère édition du Forum international des affaires et de l’investissement à Alger

Dans ce sillage, M. Fassih a évoqué une série de mesures prises par le ministère des Affaires étrangères pour renforcer l'appareil diplomatique économique, dont notamment l'ouverture de bureaux d'information et de promotion des investissements et des exportations. (Crédit : DR).

Les perspectives et mesures de facilitation des investissements nationaux et étrangers, ainsi que des exportations pour accéder aux différents marchés internationaux, notamment africain et européen, ont constitué le thème de la première édition du Forum international des affaires et de l’investissement, organisé mardi 12 décembre à Alger.

Au cours de ce forum organisé par la Société d’études économiques et développement des investissements (S.E.E.D.I) en Algérie, les participants ont évoqué l’amélioration du climat des affaires et les inquiétudes des investisseurs par rapport aux opportunités de renforcement d’une nouvelle coopération avec les différents acteurs économiques, les entreprises et les organismes publics en charge de l’organisation et de la gestion de l’économie nationale. La rencontre a réuni , outre les participants, de dizaines d’opérateurs économiques, de représentants des organismes et des entreprises publiques et privées, et de grand nombre d’experts dans divers domaines économiques, de spécialistes, de techniciens et d’experts étrangers. En marge de cette rencontre, le directeur du soutien et de la promotion des échanges économiques au ministère des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Rabah Fassih, en appel au raffermissement du chronogramme par les hautes autorités en matière d’investissements, afin de permettre la diversification de l’économie Algérienne, d’attirer le maximum d’investisseurs étrangers en Algérie et de densifier les exportations de l’Algérie hors hydrocarbures. Dans ce sillage, M. Fassih a évoqué une série de mesures prises par le ministère des Affaires étrangères pour renforcer l’appareil diplomatique économique, dont notamment l’ouverture de bureaux d’information et de promotion des investissements et des exportations, la création d’un portail dédié à la diplomatie économique sur le site électronique du ministère, et la mise en place d’un réseau des chargés d’affaires économiques et commerciales au niveau des différentes ambassades de l’Algérie à l’étranger.

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Le ministère tâche également avec les autres secteurs et les organismes de soutien au commerce à organiser des forums, à envoyer des délégations algériennes et à organiser des manifestations économiques à l’étranger, ainsi qu’à inviter les étrangers à prendre part aux évènements économiques locaux, dans le but d’accompagner le produit local et de capter les investissements directs étrangers (IDE). Pour sa part, Hicham Saïdi, directeur général de la société d’études économiques et développement des investissements (S.E.E.DI), a fait savoir  que l’Algérie possède de nombreux atouts économiques à exploiter pour renforcer les opportunités d’investissement, d’où, a-t-il dit, l’importance de ce forum qui vise à atteindre cet objectif en offrant des opportunités pour établir des partenariats locaux et étrangers entre différents acteurs économiques. Amine Boutalbi, Président du Centre arabo-africain d’investissement et de développement (CAAID), a invité les opérateurs africains à s’unir et à œuvrer ensemble pour mieux exploiter les opportunités entre les pays du continent et à abandonner l’idée d’exporter en dehors de celui-ci. Abordant les mesures prises par l’Algérie pour accompagner les produits nationaux dans le continent africain, M. Boutalbi a affirmé que l’Algérie regorge d’atouts économiques « immenses », en plus des facilités proposées pour les exploiter. De son côté, Kamel Hamani, président de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI), a souligné la volonté politique de l’Algérie d’améliorer le climat d’investissement, mettant en lumière les avantages des nouvelles lois liées à l’investissement et au foncier économique.

Sénégal : 11 pays promeuvent une agriculture pour le marché local africain

Des officiels et des experts de 11 pays africains participent à un atelier international sur l’approche « Shep », un outil permettant de développer « une agriculture orientée vers le marché », mardi, à Dakar.

11 pays prennent part à un atelier sur l’approche « Shep » venue du Japon, dans le domaine de l’agriculture à Dakar. Le Burkina Faso, le Burundi, la Côte d’Ivoire, la Gambie, la Guinée, Madagascar, le Mali, la Mauritanie, le Niger, la République démocratique du Congo et le Sénégal sont représentés à cette rencontre. Le Shep est un outil jugé pertinent en matière de mise en œuvre des politiques publiques. C’est une approche permettant de promouvoir une agriculture orientée vers le marché selon les explications de Boubacar Dramé, conseiller technique au ministère sénégalais de l’Agriculture, de l’Équipement rural et de la Souveraineté alimentaire. L’homme qui présidait la cérémonie d’ouverture de l’atelier de trois jours, qui en est à sa cinquième édition a poursuivi en déclarant que c’est un outil qui a fini de prouver sa pertinence à l’aune des transformations induites en termes de changement de comportement, d’amélioration des revenus, de mise en relation et d’autonomisation des petits exploitants. La jICA, l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) fait partie intégrante de l’organisation du dit atelier. Dans le passé, La JICA a fait recours à l’approche « Shep’’ dans l’exécution d’un projet au Kenya, en 2006. « Je suis persuadé qu’à l’instar du Sénégal, nos frères et sœurs des autres pays d’Afrique ont des [projets à succès] à nous faire découvrir, pour nous aider à améliorer nos modèles Shep » a conclu Boubacar Dramé.

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Cette approche Shep s’articule autour de 4 axes : le partage d’objectif et de vision avec les agriculteurs, la prise de conscience des agriculteurs, leur prise de décision et l’acquisition des compétences. Une méthode qui peut aider au développement de l’agriculture vivrière en Afrique. Cette dernière revêt une importance cruciale car elle est étroitement liée à la sécurité alimentaire du continent. L’agriculture vivrière se concentre sur la production d’aliments de base destinés à la consommation locale, et elle implique souvent des cultures vivrières telles que le riz, le maïs, le mil, le manioc, les légumes, les fruits, et d’autres produits de base.

Economie : la Côte d’Ivoire révise son cadre de partenariat avec la Banque mondiale

Toujours selon les estimations de la Banque mondiale, à l'avenir, la croissance réelle du PIB devrait s'établir en moyenne à 6,5 % en 2024-25. (Ph : Adama Coulibaly, Ministre des finances et du Budget de la Côte d'Ivoire).

Afin de gagner en efficacité dans la réalisation de ses projets relatifs à son plan national de développement (PND), la Côte d’Ivoire établit un Cadre de partenariat fécond (CPF) avec la Banque Mondiale. L’institution de Bretton Woods qui a établi des perspectives positives pour l’économie ivoirienne dans les deux prochaines années.

Le groupe de la Banque mondiale et l’Etat de la Côte d’Ivoire ont organisé le lancement officiel du nouveau Cadre de partenariat fécond (CPF), le mercredi 13 décembre 2023, à Abidjan. Sous la co-présidence des ministres des Finances et du Budget, Adama Coulibaly et de Mme Nialé Kaba, de l’Economie, du Plan et du Développement, la  présentation du CPF s’est effectuée en présence de plusieurs membres du gouvernement, ainsi que des partenaires techniques et financiers. Les objectifs que vise la mise en place du lCPF est de soutenir une transformation économique et sociale plus inclusive et durable, comme souligné dans la Vision 2030 du gouvernement ivoirien et le Plan national de développement (PND) 2021-2025. Il répond également à la vision et rentre en conformité avec la stratégie régionale du Groupe de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Avec un portefeuille actif actuel de 6,3 milliards de dollars, la Banque mondiale se place comme étant le premier partenaire financier de la Côte d’Ivoire.

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Ce nouveau cadre de partenariat a été élaboré en étroite concertation avec les autorités ivoiriennes et à travers de larges consultations avec le gouvernement, la société civile, les acteurs du secteur privé et les partenaires au développement. A travers ce cadre de partenariat, la Banque s’engage ainsi à soutenir la Côte d’Ivoire de manière qu’elle puisse poursuivre ses réformes visant à combler le déficit en capital humain et à renforcer la gestion des ressources naturelles. L’objectif serait de lui permettre de faire face aux effets du changement climatique et de soutenir la croissance économique. Selon les chiffres de la Banque mondiale, en 2022, l’activité économique ivoirienne est restée robuste, bien qu’elle ait été confrontée à des défis découlant de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, du resserrement monétaire mondial, et de l’instabilité politique croissante dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Malgré la hausse des prix à l’importation, la montée des taux d’intérêt mondiaux et nationaux, ainsi que la demande extérieure en baisse, la croissance économique est passée de 7 % en 2021 à 6,7 % en 2022.  Une croissance largement tirée par des investissements publics soutenus et une forte consommation intérieure. Les secteurs industriels et les services ainsi que les mesures fiscales du gouvernement visant à maîtriser la hausse des prix ont également contribué à cette performance économique au cours de la première moitié de l’année. L’inflation a atteint en moyenne 5,2 % en 2022, marquant son niveau le plus élevé en une décennie, sous l’effet de la hausse des prix des denrées alimentaires, des transports et de l’énergie. Néanmoins, les perspectives économiques à court et moyen termes restent positives, bien que légèrement en deçà des niveaux d’avant la pandémie de la COVID-19. Cet optimisme repose sur un engagement fort en faveur de la stabilité macroéconomique et de réformes structurelles en cours conformément au Plan National de Développement (PND 2021-2025).

De belles performances en perspectives

Toujours selon les estimations de la Banque mondiale, à l’avenir, la croissance réelle du PIB devrait s’établir en moyenne à 6,5 % en 2024-25. La poursuite des investissements dans l’infrastructure réseau, notamment dans les secteurs du numérique et des transports, ainsi que l’exploitation des découvertes récentes de pétrole, associée à des politiques macroéconomiques prudentes, devraient renforcer la confiance des entreprises et accroître la productivité. Les projets visant à développer les chaînes de valeur ont le potentiel d’améliorer la productivité agricole et de stimuler la fabrication, ce qui soutiendra les perspectives de croissance à long terme.

Finance : la BAD se prononce sur l’usage des DTS du FMI

Face aux chefs d’État et de gouvernement en marge de la 6e réunion de coordination semestrielle de l’UA qui a eu lieu à Accra, au Ghana, M. Adesina a rappelé la récente augmentation du capital de la Banque – qui est passé de 201 à 318 milliards de dollars américains (Crédit : DR).

Pour le président de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina, qui s’est proncé au forum de Doha, « les 500 milliards de DTS du FMI, nous pouvons les transformer en 2000 milliards ! ». Et ce pour faire face aux défis économiques des pays africains qui peinent à mobiliser les ressources nécessaires. Pour le président de la BAD, il est temps de recourir aux Droits de Tirage Spéciaux (DTS) du FMI pour revitaliser le développement. 

Intervenant lors du Doha Forum qui se tient actuellement au Qatar, Akinwumi Adesina, président de la Banque Africaine de Développement (BAD), a souligné l’idée selon laquelle les Droits de Tirage Spéciaux (SDR) du FMI pourraient être utilisés comme outil de financement international pour aider à la revitalisation du développement. Cette idée a été prise en compte  après une intervention du ministre qatari des finances, qui a mentionné que son pays continue de contribuer aux ressources additionnelles du FMI.

En se fiant à une idée devenue latente au sein du top management de la BAD, les droits de tirage spéciaux supplémentaires émis par le FMI pourraient servir à soutenir les objectifs de développement, qu’ils soient liés à la transition, au climat, ou aux infrastructures. « Si ces ressources du FMI sont mises à la disposition des banques multilatérales de développement (BMD), elles peuvent bénéficier d’un effet de levier de 1 pour 4 », a précisé Akinwumi Adesina, ajoutant que « pour 500 milliards $ de DTS mis à disposition par le FMI, les BMD pourraient les transformer en 2000 milliards de dollars ». Avec une telle idéologie, l’Afrique réussirait à rembourser la totalité de la dette extérieure de ses pays, projetée à 1130 milliards $ par la BAD pour fin 2023. En dépit de tout cela, il resterait encore suffisamment de ressources pour financer la transition énergétique, climatique et d’autres défis de développement clés du continent. 

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Cette volonté défendue en étroite collaboration avec la Banque Inter-Américaine de Développement, a été positivement accueillie par plusieurs personnalités, y compris le Secrétaire Général des Nations Unies. A cause de la pandémie de Covid-19, il avait été décidé que le FMI émettrait des DTS supplémentaires d’une valeur approximative de 650 milliards de dollars et que les pays riches renonceraient volontairement à 100 milliards de ces droits, au profit des pays économiquement vulnérables. Jusqu’à présent, ces engagements ne se sont pas encore concrétisés. Concernant les ressources supplémentaires créées par le FMI, des pays comme les États-Unis, qui ont pu mobiliser jusqu’à 3000 milliards de dollars sur le marché des capitaux à des taux proches de zéro, ont reçu 113 milliards de dollars de DTS supplémentaires, grâce à leur quote-part importante au sein du FMI. Par contre, l’ensemble de l’Afrique n’a obtenu que 33 milliards de dollars pour ses 1,2 milliard d’habitants, et parfois sous condition de respecter une orthodoxie économique qui ne fonctionne pour aucun pays en développement.

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