mercredi 25 février 2026
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Chronique : pourquoi l’Afrique doit préserver ses puits de carbone ?

Un récent rapport de la Banque mondiale, « Déverrouiller le développement du carbone bleu », réalisé avec le concours du Fonds Fiduciaire Multidonateurs Problue, vient de prouver que les puits de carbone stockant du carbone bleu, tels que les marais salants, mangroves et autres herbiers marins, captent plus de dioxyde de carbone (CO2) que les forêts. (Crédit : DR).

Herbiers marins, mangroves et autres écosystèmes, stockant du carbone bleu, sont essentiels pour lutter contre le changement climatique, protéger la biodiversité et stimuler l’économie. Ce sont des puits de carbone qui stockent 5 fois plus de CO2 que les forêts. L’Afrique en possède d’importants gisements. Toutefois, il se trouve que l’appât du gain d’investisseurs prenne le pas sur le maintien, la protection ou la restauration de ces puits de carbone en Afrique.

En Afrique, des décideurs sont souvent confrontés au dilemme entre doter rapidement leur pays d’infrastructures et impacter négativement l’environnement. Il n’est pas rare que face au manque de capitaux, un investisseur, non informé des réalités locales, opte pour un projet à développer sur un écosystème, estampillé puits de carbone stockant du carbone bleu… Pourtant, ces zones sont essentielles pour garantir un avenir durable pour le continent, dans le sens où ils stockent plus de CO2 que les forêts- 5 fois plus. Si la décision est prise à la va-vite, pendant la saison sèche, sans concertation avec les populations locales, le lancement de projets à scandales écologiques ne manquerait pas. L’Afrique est riche en puits de carbone, tant naturels qu’anthropiques. Les puits de carbone naturels comprennent les forêts, les sols et les océans. Les puits de carbone anthropiques comprennent les projets de séquestration du carbone.

Capter 5 fois plus de CO2 que les forêts.

Un récent rapport de la Banque mondiale, « Déverrouiller le développement du carbone bleu », réalisé avec le concours du Fonds Fiduciaire Multidonateurs Problue, vient de prouver que les puits de carbone stockant du carbone bleu, tels que les marais salants, mangroves et autres herbiers marins, captent plus de dioxyde de carbone (CO2) que les forêts. Non seulement, ils contribuent à lutter contre le changement climatique, mais aussi ils peuvent créer des emplois de qualité et améliorer les moyens de subsistance des populations. En arrêtant de les dégrader et de les détruire, ils permettraient de stocker 650 millions de tonnes de CO2 par an, soit l’équivalent du volume des émissions annuelles du transport maritime. L’endroit où l’investissement devrait se faire est dans la restauration et la préservation de telles zones. Au Sénégal, un investisseur émirati s’est promené sur la Petite Côte entre Mars et Mai (saison sèche), CEO de DP World, pour ne pas le nommer, et compte implanter son port de Ndayane (Dialaw), au beau milieu de marais salants ! Il s’agit d’espaces qui nourrissent et améliorent les conditions des populations. Il ressort dans ce rapport qu’à travers le monde 4,1 millions de pêcheurs artisanaux sont tributaires des mangroves. Elles protègent aussi, plus de 6 millions de personnes des inondations et évitent une perte annuelle de 24 milliards de $ d’actifs productifs. Un ratio de 50% des marais salants de la planète ont disparu- une dégradation qui se poursuit malheureusement !

De la sauvegarde des puits de carbone

Les puits de carbone sont importants pour l’Afrique pour plusieurs raisons. Tout d’abord, en absorbant le CO2 de l’atmosphère, ils aident à réduire les concentrations de gaz à effet de serre, responsables du changement climatique. Ensuite, les puits de carbone sont importants pour la biodiversité. Les forêts, les sols et les océans abritent une grande diversité d’espèces végétales et animales. La protection des puits de carbone est donc essentielle pour la conservation de la biodiversité. Tertio, les puits de carbone sont importants pour l’économie. Les forêts, les sols et les océans fournissent des biens et des services importants, tels que le bois, l’eau et la nourriture. La protection des puits de carbone est donc essentielle pour le développement durable.

Ayant atteint 20 points de vente au Sénégal, BİGA Home se prépare à s’étendre sur tout le continent africain

Lancé en septembre 2023 au Sénégal par le Groupe mobilier Doğanlar, BİGA Home a atteint un succès important en peu de temps. (Crédit : Biga Home).

Visant à agrandir sa marque dans tout le continent africain avec son réseau de distributeurs, la société a comme stratégie de s’ouvrir au CEDEAO après le Sénégal. Inauguré le 12 septembre, BİGA Home a aujourd’hui 15 points de vente actifs. L’objectif de fin d’année de BİGA Home est d’atteindre 20 points de vente. Le Groupe mobilier Doğanlar va exporter à près de 20 pays, en particulier au Sénégal et aux pays d’Afrique mais aussi au CEDEAO, à la Mauritanie et aux États-Unis.

Lancé en septembre 2023 au Sénégal par le Groupe mobilier Doğanlar, BİGA Home a atteint un succès important en peu de temps. La marque a aujourd’hui au total 20 points de vente, dont 15 actifs, et prend sa place, avec ses coins de vente, dans les meilleurs magasins vie et maison du Sénégal, en plus de ses propres boutiques exclusives. BİGA Home a reçu l’appréciation des utilisateurs Sénégalais grâce à ses produits de qualité, innovants, s’adressant à tous les goûts et styles. Entreprise mère d’un total de 6 marques dont BİGA Home, Doğtaş, Kelebek Cuisines – Salles de Bains, Lova Lit et Ruum Store, le Groupe mobilier Doğanlar exporte son expérience de 50 ans dans le secteur du mobilier au continent africain par le biais du premier et seul site de production du Sénégal.

En voie de devenir une marque totalement Africaine avec un réseau organisationnel et de distribution

Aujourd’hui, la marque qui poursuit sa croissance avec notamment ses boutiques exclusives mais aussi avec son réseau de distributeurs a pour objectif principal de s’étendre dans tout le Sénégal. Visant à agrandir sa marque dans tout le continent africain avec son réseau de distributeurs, la société a comme stratégie de s’ouvrir au CEDEAO après le Sénégal, d’inaugurer les magasins BİGA Home en Mauritanie et enfin, d’exporter aux États-Unis. BİGA Home a reçu l’appréciation des utilisateurs Sénégalais grâce à ses produits de qualité, innovants, s’adressant à tous les goûts et styles. La marque vise à étendre son succès du Sénégal à l’entièreté du continent africain. Les conceptions à l’étiquette BİGA Home qui seront intégralement produites dans l’usine établie au Sénégal auront pour objectif d’atteindre les 200.000 unités par an.

Président du Conseil d’administration du Groupe mobilier Doğanlar, İsmail Doğan a exprimé sa satisfaction découlant du succès de BİGA Home au Sénégal. Doğan a affirmé “BİGA Home est un élément essentiel de l’objectif du Groupe mobilier Doğanlar à devenir une marque globale. Nous poursuivons donc nos travaux avec détermination afin d’étendre notre marque, celle-ci ayant obtenu un succès considérable en peu de temps au Sénégal, à toute l’Afrique. Dans ce cadre-ci, nous continuons à évaluer les nouveaux contrats de distributeurs et poursuivons notre développement rapide avec nos investisseurs.” Avec la marque BİGA Home, Le Groupe mobilier Doğanlar s’est engagé à exporter à près de 20 pays, en premier lieu au Sénégal et au pays d’Afrique, et ensuite au CEDEAO, à la Mauritanie et aux États-Unis. La marque s’étant établie dans un espace de production de 10.000 mètres-carrés et un investissement de 12 millions d’Euros à ce jour a pour but de continuer bientôt à avancer dans sa voie avec une surface supplémentaire de 50.000 mètres-carrés et un investissement ciblant les 50 millions d’Euro. BİGA Home a lancé sa production en série et sa vente dans les catégories telles que lits, cadres de lit, têtes de lit, produits revêtus et travaux à projet comme des cuisines et des bureaux. 

RDC : port de Banana, quel bilan un an après le lancement des travaux ?

Dans la mesure où les différentes parties respectent leurs engagements, la fin des travaux est prévue au cours de l’année 2025, selon les estimations de DP. (Crédit : DP).

Il y a deux, la République Démocratique du Congo (RDC) signait un accord avec l’Emirati Dubai Port Word (DPW) pour la construction d’un port moderne en eau profonde dans le Congo Central. Dix mois après le lancement des travaux, un bilan d’étape a été dressé.

En RDC, la construction du port en eaux profondes de Banana à l’ouest dans la province du Kongo Central en est à la toute première phase. C’est-à-dire à l’étape de sondage de l’eau et de la terre pour leur appréciation, a annoncé l’agence congolaise presse (ACP) relayant des sources administratives. Cette étape de la fouille des terres sous eaux est effectuée après l’enrochement et la construction du mur de soutènement. Le port à réaliser par la compagnie Emirati Dubai Port World comporte l’aménagement initial d’un quai de 600 mètres avec un tirant d’eau de 18 mètres, capable d’accueillir les plus grands navires en activité. L’ouvrage aura une capacité de manutention de conteneurs d’environ 450 000 EVP (équivalent 20 pieds) par an, et une cour de 25 hectares pour le stockage des conteneurs. Le port de Banana qui sera doté des technologies et des équipements les plus récent est à la première phase de sa construction.

Dans la mesure où les différentes parties respectent leurs engagements, la fin des travaux est prévue au cours de l’année 2025, selon les estimations de DP World.  Les travaux de construction de ce port ont été lancés le 31 janvier 2022 par le Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi.  Le gouvernement congolais et de la société Dubaï Port World des Émirats Arabes unis avait signés le 11 décembre 2021, la convention de collaboration pour la construction du port de Banana avec un investissement estimé à 1,3 milliard de dollars américains. Le projet qui prévoit de moderniser les transports martines de la zone et générer des emplois dans la région est très controversé. Les riverains déplorent notamment les délocalisations forcées, la dégradation de l’environnement qui touche surtout la population des pêcheurs. Ils restent sceptiques quant à la promesse d’employer les jeunes de la région à des postes bien rémunérés. Par ailleurs, les mises à jour sur le projet de construction du port de Banana interviennent au moment où le Chef de l’Etat qui a présidé le lancement des travaux l’année dernière est en pleine campagne présidentielle. Felix Tshisekedi est candidat à sa propre successive dans les élections présidentielles qui se tiendront le 20 décembre 2023.

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Finance verte : l’Egypte prône l’adhésion des industries lourdes à la décarbonisation

Le Dr Mahmoud Mohieldin est l’un des champions de haut niveau des Nations Unies sur les changements climatiques pour la COP27 et la COP28. (Crédit : DR).

Un programme de financement qui s’appuie sur les fonds des donateurs occidentaux pour aider les pays en développement à passer à une production d’électricité plus propre pourrait être adopté par les industries lourdes et d’autres secteurs difficiles à réduire, a déclaré le champion égyptien du climat.

L’envoyé égyptien pour le climat estime que les fonds internationaux peuvent aider les industries des pays en développement à se décarboner. L’extension de la structure de Partenariat pour une transition énergétique juste (JETP) à des secteurs tels que l’acier, l’aluminium, le ciment et les engrais était logique en raison des nouvelles règles de l’Union européenne qui autrement pénaliseraient les exportateurs des pays en développement, a déclaré Mahmoud Mohieldin, champion de haut niveau des Nations Unies sur le changement climatique, dans une interview. Les règles, dans le cadre du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACB) de l’UE, auraient de « graves implications » pour les pays exportant vers l’Europe, a déclaré Mohieldin.

Le CBAM est le premier système mondial de droits d’émission de CO2 et serait imposé à partir de 2026 sur les importations de fer et d’acier, d’aluminium, de ciment, d’électricité, d’engrais et d’hydrogène, dans le but d’encourager une production plus verte dans le monde. Les accords JETP soutiennent les transitions énergétiques dans des pays comme l’Afrique du Sud et l’Indonésie avec un financement composé de prises de participation, de subventions et de prêts concessionnels de la part des riches pays occidentaux du Groupe des Sept (G7), de banques multilatérales et de prêteurs privés. Les progrès des programmes JETP et la manière de mobiliser davantage de financements climatiques seront au centre du sommet des Nations Unies sur le changement climatique COP28 à Dubaï qui débutera le 30 novembre. L’Allemagne et le Chili prévoient de créer un club lors de la COP28 pour aider les pays en développement à investir dans la décarbonisation des industries de l’acier, du ciment et d’autres industries. Mohieldin a déclaré que les exportateurs vers l’UE dans les secteurs difficiles à réduire pourraient essayer de lutter contre le CBAM par le biais de l’Organisation mondiale du commerce, utiliser les marchés du carbone ou négocier des exemptions, mais qu’en attendant, il y avait une chance d’utiliser l’investissement et la technologie pour décarboner.

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Formation : la BCEAO renforce les capacités des professionnels du secteur

Siège BCEAO, à Dakar.

Ils sont 30 employés d’institutions financières régionales ou nationales à recevoir ce jeudi 22 novembre 2023, leur certificat de fin de formation en management stratégique bancaire à Dakar. 

Pendant six mois, des hommes et femmes du secteur bancaire, en présentiel soit en ligne ont pu bénéficer de cette formation offerte par le Centre ouest-africain de formation et d’études bancaires (COFEB), créé par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO). Les récipiendaires viennent des banques et établissements financiers des pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), du Maroc et de la Centrafrique. Cette session est le bénéfice d’une collaboration entre le COFEB et HEC Paris, selon Patrick Kodjo, conseiller du directeur général de centre de formation de la BCEAO. Elle permet aux bénéficiaires de développer de nouvelles compétences de management, de renforcer leur leadership, de mobiliser leurs collaborateurs et de fédérer les équipes autour de la stratégie de l’entreprise, selon M. Kodjo. Le parcours s’intitule CEMTSTRAT 1 et il a trait à la nouvelle économie digitale et ses risques juridiques, économiques et géopolitiques, selon le COFEB.

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Il est à l’attention des cadres dirigeants opérationnels et aux directeurs des départements des secteurs privé et public, le parcours dénommé CEMTSTRAT 1. Mame Fatou Diop Touré, porte parole des bénéficiaires a affirmé qu’ils ont engrangé durant cette formation des connaissances pratiques et approfondies. « Nous avons acquis des outils pratiques, qui auront un impact direct sur nos institutions et notre parcours professionnel. C’est un parcours inspirant et innovant, a-t-elle martelé. A son tour, la directrice des programmes stratégiques internationaux de HEC Paris, Armelle Duffour, dira que cette formation a été suivie avec succès par des centaines de cadres. Pour terminer, elle a signalé que les récipiendaires, qui ont fait des soutenances groupées pour la certification, peuvent faire bénéficier leurs collègues de cette formation, selon elle.

RDC : signature d’un mémorandum d’entente sur la construction d’une cimenterie  

Le sud coréen « Masco Énergie » signe un mémorendum d'entente avec la RDC pour la construction d'une cimenterie. (Crédit : Mastervacuum)

Un mémorandum d’entente  a été signé entre la société Sud-coréenne « Masco Energie » et le ministère de l’Industrie de la République démocratique du Congo (RDC,  sur la construction de la cimenterie de Maiko, dans la province de la Tshopo, au Nord-Est de la République démocratique du Congo.

Le sud coréen « Masco Énergie » signe un mémorendum d’entente avec la RDC pour la construction d’une cimenterie. Cette signature réjoui à plus d’un titre le ministre de l’industrie de la République démocratique du Congo, qui n’a pas manqué de le faire savoir au cours de la signature du dit mémorandum. « Nous venons de signer un mémorandum d’entente avec la société sud-coréenne, Masco Énergie construction, spécialisée dans l’industrie du ciment pour la construction de la cimenterie de Maiko (CIMAIKO) dans la province de la Tshopo. Ceci dans le cadre de la mise en œuvre du Plan directeur d’industrialisation de la République démocratique du Congo qui se consolide davantage à travers le pays », a déclaré Julien Paluku, ministre de l’Industrie.

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Au cours de cette cérémonie hautement solennelle, le ministre Paluku a exhorté ces investisseurs au pragmatisme sur terrain pour démarrer rapidement ce projet qui contribue au développement dans cette partie de la RDC avec notamment la création d’emploi, gage de la réduction de la pauvreté. « Le gouvernement congolais vous garantit une sécurité totale », a  rassuré Julien Paluku à l’audimat, il a par la suite évoqué l’amélioration du climat des affaires qui se consolide et se renforce en République démocratique du Congo. Pour sa part, Chang Mook Park, chief executive Officer – CEO de Masco Énergie, organisme chargé de l’exécution du projet le groupe dispose toutes les capacités techniques et financières pour bien construire cette cimenterie. La RDC a au cours de ces dernières années son industrie de la cimenterie. Entre 2020-2021, le pays d’Afrique centrale a accueilli deux cimenteries à capitaux chinois à Likasi et Kolwezi, dans le Katanga. Les deux entités ont une capacité de production de près de deux millions de tonnes de ciment pour le pays qui importait 100% de ses besoins.

Côte d’Ivoire : Inauguration du siège de l’Initiative cacao Côte d’Ivoire – Ghana en 2024

La Côte d’Ivoire est le premier pays producteur mondial de cacao, suivie du Ghana. Les deux pays voisins de l’Afrique de l’Ouest représentent plus de 60% de l’offre mondiale et comptent à travers cette Initiative, assurer le leadership de la filière au niveau mondial. (Crédit Dr).

La 5e conclave ordinaire du Comité de pilotage de l’Initiative Cacao Côte d’Ivoire – Ghana (ICCIG) a débuté ce jeudi 23 novembre 2023, à Abidjan. Cette session, visant à faire le point des décisions et recommandations des dernières réunions du Comité de pilotage et du Comité spécial, a été ouverte par le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture du développement rural et des productions vivrières de Côte d’Ivoire, Adjoumani Kobenan Kouassi.

A l’ouverture de la 5eme édition « initiative cacao Côte d’Ivoire«  Adjoumani Kobenan, le ministre de l’agriculture ivoirien a salué la délégation du Ghana, dirigée par son homologue le Dr Hon Bryan Acheampong qui a saisi l’occasion pour annoncer que « le prochain Comité de pilotage se déroulera au siège de l’Initiative que nous allons inaugurer en 2024 », à Accra. Cette 5ème réunion ordinaire du Comité de pilotage de l’Initiative Cacao Côte d’Ivoire –Ghana s’inscrit dans le cadre de la matérialisation de la vision des deux Chefs d’Etat, la visée étant l’amélioration des conditions de vie des producteurs pour une économie cacaoyère durable et prospère. Le ministre d’Etat a fait montre de quelques acquis à sauvegarder tel que le Différentiel de revenu décent (DRD) de 400 dollars par tonne de fèves de cacao au profit des producteurs, et l’adoption de la Norme africaine pour le cacao durable (ARS 1000). « Dans le même temps, il nous faut faire face aux défis tels que le respect de l’application du prix d’achat du cacao sur le terrain, les exigences du marché international (traçabilité, durabilité), la transformation locale du cacao et aussi la sécurité des producteurs à nos frontières respectives », a-t-il souligné. Au terme de ces travaux, des résolutions devraient être adoptées et des décisions importantes en vue de la bonne marche de l’Initiative Cacao Côte d’Ivoire-Ghana, dont les activités contribueront à l’atteinte de la durabilité de la filière cacao des deux pays.

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« Nous sommes à notre troisième année d’existence et comme d’autres pays ont exprimé leur intérêt à rejoindre l’Initiative, nous avons dû créer un cadre pour que cela se produise. La Côte d’Ivoire et le Ghana contrôlent 60% de l’offre mondiale et nous espérons qu’avec l’adhésion d’autres pays producteurs, cela fera de l’Initiative une offre encore plus redoutable sur le marché mondial », a indiqué Alex Assanvo, le secrétaire exécutif de l’ICCIG. L’état des lieux de l’Initiative a été présenté par le secrétaire exécutif de l’organisation, Alex Assanvo, qui a souligné que les actions tendant à mettre en œuvre la vision de l’ICCIG sont encourageantes. Il a poursuivi en mettant un accent sur la question d’un revenu décent pour les planteurs, qui doit être au centre de toute démarche de durabilité. La Côte d’Ivoire est le premier pays producteur mondial de cacao, suivie du Ghana. Les deux pays voisins de l’Afrique de l’Ouest représentent plus de 60% de l’offre mondiale et comptent à travers cette Initiative, assurer le leadership de la filière au niveau mondial.

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MSGBC Mauritania Roadshow : EPCM lance le projet Energy Service Zone Nouakchott

La société mondiale d'ingénierie, d'approvisionnement et de construction EPCM a annoncé le lancement du projet Energy Service Zone Nouakchott lors d'une session dédiée à la Mauritanie à la conférence MSGBC Oil, Gas & Power 2023 cette semaine. (Crédit : DR).

Le lancement du projet Energy Service Zone Nouakchott a été annoncé lors d’une session axée sur les opportunités en Mauritanie organisée lors de la conférence MSGBC Oil, Gas & Power 2023 d’Energy Capital & Power.

La société mondiale d’ingénierie, d’approvisionnement et de construction EPCM a annoncé le lancement du projet Energy Service Zone Nouakchott lors d’une session dédiée à la Mauritanie à la conférence MSGBC Oil, Gas & Power 2023 cette semaine. Le projet de développement vise à fournir des infrastructures aux acteurs clés du secteur des hydrocarbures de la République islamique de Mauritanie tout en encourageant les investissements directs étrangers dans le pays. Le projet a été lancé par Alexandra Gazendam, directrice d’EPCM, lors d’une discussion sur « Focus sur la Mauritanie : Road Show sur l’exploration et les opportunités », et fait suite à l’annonce par EPCM de la présentation du concept du projet au ministère du Pétrole, des Mines et de l’Énergie sept mois plus tôt.

Gazendam a expliqué que le « Ministère du Pétrole, des Mines et de l’Énergie agira en tant que propriétaire du projet », et que, « En termes de calendrier, le gouvernement a l’intention de lancer le processus d’approvisionnement au début de 2024, et nous invitons tous les investisseurs intéressés. »

« Nous avons beaucoup parlé du potentiel énorme et des qualités exceptionnelles de la Mauritanie, et le moment est venu de nous assurer que nous disposons d’infrastructures de base pour permettre le potentiel de ce pays », a déclaré Gazendam, ajoutant : « Nous considérons ce projet comme un catalyseur pour les investissements directs étrangers et une opportunité de renforcer le secteur privé local. » La session elle-même a servi de pont entre les décideurs gouvernementaux, les experts en données et les leaders de l’industrie, offrant une plateforme aux intervenants pour échanger des idées, partager des informations et définir l’avenir de l’exploration et du développement énergétiques en Mauritanie. « Nous sommes dans le contexte de la transition énergétique, et nous envisageons d’explorer le potentiel que notre bassin offre pour faire de la Mauritanie une destination d’investissement privilégiée« , a déclaré Moustapha Bechir, directeur général des hydrocarbures du ministère du Pétrole, des Mines et de l’Énergie de la République islamique de Mauritanie, ajoutant : « Nous avons créé notre code des hydrocarbures, établi un code de contenu local formellement en vigueur à partir de l’année prochaine, et nous révisons également le code de l’investissement. Nous continuons la politique en promouvant les données et en promouvant les pôles, surtout à Nouakchott, dans une zone dédiée à l’énergie. »

Avec des réserves prouvées de gaz de 80 billions de pieds cubes (tcf) et une production estimée de 10 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié par an, le développement du champ gazier conventionnel de BirAllah, au large de la Mauritanie, est sur le point de transformer le paysage énergétique du pays d’Afrique de l’Ouest. Pendant ce temps, à cheval sur la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie, Greater Tortue Ahmeyim (GTA) – qui devrait commencer la production commerciale en 2024 – est estimée contenir jusqu’à 30 tcf de ressources de gaz récupérables, établissant le bassin comme une province gazière de classe mondiale. « La géologie ne connaît pas de concept de frontières géographiques », a déclaré Elisabeth Gillbard, géologue pour la société de données et d’analyse énergétique TGS. « Nous savons que nous avons un système source incroyable sur toute la partie nord du bassin MSGBC. Rien qu’au large de la Mauritanie, il y a eu 11 découvertes majeures et presque chaque puits contient du pétrole ou du gaz. C’est un système source très actif. »

Au cours de la session, Chems Dine Sow Deina, directeur de l’exploration de la Société mauritanienne des hydrocarbures (SMH), a parlé de l’importance de l’exploration dans le bassin offshore de la Mauritanie, mettant en avant les systèmes pétroliers de la région et les gisements de gaz géologiques. « L’exploration doit continuer car c’est un bassin très stable, et s’il y a une découverte, elle sera probablement significative« , a déclaré Deina, soulignant les champs GTA, BirAllah et Banda comme certaines des principales découvertes du pays ces dernières années.

Outre les immenses projets GTA et BirAllah, les développements gaziers dans les perspectives de Banda et Pelican – comprenant chacune 1,2 tcf de réserves de gaz – ouvrent la voie à des opportunités accrues de production d’électricité, avec un accent particulier mis sur l’électrification dans les plans de développement des projets. Ainsi, le potentiel des plus petits champs gaziers au large de la Mauritanie a été souligné comme une opportunité exceptionnelle pour le développement d’un hub énergétique en Afrique de l’Ouest. « Il y aura un déficit de production d’électricité dans les années à venir, donc l’intention ici est de développer ces petits champs pour des petits projets gaz-électricité« , a déclaré Elhanefy Eybih, directeur des opérations et de l’exploitation à la SMH, ajoutant : « L’intention est également d’avoir la capacité de développer d’autres opportunités telles que les produits chimiques, le GNL à petite échelle ou le gaz naturel compétitif. »

Maroc : amende record pour des compagnies pétrolières

En octobre 2022, le conseil avait publié un rapport sur les dysfonctionnements du marché du diesel et de l'essence du pays, où trois sociétés détiennent 60 % de part de marché. Photo : station Afriquia. (Crédit : DR).

Le Conseil de la concurrence marocain a annoncé jeudi avoir infligé une amende de 1,84 milliard de dirhams – 180 millions de dollars – aux neuf sociétés pétrolières opérant dans le pays pour non-respect des règles de libre concurrence et de fixation des prix.

Le régulateur marocain de la concurrence a infligé une amende de 180 millions de dollars à des compagnies pétrolières. Le conseil a déclaré avoir conclu un accord avec les sociétés pétrolières et diesel ainsi qu’avec leurs groupes professionnels pour payer l’amende collectivement. Ces accords portent sur le paiement, à titre de règlement transactionnel, d’un montant global de 1,8 milliards de dirhams 426 Dhs pour l’ensemble des sociétés concernées et leur organisation professionnelle. l’attente concerne aussi la souscription à un ensemble d’engagements comportementaux auxquels ces sociétés ainsi que leur organisation professionnelle ont adhéré. L’objectif est d’améliorer le fonctionnement concurrentiel du marché des hydrocarbures à l’avenir, de prévenir les risques d’atteinte à la concurrence au bénéfice des consommateurs, explique le communiqué publié sur le site du conseil le 23 novembre.

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En octobre 2022, le conseil de la concurrence marocain avait publié un rapport sur les dysfonctionnements du marché du diesel et de l’essence du pays, où trois sociétés détiennent 60 % de part de marché. Elle a soulevé des questions liées à la fixation des prix, aux prix plus élevés par rapport aux marchés internationaux et au non-respect des dispositions légales relatives au stockage. En 2018, la plus grande société de distribution de carburant Afriquia, qui fait partie du groupe AKWA, propriété du Premier ministre marocain Aziz Akhannouch, a été frappée par un boycott des consommateurs qui affirmaient qu’elle pratiquait des prix trop élevés. Le Maroc importe tous ses produits énergétiques raffinés depuis la liquidation de son unique raffineur en 2015. En outre, et en vue de permettre au Conseil d’assurer le suivi du fonctionnement concurrentiel des marchés concernés, notamment en ce qui concerne la corrélation entre les prix de vente publics du Gasoil et de l’Essence et les cours internationaux de ces produits raffinés, lesdits engagements prévoient l’établissement et l’envoi d’un état détaillé permettant le suivi de l’activité d’approvisionnement, de stockage et de distribution du Gasoil et de l’Essence par chaque société.

La Banque mondiale s’allie au Fonds mondial pour atténuer l’impact du changement climatique sur la santé

La Banque mondiale estime que 132 millions de personnes pourraient être contraintes à l’extrême pauvreté d’ici 2030 en raison du changement climatique ; un tiers sont le résultat de risques sanitaires liés au climat qui affectent de manière disproportionnée les personnes les plus pauvres et les plus vulnérables. (Crédit : DR).

La Banque mondiale et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (le Fonds mondial) ont signé le 22 novembre un nouveau protocole d’accord (MoU) décrivant la manière dont les deux organisations travailleront ensemble pour renforcer les systèmes de santé dans les pays du Sud.

La Banque mondiale et le Fonds mondial initient une collaboration plus étroite pour lutter contre l’impact du changement climatique sur la santé. L’objectif est de soutenir un financement plus efficient, efficace et durable pour améliorer les résultats en matière de santé face au changement climatique. Les dernières estimations montrent que plus de la moitié de la population mondiale n’est pas entièrement couverte par les services de santé essentiels et que la crise climatique ne fera qu’augmenter la demande de services efficaces, en particulier pour les personnes les plus vulnérables. Pour le président de la Banque mondiale, la seule option est de réagir de manière agressive, simultanée et globale. Il voit en ce partenariat avec le Fonds mondial une nouvelle étape dans les efforts visant à recruter des partenaires et à construire la coalition nécessaire pour avoir un impact

Plus précisément, les deux organisations travailleront ensemble sur les priorités en matière de climat et de santé afin de réduire le fardeau du paludisme, du VIH/SIDA et de la tuberculose (TB) grâce à des systèmes de santé plus solides, notamment un meilleur accès aux services de soins de santé primaires pour les populations les plus vulnérables. La Banque mondiale estime que 132 millions de personnes pourraient être contraintes à l’extrême pauvreté d’ici 2030 en raison du changement climatique ; un tiers sont le résultat de risques sanitaires liés au climat qui affectent de manière disproportionnée les personnes les plus pauvres et les plus vulnérables. « Pour avoir une chance d’atteindre les objectifs visant à mettre fin au sida, à la tuberculose et au paludisme, nous devons redoubler d’efforts pour lutter contre ces maladies. Cela implique d’investir dans la construction de systèmes de santé capables de résister aux effets du changement climatique », a déclaré Peter Sands, directeur exécutif du Fonds mondial. Le paludisme étant l’un des premiers indicateurs de l’impact du changement climatique sur la santé, les pays ont besoin d’interventions intensives et de partenariats solides pour inverser l’impact négatif du changement climatique sur la santé. Il est important de noter que les deux organisations plaideront également en faveur d’un financement accru pour la santé et du renforcement des capacités des pays pour un financement plus efficace et plus durable des systèmes de santé, notamment pour le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme.

La Banque mondiale et le Fonds mondial : une task force qui a fait ses preuves

 L’objectif est de mieux utiliser les rares ressources sanitaires nationales et internationales, notamment grâce à une meilleure gestion des finances publiques dans les pays, analyse le communiqué de la Banque Mondiale. Les deux organisations utiliseront également diverses modalités de financement, notamment des investissements conjoints et des financements mixtes, et collaboreront sur des investissements conjoints. Un autre domaine d’intérêt commun portera sur le renforcement de la production régionale et de l’achat de fournitures de santé, notamment de médicaments et de dispositifs médicaux. L’accès aux produits de santé essentiels est nécessaire pour garantir la préparation et des systèmes de santé solides et résilients. Les organisations aideront à localiser les chaînes d’approvisionnement de santé en soutenant la fabrication durable en Afrique et dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Depuis 2017, la Banque mondiale et le Fonds mondial ont soutenu de nombreux pays en investissant dans des opérations de financement mixte. Par exemple, le rachat d’un prêt en Inde a contribué à accroître le financement des soins et de la prévention de la tuberculose. En Indonésie, le financement innovant du rachat était lié à une meilleure détection des cas de tuberculose, à une meilleure couverture du traitement et à des réformes du paiement des prestataires pour encourager les soins primaires. En Haïti, le cofinancement a accru le recours aux services de soins de santé primaires et renforcé la surveillance des maladies. Et en Gambie, un cofinancement direct a soutenu le renforcement des systèmes de santé contre le VIH/SIDA et la tuberculose.

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