mardi 24 février 2026
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Nigéria : l’Allemagne investit un demi- milliard dans les énergies renouvelables

L'accord vise à mobiliser 500 millions de dollars d'investissements dans des projets d'énergies renouvelables à travers le Nigeria, principalement dans les communautés rurales, a déclaré le porte-parole Ajuri Ngelale. (Crédit : DR).

Signature ce mardi à Berlin de deux accords entre des entreprises nigérianes et allemandes. L’un porte sur un accord sur les énergies renouvelables de 500 millions de dollars et l’autre est un  accord sur l’exportation de gaz, favorisant ainsi les liens économiques entre les deux pays.

L’Union Bank of Nigeria et le groupe allemand DWS ont signé un protocole d’accord (MoU) sur les énergies renouvelables. L’accord vise à mobiliser 500 millions de dollars d’investissements dans des projets d’énergies renouvelables à travers le Nigeria, principalement dans les communautés rurales, a déclaré le porte-parole Ajuri Ngelale dans un communiqué. Un deuxième protocole d’accord sur un partenariat d’exportation de gaz a été scellé entre Riverside LNG du Nigeria et l’allemand Johannes Schuetze Energy Import AG. A l’issue de l’accord, le Nigeria fournira chaque année à l’Allemagne 850 000 tonnes de gaz naturel, ce qui devrait atteindre 1,2 million. Les premières livraisons auront lieu en 2026, a précisé le communiqué. Grâce à cet accord environ 50 millions de pieds cubes seront traités par jour de gaz naturel qui, autrement, auraient été torchés.

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Le Nigeria détient les plus grandes réserves de gaz d’Afrique, soit plus de 200 000 milliards de pieds cubes, mais il brûle environ 300 millions de pieds cubes par jour en raison d’installations de traitement inadéquates. La signature de ces deux accords a été vivement salué par le président Bola Tinubu, qui participe à la conférence du G20 Compact with Africa à Berlin. Lundi, le chancelier allemand Olaf Scholz a déclaré que l’Allemagne investirait 4 milliards d’euros dans des projets d’énergie verte en Afrique jusqu’en 2030, soulignant que ceux-ci pourraient à leur tour aider la plus grande économie européenne à réaliser sa propre transition vers la neutralité carbone. L’Allemagne devra désormais importer de grandes quantités d’hydrogène vert, y compris d’Afrique, si elle veut atteindre son objectif de zéro émission nette d’ici 2045, a-t-il déclaré lors d’un forum d’affaires germano-africain à Berlin. Le forum a précédé le sommet du G20 Compact avec l’Afrique, dont l’objectif est de stimuler les investissements dans le continent le plus pauvre du monde, mais à croissance rapide, en coordonnant les programmes de développement des pays favorables à la réforme et en identifiant des opportunités commerciales. Il faut également souligner que sous Tinubu, le Nigeria a entrepris de vastes réformes en  supprimant une subvention pétrolière populaire et levant les restrictions sur les échanges de devises. Tinubu compte rendre le Nigeria attractif aux yeux des investisseurs tout en s’efforçant de relancer son économie touchée par une croissance atone, une dette record, une inflation à deux chiffres et le vol de pétrole brut, sa principale exportation.

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G20 : l’Afrique « lésé » par le système financier mondial insiste pour des réformes

La question du rééquilibrage du système financier mondial s'est posé avec acuité lors des assemblées annuelles du FMI qui se sont tenues en octobre à Marrakech. Les participants ont mis en exergue les mécanismes, notamment les taux d'intérêts quasi-usuriers que les pays en africains doivent s'acquiter pour obtenir des prêts sur les marchés financiers. Azali Assoumani, président l'UA. (Crédit : DR).

En marge d’une réunion du forum « G20 Compact with Africa », dédié à la promotion de l’investissement privé en Afrique, le président de l’Union africaine, Azali Assoumani a appelé lundi à Berlin à une augmentation des flux financiers vers le continent.

Une réforme du système financier s’impose selon le président de l’Union Africaine. Les taux élevés sur la dette constituent un véritable frein pour les Etats et les empêchent d’investir car obliger de payer les créanciers très largement; le potentiel du compact ne peut être pleinement réalisé que si un certain nombre de défis sont relevés, a analysé les experts africains en marge du sommet du G20 du 17 novembre en Inde. En effet, même si les flux d’investissement des pays du G 20 vers les pays africains adhérents dépassent les niveaux d’avant la pandémie, comme en 2019, ils sont encore loin du montant record de près de 53 milliards de dollars atteint au cours de l’exercice 2017/2018 et pourtant, les besoins d’investissement interne des pays restent énormes. Outre la baisse des intérêts de la dette, Azali Assoumani a également plaider pour  une réforme du système financier actuel devenu vétuste du fait qu’elle est effective depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. 

Selon le président en exercice de l’UA, l’Afrique est lésée par l’architecture financière globale : « il faut dire que les lacunes actuelles du système financier constituent un obstacle majeur à la mobilisation des capitaux privés internationaux et au financement du développement de nos économies africaines. Je demande donc à nos partenaires du G20 d’appuyer l’appel de l’Afrique en faveur d’une réforme de l’architecture financière internationale et d’une gouvernance économique mondiale plus juste et plus inclusive ». Azali Assoumani a également saisi l’occasion pour inviter les pays occidentaux à une concurrence positive en acceptant d’autres partenariats que l’Afrique a avec certains pays comme la Chine devenu depuis quelques années, le premier partenaire commercial de plusieurs pays africains. La question du rééquilibrage du système financier mondial s’est posé avec acuité lors des assemblées annuelles du FMI qui se sont tenues en octobre à Marrakech. Les participants ont mis en exergue les mécanismes, notamment les taux d’intérêts quasi-usuriers que les pays en africains doivent s’acquiter pour obtenir des prêts sur les marchés financiers.

Abidjan et Dubaï signent un accord pour accroître leurs échanges commerciaux

Une vingtaine d’hommes d’affaires des Emirats et arabes unis, qui séjournent en Côte d’Ivoire dans le cadre d’une tournée africaine, ont pris part ce lundi 20 novembre 2023 sur les berges de la lagune Ebrié au Forum économique « New horizons : Doing business with Côte d’Ivoire »

Le Forum économique « New horizons : Doing business with Côte d’Ivoire » n’a d’autre objectif que de renforcer les relations économiques des deux pays, s’est réjouit le ministre ivoirien du Tourisme, Siandou Fofana, représentant le ministre du Commerce et de l’industrie. Souleymane Diarrassouba, dans un discours, à l’ouverture de cette rencontre. Avec des rencontres B to B, ce forum est établi à la fin d’une réunion d’affaires tenue à Dubaï, le 15 juin 2023, où les partenaires techniques, financiers et économiques émiratis, ont mis en lumière les opportunités et les potentiels économiques de la Côte d’Ivoire. « Depuis l’année passée, nous avons eu une croissance de 12% avec un chiffre d’affaires qui monte à plus de 280 millions de dollars et nous continuons dans ces échanges commerciaux en Côte d’Ivoire », a dit le président de la Chambre de commerce de Dubaï, Mohammad Ali Rached.

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Des secteurs clés sont concernés par ce partenariat fécond entre les deux pays. « Nous avons déjà pu repérer quelques secteurs, tels que le secteur agricole, le secteur des bâtiments et nous voulons aussi investir dans les secteurs qui sont en plein développement, en ce moment », a indiqué M. Mohammad Ali Rached. Selon lui, il y a des opportunités à saisir pour le développement des deux pays. Il dira que l’Afrique est même au chœur des projets pour l’avenir, espérant que d’ici à 2030, la Chambre de commerce de Dubaï compte ouvrir plus de 50 bureaux en Afrique. Les Emirats arabes unis ont une économie dynamique avec une croissance avec 4,6% en 2022. Le pays applique 5% de taxe pour les exportations et zéro taxe sur les revenus, toute chose visant à attirer les investisseurs.

Mauritanie : l’Algérie veut exploiter ses licences de pêche

M. Badani a déclaré que l'exploitation des autorisations de pêche en Mauritanie, au nombre de sept (7), en application du protocole de coopération entre l'Algérie et la Mauritanie, était une question "stratégique". ( Crédit : DR).

Le ministre algérien de la Pêche et des Productions halieutiques, Ahmed Badani, a affirmé lundi que l’exploitation des autorisations de pêche en Mauritanie, en application du protocole de coopération entre l’Algérie et la Mauritanie, était une question « stratégique ». Il a laissé entendre que cette opération ouvrira de nouvelles perspectives à la flotte de pêche algérienne.

L’exploitation des autorisations de pêche en Mauritanie ouvrira de nouvelles perspectives à la flotte algérienne, selon les autorités locales. Pour peaufiner les derniers réglages, une réunion de coordination s’est tenue au siège du ministère, avec les armateurs souhaitant pratiquer la pêche sur les côtes mauritaniennes et les capitaines de navires de pêche ayant bénéficié d’un stage pratique à bord de navires mauritaniens de pêche en haute mer, en présence des cadres centraux, M. Badani a mis en lumière les principaux axes du protocole de coopération avec la partie mauritanienne, précise un communiqué.

M. Badani a déclaré que l’exploitation des autorisations de pêche en Mauritanie, au nombre de sept (7), en application du protocole de coopération entre l’Algérie et la Mauritanie, était une question « stratégique », en ce qu’elle « contribuera au développement de la pêche en haute mer et ouvrira de nouvelles perspectives à la flotte de pêche algérienne », note le communiqué. Le ministre algérien a donné des instructions pour « la mise en place d’un groupe de travail, chargé d’étudier le cadre administratif et juridique en Mauritanie, afin de permettre aux armateurs de navires de pêche algériens souhaitant bénéficier d’autorisations de pêche dans ce pays frère, de pratiquer cette activité ».

Maroc : le Royaume champion africain des énergies renouvelables

PowerGen Renewable Energy (PowerGen) s’est associée à des investisseurs internationaux pour établir une plateforme d’énergie renouvelable évolutive et distribuée visant le déploiement de 120 mégawatts (MW) d’énergie renouvelable.

Le Maroc est devenu un leader africain en matière des énergies renouvelables grâce aux grands chantiers durables lancés ces dernières années, a indiqué, la commissaire de l’Union africaine chargée de l’infrastructure et de l’énergie. Les réalisations plésbicités sont les résultats d’une quinzaine d’années d’investissements continuent dans ce type d’énergie.

Il existe de grands programmes d’efficacité énergétique en phase de déploiement au Maroc, a souligné Mme Amina Abou Zeid à l’occasion de sa participation au Forum international MEDays, notant que le Royaume a commencé le développement des programmes d’énergies propres entre 2009 et 2010, « bien avant les crises énergétiques que connait le monde en ce moment ». A présent, les énergies renouvelables représentent près de 50% du mix énergétique marocain, a estimé la responsable. En Afrique, presque 8 pays produisent maintenant de l’hydrogène vert, alors que 4 pays sont en train de développer le fuel durable des avions, a-t-elle fait remarqué, soulignant au passage que l’Afrique compte également des pays qui dépendent désormais à hauteur de 80% des énergies renouvelables.

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La représentante de l’Union africaine a toutefois estimé que malgré ces acquis, la croissance démographique qu’enregistre le continent africain exige une intensification des efforts pour renforcer la sécurité énergétique. Elle a appelé à la multiplication des modes de financement des projets verts qui répondent aux urgences climatiques, et des partenariats dans les différents domaines stratégiques pour le développement durable, notamment le transport qui doit répondre aux normes environnementales. « Comme souligné par l’exécutif du Fonds monétaire international (FMI) lors des Assemblés annuelles de la Banque mondiale et du FMI, le bien-être de l’Afrique c’est le bien être du monde, et cette centralité de l’Afrique doit être traduite par des investissements abordables, et aussi par un transfert des technologies qui est également nécessaire dans le continent », a-t-elle dit, notant que malgré les nombreuses crises auxquelles est confronté le monde, il y a plusieurs opportunités à saisir, notamment dans le secteur des énergies.

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Elle dira aussi que le monde ne peut pas se passer des richesses de l’Afrique, particulièrement en termes d’énergies et de minéraux utilisés pour la fabrication de batteries, mais il faut un climat attrayant pour les investisseurs, et le Maroc est un exemple en matière d’attractivité des investissements, de création de zones industrielles et d’échanges sud-sud et sud-nord. « Plus de 50% de la population africaine n’a pas accès à l’énergie et il y a un déficit énergétique important mais en même temps ce qui se passe en Afrique est prometteur, nous sommes la région qui utilise le plus d’énergies renouvelables dans le monde, en témoigne la part de l’énergie renouvelable dans le mix énergétique africain qui représente 40,5% », a-t-elle précisé, ajoutant que le Forum Medays représente une plateforme importante pour l’échange sur l’avenir des énergies. La représentante estime qu’il y a des « efforts extraordinaires » au niveau continental non seulement pour accélérer l’accès à l’énergie mais aussi pour adopter les nouvelles technologies qui sont en train de se développer de manière très rapide.

Sénégal : Les recettes minières élargies fin 2023

Selon les informations de l’Itiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), le Sénégal dispose d’un potentiel géologique important avec une grande diversité de substances minérales comprenant des métaux précieux (or et platinoides), des métaux de base (fer, cuivre, chrome, nickel), des minéraux industriels (phosphates, calcaires industriels, barytine etc.), des minéraux lourds (zircon et titane), des pierres ornementales et matériaux de construction, etc. ( Crédit : DR).

Au Sénégal en fin septembre 2023, la contribution du secteur minier aux recettes fiscales s’élevaient 144,7 milliards FCFA, soit 220,6 millions d’euros. Pour toute l’année 2023, les prévisions ont été établies à 150 milliards FCFA (228,6 millions d’euros), soit une hausse de 19 milliards Fcfa, comparée à l’année 2022. 

En 2021, le secteur minier avait permis à l’Etat sénégalais de bénéficier de 188 milliards FCFA (228,7 millions d’euros) à l’État. Ces informations ont été données dimanche par le ministre des Mines et de la Géologie, Oumar Sarr au cours de son passage à l’Assemblée nationale pour le vote du budget de son ministère. Il une contribution arrêté à 8 milliards FCFA, contre 2 milliards FCFA en 2018. À ce effet, le ministre a donné des éclairages sur les grandes lignes de son département pour l’exercice 2024. L’une des missions sera la création d’un comptoir national pour la commercialisation de l’or artisanale. Ledit comptoir national derai permettre de capter une partie importante de cette production artisanale, en créant les conditions nécessaires enrichissant les échanges entre orpailleurs et artisans locaux, et en maîtrisant cette partie significative de la production nationale d’or dont la majorité profitait à un marché étranger occulte selon le ministre.

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De plus, Oumar Sarr considère que la production industrielle, dont la majorité est destinée à l’exportation, sera plus accessible aux bijoutiers locaux grâce à ce comptoir national. Au Sénégal, l’orpaillage artisanal génère 200 milliards de FCFA (304,9 millions d’euros) par an pour une production de près de 5 tonnes. Selon les informations de l’Itiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), le Sénégal dispose d’un potentiel géologique important avec une grande diversité de substances minérales comprenant des métaux précieux (or et platinoides), des métaux de base (fer, cuivre, chrome, nickel), des minéraux industriels (phosphates, calcaires industriels, barytine etc.), des minéraux lourds (zircon et titane), des pierres ornementales et matériaux de construction, etc. Mais l’exploitation minière était limitée aux phosphates, aux calcaires industriels et à l’attapulgite. L’exploitation des phosphates en particulier constitue l’un des piliers de l’économie depuis l’indépendance du pays en 1960. Cependant, la diversification de l’activité minière se développe à travers le développement de la filière phosphates-fertilisants, la relance du projet intégré sur le fer de la Falémé, l’accélération de l’exploitation du secteur aurifère dans la région de Kédougou, l’encadrement et la promotion des mines artisanales, l’accélération de l’exploitation des gisements de zircon, selon l’ITIE.

RDC : la relance de la culture coton évaluée à plus d’un milliard USD 

Pour la relance de la culture  du coton en République démocratique du Congo (RDC), le coût des investissements est estimé à 1.399.624 dollars américains, soit 3.449.060.000 francs congolais.

La République démocratique du Congo (RDC) veut relancer sa culture cotonière. La relance de cette industrie génératrice d’emplois nécessite plus d’un milliard d’investissements. Un montant certes modeste, mais un redéploiement efficace de ce secteur moribond nécessite une coordination, voire une structuration impliquant divers secteurs de l’agro-business en RDC.

Pour la relance de la culture  du coton en République démocratique du Congo (RDC), le coût des investissements est estimé à 1.399.624 dollars américains, soit 3.449.060.000 francs congolais. Avec ce montant, il est possible d’identifier et d’organiser les planteurs en associations dans leurs sites de production, d’appuyer  et d’encadrer  leurs associations, de réhabiliter des anciennes usines et des pistes de collectes et d’évacuation de la production », ont indiqué des sources. A travers la direction de production des végétaux (DPRODV), il est exprimé la nécessité de relancer la culture de coton comme matière première de l’industrie textile pour impacter la vie de la population au niveau économique, social, fiscal et technologique. Pour la DPRODV chargée de l’attributions, l’élaboration des stratégies, normes, politiques et avants projets liés à la production des végétaux et des plantes textiles comme le coton, le développement de cette  filière facilitera la création des emplois et constituera une source de  revenus pour les populations locales. Outre cela, elle sera d’une grande aide pour la réhabilitation de la Caisse d’épargne du coton au niveau national (CSCO), l’aménagement des routes de desserte agricole, et le développement de plusieurs secteurs industriels tels que ceux d’égrenage, de filature et des huileries. 

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A côté de tout cela, la mise en valeur des tourteaux va jouer un rôle pertinent dans le développement de l’élevage, la diminution d’importation de certains produits médicinales et d’habillement, l’autosuffisance en huile de coton de bonne qualité, l’apparition de plusieurs petites et moyennes entreprises, la présence des associations de développement et des organisations non gouvernementales de développement (ONGD), l’augmentation de la production du coton au plan national et international,  et l’approvisionnement du trésor public en devises étrangères, figurent également parmi les avantages.

Chronique : des financements innovants pour des infrastructures durables

Ces instruments financiers, importants pour le financement des infrastructures durables, permettent aux investisseurs de financer des projets durables, tout en générant un rendement financier attractif. (Crédit : DR).

Les financements innovants peuvent être utilisés pour financer des infrastructures durables en Afrique. Ces financements peuvent contribuer à stimuler la croissance économique et le développement social du continent à condition de reposer sur leur intégration dans les politiques de développement, sur le développement de nouveaux instruments financiers, et sur le renforcement de la capacité des institutions africaines.

Des pans entiers de zones, voire de sous-régions sont à développer en Afrique. Il se trouve qu’il existe des financements innovants pour implanter des infrastructures pérennes et écologiques (routes, autoroutes, voies-express, ouvrages d’art, chemin de fer à écartement standard, ports, aéroports, barrages, centrales électriques de tout type, zones économiques spéciales…). Ces nouveaux instruments financiers innovants, plus adaptés aux contextes africains, peuvent inclure des partenariats public-privé (PPP), des fonds d’investissement, ou des obligations vertes. Le PPP est un modèle de financement qui implique une collaboration entre le secteur public et le secteur privé. Les PPP sont utilisés pour financer une grande variété d’infrastructures, notamment des routes, des ponts, des hôpitaux, et des écoles. Quant aux fonds d’investissement, ce sont des véhicules qui collectent des fonds auprès d’investisseurs privés pour investir dans des projets d’infrastructures. Ces fonds d’investissement peuvent être spécialisés dans un certain type d’infrastructures, ou être plus généralistes. Relativement aux obligations vertes, ce sont des obligations, émises pour financer des projets d’infrastructures durables. De plus en plus populaires en Afrique, les obligations vertes permettent aux investisseurs de financer des projets qui ont un impact positif sur l’environnement. Ces instruments financiers, importants pour le financement des infrastructures durables, permettent aux investisseurs de financer des projets durables, tout en générant un rendement financier attractif.

Les émissions d’obligations ont le vent en poupe

Selon les données de la Climate Bonds Initiative, les émissions d’obligations vertes en Afrique ont atteint 2,5 milliards de dollars en 2022, en hausse de 125 % par rapport à 2021. Cette croissance est due à plusieurs facteurs, notamment l’augmentation de la demande de financements durables de la part des investisseurs institutionnels, l’engagement des gouvernements africains à lutter contre le changement climatique, et le développement de nouveaux instruments financiers innovants. Les principaux émetteurs d’obligations vertes en Afrique en 2022 étaient des entreprises privées, notamment des producteurs d’énergie renouvelable, des entreprises de transport et des sociétés de gestion des déchets. Les gouvernements africains ont aussi émis des obligations vertes, notamment pour financer des projets d’énergie renouvelable, d’efficacité énergétique et de transport durable. L’Afrique du Sud, le Nigeria, le Kenya et l’Égypte ont été les principales destinations des émissions d’obligations vertes en Afrique en 2022. Pour rappel, en janvier 2022, l’entreprise sud-africaine de production d’énergie renouvelable, Scatec Solar, a émis une obligation verte de 500 millions de dollars pour financer des projets d’énergie solaire en Afrique. En mars 2022, le gouvernement du Kenya a émis une obligation verte de 1,5 milliard de dollars pour financer des projets d’énergie renouvelable, d’efficacité énergétique et de transport durable. En mai 2022, l’entreprise nigériane de transport aérien, Arik Air, a émis une obligation verte de 50 millions de dollars pour financer l’acquisition d’avions à faible émission de carbone.

Des plans d’infrastructures à long terme

Pour un succès sans faille et assurer le financement durable des infrastructures en Afrique, il est nécessaire d’intégrer ces dernières dans les politiques de développement des pays. Cela signifie que les infrastructures doivent être considérées comme un investissement essentiel pour la croissance économique et le développement social, et non comme un coût à supporter. Pour ce faire, les gouvernements africains doivent élaborer des plans d’infrastructures à long terme qui soient cohérents avec leurs objectifs de développement. Ces plans doivent identifier les besoins en infrastructures prioritaires, et déterminer comment les financer. Compte tenu du fait que les instruments financiers traditionnels, tels que les prêts bancaires ou les subventions publiques, ne soient pas toujours suffisants pour financer les infrastructures en Afrique, parce qu’ils peuvent être coûteux, difficiles à obtenir ou pas toujours adaptés aux besoins des pays africains, il est nécessaire de développer de nouveaux instruments financiers innovants. Pour mettre en œuvre des financements innovants, il est important de renforcer la capacité des institutions africaines. Cela signifie que les gouvernements, les banques centrales, et les institutions financières doivent disposer des compétences et des ressources nécessaires pour gérer ces nouveaux instruments. Un renforcement de la capacité des institutions africaines qui peut se faire par le biais de la formation, de l’assistance technique, ou du partage des connaissances.

Mozambique : des ONG se mobilisent pour l’arrêt du financement du projet de TotalEnergies 

Plus tôt ce mois-ci, TotalEnergies avait annoncé son intention de se retirer du bloc 11B/12B, portant un coup dur aux efforts de l'Afrique du Sud pour devenir indépendante énergétiquement en développant ses plus grandes découvertes de gaz offshore jamais réalisées.. (Crédit : DR).

Les banques et autres financiers devraient retirer leur soutien au terminal de gaz naturel liquéfié (GNL) de TotalEnergies d’une valeur de 20 milliards de dollars, au Mozambique, ont exhorté les groupes de pression environnementaux dans une lettre envoyée aux bailleurs de fonds du projet vendredi. Les militants estiment que le projet pourrait aggraver le changement climatique et alimenter les violations des droits humains dans ce pays pauvre d’Afrique australe. « En tant que soutien financier essentiel du projet, vous portez une responsabilité directe et importante dans ses terribles impacts », indique la lettre, soutenue par plus de 100 organisations, dont ActionAid International et Greenpeace France. Le mois dernier, les législateurs néerlandais ont déclaré qu’ils insisteraient pour être consultés sur les problèmes de sécurité et de droit de l’homme avant de pouvoir approuver une garantie de prêt d’un milliard d’euros (1,06 milliard de dollars) pour le projet, bloqué depuis avril 2021.

TotalEnergies a déclaré avant la lettre de vendredi que les modalités de financement du projet restaient en place malgré un arrêt pour « force majeure » en 2021 lorsque des militants islamistes ont menacé le site du projet. Des accords de financement pour le projet ont été conclus en 2020 avec des prêts directs et garantis de huit agences de crédit à l’exportation, de 19 banques commerciales et de la Banque africaine de développement (BAD). La Société Générale , l’une des principales banques commerciales impliquées, a refusé de commenter. La BAD a également refusé de commenter. Un financement d’un montant de 15 milliards de dollars est actuellement en cours d’examen dans le cadre des procédures de redémarrage, a déclaré un responsable du crédit connaissant les négociations en cours. La société sud-africaine d’assurance-crédit à l’exportation prévoit de demander l’approbation du conseil d’administration au début de l’année prochaine pour soutenir le projet, a déclaré son PDG par intérim, Ntshengedzeni Maphula. Le retard du projet a conduit certains investisseurs à réévaluer leurs précédentes hypothèses de coûts à la lumière de l’inflation et des fluctuations du marché mondial du gaz. La banque américaine Exim, qui garantit 5 milliards de dollars, a déclaré qu’elle effectuait une vérification préalable des projets. « EXIM examinera et évaluera toute modification proposée aux conditions de son financement approuvé du projet Mozambique LNG », a déclaré Reta Jo Lewis, présidente de la banque au début du mois.

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Malawi : en crise, le pays suspend les voyages officiels

Lazarus Chakwera, Président du Malawi. (Crédit : DR).

Le président du Malawi Lazarus Chakwera a décidé d’interdire temporairement les voyages à l’étranger à son gouvernement. Une mesure qu’il va aussi s’appliquer à lui-même, pour aider son pays à réduire ses dépenses et faire face à la crise économique.

Face à la crise économique qui secoue le pays, le  Malawi suspend les voyages à l’étranger de ses officiels. Cette décision a été annoncée alors que le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé un prêt de 175 millions de dollars au Malawi. « J’impose le gel de tous les voyages à l’étranger financés par l’Etat pour tous ses agents à tous les niveaux (…) jusqu’à la fin de l’année fiscale en mars », a déclaré Lazarus Chakwera à la télévision tard mercredi soir. M. Chakwera, ne se rendra donc pas au sommet de la COP28 sur le climat prévu à partir de fin novembre aux Emirats arabes unis.

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Il a également ordonné à tous les membres de son gouvernement actuellement en déplacement officiel à l’étranger de hâter leur retour au pays. Il réduira par ailleurs de moitié le budget de carburant des hauts responsables gouvernementaux. La monnaie du Malawi, le kwacha, sera dévaluée de 44% pour l’obtention du prêt du FMI. Le pays peine depuis des décennies à atteindre une croissance soutenue bien qu’il ait reçu d’importants budgets d’aide au développement, d’après le FMI. « Les trois dernières années ont été particulièrement difficiles avec une croissance stagnante et des déséquilibres macroéconomiques croissants nourris par une dette insoutenable et de multiples chocs », a précisé le FMI, en citant notamment une récente épidémie de choléra et un cyclone dans le pays qui a fait plus de 1.000 morts cette année.

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