mercredi 25 février 2026
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Côte d’Ivoire : la formation des mineurs artisanaux érigée en priorité

Autour d’une formation, les artisans miniers ont été outillés, mercredi 29 novembre 2023 à Abidjan, par la direction générale des Mines et de la Géologie pour exercer dorénavant leur métier selon les règles de l’art et des prescriptions règlementaires en la matière. Une manière pour le pays au potentiel aurifére énorme de réglementer ce secteur où les drames liées à l’orpaillages sont légion.

Le  thème de la dite formation portant sur « l’encadrement des artisans miniers pour une EMAPE respectueuse des règles de l’art et de l’environnement », a permis de former les opérateurs de la petite mine afin d’améliorer la qualité de leurs travaux futurs sur le terrain. Au terme des activités, le directeur général des Mines et de la Géologie, Coulibaly Seydou a lancé un appel aux  bénéficiaires pour  une prise de conscience, un changement de mentalité, et l’urgence d’adopter les pratiques saines qui permettront aux acteurs du secteur et aussi à la Côte d’Ivoire de mieux tirer les profits nécessaires dans ce secteur. Cette session de formation a permis aux artisans d’apprendre les techniques de prospection, les procédés d’extraction et d’optimisation des taux de récupération, et les nouvelles technologies alternatives à l’usage des produits chimiques, les connaissances et rudiments sur la préservation de l’environnement, les techniques de réhabilitation des sites miniers, ainsi que sur la gestion des projets miniers.

Le directeur général souhaite  dorénavant que ces artisans soit des relais précieux  sur lesquelles l’administration des mines pourra se tourner pour faire face aux  défis qui se dresseront a  l’exploitation minière artisanale et à petite échelle (EMAPE). Il est question que tous les faits qui ternissent l’image de l’EMAPE depuis des années deviennent des souvenirs lointains et préconise que les cas de pollution de cours d’eau prennent fin.

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La Côte d’Ivoire dispose de 35% des roches birimiennes de l’Afrique de l’ouest propices à la minéralisation, la production d’or, issue du secteur de la petite mine balance entre 200 et 400 Kilogrammes depuis 2019, et ce nonobstant l’accroissement des attributions des autorisations d’exploitation qui sont de 226 à ce jour. Sur le terrain, il est enregistré également de la carence d’application des plans de gestion environnementale et sociale, avec des incidents répétitifs de pollution physique de cours d’eau et d’inondation causée par la rupture des digues. Pis, au secteur de l’EMAPE, se rattache l’image des morts par éboulement en raison de l’exploitation insouciante et sans les moindres précautions sécuritaires et sanitaires.

Afrique : la Chine annnonce des investissements records dans l’agriculture

C’est le président chinois Xi Jinping qui en a fait la promesse, plus de 100 milliards de dollars de nouveaux financements aux pays en développement dans le cadre de l’Initiative des Nouvelles routes de la soie (Belt and Road Initiative/BRI). (Crédit : DR).

C’est près  de 1200 milliards de FCFA que la chine investit  dans l’agriculture en Afrique via  notamment l’industrialisation du manioc qui prospère dans le cadre de la coopération agricole Chine-Afrique, selon un journal chinois ‘’Le Quotidien du Peuple’’.

L’empire du milieu investit près de 1200 milliards de FCFA dans l’agriculture en Afriquen notamment dans la production de manioc. Bien que la Chine ne soit pas un grand producteur de manioc, elle constitue un marché important pour cette culture et est également un acteur majeur mondial de la recherche sur les technologies liées au manioc. Au début de l’année 2023, une ligne de production de farine de manioc introduite par la Chine a été aménagée au centre de Brazzaville, et peut produire jusqu’à 4 000 tonnes de farine de qualité par an. A l’occasion du deuxième Forum sur la coopération agricole Chine-Afrique, qui s’est clôturé à Sanya dans la province de Hainan (sud de la Chine), les agronomes chinois ont arboré un plan visant à étendre la superficie des nouvelles variétés de manioc et des techniques agricoles avancées à plus de 500 000 hectares en Afrique. En effet « au cours des dix dernières années, la Chine a mis en place 24 centres de démonstration de technologies agricoles en Afrique. Elle a également popularisé plus de 300 technologies agricoles avancées, qui ont permis d’augmenter les rendements des cultures locales de 30 à 60% en moyenne », a révélé Tang Renjian, Ministre Chinois de l’Agriculture et des Affaires rurales.

Alors que les productivités agricoles augmentent en Afrique, les deux parties approfondissent également leur coopération commerciale dans l’optique de permettre aux produits africains de conquérir le marché chinois. Selon le plan publié par l’Académie chinoise des sciences agricoles tropicales (CATAS), les variétés et techniques améliorées augmenteront à coup sûr le rendement des cultures à plus de 17 tonnes par hectare. Dans le centre congolais, d’une superficie de 59 hectares, construit avec l’aide de la Chine, une variété améliorée de manioc a atteint un rendement annuel de 51 tonnes par hectare, soit 5,6 fois plus que les variétés locales, selon la CATAS.

« L’institut a désormais étendu la coopération en matière de manioc au secteur industriel, en mettant en place des lignes de production automatisée de farine de manioc, de biscuits et de chips, dans des² pays tels que le Nigeria, la Tanzanie et l’Ouganda », a déclaré Li Kaimian, Directeur Adjo*=$$=*int de la CATAS.

En matière de  coopération agricole,  la culture du manioc est le dernier résultat en date  qui prouve aussi l’excellence des rapports dans le domaine  agricole f entre la Chine et l’Afrique.

Le manioc, riche en amidon, nourrit plus de 200 millions de personnes en Afrique, et constitue une culture importante pour la sécurité alimentaire du continent.

Toutefois, à cause  de l’absence de bonnes variétés et de techniques agricoles ajustées, les experts et les fonctionnaires ont déclaré que le rendement du manioc en Afrique n’était que d’environ 8,5 tonnes par hectare en 2021, ce qui est inférieur à la moyenne mondiale.

Mali : des innovations dans le rapport 2022 de lutte contre la corruption

Au cours de la dernière année, l’OCLEI a organisé 23 activités de sensibilisation à travers le Mali, au bénéfice de toutes les classes sociales. En ce qui concerne la répression, de 2019 à 2022, 23 dossiers, totalisant plus de 23 milliards de FCFA ont été transmis à la justice. (Crédit : DR).

Ce mardi 28 novembre 2023 a eu lieu au palais présidentiel du Mali, la cérémonie de remise  du rapport annuel 2022 de l’Office central de lutte contre l’enrichissement (OCLEI), dans la salle des banquets de Koulouba au président de la transition malienne. Plusieurs ministres et personnalités ont assisté à la cérémonie de remise.

Dans le cadre cadre de la lutte contre la corruption, l’Office central de lutte contre l’enrichissement (OCLEI) du Mali a remis au président de la transition le rapport annuel 2022 d. La présentation de ce rapport annuel a été assuré par Moumouni Guindo, Président de l’OCLEI. Cette année, l’OCLEI a apporté des innovations dans la rédaction du précieux sésame. Le document est composé de deux études et d’un rapport d’analyse. La première étude examine les techniques d’enrichissement dans l’administration publique au Mali, la deuxième sur la stratégie d’implication des différents secteurs publics dans la prévention et la lutte contre l’enrichissement illicite. Le rapport d’analyse sur les subventions DU RCIUL par l’État des établissements privés d’enseignement général, technique et professionnel de 2017 à 2022.

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Le Président de l’OCLEI a saisi l’occasion pour saluer les réalisations phares par l’état malien en vue de combattre l’enrichissement au Mali, a savoir: l’inscription de cette lutte dans la Constitution de juillet 2023, l’élaboration de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption, et la création de l’Agence de Recouvrement et de Gestion des Avoirs ou confis (ARGASC). Il a également mis en lumière les actions posées par cet organe de lutte contre la corruption. Au cours de la dernière année, l’OCLEI a organisé 23 activités de sensibilisation à travers le Mali, au bénéfice de toutes les classes sociales. En ce qui concerne la répression, de 2019 à 2022, 23 dossiers, totalisant plus de 23 milliards de FCFA ont été transmis à la justice. Et ont été concernés 50 biens immobiliers, d’une valeur de plus de 20 milliards de FCFA. Au 31 décembre 2022, 2842 déclarations de biens ont été enregistrées. En dépit des cas de corruption constatés, le président de l’OCLET se réjouit des partenariats établis avec diverses structures, y compris au niveau régional, au cours de la période en revue. Moumouni Guindo a souligné les défis d’un environnement national ambigu en matière de corruption, rappelant l’engagement du Chef de l’État dans la lutte contre la corruption depuis son investiture, en juin 2021. Il a ensuite remis le rapport 2022 au Président de la Transition. par ces actes le Colonel Assimi Goita, qui a promis de lutter contre la corruption et l’enrichissement illicite se veut rassurant sur ce volet.

Bénin : forte hausse du budget agricole en 2023

Au Bénin, l’agriculture contribue fortement au budget du pays. Elle fournit près de 30 % du PIB et emploie plus de deux tiers de la population active. Pour l’exercice fiscal 2024, le secteur bénéficiera d’un appui public renforcé.

La hausse de 15 % du budget du ministère de l’Agriculture pour l’exercice 2024 a été actée à 193 millions USD. Les capacités du ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche (MAEP) pour le compte de l’exercice 2024 viennent d’être renforcé avec une augmentation du budget qui s’élève à plus de 115,3 milliards de Fcfa (193 millions USD). Ce montant affiche une hausse de 15,6 % contrairement à l’enveloppe de 99,7 milliards Fcfa (166,7 millions USD) de l’année dernière. Sur cette somme, 77,3 % du nouveau budget, soit plus de 89,2 milliards Fcfa (149,2 millions USD) en grande partie sera selon le ministre Gaston Dossouhoui destiné à la mise en œuvre du programme d’action pour l’Agriculture. Le volet Élevage compte pour 7,8 % de l’enveloppe tandis que celui de la Pêche et de l’Aquaculture en capte 6,1 %. Selon le responsable, les domaines d’interventions pour 2024 porteront notamment sur la promotion de systèmes d’élevage résilients garantissant plus de sécurité et de rentabilité aux éleveurs, le développement d’une aquaculture moderne et la promotion de la pêche durable ou encore la valorisation des aménagements hydroagricoles.

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L’agriculture joue un rôle crucial dans l’économie du Bénin, fournissant des moyens de subsistance à une grande partie de la population, en particulier dans les zones rurales. Le coton est l’une des cultures principales du Bénin et représente une part importante des exportations du pays. Le manioc est une culture vivrière importante et une source importante de glucides pour la population. Le Maïs, le Mil et le Sorgho sont également cultivées pour la consommation locale. Mais l’agriculture au Bénin est confrontée à des défis tels que la dégradation des sols, la variabilité des précipitations et l’accès limité aux technologies agricoles modernes. Les petits exploitants agricoles ont parfois du mal à accéder aux marchés et aux financements. Le gouvernement béninois a mis en place plusieurs initiatives pour soutenir le secteur agricole, notamment des programmes visant à améliorer l’efficacité des systèmes d’irrigation, à promouvoir des pratiques agricoles durables et à faciliter l’accès au crédit pour les agriculteurs. Le commerce agricole, y compris l’exportation de produits tels que le coton, joue un rôle important dans l’économie du Bénin. Le Bénin cherche à développer son agro-industrie pour ajouter de la valeur aux produits agricoles et créer des opportunités d’emploi. Des efforts sont déployés pour promouvoir la recherche agricole et l’adoption de nouvelles technologies afin d’améliorer la productivité.

RDC : Robert Malumba, nouveau président du patronat congolais

Pour Robert Malumba nouveau patron des patrons, cette élection renforce davantage la FEC. (Crédit : FEC).

A l’issue de son assemblée générale ordinaire et élective à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.  La Fédération des entreprises du Congo a procédé à l’élection de son nouveau président Robert  Malumba pour un mandat de trois ans en remplacement d’Albert Yuma.

Après des années avec l’indétronable Albert Yuma, le patronnat Congolais a élu Robert Malumba président de la Fédération des entreprises du Congo (FEC). « Je tiens à remercier tous les membres de notre  fédération qui ont participé à cette élection  et qui m’ont confié la charge de diriger notre organisation pendant trois ans, je suis honoré », a prononcé le nouveau président de la FEC. « Je suis déterminé à vous représenter avec dignité  et efficacité.  Je veux également  remercier de façon  particulière les membres de la FEC qui ont soutenus ma candidature », a-t-il ajouté. Pour Robert Malumba nouveau patron des patrons, cette élection renforce davantage la FEC. Parmi ses promesses électorales, mettre l’accent sur une collaboration entre les entreprises privées et le gouvernement, afin de créer de réelles opportunités de travail de croissance économique et de développement pour les entreprises privées. Il a remercié  son prédécesseur pour le travail abattu et son engagement tout au long de son mandat. Elle entame son mandat dans un contexte de croissance assez soutenue. En effet, la croissance du PIB réel en 2022 est estimée à 8, 9% en RDC. En marge de cette assemblée générale et élective, le président sortant M. Youma a dressé un bilan de ses trois ans passé à la tête de FEC.

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«  Au niveau national, la croissance du PIB réel a été estimée à 8,9% en 2022, soutenue par une production minière plus élevée que prévue, et qui a également entraîné une augmentation significative des recettes », a déclaré Albert  Yuma, président sortant de la FEC. Concernant la situation des prix de biens et services sur le marché, il a notifié que le pays a enregistré un taux d’inflation de 13,1% à fin  2022, alimentée par les pressions sur les dépenses publiques de l’Etat et une faible dépréciation du Franc congolais par rapport aux dollars américains. Le taux de change a gravité autour de 2200 FC pour 1 dollar américain, a-t-il ajouté. Au compte de la gestion des finances publiques, le pays a réalisé des progrès en matière de la mobilisation des ressources. L’accroissement des recettes budgétaires et du financement extérieur a  permis de dégager une marge de manœuvre pour des dépenses supplémentaires, surtout en matière d’investissement, malgré d’accumulation d’arriérés des dettes intérieures, a-t-il indiqué. La Fec a également joué un rôle déterminant dans le maintien de la bonne relation  avec les pouvoirs publics à tous les niveaux, notamment, le président de la République, le parlement, le gouvernement central, les gouvernements provinciaux, les services, les établissements et institutions publics. La FEC a organisé plusieurs activités, entre autres 8 sessions de formation et d’information au profit des membres sur diverses matières; 3 visites d’entreprises et 3 missions  économiques à l’étranger ont été effectuées. Enfin, La FEC a plaidé  pour l’évaluation de la mise en œuvre des différentes recommandations phares des forums récemment organisés par le gouvernement sur l’amélioration du climat des affaires et la réforme du système fiscal du pays. 

Niger : face aux coupures intempestives, une centrale photovoltaïque

(Crédit : DR).

En vue de faire face au déficit lié à l’électricité, le Niger vient à travers la société nigérienne d’électricité (Nigelec) de mettre en marche une centrale photovoltaïque de 30 mégawatts. Une réponse des nouvelles autorités depuis que le Nigeria a cessé de fournir de l’électricité au Niger en réaction au coup d’État de juillet. 
Une nouvelle centrale photovoltaïque a été inauguré hier au Niger pour faire à la coupure d’électricité. Avec plus de 55.000 panneaux solaires, cette centrale est la plus grande infrastructure énergétique solaire jamais réalisée au Niger. Grâce à sa mise en service, une  « amélioration de la qualité de la desserte » des abonnés notamment dans la capitale Niamey (1,5 million d’habitants), à Dosso (sud) et à Tillabéri (ouest), a déjà constatée a expliqué à la télévision Mahaman Moustapha Barké, le ministre nigérien de l’Energie. La centrale devait être fonctionnelle depuis le 25 août mais sa mise en service a été retardée par le départ du Niger de la « plupart du personnel technique » expatrié après le coup d’État militaire du 26 juillet, a-t-il indiqué. Le travail acharné  « certains techniciens » ,restés à Niamey a permis de procéder à l’inauguration du site , a-t-il ajouté, sans plus de précisions.

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L’installation avait été inaugurée le 5 juillet par le président renversé par le coup d’État, Mohamed Bazoum, et par Josep Borrell, le chef de la diplomatie de l’Union européenne. La centrale a coûté 20 milliards de francs CFA (30,4 millions d’euros) et a été financée notamment grâce à un prêt de 15,5 milliards de francs CFA (23,6 millions d’euros) auprès de l’Agence française de développement (AFD) et un don de 3,5 milliards de francs CFA (5,3 millions d’euros) de l’Union européenne (UE). Depuis quatre mois, la quasi-totalité des quartiers de Niamey subissent d’importants délestages d’électricité. Cela suite à que le Nigeria a arrêté de fournir au Niger dans le cadre des sanctions imposées en réaction au coup d’État par la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). le Nigeria est le principal fournisseur d’électricité achetée par la Nigelec selon un rapport de 2022.

Burkina Faso : jusqu’à 25 tonnes d’or perdues par an

Selon les données récentes de l'Initiative pour la Transparence dans l'Industrie Extractive (ITIE), dont le pays est membre,  les mines représentent 12 % du PIB et 75 % des exportations au Burkina Faso. (Crédit : DR).

Selon le ministère des mines et de l’énergie du Burkina Faso, entre 9 et 25 tonnes d’or font l’objet de fraudes chaque année. L’information a été confirmée ce dimanche par le dit ministère qui a validé une stratégie de lutte contre le phénomène.

Environ 9 à 25 tonnes d’or échappe annuellement au contrôle de l’Etat burkinabé. Ce sont quelques 430 milliards de francs CFA – 717 millions de dollars – en 2021 et plus de 275 milliards de francs CFA – 459 millions de dollars – en 2019 qui ont été les contributions apportées par le secteur minier au budget de l’Etat burkinabè. Cette contribution au budget de l’Etat aurait été plus conséquente n’eut été  la fraude en matière de commercialisation de l’or et des autres substances précieuses, a expliqué le directeur général de la Brigade nationale anti-fraude de l’or (BNAF), Aboubacar Sawadogo, soulignant que chaque année, environ 9 à 25 tonnes d’or faisaient l’objet de fraudes au Burkina Faso, selon une note officielle du ministère en charge des mines. La stratégie nationale de lutte contre la fraude de l’or, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme dans le secteur minier et son plan d’action se donnent pour objectif de venir à bout de ce problème, a soutenu M. Sawadogo. Il est à signaler que le président de la transition, le capitaine Ibrahim Traoré a participé à la pose de la première pierre de la première raffinerie nationale d’or dans le pays. Depuis 2009, l’or est le premier produit d’exportation du Burkina Faso.

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Depuis la prise de pouvoir en octobre 2022 du capitaine Ibrahima Traoré, le pays oues-africain a posé d’autres actes dans le secteur minier. En février de cette année, la réquisition pour « nécessité publique » par le gouvernement de la transition du Burkina de 200 kg d’or produit par SEMAFO BF, une filiale du groupe canadien Endeavor Mining, a amplifié les incertitudes auprès des investisseurs miniers déjà confrontés à une baisse de leurs activités en raison de la situation sécuritaire que vit le pays depuis quelques années. Pour le gouvernement, qui tente de rassurer les investisseurs et les autres partenaires, les récentes réquisitions d’or auprès de sociétés minières, résultent d’une nécessité publique et sont exceptionnelles et temporaires.

Sénégal : investissement de 183,7 millions USD dans les routes de Dakar

Le Conseil national du patronat a déploré la perte de centaines de milliards de francs CFA dans de nombreux secteurs, lors des violentes manifestations de juin. (Dr. Palais présidentiel, Dakar, Sénégal).

Le Sénégal a lancé samedi dernier les travaux d’aménagement et d’élargissement de la route des Niayes, ainsi que le programme d’amélioration des accès routiers à Dakar, pour un investissement de près 110 milliards francs CFA, soit près de 183,7 milliards de dollars.

Amadou Bâ a lancé les travaux de deux projets routiers d’un coût de près de 110 milliards F CFA. La cérémonie de lancement des travaux s’est déroulée en présence du ministre des Transports terrestres, des Infrastructures  et du Désenclavement, Mansour Faye, et de l’ambassadeur de la République populaire de Chine à Dakar. « La cérémonie qui nous réunit aujourd’hui concerne le lancement des travaux d’aménagement et d’élargissement de la Route des Niayes et le programme d’amélioration des accès routiers à Daka« , a-t-il déclaré. Il a notifié que « ces deux projets sont financés par le Gouvernement du Sénégal avec le concours de la République populaire de Chine, à travers la Banque de développement de Chine, pour un coût total de près de 110 milliards de francs« . Et les travaux d’aménagement de la route des Niayes consistent en l’élargissement et l’aménagement de la route des Niayes du Rond-Point Liberté VI à la station Shell de Keur Massar en 2 x 2 voies sur un linéaire de 23 km, y compris la construction de 47 km de voiries urbaines en pavés, la construction d’ouvrages d’art, la mise en place de caniveaux pour l’assainissement routier, l’éclairage public et l’aménagement paysager, a expliqué le Premier ministre.

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Pour la zone des Parcelles Assainies, le premier ministre a fait savoir  que le projet envisage  la réalisation de 18 km de voiries éclairées et assainies avec des aménagements paysagers pour garantir un meilleur cadre de vie des populations. Le projet d’élargissement de la Route des Niayes comporte aussi un important programme de routes de connexion à Pikine dont la traversée de Pikine, la réhabilitation des routes Tally Bou Mak et Tally Bou Bess, et surtout, l’élargissement en 2 x 2 voies de la Route ICOTAF, pour offrir un meilleur cadre de vie aux populations a-t-il souligné. En ce qui concerne le programme d’amélioration de la fluidité des axes routiers à Dakar, le chef du gouvernement dira que les travaux concernent la construction d’ouvrages pour améliorer la sortie de l’autoroute vers la Patte d’Oie, l’élargissement de la route Patte d’Oie-CICES en 2×3 voies, y compris l’aménagement paysager et la mise à niveau de la route jusqu’à l’aéroport Léopold Sédar Senghor. Pour terminer, Amadou Bâ a indiqué  l’objectif de ce programme est de trouver une solution durable pour désengorger le trafic à Dakar, améliorer la mobilité urbaine au niveau des villes de Dakar et Diamniadio, faciliter la liaison entre les deux villes et leur raccordement à l’aéroport international de Diass.

Produits du terroir : le Maroc représenté par 25 coopératives à Abu Dhabi

Le Salon International de l’Alimentation à Abu Dhabi se présente comme l’une des plus grandes manifestations regroupant les professionnels du secteur alimentaire au niveau de la région du Moyen-Orient. Il accueille cette année 1.300 exposants représentant environ 50 pays. (Crédit : DR).

Plusieurs Groupements de producteurs des produits du terroir représentent le Maroc au Salon International de l’Alimentation qui se tient du 27 au 29 novembre à Abu Dhabi.

Initiée par l’Agence pour le Développement Agricole (ADA), cette participation vise à renforcer les acquis du Royaume dans le domaine de l’exportation des produits du terroir, de nouer de futurs partenariats et de diversifier les débouchés pour l’offre marocaine dans le circuit international. Le pavillon de royaume chérifien est bâti sur une superficie de près de 300 m², représentant les douze régions du Royaume regroupant plus de 2.600 adhérents. Dans un communiqué, l’ADA a indiqué qu’elle aspire à continuer son engagement pour accompagner les coopératives des produits du terroir, dans le sillage de la stratégie « Génération Green 2020-2030« . Pour ce faire, l’ADA compte ouvrir de grandes portes aux exposants sélectionnés avec soin afin de démontrer fidèlement la grande diversité et le dynamisme de l’offre marocaine aux 18.000 professionnels attendus lors de cet événement.

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Il faut signaler que plusieurs activités sont au programme de ces 3 jours du salon, des rencontres B to B sont prévues entre les différents exposants et les représentants d’exportateurs potentiels du Moyen Orient, notamment les centrales d’achats, les chaînes de grande distribution. En marge de ce salon international de l’alimentation, ont eu lieu des  réunions de préparation et de prospection par l’ADA afin d’assurer une meilleure collaboration entre l’offre et la demande avec pour objectif de réussir le positionnement des produits du terroir marocain dans un marché de plus en plus compétitif. Le Salon International de l’Alimentation à Abu Dhabi se présente comme l’une des plus grandes manifestations regroupant les professionnels du secteur alimentaire au niveau de la région du Moyen-Orient. Il accueille cette année 1.300 exposants représentant environ 50 pays.

la Mauritanie entame l’exploitation du gisement de F’Dérick

Le Président de la Mauritanie a posé la première pierre du projet de développement du gisement de F’Dérick. Ce projet vise à accroître la production de la Société nationale industrielle et minière (SNIM) de deux millions de tonnes de minerai de fer par an, de diversifier les sources d’exploitation du minerai et de renforcer la position de l’entreprise parmi les producteurs de minerais de fer. (Crédit : DR).

Le Président de la République mauritanienne, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a procédé, dimanche, dans le cadre des célébrations commémorant le 63ème anniversaire de la Fête de l’Indépendance Nationale, à la pose de la première pierre du projet de développement du gisement minier de F’Dérick.

Le Président de la Mauritanie a posé la première pierre du projet de développement du gisement de F’Dérick. Ce projet vise à accroître la production de la Société nationale industrielle et minière (SNIM) de deux millions de tonnes de minerai de fer par an, de diversifier les sources d’exploitation du minerai et de renforcer la position de l’entreprise parmi les producteurs de minerais de fer. Le projet qui devrait finir d’ici deux ans a couté près de 186,8 millions de dollars. Il est  financé par la Société nationale de l’industrie et des mines (SNIM). Le développement du minerai touchera plusieurs points, tels que les foreuses, les camions et les bulldozers seront acquis pour permettre l’accès à la mine pour l’exploitation et une usine de traitement du minerai de fer sera installée. Elle comprend des unités industrielles pour le broyage et le criblage, des réseaux de tapis roulants pour le convoyage du minerai, une unité de chargement des wagons, en plus de bureaux et d’ateliers pour la maintenance de l’usine et de ses annexes. Le ministre du Pétrole, des Mines et de l’Énergie, Porte-parole du gouvernement, M. Nany Ould Chrougha, a loue les avantages possibles de cette série de projets capitaux. Une amélioration considérable  dans l’amélioration de la performance de la SNIM, et dans la maximisation de ses revenus sur l’ensemble du pays, et sur la population de cette région en particulier n’est pas à négliger. Il a souligné que ces projets visent à augmenter la production de minerai de fer de la société, à améliorer et à diversifier les sources d’énergie, sans compter la mise à disposition des habitants de la région de certains services sociaux vitaux, comme l’approvisionnement en eau potable. A cela s’ajoute le désenclavement de certaines communautés.

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M. Nany Ould Chrougha a poursuivi en indiquant qu’un examen exhaustif du cadre juridique dans son ensemble a été entamé, y compris l’élaboration d’une stratégie minière nationale, des réformes radicales du cadastre minier, de nature à rétablir la confiance entre l’État et les investisseurs, en adoptant des procédures claires et transparentes, en lançant une révision du Code minier et en mettant à jour le guide de l’investisseur minier, ainsi qu’en œuvrant à l’élaboration d’une loi d’orientation pour le contenu local dans les industries extractives. Dans une allocution prononcée auparavant, le maire de cette région de la Mauritanie, F’Dérick, M. Mohamed Cheikh Mohamed Salem Bolla, s’est réjoui des réalisations majeures accomplies, notant que la supervision par le Président de la République de l’inauguration de la mine de F’Dérick constitue une pierre de plus apportée sur la voie du développement de l’économie nationale afin de répondre aux exigences du moment  par des projets bénéfiques pour  le citoyen, en particulier les groupes vulnérables de la société qui font l’objet d’une attention particulière de la part de Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

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