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La diaspora africaine, moteur silencieux du développement du continent

Longtemps perçue comme une ressource humaine perdue pour le continent, la diaspora africaine s’impose aujourd’hui comme un acteur incontournable du développement économique de l’Afrique. (Crédit : DR)

 Ils sont médecins à Paris, ingénieurs à Londres, entrepreneurs à New York ou traders à Dubaï. Mais chaque mois, chaque trimestre, ils n’oublient pas le continent qui les a vus naître. La diaspora africaine estimée à plus de 40 millions de personnes à travers le monde est devenue, souvent dans l’ombre, le premier bailleur de…

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Hydrocarbures : le Gabon engage 10 milliards de dollars pour son après-pétrole

Exxon signe un accord avec le Gabon pour explorer du pétrole et du gaz. Ce protocole d'accord, non contraignant, marque l'expansion des activités du premier géant pétrolier américain en Afrique. (Crédit : Africa Income)

Le 8 juin 2026, Libreville a lancé les travaux d’un port en eau profonde adossé au gisement de fer de Belinga. Avec un investissement de près de 5 643 milliards de FCFA, le projet incarne l’ambition gabonaise de passer d’une économie de rente à une économie de transformation.

Le président Brice Clotaire Oligui Nguema a procédé le lundi 8 juin 2026 au lancement officiel des travaux du futur port minéralier de Kobé-Kobé, un projet destiné à renforcer la transformation industrielle et la souveraineté économique du Gabon. D’un montant global estimé à 10 milliards de dollars, soit près de 5 643 milliards de FCFA, le programme repose sur quatre piliers : le développement portuaire, les infrastructures ferroviaires, la production énergétique et l’industrialisation locale. Situé dans la zone de Nyonié, sur la façade atlantique de la province de l’Estuaire, l’ouvrage doit devenir opérationnel en 2031.

Belinga, le fer au cœur du dispositif

La logique industrielle du projet repose sur la valorisation d’une ressource majeure. En associant un port de nouvelle génération à un corridor ferroviaire destiné à relier les gisements miniers de Belinga à la façade atlantique, le Gabon entend transformer ses ressources naturelles en levier de croissance. Le gisement de Belinga est considéré comme l’un des plus importants d’Afrique. Les capacités annoncées sont considérables. Le projet prévoit la construction d’un port d’une capacité de traitement annuelle de 110 millions de tonnes, comprenant un terminal minéralier destiné aux exportations de fer, des installations dédiées aux marchandises générales, aux conteneurs, ainsi qu’un terminal offshore.

Un avantage logistique naturel pour le Gabon

Kobé-Kobé bénéficie d’atouts physiques rares dans la sous-région. Avec un tirant d’eau compris entre 14 et 16 mètres, le port disposera d’un avantage naturel majeur dans une région où plusieurs infrastructures portuaires atteignent aujourd’hui leurs limites opérationnelles. Les navires de très grande capacité pourront y accoster directement, réduisant les coûts logistiques et renforçant l’attractivité du territoire pour les investisseurs internationaux. Le montage du projet associe acteurs publics et privés. Le partenariat signé en avril 2026 entre l’État gabonais, Africa Global Logistics et Algest Investment Bank traduit la volonté de construire une chaîne économique complète allant de l’extraction à la commercialisation internationale. L’opérateur AGL est déjà actif dans le pays, où il emploie une main-d’œuvre composée à plus de 80 % de ressortissants gabonais, selon une source au sein du comité de pilotage.

Un pari social et géopolitique

L’enjeu dépasse le seul secteur minier. Les autorités avancent le chiffre de 160 000 emplois directs et indirects ; pour un pays de 2,3 millions d’habitants dont la population active est estimée à environ 800 000 personnes, le complexe pourrait à pleine maturité représenter près de 20 % de la population active nationale. Initié sous la magistrature de Brice Clotaire Oligui Nguema, le projet incarne une doctrine de restauration de la souveraineté économique nationale, alors que Libreville prépare l’épuisement progressif des réserves pétrolières qui portent encore le budget de l’État.

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Benin : Tournée de Wadagni et le pari de l’intégration dans l’UEMOA – CEDEAO

Le président béninois Romuald Wadagni a entamé le mardi 9 juin 2026 une visite d'amitié et de travail au Sénégal, au Mali et en Guinée-Bissau. Crdit : DR

En moins de deux semaines après son investiture, le nouveau président béninois Romuald Wadagni aura visité sept des huit capitales de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. Une séquence diplomatique resserrée qui place la coopération régionale et la monnaie commune au cœur de son mandat.Une tournée surtout des capitales de la zone franc.

Le président béninois Romuald Wadagni a entamé le mardi 9 juin 2026 une visite d’amitié et de travail au Sénégal, au Mali et en Guinée-Bissau. Ces trois visites ciblent exclusivement des pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, zone qui regroupe huit États partageant le franc CFA et la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest. Cette séquence prolonge une démarche engagée dès les premiers jours du mandat. Le président s’était déjà rendu au Nigeria le 1er juin, au Niger et au Burkina Faso le 2 juin, au Togo le 3 juin et en Côte d’Ivoire le 4 juin. Avec les étapes sénégalaise, malienne et bissau-guinéenne, le chef de l’État aura ainsi couvert en moins de deux semaines sept des huit pays membres de l’UEMOA.

Coopération économique, solidarité et sécurité

Selon le communiqué de la présidence béninoise, les entretiens avec les plus hautes autorités de chaque pays s’articulent autour de trois axes. Les échanges portent sur les perspectives de coopération économique et commerciale, la solidarité entre peuples ouest-africains et les questions de sécurité régionale. Le choix des partenaires n’a rien d’anodin. Dakar, Bamako et Bissau appartiennent tous à l’UEMOA, tout comme les capitales déjà visitées au Niger, au Burkina Faso, au Togo et en Côte d’Ivoire. La monnaie commune apparaît ainsi comme le fil conducteur d’une diplomatie qui cherche à consolider les liens dans un espace traversé par des fractures politiques.

Le Mali, un partenaire au statut singulier du Benin

Le Mali, dirigé par le général Assimi Goïta, entretient des relations complexes avec les institutions régionales depuis son retrait de la CEDEAO, officialisé en janvier 2025. Le pays demeure néanmoins membre de l’UEMOA, ce qui fait de la zone monétaire le dernier cadre institutionnel reliant des capitales par ailleurs divisées sur le plan diplomatique. La Guinée-Bissau, de son côté, représente un partenaire plus modeste mais stratégiquement positionné sur la façade atlantique ouest-africaine.

Un agenda à préciser

Le communiqué de la présidence ne précise pas les dates exactes de chaque étape ni la durée totale de la tournée, et les agendas officiels des rencontres avec les chefs d’État concernés n’ont pas encore été rendus publics. Pour les investisseurs et opérateurs régionaux, cette offensive diplomatique signale toutefois la volonté du Bénin de jouer un rôle moteur dans la relance de l’intégration commerciale au sein de la zone franc. Reste à mesurer, dans les prochains mois, la traduction concrète de ces engagements en accords bilatéraux opérationnels.

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Ethiopian Airlines : une commande de 25 jets régionaux prévue dans 3 mois

Ethiopian Airlines décidera probablement dans les trois prochains mois d’une commande de 25 jets commerciaux de plus petites tailles destinés à étendre son réseau local, a déclaré son directeur général, Mesfin Tasew Bekele, samedi soir en marge d’un rassemblement de dirigeants du secteur aérien au Brésil. Photo éthiopian airlines

Le premier transporteur africain envisage une commande de 25 appareils de plus petite capacité pour densifier son réseau domestique et régional. Airbus, Embraer et Boeing sont en lice, alors que la compagnie compose avec une flambée de ses coûts de carburant liée à la guerre en Iran.

Ethiopian Airlines décidera probablement dans les trois prochains mois d’une commande de 25 jets commerciaux de plus petites tailles destinés à étendre son réseau local, a déclaré son directeur général, Mesfin Tasew Bekele, samedi soir en marge d’un rassemblement de dirigeants du secteur aérien au Brésil. Premier transporteur du continent avec une flotte de 147 appareils, la compagnie étudie l’Airbus A220, l’Embraer E-2 et le Boeing 737 MAX 7, ce dernier devant être certifié cette année par l’Administration fédérale de l’aviation américaine (FAA). Les appareils seraient déployés à la fois sur les liaisons intérieures et vers les pays voisins. « Il y a quelques difficultés, mais cela devrait se faire d’ici trois mois », a indiqué Mesfin Tasew Bekele à propos du calendrier, sans préciser la nature de ces difficultés.

A lire aussi : Agriculture : Dangote Group révise à la hausse son investissement en Éthiopie

Le programme A220 reste déficitaire et fait face à une concurrence soutenue du brésilien Embraer. Comme d’autres transporteurs, Ethiopian Airlines doit composer avec la hausse des prix du carburant provoquée par la guerre en Iran. La compagnie a réduit ses fréquences vers le Moyen-Orient pour s’adapter à une demande en baisse, ramenant par exemple ses vols vers Dubaï de trois à deux par jour. À l’échelle du réseau, le transporteur dépense désormais environ 60 % de plus en kérosène, tout en ayant résolu ses craintes d’approvisionnement. « Nous avons réglé le problème de la disponibilité, c’est désormais sous contrôle », a précisé le dirigeant en marge du sommet annuel de l’Association internationale du transport aérien (IATA), réuni ce week-end à Rio de Janeiro. Mais la question du prix reste un sujet sérieux. Et l’arbitrage à venir entre Airbus, Embraer et Boeing constituera un signal important sur les choix industriels du leader africain, dans un contexte où la maîtrise des coûts d’exploitation pèse plus que jamais sur la rentabilité des compagnies du continent.

Ebola – RDC : le plan à 518 millions US de l’OMS pour endiguer l’épidémie

Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a annoncé vendredi 5 juin un plan conjoint de 518 millions de dollars sur six mois, appelant à une mobilisation financière et à un engagement politique pour stopper la propagation du virus. (Credit photo : Reuters)

L’Organisation mondiale de la santé a dévoilé un plan conjoint de six mois, doté de 518 millions de dollars pour combattre l’épidémie d’Ebola qui frappe la République démocratique du Congo et l’Ouganda. Avec 381 cas confirmés et 62 décès en RDC, l’épidémie figure déjà parmi les quatre plus importantes de l’histoire, alors que les autorités sanitaires reconnaissent rester en retard sur sa progression.

Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a annoncé vendredi 5 juin un plan conjoint de 518 millions de dollars sur six mois, appelant à une mobilisation financière et à un engagement politique pour stopper la propagation du virus. La stratégie vise à aider la RDC et l’Ouganda voisin à contenir leurs foyers, tout en accompagnant d’autres pays dans leur préparation à d’éventuels cas, notamment par un renforcement du dépistage aux frontières, ont précisé l’OMS et les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC).

L’épidémie est restée indétectée pendant plusieurs semaines, a indiqué l’Africa CDC lors du même point presse, plaçant les autorités sanitaires en situation de retard. À ce jour, la RDC compte 381 cas confirmés et 62 décès, tandis que l’Ouganda enregistre 19 cas et deux décès. L’épidémie implique la rare souche Bundibugyo, pour laquelle il n’existe ni traitement ni vaccin homologué. « Si on la compare aux précédentes épidémies de Bundibugyo, c’est la plus grave que nous ayons connue », a souligné le directeur général de l’Africa CDC, Jean Kaseya. Sur le plan financier, les bailleurs ont promis à ce stade 315,8 millions de dollars, un montant revu à la baisse par rapport à une première estimation de 498 millions, certains donateurs ayant, selon Jean Kaseya, « corrigé » leurs chiffres sans plus de précisions. L’Africa CDC avait annoncé le 15 mai la 17ᵉ épidémie d’Ebola en RDC, l’OMS la déclarant peu après urgence de santé publique de portée internationale.

A lire aussi : RDC-Rwanda : l’accord économique sous l’égide de Trump reporté

Le dépistage demeure un obstacle majeur : les tests habituels n’ont initialement pas détecté la souche Bundibugyo, et l’obtention des résultats prend plusieurs jours, voire plus d’une semaine. La défiance et les résistances communautaires entravent également la riposte, avec des attaques signalées contre des équipes funéraires et des centres de traitement. Pour faire face aux risques sécuritaires, l’OMS a indiqué vendredi avoir reçu trois véhicules blindés de la mission de maintien de la paix des Nations unies en RDC. La capacité des bailleurs à honorer rapidement leurs engagements et à restaurer la confiance des populations conditionnera l’efficacité d’un plan dont l’OMS reconnaît elle-même qu’il accuse, pour l’heure, un temps de retard.

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La BAD devient premier actionnaire d’ATIDI : pari sur les garanties pour attirer 4 000 milliards de dollars de capitaux privés

L’annonce marque un tournant stratégique pour le premier bailleur du continent. La Banque africaine de développement va injecter 125 millions de dollars dans l’African Trade and Investment Development Insurance (ATIDI) pour en devenir le principal actionnaire et intensifier le recours aux garanties afin d’attirer les capitaux privés. Crédit : DR

En injectant 125 millions de dollars dans l’assureur panafricain ATIDI, la Banque africaine de développement en prend le contrôle actionnarial et place les mécanismes de garantie au cœur de sa nouvelle doctrine financière. Objectif affiché de son président Sidi Ould Tah : mobiliser l’épargne institutionnelle du continent pour combler un déficit de financement estimé à…

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BT Expertise : anticiper, sécuriser, performer face aux défis sécuritaires du secteur bancaire africain

Basé à Dakar et actif en local comme dans toute la sous-région, BT (Bank & Technology) Expertise accompagne ces banques, institutions financières, entreprises et entités publiques pour qu’elles soient à la fois performantes et résilientes. Crédit : BTE

Dans un environnement où la digitalisation des services financiers s’accélère et où les attaques cybercriminelles se multiplient, les banques, entreprises et institutions publiques de la sous-région africaine doivent s’adapter vite tout en protégeant leurs systèmes d’information et leurs données. Selon des statistiques récentes, les pertes liées à la cybercriminalité en Afrique dépassent 4 milliards USD par an, avec une part importante liée aux institutions financières. Face à la multiplication des menaces cybernétiques et au renforcement des exigences réglementaires, la conformité aux normes et règlementations en vigueur est devenue un enjeu stratégique et incontournable pour toute entreprise.

Pour ce faire, participez à notre prochain événement : BT Expertise organise une formation dédiée aux responsables et décideurs du secteur financier et public autour de la conformité aux normes et règlementations en vigueur dans un contexte marqué par la digitalisation des services et l’intensification des cyber attaques. Une occasion d’échanger avec nos experts et de découvrir les exigences applicables en matière de lutte contre la fraude et le blanchiment d’argent, de cybersécurité et de management des risques. Les places sont limitées. Réservez la vôtre dès maintenant. Inscrivez-vous en ligne en renseignant le formulaire suivant :  https://bt-expertise.com/inscription-evenement.html

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 Basé à Dakar et actif en local comme dans toute la sous-région, BT (Bank & Technology) Expertise accompagne ces banques, institutions financières, entreprises et entités publiques pour qu’elles soient à la fois performantes et résilientes. Son objectif est d’aider ses clients à relever les défis majeurs liés à l’insécurité numérique et à la forte concurrence, grâce à sa démarche outillée et conforme aux bonnes pratiques internationales.  Sa promesse tient en trois temps : anticiper, sécuriser, performer. A cet effet, BT Expertise met à votre disposition de quatre pôles d’expertise et un pôle transversal :

  • Pole 1 : Système d’Information et Cybersécurité
  • Pole 2 : Gouvernance, Risque et Conformité
  • Pole 3 : Prévention et lutte contre la fraude
  • Pole 4 : Digitalisation et Automatisation des processus
  • Pole transversal : Formation et Sensibilisation

Ses intervenons sous forme de consultance, de formation et de déploiement d’outils adaptés à vos réalités, tout en vous offrant des services à valeur ajoutée grâce à une :

  • Expertise reconnue : Références régionales et internationales
  • Équipe qualifiée : Experts certifiés avec une expérience terrain
  • Présence régionale : Interventions au Sénégal et dans la sous-région

Les sessions formation organisés par BT Expertise en juin et juillet 2026, entrent dans ce paradigme. En formant les équipes internes aux exigences normatives et réglementaires en vigueur, les entreprises vont acquérir l’autonomie nécessaire pour comprendre les exigences applicables, conduire leurs auto-évaluations et réduire drastiquement leurs coûts de mise en conformité ou de certification. Les sessions de formation proposées s’inscrivent dans ce cadre, elles couvrent 2 thématiques pertinentes :

THEMATIQUE 1 : CONFORMITE AUX NORMES ET REGLEMENTATIONS A L’ERE DU DIGITAL

  • Durée : 5 jours
  • Objectif Principal : Doter les participants de tous les techniques et outils nécessaires à la mise en conformité aux normes et règlementations liées à la digitalisation
  • Sujets traités : Digitalisation et nouvel écosystème, Connaissance du client (KYC & KYB), Approche basée sur les risques (APR), Éthique professionnelle, Prévention de la Corruption, Protection des données à caractère personnel,  Déclaration de Soupçon (DS), Traitement des alertes, RegTech,  Dispositifs de lutte contre la fraude, Normes et Règlementations sécuritaires
  • Public cible : Banques, Assurances, Institutions financières, Entreprises (tous secteurs), Secteur public et privé, Toute personne intéressée

THEMATIQUE 2 : COMPRENDRE ET APPLIQUER LA NORME PCI DSS PCI DSS v4.0.1

  • Durée : 3 jours
  • Objectif Principal : Permettre aux entreprises de comprendre les exigences PCI DSS et de réduire les coûts de certification/re certification
  • Sujets traités : Écosystème des paiements & Standards PCI SSC, Scoping PCI DSS & Segmentation réseau, Sécurité réseau, Configuration & Données stockées, Cryptographie & Protection contre les malwares, Développement sécurisé & Contrôle des accès, Authentification & Sécurité physique, Surveillance, Tests & Politiques de sécurité, Processus d’évaluation, ROC & Reporting,
  • Public cible : Banques & Établissements financiers, Marchands & e-commerçants, Responsables SI & Sécurité, RSSI, DSI, Auditeurs, Ingénieurs, Fournisseurs de services, Toute personne intéressée.
  • Ces thématiques de formation d’actualités seront animées de façon pratique, afin de favoriser la mise à niveau et la montée en compétences de vos équipes, selon la démarche pédagogique déclinée ci-après :
  • DOCUMENTS PEDAGOGIQUES : Support, Travaux dirigés Cas pratiques, Etudes de cas
  • MODALITES DE FORMATION : Présentiel, En ligne, Cours du soir, Cours du weekend
  • TECHNIQUES D’ANIMATION : Alternance théorie et pratique
  • EVALUATIONS DES ACQUIS : QCM, Test, Examen
  • SUIVI POST FORMATION : Coachning, Mentorat

Une attestation de formation est délivrée aux différents participants de chaque session, avec des points fidélités incrémentés, en vue de l’inscription gratuite à une session de formation de votre choix.

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Maroc : le déficit commercial s’alourdit de 18,4 % au premier trimestre, sous la pression des importations

Le déficit commercial du Maroc a dépassé 127,04 milliards de dirhams au cours des quatre premiers mois de 2026, en hausse de 18,4 % par rapport à la même période un an plus tôt, soit environ 13,8 milliards de dollars. (Crédit : office de chaange).

Entre janvier et avril 2026, le déficit de la balance commerciale marocaine a franchi la barre des 127 milliards de dirhams, en hausse de 18,4 % sur un an. Une dégradation portée par une envolée des importations que la bonne tenue de l’automobile et de l’aéronautique n’a pas suffi à compenser. Le taux de couverture recule encore, exposant la dépendance structurelle du Royaume aux achats extérieurs.

Le constat livré lundi par l’Office des changes confirme une tendance qui s’installe. Le déficit commercial du Maroc a dépassé 127,04 milliards de dirhams au cours des quatre premiers mois de 2026, en hausse de 18,4 % par rapport à la même période un an plus tôt, soit environ 13,8 milliards de dollars. Le mécanisme de cette dérive est limpide : les importations progressent nettement plus vite que les exportations. Côté achats, les importations de biens ont grimpé de 12,7 % à 295,9 milliards de dirhams, tandis que les exportations n’ont progressé que de 8,7 % à 168,86 milliards de dirhams. L’écart se traduit mécaniquement dans le ratio de couverture, indicateur clé de la soutenabilité extérieure : il a reculé de 2 points pour s’établir à 57,1 %. Autrement dit, les exportations ne financent plus que 57 dirhams sur 100 dirhams d’importations – un signal d’alerte sur la dépendance du Royaume aux biens étrangers, selon les chiffres de l’office des changes marocain.

A lire aussi : Economie : Lancement de l’Atelier d’orientation du Plan stratégique de développement du cinéma, de l’audiovisuel et de la création numérique à Dakar

La ventilation des importations révèle où se loge la pression. Les achats de matières premières ont bondi de 48,8 % à 19,23 milliards de dirhams, suivis des biens d’équipement finis (+21,8 % à 72,6 milliards) et des biens de consommation finis (+15,2 % à 72,97 milliards). Seule éclaircie : les importations alimentaires ont reflué de 5,9 % à 31,51 milliards de dirhams. Le moteur exportateur reste l’industrie automobile, désormais colonne vertébrale du commerce extérieur marocain. Les exportations de voitures ont progressé de 18,6 % à 58,28 milliards de dirhams, devant l’aéronautique, en hausse de 15,9 % à 11,03 milliards. Mais ces performances masquent des fragilités sectorielles préoccupantes. Les exportations de textile et de cuir ont chuté de 6,7 %, l’électronique de 3,5 %, et surtout les phosphates et dérivés – l’un des piliers historiques – ont reculé de 1,5 %. L’agroalimentaire n’a gagné que 0,8 %.

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Le tableau n’est pas uniformément sombre. La balance des services, traditionnel poste excédentaire grâce au tourisme, joue son rôle d’amortisseur : son excédent a progressé de 16,4 % pour atteindre 54,91 milliards de dirhams, porté par des exportations de services en hausse de 13,9 % à 106,09 milliards. Cette dégradation s’inscrit dans un contexte structurel plus large. Dès le premier trimestre, le déficit s’était déjà creusé de près de 24 %, sous l’effet conjugué d’une demande intérieure soutenue – le Royaume se préparant à co-organiser la Coupe du monde 2030 – et d’un choc énergétique lié aux tensions géopolitiques sur le détroit d’Ormuz. Pour un pays qui contrôle près des deux tiers des réserves mondiales de phosphate mais dépend lourdement des importations d’énergie et d’équipements, l’équation commerciale demeure le talon d’Achille d’une économie par ailleurs en pleine montée en gamme industrielle. La diversification exportatrice réussie sur l’automobile devra désormais s’étendre à d’autres filières pour inverser durablement la tendance.

BRVM : la place ouest-africaine enchaîne les records et vise l’horizon 2030

La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), commune aux huit pays de l'Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), poursuit sa course aux records. Mi-mai 2026, le marché a franchi de nouveaux paliers. (Credit : BRVM).

Portée par une dynamique haussière inédite, la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières franchit de nouveaux sommets en ce printemps 2026. Capitalisation, indices, confiance des investisseurs : tous les voyants sont au vert pour la cinquième place boursière du continent, qui ambitionne désormais de transformer ses performances en levier de souveraineté économique.

La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), commune aux huit pays de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), poursuit sa course aux records. Mi-mai 2026, le marché a franchi de nouveaux paliers : au 15 mai 2026, la capitalisation boursière des actions s’élevait à 15 896,20 milliards FCFA, tandis que celle des obligations atteignait 12 287,04 milliards FCFA, portant la capitalisation globale à plus de 28 183 milliards FCFA. Un niveau qui consolide la position de la BRVM comme cinquième bourse africaine. Cette envolée prolonge une année 2025 déjà exceptionnelle. Lors de son bilan annuel, la BRVM avait fait état d’une hausse de 25,26 % de l’indice BRVM Composite, qui a franchi un nouveau seuil historique à 345,75 points, et d’une progression cumulée de près de 100 % sur cinq ans, traduisant la maturité et l’attractivité croissante du marché. La capitalisation totale dépassait alors les 24 781 milliards FCFA, soit 18,37 % du PIB de l’UEMOA. Le mouvement ne s’est pas essoufflé en 2026. Au fil des séances de mai, les indices phares ont multiplié les progressions. Le 13 mai, par exemple, la capitalisation du marché des actions s’est établie à 15 778,815 milliards FCFA, en hausse de 128,784 milliards sur une seule séance, conséquence de la progression de 0,82 % de l’indice BRVM Composite à 409,50 points. Les autres indicateurs suivaient la même tendance : le BRVM 30 gagnait 0,54 % à 193,20 points et l’indice BRVM Principal bondissait de 1,89 % à 287,08 points.

A lire aussi : Sénégal- La SUPREC 25-28 (Stratégie d’Urgence 2025-2028 de la Phase de Redressement Economique) entre en lice

Plusieurs facteurs nourrissent cette dynamique. Les bonnes perspectives de croissance des pays de l’UEMOA, l’assouplissement des conditions monétaires par la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), ainsi que l’introduction en bourse de nouvelles sociétés et les augmentations de capital de certaines banques ont stimulé le marché. La régularité des distributions de dividendes par la quasi-totalité des sociétés cotées a par ailleurs renforcé la confiance des investisseurs. Cette confiance se mesure aussi à la comparaison continentale. En 2025, la performance de la BRVM la plaçait certes derrière les places les plus dynamiques – la Bourse du Ghana a progressé de 73,92 %, celle du Nigeria de 43,54 %, le JSE sud-africain de 32,75 % – mais sa progression régulière et sa profondeur croissante en font un marché de référence en zone franc. Le marché obligataire participe pleinement à l’essor. Le compartiment a accueilli plusieurs émissions souveraines au printemps 2026 : l’État du Burkina Faso a levé le 6 mai 2026 sur le marché financier de l’UEMOA la somme de 49,5 milliards FCFA à l’issue d’une émission simultanée, tandis que le Trésor sénégalais sollicitait également la place pour financer ses besoins budgétaires.

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Au-delà des chiffres, la BRVM affiche une ambition stratégique tournée vers 2030. L’enjeu : approfondir le marché actions, encore étroit avec moins d’une cinquantaine de sociétés cotées après près de trois décennies d’existence, et faire de la Bourse un véritable instrument de financement des économies régionales. La montée en puissance de la finance durable – la place s’est imposée comme deuxième marché africain de cotation des social bonds – illustre cette volonté de diversification. Reste le défi de fond : convertir l’engouement boursier en financement productif. Dans un contexte régional marqué par des incertitudes sécuritaires et géopolitiques, la résilience de la BRVM apparaît comme un signal de confiance dans les économies de l’Union. Encore faudra-t-il que cette vitalité financière irrigue durablement l’investissement et l’emploi.

Cameroun : la CDC replonge dans le rouge, l’État au chevet de son fleuron agro-industriel

Le verdict du cabinet d'audit Forvis Mazars est sans appel. La Cameroon Development Corporation, deuxième employeur du Cameroun après l'État, a clôturé l'exercice 2025 sur une perte nette de 20 milliards de FCFA. (Crédit : CDC)

Deuxième employeur du pays, la Cameroon Development Corporation a clôturé 2025 sur une perte nette de 20 milliards de FCFA. Un retournement qui révèle la fragilité d’une entreprise dont le redressement apparent reposait moins sur une dynamique industrielle que sur un coup de pouce comptable de l’État.

Le verdict du cabinet d’audit Forvis Mazars est sans appel. La Cameroon Development Corporation, deuxième employeur du Cameroun après l’État, a clôturé l’exercice 2025 sur une perte nette de 20 milliards de FCFA. Le résultat tranche brutalement avec le bénéfice de 45 milliards de FCFA enregistré en 2024, et confirme la fragilité structurelle de ce géant public producteur d’huile de palme, de caoutchouc et de bananes. L’embellie de l’exercice précédent était en réalité trompeuse. Elle trouvait son origine dans l’annulation par l’État d’une dette fiscale et sociale de 59 milliards de FCFA, enregistrée comme produit exceptionnel. Ce soutien comptable, ponctuel par nature, avait masqué la réalité d’une exploitation à la peine. L’annulation portait notamment sur 24,1 milliards de FCFA de cotisations sociales, le solde correspondant à des dettes envers le personnel évaluées à 35 milliards de FCFA. Sa disparition des comptes 2025 met à nu les difficultés de fond.

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Car le mal est structurel. Le cœur de métier du groupe – la banane, l’hévéa et l’huile de palme – souffre depuis 2017 du conflit qui oppose l’armée camerounaise aux groupes séparatistes armés des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, où la CDC a son siège et l’essentiel de ses plantations. Les chiffres de l’audit sont éloquents : sur les 18 595 hectares de plantations d’hévéas matures recensés au 31 décembre 2025, 51 % n’ont pas été exploités au cours de l’exercice ; du côté des palmiers à huile, 36 % des 13 690 hectares matures sont restés en jachère forcée. Les commissaires aux comptes relèvent que les niveaux de production agricole 2025 sont demeurés inférieurs aux objectifs budgétaires. La situation financière traduit cette tension. Pour un total de bilan de 102 milliards de FCFA, les capitaux propres ne s’élèvent plus qu’à 3,2 milliards, contre 9 milliards un an plus tôt. Le chiffre d’affaires progresse légèrement, passant de 23 à 24,9 milliards de FCFA, mais les liquidités reculent de 7,4 milliards – un repli qui pourrait contraindre l’entreprise à solliciter de nouveaux concours publics ou bancaires.

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Face à cette trajectoire, l’État camerounais a engagé un vaste programme de modernisation. Le président Paul Biya a habilité le ministre de l’Économie, Alamine Ousmane Mey, à signer avec Standard Chartered Bank Londres deux conventions de financement : un crédit commercial de 7,1 millions d’euros et un crédit-acheteur de 71,7 millions d’euros, bénéficiant de la garantie de Bpifrance Assurance Export, pour une enveloppe globale avoisinant 52 milliards de FCFA. Ces fonds doivent financer de nouvelles unités de transformation d’huile de palme, de margarine et d’hévéa. L’enjeu dépasse les seuls comptes de la CDC. Avec ses dizaines de milliers d’emplois directs et indirects, l’entreprise reste un pilier social du Sud-Ouest camerounais. Son redressement dépendra autant de la modernisation de l’outil industriel que d’un apaisement durable de la crise sécuritaire qui asphyxie ses plantations depuis bientôt une décennie.

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