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Mines – Centrafrique : au moins 49 morts, un site aurifère fermé après un éboulement

Les autorités de la République centrafricaine ont décidé de suspendre les activités d'une mine d'or artisanale située à Zamboye, dans une zone proche de la frontière camerounaise. (Crédit : DR).

Le gouvernement centrafricain a ordonné la fermeture d’une mine d’or artisanale près de la frontière camerounaise, après un effondrement meurtrier survenu le 19 août. Le bilan, encore provisoire, illustre les dangers persistants de l’exploitation informelle sur le continent.


Les autorités de la République centrafricaine ont décidé de suspendre les activités d’une mine d’or artisanale située à Zamboye, dans une zone proche de la frontière camerounaise. Cette décision fait suite à un effondrement survenu le mardi 19 août, qui a coûté la vie à au moins 49 personnes selon les informations relayées le ministre des Mines, Rufin Benam Beltoungou. Le ministre a précisé la nationalité des victimes recensées : 35 Centrafricains, 12 Camerounais et deux Tchadiens. Le bilan pourrait toutefois s’alourdir. Dès le lendemain du drame, un responsable d’une association minière locale avançait un chiffre supérieur à 100 morts. De son côté, un procureur a indiqué que les opérations de secours se poursuivaient et que le décompte des victimes n’était pas encore définitivement arrêté. Face à l’ampleur de la catastrophe, le gouvernement a annoncé la suspension formelle de toute activité sur le site.

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Ce drame met une nouvelle fois en lumière la fragilité de l’exploitation minière artisanale, pourtant essentielle à l’économie de nombreux pays africains. Sur l’ensemble du continent, cette activité constitue une source d’emplois et de revenus considérable pour des populations souvent privées d’alternatives. Mais son revers est bien connu. Les opérations informelles fonctionnent fréquemment avec un encadrement minimal, des mesures de sécurité insuffisantes et des capacités d’intervention d’urgence quasi inexistantes. Ce déficit de contrôle explique la récurrence des effondrements et des accidents mortels dans ce type de sites, où les mineurs travaillent dans des conditions particulièrement précaires.

Vers une formalisation de l’orpaillage ?

La dimension transfrontalière du drame de Zamboye, avec des victimes de trois nationalités, rappelle que l’exploitation aurifère artisanale s’inscrit dans des dynamiques régionales qui dépassent les seules frontières centrafricaines. Dans ce contexte, plusieurs États cherchent à reprendre la main. Le Cameroun voisin s’est ainsi engagé à formaliser une partie de son secteur minier, avec l’objectif d’améliorer la régulation, de renforcer la sécurité des travailleurs et d’accroître la collecte fiscale. Une orientation qui traduit la prise de conscience croissante des enjeux économiques et humains liés à un secteur longtemps laissé en marge des politiques publiques.

Dette : Fitch relève la note en monnaie locale du Congo-Brazzaville

Fitch a relevé d'un cran la note souveraine à long terme en monnaie locale du Congo-Brazzaville, la faisant passer de CCC à CCC+, tout en confirmant à CCC+ sa note en devises étrangères. (Crédit : DR)

L’agence de notation Fitch a rehaussé, vendredi 15 août, la note de crédit en monnaie locale de la République du Congo, portée de CCC à CCC+ . Un geste justifié par l’amélioration des conditions de financement régionales et un profil de remboursement de la dette plus lisse. Et ce, même si le pays demeure en catégorie spéculative.

Fitch a relevé d’un cran la note souveraine à long terme en monnaie locale du Congo-Brazzaville, la faisant passer de CCC à CCC+, tout en confirmant à CCC+ sa note en devises étrangères. L’agence met en avant un net recul des risques de refinancement à court terme et un calendrier de remboursement assaini. Cette décision intervient dans un contexte où Brazzaville, sous la présidence de Denis Sassou Nguesso, s’efforce de consolider la paix et de diversifier une économie encore largement adossée aux hydrocarbures. Le chef de l’État, au pouvoir depuis près de quarante-deux ans, a remporté en mars dernier une élection étroitement contrôlée, avec plus de 94 % des suffrages, prolongeant ainsi son emprise sur le pays.

Une trajectoire de dette orientée à la baisse

Selon Fitch, la note est soutenue par la réduction des risques de refinancement à courte échéance, par des perspectives de croissance en amélioration. Lesquelles sont portées par l’expansion du secteur pétrolier et gazier ainsi que par une dette publique en repli constant et des excédents budgétaires. L’agence anticipe un allègement sensible de l’endettement public, qui devrait tomber à 80,9 % du PIB en 2026, contre 92,1 % à la fin de 2025. Cette baisse serait alimentée par les excédents des finances publiques et par une forte croissance nominale.

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Malgré cette embellie, Fitch a maintenu le Congo dans la zone peu attractive, c’est-à-dire non-investissement. L’agence pointe plusieurs fragilités structurelles. Il s’agit notamment d’une gestion des finances publiques jugée déficiente, une dépendance excessive aux recettes pétrolières et des arriérés de paiement récurrents. Des facteurs qui continuent de peser sur la signature souveraine du pays. La confirmation de la note en devises étrangères à CCC+ traduit cette prudence . Si le risque de défaut immédiat s’éloigne, la solidité budgétaire du Congo reste tributaire de la volatilité des cours du brut et de réformes encore attendues en matière de transparence et de discipline financière.

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Afrique : Standard Bank mise sur un second semestre de rebond, portée par le reflux des taux

La première banque africaine par les actifs, Standard Bank, a vu son bénéfice semestriel 2026 progresser de 10 %. (Crédit : DR).

La première banque africaine par les actifs, Standard Bank, a vu son bénéfice semestriel 2026 progresser de 10 %. Mais c’est sur les six prochains mois que se joue l’essentiel. En effet, la fin du choc des taux bas devrait redonner un regain à ses activités de détail sur le continent. Et ce alors que le groupe accélère ses déploiements en Angola et en Tanzanie.

La plus grande banque du continent reste positive sur ses perspectives en Afrique. Standard Bank, première banque africaine par la taille de son bilan, table sur une croissance plus vigoureuse de ses revenus bancaires au second semestre 2026. En effet, la pression exercée par la baisse des taux d’intérêt commence à s’estomper, allégeant le poids qui pesait sur ses filiales africaines hors Afrique du Sud. Le groupe sud-africain a publié un bénéfice net ajusté  de 26,1 milliards de rands, soit environ 1,62 milliard de dollars, pour les six mois clos le 30 juin. Une hausse de 10 % soutenue par la bonne tenue des commissions, des revenus de trading et surtout par la solide progression du produit net d’intérêts dans la division Corporate and Investment Banking.

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Face aux analystes, le directeur financier Arno Daehnke a évoqué une « contribution renforcée » attendue des pôles Business and Commercial Banking (BCB) et Personal and Private Banking (PPB) sur la seconde moitié de l’année, en particulier dans le reste de l’Afrique. Le dirigeant anticipe une accélération de la production de crédits et donc un portefeuille de prêts en expansion. « Nous voyons l’impact de la baisse des taux davantage intégré dans la base de comparaison, si bien que les marges devraient s’améliorer légèrement, ce qui soutiendra le produit net d’intérêts », a-t-il expliqué dans les colonnes de Reuters. Un basculement qui, s’il se confirme, marquerait la sortie d’une année 2025-2026 marquée par la compression des marges.

Des tensions en baisse

Car le premier semestre a laissé des traces. La baisse des taux a lourdement pesé sur les résultats des activités de banque de détail et d’entreprise du groupe en Afrique, hors marché sud-africain, en réduisant les revenus tirés des prêts. Le manque à gagner sur les dépôts et fonds propres quand les taux reculent, devrait diminuer d’ici la fin de l’année, sans toutefois se résorber totalement avant 2027, selon M. Daehnke. Sur l’ensemble du groupe, le produit net d’intérêts a progressé de 4 % pour atteindre 53,2 milliards de rands. La marge nette d’intérêt s’est en revanche resserrée, à 472 points de base contre 489 un an plus tôt. Ce qui reflète à la fois de l’environnement de taux plus bas et d’une concurrence tarifaire accrue sur certains segments du crédit aux particuliers et aux entreprises.

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En parallèle, Standard Bank accélère son déploiement sur des marchés jugés porteurs. Le groupe a injecté 80 millions de dollars supplémentaires dans sa filiale tanzanienne en juillet. Il reste également en bonne voie pour porter sa participation dans Standard Bank Angola de 51 % à 75 % au cours du second semestre 2026.

Bénin : le « Ba3 » de Moody’s, sésame pour le club des mieux notés d’Afrique ?

L'agence internationale Moody's a rehaussé la note souveraine à long terme du Bénin de « B1 » à « Ba3 », assortie d'une perspective stable. (Crédit : DR)

L’agence internationale Moody’s a rehaussé la note souveraine à long terme du Bénin de « B1 » à « Ba3 », assortie d’une perspective stable. Le pays confirme ainsi son ancrage dans la catégorie « BB/Ba » et rejoint le club restreint des quatre États d’Afrique subsaharienne bénéficiant de ce niveau de notation ou d’un niveau supérieur.

La décision de rehausser la note souveraine du Benin à « Ba3 » intervient dans un contexte international et régional instable, ce qui en renforce la portée. Elle traduit, selon Moody’s, la solidité des fondamentaux économiques du pays et la confiance croissante des investisseurs. L’agence met en avant le fort dynamisme de l’économie béninoise, dont la croissance a atteint 8,1 % en 2025, son niveau le plus élevé depuis 1990. Cette performance n’est pas un simple pic conjoncturel. Moody’s anticipe une croissance comprise entre 6,5 % et 7,0 % par an jusqu’en 2030. Une croissance portée par les investissements, l’industrialisation et la transformation locale des matières premières. Trois leviers qui traduisent la volonté de Cotonou de capter davantage de valeur ajoutée sur son sol.

Des institutions solides et des réformes qui tiennent

Au-delà des chiffres, par cette notation Moody’s salue la continuité des politiques publiques et la solidité des institutions béninoises. Deux facteurs qui soutiennent la poursuite des réformes engagées. Cette dynamique est illustrée par la très bonne exécution des programmes conclus avec le Fonds Monétaire International. Mais aussi par les progrès en matière de gouvernance économique et par la robustesse des partenariats noués avec les institutions financières internationales. Sur le plan budgétaire, Moody’s souligne une consolidation durable des finances publiques. Le Bénin a amélioré la mobilisation de ses recettes, maîtrisé ses dépenses courantes et ramené son déficit budgétaire à 3,0 % du PIB en 2025, conformément à la norme communautaire de l’UEMOA. Un retour dans les clous qui témoigne d’une discipline budgétaire assumée.

Une gestion de la dette saluée pour sa sophistication

Moody’s insiste sur la diversification des sources de financement et une gestion proactive des passifs. Ce qui contribue à réduire progressivement le ratio d’endettement. Cette stratégie a considérablement élargi l’accès du Bénin aux marchés internationaux. Le pays s’est illustré par plusieurs opérations pionnières : son émission obligataire inaugurale liée aux Objectifs de Développement Durable (ODD) en 2021, sa première émission en dollars en 2024, et son Sukuk inaugural en 2026. Des instruments qui ont permis de diversifier la base d’investisseurs tout en maintenant un coût de financement maîtrisé. En franchissant ce cap, le Bénin envoie un signal fort aux marchés et se positionne comme l’une des signatures les plus crédibles de l’Afrique subsaharienne. Et ce, à un moment où la prime de risque pèse lourdement sur la plupart des émetteurs du continent.

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Tanzanie : ouverture du marché de la dette publique aux investisseurs étrangers

La Tanzanie franchit une nouvelle étape dans l'ouverture de son économie. La banque centrale du pays a annoncé, jeudi 7 août, l'assouplissement de sa réglementation des changes.

Dans un contexte de baisse de l’aide internationale, Dar es Salaam assouplit ses règles de change. L’objectif est d’attirer les capitaux étrangers vers ses bons et obligations du Trésor. Une décision destinée à approfondir les marchés financiers domestiques et à diversifier les sources de revenus de l’État.

La Tanzanie franchit une nouvelle étape dans l’ouverture de son économie. La banque centrale du pays a annoncé, jeudi 7 août, l’assouplissement de sa réglementation des changes. Et ce, afin de permettre à l’ensemble des investisseurs étrangers d’acquérir des bons et obligations du Trésor émis par l’État tanzanien. Une mesure qui marque un tournant dans la stratégie financière de Dar es Salaam. Jusqu’à présent, l’accès au marché des titres publics tanzaniens demeurait strictement encadré. Seuls les résidents des pays membres de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), ceux de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), ainsi que les membres de la diaspora tanzanienne, étaient autorisés à y participer. Désormais, la porte s’ouvre à tous les investisseurs internationaux, quelle que soit leur origine géographique.

Approfondir les marchés domestiques

Selon l’institution monétaire, cette réforme poursuit un double objectif : approfondir les marchés financiers domestiques et promouvoir la Tanzanie comme destination d’investissement attractive. En élargissant la base d’investisseurs potentiels, les autorités espèrent stimuler la demande pour la dette souveraine, améliorer la liquidité du marché et, à terme, réduire le coût de financement de l’État. Cette ouverture s’inscrit dans un contexte budgétaire tendu. L’administration de la présidente Samia Suluhu Hassan est à la recherche de nouvelles sources de revenus, alors que les partenaires internationaux ont réduit leurs aides au développement. Face à ce resserrement des financements extérieurs, la mobilisation de l’épargne et des capitaux privés étrangers apparaît comme un levier de substitution essentiel pour couvrir les besoins de trésorerie du pays.

Un pari économique sur fond de tensions politiques

Cette initiative économique intervient toutefois dans un climat politique délicat. Samia Suluhu Hassan, au pouvoir depuis 2021, a remporté l’an dernier une élection contestée. Ses opposants dénoncent un scrutin qu’ils jugent entaché d’irrégularités et marqué par des troubles liés à l’exclusion de ses principaux rivaux de la course présidentielle. La cheffe de l’État a rejeté les critiques visant son bilan en matière de droits humains et défendu la régularité du processus électoral. Sur le plan économique, la Tanzanie mise sur l’attractivité de ses instruments financiers pour rassurer les marchés. En s’alignant sur les pratiques d’ouverture adoptées par plusieurs économies africaines, Dar es Salaam cherche à se positionner comme une place financière crédible dans une région où la concurrence pour capter les capitaux internationaux s’intensifie. Le succès de cette réforme dépendra largement de la confiance qu’inspireront la stabilité macroéconomique du pays et la solidité de son cadre institutionnel. Pour les investisseurs étrangers en quête de rendements, la dette tanzanienne pourrait néanmoins représenter une opportunité intéressante sur un continent en pleine transformation financière.

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Pétrole : le Nigeria vise jusqu’à 50 milliards de dollars d’investissements offshore d’ici 2030

La Commission de régulation du secteur pétrolier amont (NUPRC) prévoit le lancement d'au moins 22 projets offshore d'ici 2030, représentant un potentiel d'investissement pouvant atteindre 50 milliards de dollars.

Le régulateur du secteur amont nigérian attend le démarrage d’au moins 22 projets offshore avant 2030, portés par des réformes et de nouveaux cycles d’attribution de licences. Objectif : relancer la production et attirer de nouveaux capitaux.

Le Nigeria accélère. La Commission de régulation du secteur pétrolier amont (NUPRC) prévoit le lancement d’au moins 22 projets offshore d’ici 2030, représentant un potentiel d’investissement pouvant atteindre 50 milliards de dollars. Pour le premier producteur de brut du continent africain, l’enjeu est double : accroître sa production de pétrole et de gaz, et restaurer son attractivité auprès des investisseurs internationaux. Selon le régulateur, plusieurs facteurs concourent désormais à améliorer l’environnement des affaires : réformes structurelles, cycles d’attribution de licences, modernisation des infrastructures et renforcement de la sécurité. Autant de leviers destinés à rassurer un secteur longtemps freiné par l’instabilité et les incertitudes réglementaires. La directrice générale de la NUPRC, Oritsemeyiwa Eyesan, a précisé que l’institution avait validé plus de 57 milliards de dollars de plans de développement de champs depuis 2024.

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Ces approbations ouvrent la voie à plusieurs décisions finales d’investissement, étape décisive avant la mise en production effective des gisements. L’ouverture de nouvelles superficies constitue l’autre pilier de cette stratégie. Le Nigeria a attribué 37 blocs à 31 sociétés lors du cycle de licences de 2025. Le cycle suivant, prévu pour 2026, est en cours de finalisation et devrait être lancé au troisième trimestre, selon les autorités. Ces investissements sont appelés à soutenir la hausse de la production d’hydrocarbures, à étendre les infrastructures et à consolider la position du pays comme destination privilégiée des acteurs de l’amont pétrolier. À terme, Abuja affiche une ambition claire : porter sa production à près de 3 millions de barils par jour d’ici 2030, soit quasiment le double des niveaux actuels. Reste à transformer ces annonces en réalisations concrètes. Le passage des plans validés aux décisions finales d’investissement, dans un contexte de volatilité des prix du brut et de transition énergétique mondiale, déterminera la capacité du Nigeria à concrétiser cet objectif de 50 milliards de dollars.

Afrique – Emirats : 6 milliards de dollars d’investissement pour des projets touristiques en Afrique

En octobre dernier, Abidjan a accueilli un Forum organisé sous l’égide de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) sur les opportunités d’investissements touristiques en Côte d’ivoire. L’évènement fait suite au succès rencontré par la table ronde de Dubai, organisée quelques mois plutôt par de gouvernement ivoirien et qui a permis d’obtenir 2500 milliards FCFA (environ 4,22 milliards de dollars) de promesses d’investissements directs étrangers dans le secteur touristique ivoirien. (Crédit : DR)

« L’Afrique offre une multitude d’opportunités à ceux qui sont prêts à investir avec clarté, détermination et une vision à long terme », conseille Zurab Pololikashvili, Secrétaire général de l’organisation des Nations Unies pour le Tourisme. C’est ce qu’ont bien compris les Emirats Arabes Unis (E.A.U) qui ont décidé d’investir dans le secteur très prometteur…

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Maroc-Espagne : le commerce, plus fort que la crise de Ceuta

Depuis plus d'une décennie, l'Espagne occupe la première place parmi les partenaires commerciaux du Royaume. En 2024, elle demeure le premier partenaire du Maroc, avec 29,1 % des échanges, devant la France. Réciproquement, le Maroc se positionne comme le premier fournisseur africain de l'Espagne et son principal client sur le continent, selon le ministère espagnol de l'Économie. (Crédit : DR).

Alors que quelque 60 000 migrants ont forcé la frontière de l’enclave espagnole de Ceuta les 30 et 31 juillet 2026, provoquant la plus grave crise depuis 2021, Rabat et Madrid ont réactivé en quelques heures leurs mécanismes de coordination. Derrière le choc médiatique, une réalité tenace demeure : les deux royaumes sont liés par…

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Diaspora africaine : le continent rappelle les siens, et compte ses talents partis

D'Abidjan à Ouagadougou, de Luanda à Casablanca, avril et mai 2026 auront multiplié les rendez-vous. Au cours de ces événements, l'Afrique tend la main à ses diasporas - forums d'investissement, festivals de reconnexion mémorielle, prix d'excellence panafricains, levées de fonds spectaculaires dans la fintech et l'agritech.

D’Abidjan à Ouagadougou, de Luanda à Casablanca, avril et mai 2026 auront multiplié les rendez-vous. Au cours de ces événements, l’Afrique tend la main à ses diasporas – forums d’investissement, festivals de reconnexion mémorielle, prix d’excellence panafricains, levées de fonds spectaculaires dans la fintech et l’agritech. Par ailleurs, les fonds envoyés par la diaspora ont franchi les 100 milliards de dollars et n’irriguent plus seulement les familles, mais de plus en plus l’éducation, la santé et les startups. Africa Income passe en revue des initiatives marquantes de cette mobilisation. Puis s’arrête sur une trajectoire singulière, celle de Tope Awotona. Parti de Lagos adolescent, devenu l’un des rares milliardaires noirs de la tech en bâtissant Calendly, valorisée 3 milliards de dollars. Une réussite éclatante mais purement américaine, qui pose la question. Si les figures les plus visibles de la diaspora étaient justement celles que le continent a laissées partir ? Ou l’Afrique peine -t-elle tout simplement à faire éclore ses talents, faute d’un environnement adéquat ?

À Brazzaville, la diaspora s’engage pour une finance africaine souveraine

En marge des Assemblées annuelles de la BAD, société civile, philanthropies et diaspora ont adopté un texte commun. Objectif : faire de l’épargne diasporique un levier du financement continental. Les représentants des organisations de la société civile, des philanthropies africaines et de la diaspora ont adopté le 28 mai 2026 l’« Appel de Brazzaville », endossant la Nouvelle architecture financière africaine pour le développement (NAFAD) comme cadre d’une transformation inclusive et souveraine du continent. Les signataires s’engagent à diffuser la vision de la NAFAD au plus près des communautés, à structurer et harmoniser les initiatives existantes, et à mobiliser les ressources issues de la diaspora, de la philanthropie et de l’épargne locale au service du développement.

Réseau des Marocains entrepreneurs du monde

Mis en lumière au GITEX Africa 2026 : des initiatives y ont vu le jour pour favoriser l’échange d’expériences et le développement de projets, illustrant la structuration croissante des entrepreneurs marocains de l’étranger. Il s’agit d’un cadre général de concertation plutôt qu’événement ponctuel.

Prix d’Excellence des Leaders Africains 2026 (Luanda, Angola)

Le 28 avril 2026, 81 personnes et institutions à fort impact sur le développement du continent ont été honorées à Luanda, lors d’une cérémonie couvrant huit pays (Angola, RDC, Congo-Brazzaville, Nigeria, Zimbabwe, Afrique du Sud, Namibie, entre autres). Une initiative de Luadeira Digital Angola valorisant carrières et contributions africaines, avec une ambition continentale incluant la diaspora.

Forum « Diaspora for Growth » (Côte d’Ivoire)

Lancé officiellement le 7 mai 2026 au Plateau (Abidjan) par le ministère délégué chargé de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur. L’initiative articule un roadshow à Milan le 6 juin et un forum à Paris les 26 et 27 juin, pour promouvoir les opportunités d’investissement en Côte d’Ivoire et faciliter le transfert de ressources financières, technologiques et humaines. Il s’agit d’une initiative étatique de mobilisation de la diaspora plus que d’un projet porté par la diaspora elle-même.

Tope Awotona, le Nigérian qui a bâti une licorne sur une idée que personne ne voulait financer

Parti de Lagos adolescent, ce fils d’entrepreneur a misé toutes ses économies sur un logiciel jugé banal et en a fait Calendly, valorisée 3 milliards de dollars. Portrait d’un opérateur méthodique devenu l’un des rares milliardaires noirs de la tech. D’emblée Tope Awotona s’est distingué par sa prise de risque : il a engagé son patrimoine sur une conviction, dans un secteur réputé ennuyeux. Tope Awotona a refusé de suivre le circuit classique : bâtir loin de la Silicon Valley, viser la rentabilité avant la levée. Cependant, sa réussite est américaine, sans appui sur des réseaux africains. Elle illustre une tension : les figures les plus visibles de la diaspora tech sont celles qui ont quitté le continent jeunes et bâti hors de lui. Inspirant, mais ce n’est pas le récit d’un entrepreneur qui travaille depuis Lagos ou Dakar. Le modèle du natif de Lagos dit moins sur l’écosystème africain que sur un talent qu’il a laissé partir. Avant Calendly, Awotona avait fondé trois entreprises qui ont toutes échoué : un site de rencontres, une activité de vente de projecteurs et un commerce d’équipement de jardinage. Ces ratés lui apprennent à ne plus se ménager de porte de sortie. En 2013, il lance Calendly, un logiciel qui supprime les échanges d’e-mails pour fixer un rendez-vous. Il y engloutit ses 200.000 dollars d’économies, vide son plan d’épargne retraite et pousse ses cartes de crédit à fond. Les investisseurs ne suivent pas – fondateur noir, immigré, produit jugé sans relief. La rigueur devient son arme. L’entreprise est rentable depuis 2016, ce qui lui donne un pouvoir de négociation rare. En 2021, il décroche 350 millions de dollars, propulsant la valorisation à 3 milliards. Aujourd’hui, Forbes estime sa fortune à 1,4 milliard.

Article publié dans le numéro Juin-Juillet d’Africa Income Magazine

Télécoms ivoiriens : le mobile money propulse le secteur à 351 milliards FCFA au premier trimestre 2026

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Selon les données déclaratives des opérateurs publiées par l'ARTCI, le secteur a généré 351,2 milliards FCFA de chiffre d'affaires au premier trimestre 2026.

Porté par la vigueur du mobile money et de la data, l’écosystème télécom ivoirien affiche une santé financière solide. Selon les données déclaratives des opérateurs publiées par l’ARTCI, le secteur a généré 351,2 milliards FCFA de chiffre d’affaires au premier trimestre 2026. Ce qui offre aux investisseurs régionaux une visibilité rassurante sur sa rentabilité future.

Le volume total des revenus consolidés sur les trois premiers mois de l’année traduit une capacité de génération de cash-flow robuste. À cette rentabilité s’ajoute un effort d’investissement soutenu, évalué à 18,5 milliards FCFA sur la période. Ces dépenses en capital, indispensables à la modernisation des réseaux et au maintien de la qualité de service, confirment l’engagement de long terme des acteurs à consolider leurs actifs. La maîtrise des charges d’exploitation directes reste par ailleurs rigoureuse, avec un effectif à temps plein de 2 947 salariés pour l’ensemble du secteur. Le ratio entre le volume des effectifs et le chiffre d’affaires témoigne d’une productivité élevée par agent, un indicateur clé pour les banquiers d’affaires soucieux de jauger l’efficacité opérationnelle et la structure des coûts des entreprises.

La data et le mobile money, relais de croissance à forte marge

Au-delà de la performance globale, la valorisation boursière des sociétés de télécommunications repose sur leur aptitude à monétiser le flux de données et les services numériques à forte valeur ajoutée. Le segment de la data mobile constitue à ce titre un moteur puissant : ses abonnements actifs atteignent 40,9 millions d’utilisateurs à la clôture du trimestre. Cette adoption généralisée de l’internet sur smartphone soutient le revenu moyen par utilisateur et compense l’érosion des usages vocaux classiques. Le mobile money confirme quant à lui son rôle de moteur prioritaire de la rentabilité, avec un parc de 26,8 millions d’abonnements. Les commissions récurrentes qu’il génère dégagent des marges bénéficiaires particulièrement élevées, renforçant la capacité d’autofinancement des opérateurs et leur faculté à distribuer des dividendes réguliers aux investisseurs institutionnels.

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L’assise commerciale du secteur s’appuie sur un parc global de 60,1 millions d’abonnements à la téléphonie mobile, signe d’une pénétration très large des services au sein de la population. À l’inverse, la téléphonie fixe recule, ne comptant plus que 235 855 abonnements. L’internet fixe poursuit en revanche sa progression avec 816 207 abonnés, s’imposant comme un vecteur stratégique d’extension auprès des entreprises et des ménages. Pour soutenir cette demande en connectivité, les opérateurs exploitent des infrastructures lourdes : 38 488 kilomètres de réseau de fibre optique déployés sur le territoire. Sur le plan international, la bande passante des câbles sous-marins atteint 4 867 gigabits par seconde, avec un taux d’utilisation de 47 %. Ces actifs physiques valorisent l’approche patrimoniale des entreprises et sécurisent les développements futurs, consolidant les fondamentaux du secteur sur les marchés financiers.

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