mercredi 25 février 2026
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Algérie : le géant de services pétroliers « SLB » explore les possibilités de coopération

Le ministre de l'Energie et des Mines reçoit une délégation de la compagnie "SLB" pour des opportunités d’investissement. (Crédit : DR).

Ce mardi une  délégation de la compagnie de services pétroliers « SLB » (Shlumberger anciennement), conduite par le président de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) a été reçu par le ministre de l’Energie et des Mines, Mohamed Arkab à Alger. Autour de la table, le ministre et le chef de la délégation ont discuté des opportunités d’investissement et de coopération en Algérie, notamment en matière d’hydrocarbures, indique un communiqué du ministère.

Le ministre de l’Energie et des Mines reçoit une délégation de la compagnie « SLB » pour des opportunités d’investissement. Ces échanges, tenus au siège du ministère en présence des cadres essentiels, ont passé en revue les liens de coopération et de partenariat entre la Sonatrach et SLB dans le domaine des hydrocarbures ainsi que les perspectives de leur renforcement. Les deux parties ont également mentionnées les éventuelles occasions de coopération et de partenariat en ce qui concerne l’exploration et de développement des gisements pétroliers et gaziers, de prestations pétrolières, de solutions numériques outre les technologies modernes dans l’industrie pétrolière et gazière en Algérie et la formation de la ressource humaine en la matière, note la même source. Les deux cadres ont aussi évoqués les opportunités de coopération et d’investissement en matière de réduction des émissions et de l’empreinte carbone. L’augmentation de l’efficacité dans le domaine de l’industrie pétrolière et gazière et de la transition énergétique également au menu des échanges.

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Pour le ministre de l’énergie et des mines, ce partenariat avec la compagnie  « SLB »  revet d’une importance capitale en termes de solutions numériques et de numérisation du secteur des hydrocarbures en vue d’une exploitation idéale et constante des ressources nationales en hydrocarbures. Il a fait savoir à son hôte, la nécessité de contribuer  à la promotion du contenu local, en mettant l’accès sur ses aspects, tout en promouvant la ressource humaine, poursuit le communiqué. Pour sa part, M. Rizk a rassuré  l’engagement du groupe international « SLB » à investir et à accroître ses activités en Algérie, soulignant « son engagement à mettre à profit les dernières solutions et technologies dont il dispose afin de contribuer à la réalisation des objectifs du secteur pétrolier et gazier algérien, et de contribuer efficacement à la promotion du contenu local, à l’accompagnement des startups et à la mise en œuvre de partenariats d’investissement mutuellement bénéfiques ».

Afrique : les entreprises turques ont réalisé des projets infrastructurels de 85,4 milliards USD à fin 2023

2023 en chiffres pour les sociétés turques, c’est 85,4 milliards de dollars en Afrique à fin de l’année écoulée soit 1864 projets d’infrastructures selon des données publiées  par le Conseil turc des relations économiques extérieures (DEIK). (Crédit : DR).

Depuis 2005, la Turquie renforce sa présence sur le continent africain. Les relations entre le pays et le continent ont connu un essor considérable. Dans le domaine de la construction des infrastructures, ses entreprises mènent désormais une bataille farouche avec les groupes chinois et occidentaux.

2023 en chiffres pour les sociétés turques, c’est 85,4 milliards de dollars en Afrique à fin de l’année écoulée soit 1864 projets d’infrastructures selon des données publiées  par le Conseil turc des relations économiques extérieures (DEIK). La même source précise que les financements directs turcs sur le continent se sont quant à eux élevés à 10 milliards de dollars. Le volume des échanges commerciaux entre la 17e puissance économique mondiale et l’Afrique est par ailleurs passé de 5,4 milliards de dollars en 2003 à près de 41 milliards de dollars en 2022. Selon les premières estimations, ce chiffre aurait atteint 50 milliards de dollars en 2023. La Présence et  l’influence de la Turquie en Afrique s’explique par la mise en place de  plusieurs canaux pour accroître cela. En tout premier lieu, elle  a procédé au raffermissement des liens diplomatiques avec les pays du continent, en se basant sur la fibre de la fraternité musulmane, mais  sur le registre anticolonialiste. Avec 44 ambassades turques en Afrique, l’ex-Empire ottoman est le quatrième pays le plus représenté diplomatiquement sur le continent après la Chine, les Etats-Unis et la France.

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L’organisation de trois éditions du Sommet économique Turquie-Afrique a contribué à la forte présence du pays sur le continent. Ajouter à cela, les innombrables visites officielles de responsables turcs de haut rang  dans plusieurs pays africains sur les vingt dernières années. D’autres éléments expliquent ces chiffres à savoir la présence militaire des turques en Afrique. L’armée turque dispense des formations à certaines forces de sécurité africaines, comme c’est le cas en Libye et en Somalie. A Mogadiscio, la Turquie a ainsi construit un centre de formation militaire pour former l’armée somalienne à la lutte contre le groupe extrémiste Al-Shebab. Ankara exporte aussi des armes. Des organisations religieuses ou humanitaires sont aussi très actives dans la construction de mosquées, d’hôpitaux et de centres de soins.  

Cameroun : Alios Finance prépare un remboursement de 667,8 millions FCFA sur son emprunt obligataire de 2021

Les créanciers du crédit-bailleur d’Alios Fiance Cameroun en 2021 vont se présenter à la caisse le 11 février prochain. (Crédit : DR).

Les créanciers du crédit-bailleur d’Alios Finance Cameroun en 2021 vont se présenter à la caisse le 11 février prochain. L’information a été donnée hier par Louis Banga Ntolo, directeur général de la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (Bvmac) qui regroupe le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad.

667,8 millions de FCFA, c’est la somme qui sera déboursée par l’un des leaders du marché du crédit-bail au Cameroun. Ce, pour procéder au paiement des souscripteurs de cet emprunt dénommé « ALIOS 5,40% Brut 2021-2025 », dans quelques semaines. Dans cette enveloppe, 610,1 millions de FCFA sont consacrés à l’amortissement du principal, tandis que 57,6 millions de FCFA représentent les intérêts générés par cette opération. « Le coupon net à percevoir par obligation s’élève à 781,79 FCFA (soit 714,29 FCFA au titre de l’amortissement du principal et 67,50 FCFA pour les intérêts). Les opérations d’encaissement débuteront le 11 février 2024 auprès des guichets des Sociétés de Bourse », précise le directeur général de la BVMAC.

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Notons qu’avant ce paiement, Alios Finance avait déjà effectué au mois de novembre dernier un remboursement de 676 millions de FCFA aux souscripteurs de cet emprunt. Ce dû avait été émis en 2021 dans le but de mobiliser auprès des investisseurs, la somme de 10 milliards de FCFA pour une maturité de 4 ans. Cependant, l’opération n’avait enregistré qu’un taux de souscription de 85,42% pour 8,5 milliards de FCFA collectés, soit une souscription en dessous du montant sollicité au départ. « ALIOS 5,40% Brut 2021-2025 », avait été arrangée par ASCA (Attijari Securities Central Africa), la société de bourse du groupe Attijariwafa Bank pour la zone Cemac.

La Tanzanie retire son approbation pour les vols de Kenya Airways

La Tanzanie retire son approbation pour les vols de Kenya Airways et a déclaré que cette décision avait été prise en représailles au refus du Kenya du droit à la compagnie nationale tanzanienne Air Tanzanie d'opérer des vols de fret entre les deux pays.

La Tanzanie a retiré son autorisation à la compagnie nationale kenyane Kenya Airways (KQNA.NR) d’opérer des vols entre la capitale kenyane Nairobi et Dar es Salaam, la capitale commerciale de la Tanzanie, a annoncé lundi l’autorité de l’aviation civile de la Tanzanie.

La Tanzanie retire son approbation pour les vols de Kenya Airways et a déclaré que cette décision avait été prise en représailles au refus du Kenya du droit à la compagnie nationale tanzanienne Air Tanzanie d’opérer des vols de fret entre les deux pays. Dans un communiqué, l’Autorité de l’aviation civile de Tanzanie (TCAA) a déclaré avoir décidé « d’annuler les approbations accordées à Kenya Airways (KQ) pour opérer des vols de passagers entre Nairobi et Dar es Salaam… avec effet au 22 janvier 2024 ». Cependant, dans des déclarations distinctes publiées, les ministres des Affaires étrangères du Kenya et de la Tanzanie ont déclaré que les deux pays travailleraient ensemble pour résoudre le problème dans les trois jours.

Kenya Airways a déclaré qu’elle était au courant de l’interdiction et qu’elle engageait les autorités aéronautiques des deux pays pour trouver une solution afin d’éviter les perturbations des vols entre Nairobi et Dar es Salaam. Kenya Airways est l’une des plus grandes compagnies aériennes d’Afrique. La Tanzanie, où les attractions comprennent des montagnes et de vastes réserves fauniques regorgeant de gibier, attire plus d’un million de touristes par an, ce qui en fait l’un de ses plus grands marchés. Le conflit entre la Tanzanie et le Kenya s’ajoute à un nombre croissant de différends commerciaux entre les membres de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), un bloc régional qui gère une union douanière. Le Kenya s’était déjà plaint des produits bon marché en provenance de l’Ouganda voisin et en avait bloqué certains, notamment le lait et le sucre, suscitant des protestations à Kampala. Bien qu’Air Tanzanie soit une petite compagnie aérienne, les autorités ont tenté ces dernières années d’étendre sa flotte, ses routes et ses opérations afin de tirer une plus grande part des revenus de l’activité aéronautique de la région.

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Sénégal : finalisation d’une Stratégie nationale sur l’Intelligence artificielle (SNIA)

Le Sénégal annonce la finalisation des travaux d’élaboration d’une Stratégie nationale sur les données (SND) et d’une Stratégie nationale sur l’Intelligence artificielle.

C’est le début de la finalisation des travaux d’élaboration d’une Stratégie nationale sur les données (SND) et d’une Stratégie nationale sur l’Intelligence artificielle par l’État du Sénégal. Macky Sall, président du Sénégal a lui même fait l’annonce ce lundi. Il espère une utilisation de l’IA « responsable et bénéfique à tous ».

Le Sénégal annonce la finalisation des travaux d’élaboration d’une Stratégie nationale sur les données (SND) et d’une Stratégie nationale sur l’Intelligence artificielle. Aux manœuvres de ces travaux, le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, a déclaré à Macky Sall en marge de la cérémonie annuelle de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (ANSTS). Le thème de cette conclave est : « L’intelligence artificielle : enjeux éthiques, défis humains ». Pour le chef de l’État, la SNIA s’appuie sur la vision d’une « IA éthique et de confiance au Sénégal, catalyseur de la créativité (notamment des jeunes). Pour lui, il ‘agit de mieux préparer le Sénégal à jouer un rôle majeur dans cette révolution scientifique et industrielle de dernière génération qui s’impose. A cet effet, l’IA est structurée autour de six orientations stratégiques : Il s’agit de promouvoir 100.000 talents en IA d’ici 2028 ; bâtir un écosystème IA dynamique; renforcer les Alliances régionales et internationales (le Sénégal solidaire) ; faire de l’IA l’affaire de tous les Sénégalais et mettre en place une Gouvernance pour une IA éthique et de confiance. Au cours des deux prochaines années, le coût pour atteindre les objectifs fixés est estimé à 7 milliards de FCFA, selon le gouvernement sénégalais. D’après le chef de l’Etat il est question d’instaurer un environnement propice à l’innovation et à soutenir les startups technologiques.

Selon lui, « les bénéfices que génère l’IA sont déjà considérables et perceptibles dans tous les secteurs de la vie économique, sociale et culturelle’’. Macky Sall, qui vit ses derniers jours en tant que président, a rappelé qu’il a entrepris des réformes et bâti des chantiers énormes aux bénéfices de sa population. Et par ces travaux, il souligne que la prospérité économique passe également par l’IA.

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Congo – Mali : nouveau souffle dans la coopération bilatérale

Le Mali et le Congo envisagent de nouer des partenariats dans divers domaines. (Crédit : DR).

Le ministre de la Coopération internationale et de la promotion du partenariat public-privé, Denis Christel Sassou Nguesso a accordé une audience au représentant diplomatique du Mali l’ambassadeur Aguibou Diallo. Les deux ont exprimé le besoin d’examiner les opportunités de renouveler la licence coopération bilatérale entre les deux nations.

Le Congo Brazzaville accueille depuis plus de deux décennies, une très grande communauté malienne, qui évolue dans divers secteurs d’activités. Une communauté qui contribue donc à l’économie nationale de Brazzaville. Au delà de cela, les deux pays envisagent de nouer des partenariats dans divers domaines. « S’agissant de la coopération bilatérale, nous avons identifié un certain nombre de secteurs porteurs, notamment, l’agriculture, la culture, l’artisanat et beaucoup d’autres domaines porteurs », a expliqué le diplomate malien à la sortie de l’audience. Cette séance de travail a été considérée comme une réelle opportunité pour les deux personnalités pour mettre en lumière les nouveaux accords adaptés aux besoins des populations des deux pays et qui vont être signés à la seconde grande commission mixte Congo-Mali, prévu cette année. Pour ce faire, une rencontre et des discussions auront lieu entre les équipes du ministère en charge de la Coopération internationale et celle de l’ambassade très prochainement selon Aguibou Diallo, ambassadeur du Mali au Congo. L’objectif de la dite réunion est de faire le bilan des différents accords signés depuis les années 80 lors de la première grande commission mixte. « Il s’agit de faire l’évaluation de l’arsenal juridique afin d’en tirer la quintessence et voir, également, des nouveaux accords qui pourront être signé au cours la prochaine commission mixte », a-t-il martelé.

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Cameroun : 13,5 milliards de FCFA,  injecté  dans une usine de production de la farine de blé 

L’ambition affichée avec cette nouvelle usine sortie de terre est de transformer annuellement 100 000 tonnes de blé en farine destiné à la fabrication des pâtes alimentaires, avec une capacité de production de 12 000 sacs de farine de 50 kg par jour. (Crédit : DR).

Le ministre du Cameroun par intérim des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (Minmidt), Fuh Calistus Gentry, a inauguré, mercredi 10 janvier à Kribi dans la région du Sud, la nouvelle usine de transformation du blé de la société La Pasta SA appartenant au groupe Cadyst de l’homme d’affaires Célestin Tawamba. L’infrastructure construite sur une superficie de  près de 2 hectares a couté 13,5 milliards de FCFA.

L’ambition affichée avec cette nouvelle usine sortie de terre est de transformer annuellement 100 000 tonnes de blé en farine destiné à la fabrication des pâtes alimentaires, avec une capacité de production de 12 000 sacs de farine de 50 kg par jour. « La capacité aujourd’hui est l’écrasement de 300 tonnes de blé par jour. Un premier moulin a été installé. Un second, de plus grande capacité, sera installé plus tard en fonction de l’évolution du marché », estiment des sources internes à la société. Plus de 500 emplois devrait être générés par cette minoterie après sa mise en marche selon le Minmidt. Avec cette unité industrielle, le groupe Cadyst exprime son « patriotisme économique » en renforçant et en respectant de ce fait  la politique de la transformation locale recommandée par les pouvoirs publics. « Il s’agit pour le groupe de consolider sa position de leader dans le secteur, de contribuer également à la sécurité alimentaire du Cameroun et de montrer que la stratégie du chef de l’État de faire de Kribi un pôle économique est une réalité », a déclaré Célestin Tawamba, qui dirige quatre entreprises actives dans le secteur de l’agro-industrie et de l’industrie pharmaceutique.

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La création de cette usine, selon plusieurs sources, vise à combler un déficit en rapport avec les clients notamment ceux de l’extérieur. « L’usine de Kribi nous donne plus de capacités pour répondre à la demande du marché local et sous-régional. Son extension, plus tard, répond à une stratégie de pouvoir approvisionner le marché sous-régional dans des pays comme le Tchad et la RCA qui n’ont pas de minoterie et d’aller chercher des parts de marché dans les deux Congo, au Gabon et en Guinée équatoriale qui ont des minoteries », avancent des responsables. Mais l’usine dépendra pour son approvisionnement en matières premières, des importations de blé, dont la farine est la plus utilisée au Cameroun, et dont les prix changent actuellement sur le marché international en raison du conflit entre la Russie et l’Ukraine, premiers fournisseurs mondiaux. Un premier chargement de 5000 tonnes de blé est parvenu au port de Kribi en octobre dernier afin de faire marcher l’usine. En raison de sa politique d’import-substitution, le gouvernement encourage la production de farines panifiables à partir de productions vivrières locales (manioc, banane plantain, patate douce) avec comme objectif de diminuer les importations de blé dont le pays est fortement dépendant.

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Chronique : quel risque prennent les pays africains qui ne gèrent pas leurs secteurs stratégiques ?

Tenez-vous bien, en Afrique, le secteur manufacturier représente en moyenne moins de 10 % du PIB ! Le taux de chômage dans la sous-région située au sud du Sahara est officiellement de 27,6 % sur une population majoritairement jeune. (Crédit : DR).

Le manque de souveraineté économique trouve un terreau favorable dans la carence d’une maîtrise des processus de transformations de ses ressources naturelles. En Afrique, notamment au sein des pays au sud du Sahara, la dépendance aux importations alimentaires est élevée et a avoisiné environ 60 %. Généralement, les chocs exogènes ont eu un impact négatif sur les économies africaines, en particulier sur des secteurs névralgiques.

Tenez-vous bien, en Afrique, le secteur manufacturier représente en moyenne moins de 10 % du PIB ! Le taux de chômage dans la sous-région située au sud du Sahara est officiellement de 27,6 % sur une population majoritairement jeune. A ce tableau bien sombre, il faut ajouter que l’informel constitue pour la plupart de ces économies des parts bien au-dessus de la moyenne ! Comme si cela ne suffisait pas, les entreprises étrangères contrôlent une grande partie des secteurs stratégiques africains, tels que l’extraction pétrolière et gazière. Il n’est pas rare que des descendants de commerçants d’origine étrangère, aujourd’hui naturalisés, clament à tout nouvel investisseur qui veut l’entendre qu’ils monopolisent ces économies et y ont une sorte de « passavants »Cette situation rend ces pays africains particulièrement vulnérables aux chocs externes, tels que la volatilité des prix des matières premières ou les crises sanitaires. Au plus fort des crises de la Covid-19 et de la guerre russo-ukrainienne, nombre d’économies africaines ont lourdement souffert, en particulier sur les secteurs de l’énergie, du tourisme, de l’agroalimentaire. Contraints d’importer des produits manufacturés, pour la simple raison qu’ils ne contrôlent pas la transformation de leurs ressources naturelles, les pays africains réduisent leur autonomie et leur capacité à générer des emplois et des revenus. A cela s’ajoute une perte de compétitivité. En effet, les pays, qui ne maîtrisent pas leurs secteurs stratégiques, sont moins compétitifs sur le marché international, ce qui les empêche de tirer pleinement parti de leurs avantages comparatifs.

Comment assurer ses approvisionnements

Outre des secteurs généralement stratégiques pour tous, tels que le sucre, l’énergie et autres régaliens, il est utile de maîtriser la transformation des produits de base de l’alimentation (farine de blé pour certains, farine de mil ou de manioc et tubercules pour les autres, les produits de la pêche et de l’élevage). Avec la maîtrise de telles branches, l’Afrique deviendra moins vulnérable aux chocs externes, tels que la volatilité des prix des matières premières ou les crises sanitaires. Pour éviter des crises profondes, ces pays ont intérêt à s’intégrer à leurs chaînes de valeur mondiales. La solution consiste à assurer soi-même la transformation des ressources naturelles qui génère des emplois et procure des revenus, d’abord localement puis à l’export, en cas de surplus. En renforçant un secteur agricole, aujourd’hui caractérisé par une faible productivité et une faible intégration aux chaînes de valeur mondiales, l’Afrique qui décide de s’industrialiser va gagner des parts de marché dans le secondaire. A défaut, elle continuera de vivre une perte de compétitivité, due à une série de facteurs, notamment la faiblesse de l’infrastructure, la pénurie de compétences et la corruption. Limiter ces risques rime avec des investissements dans la transformation des ressources naturelles, l’agroalimentaire, l’industrie sucrière, les raffineries de pétrole et de gaz, la logistique, etc. A noter que ces investissements doivent être accompagnés de réformes visant à améliorer l’environnement des affaires, organiser le secteur privé local (éviter son atomicité), soutenir les champions nationaux et leurs flottilles de PME-PMI, renforcer la transparence et une saine concurrence…

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La RDC et l’Arabie Saoudite renforcent leur coopération dans le secteur minier

La coopération entre la République démocratique du Congo (RDC) et l’Arabie Saoudite dans le domaine des ressources minérales se fructifie avec la signature d’un mémorandum d’entente en prélude du Forum des minéraux du futur à Riyad. (Crédit :DR).

Après les Emirats Arabes Unis, la République démocratique du Congo (RDC) renforme sa coopération Minière avec l’Arabie Saoudite, un autre pays du Golfe. Selon les deux parties, l’accord ouvre la voie à de nouvelles opportunités et à une meilleure utilisation des ressources minérales pour soutenir la transition énergétique dans leurs pays respectifs.

La coopération entre la République démocratique du Congo (RDC) et l’Arabie Saoudite dans le domaine des ressources minérales se fructifie avec la signature d’un mémorandum d’entente en prélude du Forum des minéraux du futur à Riyad. Les documents ont été conclus par la ministre congolaise des Mines, Antoinette N’Samba, et le ministre saoudien de l’Industrie et des Ressources minérales, Bandar Bin Ibrahim Alkhorayef. Cet accord stipule le renforcement, la recherche, l’exploitation et la transformation des minéraux au niveau local, pour faciliter la transition énergétique. Un partenariat gagnant-gagnant prolifique pour les deux parties selon la ministre des Mines de la RDC. Elle a mis l’accent  sur la nécessité de combiner des efforts palpables pour que cet accord bénéficie réellement aux deux pays.

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A cet égard, il a été décidé de la création d’un comité  de travail mixte Gongolo – Saoudien, rassemblant les experts des différents services spécialisés du ministère des Mines congolais, ainsi que les représentants saoudiens. Ils travailleront ensemble pour élaborer une feuille de route définie. Il faut noter que cette signature représente une étape clé dans le raffermissement de la coopération entre les deux pays dans le secteur des ressources minérales. Elle ouvre la voie à de nouvelles opportunités et à une meilleure utilisation des ressources minérales pour soutenir la transition énergétique dans leurs pays respectifs. Signalons que ce forum international regroupe des représentants de 80 pays, dont 20 membres du G20, ainsi que plus de 40 Ministres chargés des mines et des ressources minérales. Des leaders de l’industrie minérale, des investisseurs, des décideurs politiques et des experts de diverses régions d’Afrique, d’Asie occidentale et centrale prennent aussi part à la rencontre. L’objectif principal du forum est de stimuler et de promouvoir des discussions sur le développement durable dans le secteur des mines.

Gabon : la SEEG exonérée du prix du gasoil industriel

Au Gabon, la Société d’Energie et d’Eau du Gabon (SEEG) s'est vu octroyé l’exonération du prix du gasoil industriel et du prix de cession aux marketeurs / COUMBA SYLLA / AFP PHOTO / COUMBA SYLLA

Au Gabon, les putschists au pouvoir sont à la rescousse de la Société d’Energie et d’Eau du Gabon (SEEG), qui est en difficultés. En application d’un arrêté de 2013, le pays exonère la SEEG de plusieurs charges liées au carburant pour soulager sa trésorerie.

Au Gabon, la Société d’Energie et d’Eau du Gabon (SEEG) s’est vu octroyé l’exonération du prix du gasoil industriel et du prix de cession aux marketeurs. L’annonce émane ce mercredi du porte-parole du Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI), le Colonel Ulrich Manfoumbi Manfoumbi. Par ce qu’il a justifié par le désir de maintenir la poursuite d’exploitation de la SEEG, cœur de l’industrie nationale afin de préserver l’emploi des gabonais au sein de cette entreprise, le président de la Transition, le Général Brice Clotaire Oligui Nguema, décide de l’application au bénéfice de la SEEG, des dispositions de l’article 4 de l’arrêté n° 001274/ MEEDD/MBCPFP/ MEPRH du 8 août 2013 instituant un gasoil industriel en République gabonaise et les exonérations. A cet effet , la Société d’Energie et d’Eau du Gabon (SEEG) sera désormais exonérée du prix du gasoil industriel et bénéficiera par conséquent du régime du prix ex-dépot, ou le prix aux cessions aux marketeurs. Une décision qui impose aux administrations concernées de prendre dans les meilleurs délai toutes les dispositions y afférentes.

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La SEEG était confrontée à d’énormes difficultés durant le mois de décembre 2023, à savoir la masse salariale énorme due à un effectif pléthorique, l’incapacité de la direction générale à payer le 13ème mois. Toutes choses qui ont fait de sorte que le licenciement ou l’exonération de certaines taxes étaient proposées comme solution. Le CTRI a jugé bon d’exonérer cette taxe qui incitait la SEEG à payer le gasoil pour l’alimentation en eau et en électricité au Gabon. À compter de ce jour, la société va payer le même prix du gasoil comme tous les autres usagers de la route.

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