mardi 24 février 2026
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Egypte : une méga-usine d’acier en construction

(Crédit : Dr).

L’Egypte prévoit de construire un complexe industriel de production d’acier plat pour un milliard de dollars. Avec une capacité de production estimée à 1,8 millions de tonnes par an, le site sera réalisé par une entreprise nationale en collaboration avec une entreprise étrangère.

C’est par le biais d’un communiqué que les autorités égyptiennes ont annoncé la construction d’un site industriel de production de l’acier plat pour un montant de 1 milliards de dollars. Les travaux de construction de l’usine seront exécutés par une entreprise locale. Elle sera appuyée par une société étrangère. Ce projet ambitieux qui boostera très certainement l’économie égyptienne a déjà été validé par l’Autorité générale de la zone économique du canal de Suez (SCZone), indique le même communiqué. Outre, une capacité de production de 1,8 million de tonnes par an, le complexe industriel, une fois achevé, va générer 6 500 emplois directs et indirects. Sa production est à la fois destinée au marché local et à l’exportation. Le fer plat est utilisé dans de nombreux secteurs comme le bâtiment, l’industrie automobile, la construction navale et la fabrication d’appareils électroménagers, pour la réalisation de structures métalliques, de renforts ou encore de mobiliers.

La Chine et la Zambie renforcent leur coopération dans les secteurs clés

La BAD accorde un prêt de 13,2 millions de dollars américains en faveur de la Zambie pour faciliter l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène. (Crédit : DR).

La Chine et la Zambie renforcent leurs relations multilatérales sur des secteurs économiques clés. L’annonce émane du président Xi Jinping qui appuit depuis longtemps la Zambie dans la sauvegarde de sa souveraineté nationale, de sa sécurité et de ses intérêts de développement, tout en foisonnant les importations en provenance de ce pays d’Afrique australe.

Egypte : Washington menace de suspendre l’aide militaire pour la réaffecter au Liban et à Taiwan

crédit : Dr

Les Etats-Unis envisagent de suspendre leur aide militaire de 85 millions de dollars à l’Egypte en raison du non-respect par le Caire des conditions américaines concernant la libération des prisonniers politiques et d’autres manquements au respect des libertés, selon une note du Congrès consultée par Reuters.

Les États-Unis pourrait pourraient suspendre leur appui militaire à hauteur de 85 millions de dollars à l’Égypte. Le sénateur démocrate Chris Murphy a exhorté l’administration Biden à retenir 235 millions de dollars complémentaires. Deux autres sources proches du dossier ont déclaré qu’une décision sur ces fonds était attendue prochainement. « Nous consultons le Congrès alors que nous finalisons nos actions », a déclaré un porte-parole du Département d’État questionné sur les commentaires de Murphy au Sénat. Il est prévu une répartition des fonds en question, une fois l’officialisation de la décision. Sur les 85 millions de dollars retenus, 55 millions seront redirigés vers Taiwan et les 30 millions restants vers le Liban, selon une lettre du Département d’État adressée aux comités du Congrès décrivant le financement militaire étranger.

« L’administration a décidé à juste titre de retenir cette première tranche – 85 millions de dollars liés à la libération des prisonniers politiques – parce qu’il ne fait aucun doute qu’il n’y a pas eu suffisamment de progrès », a déclaré le sénateur Murphy.

Toujours selon le sénateur l’administration a décidé à juste titre de retenir cette première tranche – 85 millions de dollars liés à la libération des prisonniers politiques – parce qu’il ne fait aucun doute qu’il n’y a pas eu suffisamment de progrès ». Plusieurs organisations des droits de l’homme ont pointé la violation des droits humains généralisés en Égypte sous le gouvernement du président Abdel Fattah al-Sisi. Les États-Unis accompagnent l’Égypte depuis des décennies à travers une aide et une assistante militaire de 1,3 milliard de dollars d’aide pour acheter des systèmes et des services d’armes américains. Une aide qui résulte du traité de paix égypto-israélien de 1979. Mais ces fonds d’aide sont de nos jours conditionnés à ce que l’Égypte « fasse des progrès clairs et constants dans la libération des prisonniers politiques, en garantissant aux détenus une procédure légale régulière et en empêchant l’intimidation et le harcèlement des citoyens américains ». 

« J’exhorte l’administration à terminer le travail et à retenir la totalité des 320 millions de dollars… jusqu’à ce que le bilan de l’Égypte en matière de droits de l’homme et de démocratie s’améliore », a-t-il ajouté.

Il existe une alternative pour les 235 millions de dollars, qui peuvent être accordés à l’Égypte, même s’ils sont destinés à « des programmes de lutte contre le terrorisme, de sécurité des frontières et de non-prolifération pour l’Égypte ». L’année passée, Washington a autorisé l’envoi de la totalité des 75 millions de dollars qui étaient alors conditionnés à des progrès en matière de détentions politiques et a autorisé l’envoi de 95 millions de dollars supplémentaires à l’Égypte au titre de l’exception contre le terrorisme, la sécurité des frontières et la non-prolifération.

Libye : une tempête d’une violence inouïe, dans un pays déjà meurtri

La Libye est un pays situé au nord du continent africain, appartenant au Maghreb. Ce pays en proie à une crise sécuritaire a été frappé dimanche 10 septembre par une inondation ayant fait plusieurs morts, de milliers de disparus et des dégâts matériels importants. (Crédit : dr)

 Le bilan des morts de la tempête « Daniel » et des inondations en Libye pourrait s’alourdir à 20 000 morts, selon le maire de la ville martyr de Derna, Abdoulmenam Al-Ghaithi, s’adressant le 13 septembre à la chaîne Al-Arabiya. Les bilans varient en fonction des interlocuteurs dans un pays en partition alors que les dégâts matériels lourds.

L’économie béninoise victime collatérale des sanctions contre le Niger, selon le FMI

Le ministre d'Etat en charge des Finances du Bénin, Romuald Wadani, devant les députés à l'Assemblée nationale.

L’économie béninoise souffre de la fermeture des frontières avec le Niger, laquelle est combinée à une hausse des prix du carburant, plombant le budget des ménages béninoises. C’est ce qu’a déclaré les équipes du FMI au terme d’une visite qui s’est achevée le 12 septembre au Bénin.

Le Fonds Monétaire international (FMI) relève des signes de fébrilité de l’économie béninoise. Dans un communiqué le FMI annonce qu’une de ses équipes dirigées par Constant Lonkeng, a séjourné à Cotonou du 6 au 12 septembre 2023 pour jauger l’évolution récente de l’économie et observer les progrès réalisés dans le cadre des engagements du Benin au titre de son programme économique et financier soutenu par le FMI. Les experts du FMI estiment que la régression économique est notamment due la fermeture de sa frontière avec le Niger à la suite des sanctions imposées par la CEDEAO mais aussi à l’augmentation du prix de l’essence.

« Après une forte croissance du PIB au premier semestre – 6,3 pour cent – l’économie béninoise est confrontée à des chocs liés à la fermeture de la frontière avec le Niger à la suite des sanctions à caractère régional consécutivement au récent coup d’État dans ce pays. La hausse des prix à la pompe au Nigeria a également causé des augmentations significatives du prix de l’essence de contrebande au Bénin (d’environ 60 %), exerçant une pression sur l’inflation », a déclaré le chef de mission.

Les appuis budgétaires des partenaires au développement devraient être plus importants que prévu cette année, ce qui pourrait permettre de dégager une marge de manœuvre pour des dépenses supplémentaires en ces temps difficiles. Le Benin prépare son projet de loi de finances pour la gestion 2024, conformément à son objectif général de convergence vers la norme de déficit communautaire de 3 % du PIB d’ici 2025. Pour rappel, le Conseil d’administration du FMI a approuvé au profit du Bénin, le 8 juillet 2022, un nouvel accord mixte mécanisme élargi de crédit (MEDC)/facilité élargie de crédit (FEC) d’un montant de 638 millions de dollars, équivalent à 391 % de la quote-part, pour aider à répondre aux besoins de financement des urgences et conserver les avancées du pays vers la réalisation des Objectifs de Développement Durable. La deuxième revue du programme a été conclue avec succès en mai 2023.

A lire aussi : Economie : le FMI salue les efforts sud-africains pour contrer l’inflation

À la fin de la visite, chef de la mission a déclaré que les travaux au titre du projet de loi de finances pour la gestion 2024 sont en cours, en conformité avec l’objectif général du Gouvernement de converger vers la norme communautaire limitant le déficit à un maximum de 3 pour cent du PIB d’ici 2025. Les autorités sont également en train d’élaborer une stratégie de mobilisation des recettes à moyen terme pour soutenir la consolidation budgétaire tout en répondant aux importants besoins de développement du Bénin. Les experts du FMI rejoint par ceux du Global Center on Adaptation (GCA) ont aussi passé en revue le programme climatique des autorités avec diverses parties prenantes nationales à la demande  de l’Etat Béninois.

Finance islamique : La BID décaisse plus d’un demi milliard pour 8 pays africains

Logo Banque Islamique de développement (BID).

8 pays africains bénéficient de financements de La Banque islamique de développement à hauteur de 605 millions USD. Les fonds serviront notamment à financer des projets visant à améliorer les conditions de vie des populations et à favoriser la réalisation des objectifs de développement durable.

Dans un communique qu’elle a publiée le 9 septembre, la Banque islamique de développement (BID) a annoncé l’approbation par son conseil d’administration de l’octroi de prêts d’un montant d’environ 605 millions de dollars destinés à huit de ses pays africains membres. Ces prêts  ambitionnent de financer des projets visant à améliorer les conditions de vie des populations et à favoriser la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD). Dans son rapport au Conseil des Directeurs exécutifs, le président de la BID, Muhammad Al JASSER, par ailleurs président du Conseil des Directeurs exécutifs, n’a pas caché son optimisme « quant aux projets approuvés dans des secteurs clés comme l’énergie, l’éducation, la santé et les transports, qui vont accroitre les conditions socioéconomiques des populations des pays membres de la BID en général et des communautés fragiles en singulier. De plus, ils contribueront à la réalisation des objectifs de développement durable’’. Ces prêts ont pour nécessité également d’aider les personnes les plus vulnérables, victimes du conflit au Soudan à travers une intervention urgente.  « Les contributions de la BID et du FSID (Fonds de solidarité islamique pour le développement), a-t-il indiqué, procèderont d’une intervention d’urgence multisectorielle et seront salvatrices pour environ 125 000 personnes victimes du conflit au Soudan ».

Du Nigéria à la Mauritanie, 8 pays africains bénéficiaires

Le Conseil des Directeurs exécutifs octroie un prêt  de 61,9 millions d’euros pour le Nigéria au fin de soutenir le transport d’électricité et l’innovation dans les secteurs de l’énergie et des technologies de l’information. Le Togo reçoit 128,17 millions d‘euros  pour une meilleure protection contre l’érosion côtière.  1,5 million de dollars est attribués au Soudan pour aider les populations les plus vulnérables, victimes du conflit. La Côte d’Ivoire et le Sénégal recevront respectivement 195,2 millions de dollars et 42,8 millions de dollars pour améliorer les transports dans la région, a-t-on précisé de même source. La Guinée bénéficiera de deux financements de 40 millions et 51,4 millions de dollars pour financer deux projets dans les secteurs clés à savoir l’eau, l’assainissement et  la santé. 49,9 millions de dollars seront également servis à la Mauritanie et 19,8 millions au Mozambique pour promouvoir la qualité de l’éducation dans ces pays.  66,9 millions de dollars sont  accordés au Nigeria pour encourager la transmission d’électricité et l’innovation dans les secteurs de l’énergie et des technologies de l’information.

Energie : le Rwanda se lance dans le nucléaire civil

(Crédits : REUTERS/Radovan Stoklasa)

Le Rwanda va construire un réacteur nucléaire d’essai utilisant une nouvelle technologie dans le cadre d’un accord entre le pays et le groupe canado-allemand Dual Fluid Energy Inc. En plus de l’Afrique du Sud seul pays du continent qui dispose du nucléaire civil, le Rwanda rejoignent l’Egypte et l’Ouganda qui veulent investir dans ce domaine.

 Le Rwanda signe un accord pour construire un réacteur d’essai nucléaire. Le réacteur va utiliser une technique innovante développée par la start-up usant du combustible liquide et du plomb comme liquide de refroidissement. Cette méthode est présentée comme un moyen de réduction des déchets radioactifs, a indiqué mardi l’Office rwandais de l’énergie atomique, qui est le régulateur local, dans un communiqué. Le réacteur de démonstration devrait être opérationnel d’ici 2026 et l’achèvement des tests ultérieurs de la technologie Dual Fluid devraient sont attendus d’’ici 2028. Le coût de la phase de test est estimé à 70 millions d’euros (75 millions de dollars), à financer par l’entreprise, selon le PDG de Dual Fluid, Goetz. Ruprecht qui s’est exprimé lors d’une conférence à Kigali, raaportée par nos confrères de Reuters.

A lire aussi : Rwanda : prêt de 319 millions de dollars du FMI

À l’heure actuelle, le Rwanda dispose d’une capacité de production d’électricité installée de 332,6 mégawatts (MW), dont la majeure partie provient de barrages hydroélectriques et le reste de méthane, d’énergie solaire et de tourbe. En Afrique, seule l’Afrique du Sud dispose actuellement d’une centrale nucléaire opérationnelle, tandis que la société énergétique publique russe Rosatom a commencé l’année dernière la construction de la première centrale nucléaire égyptienne. En mars, l’Ouganda a déclaré qu’il prévoyait de produire au moins 1 000 MW d’énergie nucléaire d’ici 2031. L’Office rwandais de l’énergie atomique a déclaré que Dual Fluid et lui-même s’étaient mis d’accord sur une feuille de route pour la mise en œuvre du réacteur d’essai une fois les tests terminés. Une fois les critères de réussite atteints, les deux parties passeront aux niveaux de préparation technologique suivants, notamment les tests de conception, de construction et d’exploitation de la centrale nucléaire sur la base des résultats des expériences, a-t-il ajouté.

Ligne ferroviaire transafricaine RDC-Angola-Zambie : l’Europe et les USA sponsorisent le projet

Afin de donner un coup d’accélérateur au projet, l'union européenne et les Etats-Unis mutualisent leurs efforts pour soutenir l’initiative pour la construction d’une ligne ferroviaire transafricaine RDC-Angola-Zambie.

Les Etats Unis et l’Union européenne s’engagent à aider la république démocratique du Congo, l’Angola et la Zambie dans la réalisation de leur commune de ligne ferroviaire transafricaine. La liaison devrait ouvrir les pays transversés par corridor aux marchés de la sous-région et à l’internationale à travers le port de Lobito, en Angola.

Emeutes au Sénégal : les entreprises sinistrées attendent toujours réparation

Le Conseil national du patronat a déploré la perte de centaines de milliards de francs CFA dans de nombreux secteurs, lors des violentes manifestations de juin. (Dr. Palais présidentiel, Dakar, Sénégal).

Trois mois après les émeutes meurtrières au Sénégal suite à la condamnation de l’opposant Ousmane Sonko, qui ont fait des milliards de dégâts matériels, les entreprises sinistrées attendent toujours une indemnisation.

Intelligence artificielle : l’UNESCO instaure une limite d’âge aux plus jeunes

L'UNESCO lance un cri de cœur à l'endroit des gouvernements afin qu'ils règlement la sphère de l'intelligence artificielle. Elle recommande notamment au gouvernement d'instaurer une limite d'âge aux enfants concernant l’usage de l'intelligence artificielle. (Crédit : UNESCO).

En pleine rentrée scolaire, l’organisation des nations unies pour la science, l’éducation et la culture UNESCO tire la sonnette d’alarme sur l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) par les plus jeunes. Et demande aux gouvernements d’instaurer un âge limite aux enfants.

L’UNESCO lance un cri de cœur à l’endroit des gouvernements afin qu’ils règlement la sphère de l’intelligence artificielle. Elle recommande notamment au gouvernement d’instaurer une limite d’âge aux enfants concernant l’usage de l’intelligence artificielle. À cette fin, l’UNESCO publie le tout premier Guide mondial sur l’IA générative dans l’éducation et la recherche, conçu pour répondre aux perturbations causées par les technologies de l’IA générative. Selon Audrey Azoulay,le directeur général de l’UNESCO, « l’IA générative peut constituer une formidable opportunité pour le développement humain, mais elle peut également causer des préjudices et des préjugés. Il ne peut pas être intégré à l’éducation sans l’engagement du public et sans les garanties et réglementations nécessaires de la part des gouvernements. Ce guide de l’UNESCO aidera les décideurs politiques et les enseignants à exploiter au mieux le potentiel de l’IA dans l’intérêt premier des apprenants ». Les enfants étant les plus exposés aux effets du numérique, L’UNESCO a dans ce guide téléchargeable sur son site, émis des mesures au nombre de sept que les gouvernements devraient prendre pour réglementer l’IA générative et établir des cadres politiques pour son utilisation éthique dans l’éducation et la recherche, notamment par l’adoption de normes mondiales, régionales ou nationales en matière de protection des données et de confidentialité.

7 mesures pour règlementer l’IA générative

Parmi ces mesures encore, une retient l’attention. Il s’agit de la limitation de l’âge à 13 ans l’utilisation de l’intelligence artificielle. L’UNESCO demande également aux gouvernements de mettre l’accent sur la formation des enseignants sur le sujet. Ces mesures de limitation de l’âge à 13 ans pour l’utilisation de l’IA ont été prises à la suite de plusieurs rencontres ou recommandations initiées par l’UNESCO ; à savoir celle de 2021 sur l’éthique de l’intelligence artificielle et le consensus de Pékin sur l’intelligence artificielle dans l’éducation. Ces formulations vise à garantir l’action humaine, l’inclusion, l’équité, l’égalité des genres, la diversité culturelle et linguistique. Le Guide vient également en réponse aux préoccupations exprimées lors de la première table ronde ministérielle sur L’IA générative initiée en 2023 par L’UNESCO. La semaine de l’apprentissage l’UNESCO prévue très prochainement servira de cadre pour présenter le guide à plus 1000 participants  qui discuteront des thèmes relatifs aux plateformes publiques d’apprentissage numérique et de l’IA générative dans l’éducation, entre autres.

A lire aussi : UNESCO – Rapport mondial de suivi de l’éducation 2021-2022 :  Quel rôle pour le privé ?

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