mardi 24 février 2026
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Commerce : la Turquie multiplie par 8 ses échanges commerciaux avec l’Afrique en deux décennies

Les échanges commerciaux entre la Turquie et l’Afrique se sont accélérés sur la période 2003 à 2022 pour s’établir à 40,7 milliards de dollars. (Crédit : Dr)

Le renforcement des liens diplomatiques entre la Turquie, 19e puissance économique mondiale, et le continent africain a donné une grande impulsion au commerce bilatéral.

Les échanges commerciaux entre la Turquie et l’Afrique se sont accélérés sur la période 2003 à 2022 pour s’établir à 40,7 milliards de dollars. L’annonce a été faite par le e vice-ministre turc des Affaires étrangères, Yasin Ekrem Serim, mardi 19 septembre, qui salut cette belle entente commerciale avec le continent africain. Il soutient que les échanges commerciaux entre la Turquie et l’Afrique ont été multipliés par huit au cours des vingt dernières années, pour atteindre 40,7 milliards de dollars en 2022.

« Nos échanges commerciaux avec l’Afrique ont été multipliés par huit. Ils s’étaient établis à 5,4 milliards de dollars en 2003 avant d’atteindre 40,7 milliards de dollars en 2022 », a-t-il déclaré Yasin Ekrem Serim, intervenant à la clôture du 9ème Forum mondial de coopération intersectorielle (WCI Forum), tenu à Istanbul en présence de près de 1.500 hommes d’affaires.

Pour le responsable turc, cette hausse des échanges commerciaux est le fruit du renforcement des liens diplomatiques avec le continent. Il a expliqué que le pays de Receip Taif Erdogan est passé de la politique au partenariat économique avec l’Afrique en 2013. Pour cause le nombre d’Ambassades turques en Afrique, qui se limitait à 12 en 2012, est passé à 44 aujourd’hui. Dans les années 1990, parmi les pays d’Afrique subsaharienne, seul le Soudan avait une ambassade en Turquie. Aujourd’hui, ce nombre s’élève à 38 ambassades africains en Turquie. Le ministre des Affaires étrangères Turque a estimé que l’Afrique se présente comme la valeur montante du 21e siècle avec son accumulation culturelle et son énorme potentiel.

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Maroc : 11,7 milliards de dollars pour un plan quinquennal de reconstruction post-séisme

crédit : dr

 Le Maroc va mettre en place un plan de reconstruction après le séisme meurtrier qui a sévit dans le pays. Le royaume chérifien prévoit de consacrer au moins 120 milliards de dirhams (11,7 milliards de dollars) au plan de reconstruction post-séisme au cours des cinq prochaines années, a annoncé mercredi le Palais royal.

Il s’agissait du tremblement de terre le plus dévastateur selon plusieurs observateurs. Un séisme de magnitude 6,8 a frappé le 8 septembre 2023 le Maroc avec un bilan très amers. Plus de 2 900 personnes ont perdu la vie principalement dans les villages difficiles d’accès des montagnes du Haut Atlas. Le plan ciblerait 4,2 millions de personnes dans les provinces les plus touchées d’Al Haouz, Chichaoua, Taroudant, Marrakech, Ouarzazate et Azilal, a indiqué le palais royal, au terme d’une réunion du roi Mohammed VI avec des responsables du gouvernement et de l’armée.

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Est prévu dans ce plan, la prise en charge du relogement et la modernisation des infrastructures de sorte à garantir le développement social et économique dans les zones touchées par le séisme, stipule le communiqué. Les zones touchées par le séisme figurent parmi les plus pauvres du Maroc, avec de nombreux villages isolés dépourvus de routes et de services publics adéquats. Le financement du plan proviendra du budget national, de l’aide internationale et par un fonds créé en réponse au séisme selon le communiqué. Justement ce fond d’urgence est à ce jour estimé à quelque 700 millions de dollars de dons. La semaine dernière, le palais a déclaré que 50 000 maisons auraient été endommagées et que les autorités fourniraient un abri et 30 000 dirhams (3 000 dollars) aux ménages touchés. Il s’est également porté volontaire à offrir une aide à la reconstruction de 140 000 dirhams pour les maisons effondrées et de 80 000 dirhams pour celles endommagées.

Hydroélectricité : La RDC à la peine pour financer son méga barrage Inga

Vue d'avion sur Inga 2: le canal d'amené, le barrage, les conduites forcées, et la centrale. 2005.

La République Démocratique du Congo (RDC) a encore du mal à obtenir des investissements dans le projet électrique d’Inga. Le projet de plusieurs milliards de dollars, qui exploitera l’énergie du fleuve Congo, a été retardé à plusieurs reprises par des formalités administratives et les désaccords entre le Congo et ses partenaires.

La République démocratique du Congo (RDC) éprouve des difficultés à conquérir des investissements pour son projet électrique d’Inga. Une déclaration faite par le Président congolais mardi 19 septembre le président à New York, ajoutant que la Banque mondiale et la Chine étaient intéressées. « Malheureusement, nous sommes toujours confrontés à des difficultés pour mobiliser les investissements », a révélé  le président Félix Tshisekedi à ala presse en marge d’un événement initié  dans le cadre de l’Assemblée générale annuelle de haut niveau des Nations Unies. Le chef de l’Etat de la Républicaine Démocratique du Congo, Tshisekedi a aussi notifié  avoir eu des échanges avec de nouveaux partenaires potentiels, notamment la Chine et la Banque mondiale.

« Nous continuons d’espérer, notamment parce que la Banque mondiale a manifesté une fois de plus son intérêt, ce dont nous sommes satisfaits », a-t-il martelé. Lors de sa visite en Chine, il dit avoir aussi réussi à intéresser les Chinois, « donc je pense qu’il ne sera pas impossible que demain, il y ait une sorte de consortium autour de la Banque mondiale et des investisseurs chinois, peut-être des Européens et des Australiens qui voudraient pour rejoindre l’aventure. » Felix Tshisekedi reste optimiste avec l’espoir de trouver de partenaires fiables et solides.  « Il y a beaucoup d’intérêt, y compris de la part de l’Afrique du Sud, qui espère que le projet aidera à résoudre sa crise énergétique paralysante « .

  1. Le barrage d’Inga est situé à environ 225 kilomètres à l’ouest de Kinshasa, la capitale de la RDC. Il est construit sur la rivière Congo, près de la ville d’Inga. Le projet du barrage d’Inga a été initié dans les années 1970 sous le régime du président Mobutu Sese Seko. En raison de l’instabilité politique, de la corruption et du manque de financement, le projet n’a pas été achevé à l’époque. Le projet d’Inga a été confronté à de nombreux défis au fil des ans, notamment la stabilité politique en RDC, la disponibilité de financements, les questions environnementales et les préoccupations liées aux droits de l’homme. La corruption et la gestion inadéquate des ressources ont également entravé le développement du projet. Le projet d’Inga est conçu en plusieurs phases. Les deux premières phases, Inga I et Inga II, ont été partiellement achevées dans les années 1970. Inga I produit environ 351 mégawatts (MW) d’électricité, tandis qu’Inga II génère environ 1 424 MW. Le projet Inga III dont il est question aujourd’hui a pour objectif de produire environ 4 800 MW d’électricité supplémentaires.

Tribune : l’Afrique de l’Ouest, nouveau hub énergétique d’une région en pole position

Par Mahaman Laouan Gaya, Expert International en Energie et Pétrole, Ancien Ministre de la République du Niger ( Crédit : Dr).

Depuis juin 2014, le monde et l’Afrique avec, assistent impuissants à un bouleversement des marchés énergétiques mondiaux en général et pétrolier en particulier. Cette crise énergétique a mis en évidence l’urgence, pour l’Afrique d’adopter ses propres stratégies de production et de sécurisation de ses approvisionnements dans un contexte de très grandes fluctuations des prix des hydrocarbures et des enjeux climatiques mondiaux exigeant à tous les pays une politique de transition énergétique.

 

Par Mahaman Laouan Gaya, Expert International en Energie et Pétrole, Ancien Ministre de la République du Niger

Mali – Indépendance : annulation des festivités du 22 septembre et réorientation des ressources vers les victimes des attentats

Detail of the badge of a member of the Malian Army (Fama), in Anderamboukane, in Menaka region, on March 22, 2019. (Photo by Agnes COUDURIER / AFP)

Plus de célébration de la fête de l’indépendance du 22 septembre à cause de la montée des combats entre l’armée et les groupes armées, a décrété le Mali qui avait auparavant prévu de célébrer le défilé de cette année en faste après des années de minimalisme. L’état a décidé d’allouer les ressources dédiées aux dernières victimes des terroristes.

De nouveaux combats ont éclaté dimanche 17 septembre 2023 entre l’armée malienne et des groupes terroristes composés notamment de rebelles touaregs du nord, à la suite de laquelle les djihadistes affirment avoir pris le contrôle de deux bases militaires dans la ville centrale de Léré au Mali. Les tensions sont depuis vives entre les autorités de la transition malienne et la coordination des mouvements de l’Azawad. Après le départ annoncé de la mission onusienne de maintien de la paix, les violences ont repris avec l’occupation par l’armée malienne des camps rétrocédés par la Minusma. Des camps devenus des cibles et attaqués à l’instar de celui de BER. La semaine dernière, la CMA, formée de Touaregs semi-nomades, a déclaré avoir attaqué quatre positions de l’armée autour de la ville de Bourem et emporté des véhicules, des armes et des munitions. Léré se trouve à environ 500 km (315 miles) à l’ouest de Bourem. « La CMA a pris le contrôle des deux camps à Léré« , a déclaré le porte-parole de la CMA », Mohamed Elmaouloud Ramadane. Les forces armées maliennes ont confirmé cette attaque via les réseaux sociaux. L’armée a riposté et a repris le contrôle du camp selon plusieurs sources.  Cette recrudescence des combats entre l’armée et les groupes armés n’en est pas à ses débuts. Dans le nord du Mali, plus précisément à Tombouctou, des terroristes se sont attaqués à l’armée malienne et au bateau de transport civil  « le Tombouctou ». Des drames qui avaient alors obligé les autorités maliennes à prendre certaines décisions. En effet lors du conseil des ministres tenu mercredi 13 septembre à Koulouba sous la présidence du chef de la transition, Assimi GOITA a marqué sa profonde affliction face aux pertes en vies humaines et aux blessés civils et militaires.

Orientation des ressources

À cette circonstance, les nouvelles autorités de Bamako ont décidé de surseoir aux activités festives du 22 septembre 2023, marquant la commémoration de l’indépendance du Mali, qui sera célébrée dans la sobriété et dans l’esprit du sursaut national. Il a instruit le Gouvernement d’orienter les ressources financières prévues pour lesdites activités à l’assistance aux victimes des actes terroristes et au soutien des populations endeuillées. Lors du conseil des ministres du 6 septembre, il avait été décidé de donner un cachet particulier à la célébration de la fête nationale parce que ces dernières années, les festivités du 22 septembre ont connu une période d’hibernation due essentiellement à la crise multidimensionnelle que le Mali a connue.

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Cette organisation avait été retenue comme une activité prioritaire du Gouvernement pour renforcer le patriotisme. Pour le gouvernement, c’était une occasion de réaffirmer la souveraineté du Mali en perpétuant les efforts des pères de l’indépendance, de raffermir la fibre patriotique, de renforcer le vivre ensemble, la paix et la cohésion sociale. Face à l’escalade, les autorités maliennes ont été obligées de surseoir à cette célébration en pompe et d’orienter les fonds conséquents dédiés à des fins humanitaires.  Pour rappel, un accord de paix avait été signé entre les différentes parties. Mais les tensions ont refait surface depuis les deux coups d’État en 2020 et 2021. Lesquels ont été suivis par le début de partenariat entre la société privée russe Wagner et les militaires au pouvoir, mais aussi par le départ des forces françaises et celles de la paix de l’ONU.

Afrique du Sud : Bob Van Djik, PDG de Naspers – Prosus jette l’éponse

Bob van Dijk, CEO of e-commerce group Naspers, poses for a photograph in front of the company logo after holding a media briefing in Johannesburg, South Africa, October 9, 2019. REUTERS/Siphiwe Sibeko/File Photo

Bob van Dijk a démissionné de son poste de PDG de l’investisseur technologique néerlandais Prosus (PRX.AS) et de sa société mère sud-africaine Naspers, le chef des fusions et acquisitions Ervin Tu occupe désormais les deux postes en qualité d’intérim.

Les raisons de la démission Bob Van Djik n’ont pas été signifiées par le géant sud-africain. Une société dont le principal actif est la participation de 26 % de Prosus dans le géant chinois de la technologie Tencent (0700.HK) d’une valeur d’environ 100 milliards de dollars. Ce changement intervient dans une période de restructuration des relations Naspers/Prosus, Prosus ne détenant plus de parts dans Naspers. L’ancien directeur du Vision Fund de SoftBank (9434.T), prend les investissements de Prosus dans les activités Internet grand public comme la livraison, paiements de nourriture aux marchés en ligne et aux logiciels éducatifs. Plusieurs candidats pensent qu’il est le candidat idéal pour prendre définitivement les commandes de la société.

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A 09h10 GMT, les actions de Prosus ont reculé de 0,9% à Amsterdam, tandis que les actions de Naspers étaient en baisse de 1,5% à Johannesburg. Les actions Tencent ont terminé en baisse de 1,6% en Chine. Lors d’un appel avec des investisseurs, le président de Naspers, Koos Bekker, a fait part de son intention de ne pas se désengager de Tencent, qui est selon lui est « l’une des meilleures sociétés technologiques au monde ». Notons que Van Dijk a supervisé l’introduction en bourse de Prosus en 2019 et les actions de la société ont explosé pendant la pandémie de COVID-19. Nonobstant, ses actions ont chuté parallèlement aux valorisations technologiques lors de la crise post-pandémique, et Van Dijk a rencontré des difficultés à amortir la décote de la valeur de Prosus et Naspers par rapport à Tencent.

Finance : Les économies arabes appelées à renforcer leur flexibilité pour faire face aux éventuels chocs

Les pays arabes sont confrontés à des défis économiques, d’où « la nécessité de consentir davantage d’efforts, d’agir et d’adopter des politiques à même de répondre aux exigences de la croissance économique, a expliqué Al Humaidi, rappelant la hausse des niveaux de chômage dans la région arabe, qui ont atteint l’année dernière 10,7%, soit le double de la moyenne mondiale, selon les estimations du la Banque mondiale. (Crédit : FMA)

Le Directeur général et président du conseil d’administration du Fonds monétaire arabe (FMA), Abdul Rahman bin Abdullah Al Humaidi a mis en évidence, l’importance de renforcer « la flexibilité économique » au sein des économies arabes face aux possibles chocs économiques, au vu de la conjoncture économique actuelle du monde.

Les économies arabes ont plus que jamais besoin d’être plus que solides et solidaires. Cela dans l’optique « de renforcer des économies arabes et d’accroissement de leur flexibilité économique en vue de faire face aux éventuels chocs économiques », a déclaré Al Humaidi, lors des travaux de la 47e session ordinaire du Conseil des gouverneurs des banques centrales et institutions monétaires arabes, dont l’ouverture le 17 septembre a été supervisée par le Premier ministre, Aïmene Benabderrahmane et présidé Abdelmadjid Tebboune. En cette période de défis, le premier responsable du FMA a notifié que « cela se fait à travers les réformes structurelles et institutionnelles, désormais nécessaires, outre l’intensification des efforts pour le développement du secteur et des marchés financiers arabes renforçant également l’inclusion financière pour améliorer les chances de financement des différents secteurs ».

 Mutualiser les efforts face aux défis du moment

Les pays arabes sont confrontés à des défis économiques, d’où « la nécessité de consentir davantage d’efforts, d’agir et d’adopter des politiques à même de répondre aux exigences de la croissance économique, a expliqué Al Humaidi, rappelant la hausse des niveaux de chômage dans la région arabe, qui ont atteint l’année dernière 10,7%, soit le double de la moyenne mondiale, selon les estimations du la Banque mondiale. Parmi ces défis, les taux d’endettement qui ont atteint les 98% du PIB globale des pays arabes débiteurs à la fin de 2022, en plus de la variation des prix des produits de base, selon le président du fonds arabe. En marge des travaux de la 47e session ordinaire du Conseil des gouverneurs des banques centrales et institutions monétaires arabes, le premier responsable a présenté les  lignes phares du plan stratégique du Fond pour 2020-2040, il a précisé qu’il avait pour but de soutenir les efforts des pays membres afin d’arriver à une stabilité monétaire et financière, affirmant que les nouvelles visions s’orientent désormais vers  la création des crypto-monnaies par les banques centrales et le choix de la meilleure alliance des politiques monétaires et préventives dans la gestion des crises économiques devenus monnaie courante. Le directeur général du Fond a salué l’unification de la banque centrale libyenne, « un pas nécessaire pour l’unification des efforts de développement du secteur financier en Libye ». Aussi, il a félicité le progrès réalisé dans l’initiative d’inclusion fiscale dans la région arabe lancée par le Fonds.

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Cette réunion est une occasion pour les gouverneurs de banques centrales et d’institutions monétaires arabes d’examiner l’efficacité de la politique monétaire dans la lutte contre l’inflation et de passer en revue les principaux facteurs qui la provoquent ainsi que le rôle de la politique monétaire budgétaire dans la réduction de ce phénomène. L’occasion a également été mis à profit pour parler de la coordination des positions des pays arabes face aux développements économiques et financiers mondiaux, ainsi que l’équilibre entre le renforcement de la numérisation des services financiers et le maintien de la stabilité financière entres autres que devrait faciliter le FMA. Cette dernière créée en 1976 est une institution financière régionale arabe dont l’objectif principal est d’établir des politiques et des méthodes de coopération monétaire arabe, de fructifier les marchés financiers arabes et de réunir les conditions menant à la création d’une monnaie arabe unifiée, outre le règlement des paiements courants entre les Etats membres de manière à améliorer le mouvement des échanges commerciaux.

Chronique : une Afrique, en quête du nucléaire civile

L’état des lieux révèlent qu’excepté l’Afrique du Sud, aucun autre pays africain ne dispose de centrales nucléaires. L’Algérie, le Congo, l’Egypte, le Ghana, la Libye et le Maroc ont certes des réacteurs nucléaires de recherche de petite puissance. (Crédit : Dr).

Avec au moins 20% des réserves mondiales d’uranium, l’Afrique, qui reste le continent le moins éclairé- 5 fois moins que la moyenne – se tournerait vers la production d’énergie électrique d’origine nucléaire. Les pays du continent, qui ont pris cette option, y parviendront-ils face aux obstacles techniques, financiers ou humains ?

Sur le continent noir, presque tous les pays sont membres de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Depuis quelques années, la tendance est à l’utilisation d’énergies moins carbonées, notamment du nucléaire aux côtés de celles d’origine hydraulique, solaire, éolien ou de biomasse. Plus récemment, la tendance est plus lourde et une dizaine de pays ambitieux ont pris la ferme décision de développer de nouveaux moyens de production d’électricité nucléaire. C’est de bonne guerre, dans une Afrique où des gisements importants sont exploités ou explorés en Afrique du Sud, au Niger, en Namibie, au Gabon, en RDC, au Sénégal…

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L’état des lieux révèlent qu’excepté l’Afrique du Sud, aucun autre pays africain ne dispose de centrales nucléaires. L’Algérie, le Congo, l’Egypte, le Ghana, la Libye et le Maroc ont certes, mais des réacteurs nucléaires de recherche de petite puissance. Actuellement, avec l’avènement de nano-réacteurs et de petits réacteurs modulaires, le continent veut tordre le cou à la prospective de l’Agence internationale de l’énergie qui table sur une Afrique encore mal éclairée jusqu’à l’horizon 2030. L’Afrique du Sud peut servir, à travers, l’Atomic Energy Board et son usine de Pelindaba (1960), à 40 km de Pretoria, et le Pebble Bed Modular Reactor (2010), de fer de lance. La diplomatie scientifique peut aussi venir en appoint au développement du nucléaire civile.

Pays souhaitant démarrer un programme d’électricité nucléaire

Récemment, le Rwanda a fait appel à Lassina Zerbo qui préside la Commission de l’énergie atomique de ce pays ; pour développer ce nouveau mode de production énergétique. Avec de nouveaux paradigmes, des Etats, tels que l’Algérie, l’Egypte, l’Ethiopie, le Ghana, le Kenya, la Namibie, le Nigéria, l’Ouganda, le Rwanda, le Soudan et la Tunisie, comptent surmonter les obstacles à l’érection de centrales nucléaires classiques beaucoup plus onéreuses. Ayant opté pour l’accompagnement par étapes de l’AIEA, ils acceptent volontiers audits ou missions d’examen intégré de l’infrastructure nucléaire d’experts internationaux, prenant en compte la politique, la stratégie nationale, les modes de gestion et d’organisation, le cadre juridique, ou la qualification du personnel.  Au Maroc, le CNESTEN (Centre national de l’énergie, des sciences et des techniques nucléaires) à Mamoura non loin de Kénitra, collabore avec l’AMSSNuR (Agence marocaine de sûreté et de sécurité nucléaire et radiologiques) de Rabat.

Au Ghana, la Ghana Atomic Energy Commission et la Ghana Nuclear Society promeuvent l’énergie nucléaire et prévoient la mise en place de réacteurs de fabrication russe d’une puissance entre 1 à 1,2 GW.  En Egypte, une coopération avec la Russie devrait aboutir à la livraison d’un premier réacteur en 2026 à El Dabaa, sous la supervision de l’ENRRA (Egyptian Nuclear Regulation and Radiological Authority). Ce pays s’est aussi rapproché de la Corée du Sud et de la Chine pour développer ce type d’énergie électrique.  Au contraire d’autres pays ne se limitent qu’à une utilisation médicale et à la régulation et au contrôle sécuritaire. C’est le cas du Sénégal, avec son ARSN (Autorité de radioprotection et de sûreté nucléaire). Il se trouve qu’entre le nucléaire civile et la production de la bombe, la frontière peut être ténue, mais est-ce une raison pour maintenir le continent noir dans la pénombre lorsque la matière première, les compétences et les garde-fous, notamment via l’AIEA, abondent ?

Cybercriminalité : les attaques par courrier électronique, première menace pour les entreprises en Afrique

Le rapport dénommé « The evolving cyber security landscape in Africa », de Liquid C2 en 2022 sur la cybercriminalité publié fin juin s’appuie sur une enquête menée auprès d’un échantillon de responsables de la cybersécurité exerçant dans 139 entreprises actives dans trois pays du continent, à savoir l’Afrique du Sud, le Kenya et la Zambie.

Selon un rapport publié par liquid C2, les entreprises africaines perçoivent les attaques par courrier électronique, y compris le phishing et le spam, comme la plus grande cybermenace.

Café durable : 11 pays africains distingués

11 pays africains figurent dans la liste à savoir le Burundi, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo, l’Ethiopie, le Kenya, le Rwanda, la Tanzanie, l’Ouganda, la Zambie, le Zimbabwe et le Malawi qui a rejoint ce groupe en 2022. (Crédit : REUTERS).

11 pays africains dont la Côte d’Ivoire et la RDC figurent parmi les principaux fournisseurs en café durable en 2022. L’information a été publiée le 1 septembre dans un rapport de la Plateforme mondiale du café (Global Coffee Platform/ GCP).  

Onze pays africains ont fourni du café durable aux huit principaux torréfacteurs mondiaux en 2022. L’Ouganda est entré dans le top 10 des pays fournisseurs de café durable, avec des entreprises comme Testo, Keurig Dr Pepper et Nestlé, leaders en achats responsables. Les achats de café durable par ces sociétés ont augmenté de 28,1% en 2022, représentant 73,7% de leurs achats totaux, selon un rapport publié le 1er septembre par la Plateforme mondiale du café (Global Coffee Platform/ GCP), une association qui œuvre pour la promotion de la durabilité de l’industrie caféière à l’échelle planétaire. Onze pays africains sont parmi les sources d’approvisionnement en café durable des huit principaux torréfacteurs et détaillants mondiaux en 2022. Ce rapport démontre que les groupes Nestlé, JDE Peet’s, Julius Meinl, Keurig Dr Pepper, Melitta Group, Supracafé, Tesco et Westrock Coffee se sont approvisionnés dans des conditions durables sur le plan social, économique et environnemental auprès de 34 pays et territoires situés en Amérique latine, en Amérique du Nord, en Afrique, en Asie et en Océanie

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11 pays africains figurent dans la liste à savoir le Burundi, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo, l’Ethiopie, le Kenya, le Rwanda, la Tanzanie, l’Ouganda, la Zambie, le Zimbabwe et le Malawi qui a rejoint ce groupe en 2022. Le rapport indique également que l’Ouganda fait son entrée dans le Top 10 des pays d’origine des achats de café durable faites l’année dernière par les huit géants de l’industrie caféière, qui se sont tous engagés à divulguer leurs progrès en matière d’approvisionnement responsable. 31 681 tonnes de café issues d’exploitations ont été acquises par les entreprises. L’instauration de ce label café durable a pour objectif de créer des conditions de vie décentes pour les paysans, l’atténuation du changement climatique et protection de la biodiversité. Ce rapport est dominé par le Brésil avec 533 295 tonnes devant le Vietnam, la Colombie, l’Indonésie, le Pérou, le Honduras, le Mexique, l’Inde, l’Ouganda et le Guatemala.

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