mardi 24 février 2026
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La BEAC maintient ses taux d’intérêt pour la stabilité monétaire de la région

(Crédit : Dr).

Au terme  de la troisième session du Comité de Politique Monétaire (CPM), le gouverneur de la Banques des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), Abbas Mahamat Tolli a déclaré que la Banque prévoit de maintenir les taux d’intérêt dans leur ensemble. C’était lors d’une  visioconférence.

«Compte tenu des évolutions économiques et financières dans la sous-région, le Comité de Politique Monétaire a décidé de maintenir inchangés les taux d’intérêt, notamment le taux d’intérêt des appels d’offres à 5,00 %, le Taux de la facilité de prêt marginal à 6,75 %, le taux de la facilité de dépôt à 0,00 %, et les coefficients des réserves obligatoires à 7,00 % sur les exigibilités à vue et 4,50 % sur les exigibilités à terme», a-t-il déclaré. L’objectif recherché par cette mesure est d’assurer la stabilité économique et monétaire dans la région, nonobstant les incertitudes internationales et les fluctuations économiques sous régionales,  selon le gouverneur de la BEAC.

Une  économique mondiale au pas de caméléon

Abbas Mahamat Tolli a profité  de cette visioconférence de presse, pour évoquer  l’évolution récente de la conjoncture économique ainsi que les perspectives macroéconomiques au niveau international et sous régional. Il a déclaré que  l’activité économique mondiale devrait diminuer  à cause des contre-performances du secteur manufacturier dans les économies développées, de la déficience du secteur immobilier en Chine et du durcissement des exigences monétaires dans la plupart des économies avancées et émergentes. Selon les perspectives de l’économie mondiale publiées en juillet 2023 par le FMI, la croissance mondiale, estimée à 3,5 % en 2022, devrait revenir à 3,0 % en 2023 et 2024. Les tensions inflationnistes devraient s’atténuer, avec un taux d’inflation qui ressortirait à 6,8 % en 2023 et 5,2 % en 2024, après 8,7 % en 2022. Sur le plan sous-régional, les paysages macroéconomiques et financiers restent marqués par plusieurs facteurs, notamment une croissance économique qui passerait de 2,8 % en 2022 à 2,5 % en 2023, en raison d’un recul plus important de l’activité pétrolière. Les tensions inflationnistes resteraient élevées, mais en baisse à partir du troisième trimestre de l’année. Les données budgétaires et commerciales connaissent également des changements.

Gabon : l’ambitieux programme de CICMHZ présenté au ministre des Mines

le Président Gabonais déchu Ali Bongo Ondimba a procédé́ le 02 juin à la mise en service de la Raffinerie Gabonaise d’or ainsi qu’à l’inauguration de la Zone multimodale de Nkok. (Dr).

Le ministre des Mines gabonais, s’est entretenu  ce mardi avec le Vice-Chairman de la Compagnie Industrielle et Commerciale de HuaZhou (CICMHZ), le Dr Lin Ping. Il a été question d’investissement entre les deux personnalités notamment l’exploitation du manganèse par l’entreprise chinoise, et le projet d’un grand laboratoire d’analyses des minerais à mettre en place au Gabon.

En juillet dernier, Une délégation du ministère des Mines a effectué une visite de travail en Chine afin de négocier et d’acter les termes de l’accord relatif aux projets, qui prévoit la construction d’un laboratoire dans les domaines des mines, de la métallurgie, des matériaux avancés, la formation du personnel, le transfert des technologies et des échanges scientifiques. En même temps qu’il intègre le projet de création d’une usine de transformation locale du fer en acier, la fabrication de matériaux avancés, ainsi que la construction d’un port minéralier à Cocobeach. Le vice-chairman s’est montré rassurant quant à L’exploitation du manganèse à  Ndjolé, dans le Moyen-Ogooué. Les activités s’y déroulent de manière satisfaisante, a assuré le Vice-Chairman. Il a mis en exergue l’augmentation de la production de cette année mais également des années à venir. La CICMHZ participe déjà au développement social et économique. Cette compagnie minière emploie actuellement plus de 140 personnes. Elle a construit une école destinée aux enfants des orpailleurs, avec près de 140 apprenants. Elle compte prochainement construire  un hôpital, toujours à Ndjolé, pour le grand bonheur des populations.

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Et au ministre des mines Hervé Patrick Opiangah de se réjouir des réalisations faites par la compagnie et toutes les autres en cours de chantier. Il a également insisté sur la nécessité de matérialiser l’ensemble des projets énumérés très vite, non sans inviter les responsables de la CICMHZ à renforcer la RSE au profit des populations riveraines de leurs sites d’exploitation. Cette idée d’une usine de transformation locale des minerais est jugé salutaire par le ministre des Mines, car elle permettra de créer de l’emploi, notamment pour les nationaux. La CICMHZ est propriétaire d’un permis d’exploitation des Mines à grande échelle et d’une Convention minière. Elle a exécuté l’aménagement de son usine et du garage en suivant les instructions de la Direction générale de l’environnement et de la protection de la nature. Une convention minière avait été signée en 2021,  entre la CICMHZ et l’État gabonais, conformément aux dispositions de l’article 7 du Code minier.

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Kenya : la NCBA acquiert les actifs de l’assureur AIG Kenya

(Logo : NCBA Bank).


La banque kenyane NCBA Group (NCBA.NR) compte acquérir toutes les actions d’AIG Kenya Insurance Company, a-t-il indiqué lundi soir. Les institutions commerciales du Kenya, pays d’Afrique de l’Est se sont lancées dans le secteur de l’assurance ces dernières temps pour saisir les opportunités présentées par les faibles taux de pénétration de l’assurance.

Au Kenya, la NCBA banque compte acquérir les actifs d’AIG Kenya Insurance Company. L’opération monétaire, qui nécessitera l’accord des autorités compétentes, verra NCBA, qui est considérée comme la troisième banque du pays, reprendre les deux tiers des actions d’AIG qu’elle ne détient pas encore, toujours selon le communiqué. Le montant de la transaction n’a pas été divulgué. La NCBA, qui détient une participation minoritaire dans AIG Kenya depuis 18 années a été impressionnée par la croissance fulgurante des revenus de la société, estime le directeur général de NCBA, John Gachora.

En décembre 2018, NIC Bank, une institution avec une riche histoire dans le domaine de la banque de détail ; et CBA Bank, précurseur de l’innovation dans le secteur bancaire, ont fusionné pour former une nouvelle banque dotée d’une force, d’une expertise et d’une portée régionale inégalées. La nouvelle NCBA a exploité la puissance de la NIC et de la CBA pour créer une banque qui rassemble des services bancaires mobiles à une gestion des relations à l’ancienne.

Tanzanie : la National Microfinance va émettre 400 millions USD d’obligations vertes multidevises

Vue Dar Es Salam, capitale de la Tanzanie. (Dr)

La banque tanzanienne, la National Microfinance Bank (NMB) a informé, via un communiqué du 25 septembre, le lancement d’un programme d’émission d’obligations vertes multidevises d’un montant global de 1 000 milliards de shillings tanzaniens  soit 400 millions de dollars. Par ce programme, la banque entend exclusivement « financer des projets environnementaux et sociaux ».

la National Microfinance Bank (NMB) se lance dans l’émission d’obligations vertes avec un programmes de 400 millions USD d’obligations. La NMB occupe le premier rang des banques tanzaniennes en termes de portefeuille clients et de réseaux d’agences. Dans le communiqué, l’institution a notifié  qu’elle ambitionne de lever 75 milliards de shillings dans le cadre de la première partie de ce programme, avec la possibilité de souscrire à 25 milliards complémentaires si les conditions du marché y sont favorables. Cette tranche, qui aura une échéance de trois ans et un rendement de 9,5%, devrait également permettre à la banque de lever 10 millions de dollars auprès d’investisseurs privés offshore, avec la possibilité de lever 5 millions de dollars supplémentaires si le carnet de commandes le permet.

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La NMB a également indiqué que les fonds levés seront essentiellement utilisés pour « financer des projets environnementaux et sociaux », sans plus de précisions. Les obligations vertes ou « green bonds » sont un petit segment du marché de la dette destinée à sponsoriser les projets environnementaux, les énergies propres, les transports en commun et d’autres projets sobres en carbone, susceptibles de participer à l’adaptation au changement climatique.

Afreximbank pousse à l’émergence de PME africaines championnes à l’export

En marge de l’exposition internationale africaine lancée le dimanche 24 septembre 2023 en prélude de l’Assemblée générale des nations unies, la vice-présidente exécutive d’Afreximbank, en charge de la Banque du commerce intra-africain Kanayo Awani, a tenu quelques déclarations.

La Banque africaine d’import-export (Afreximbank) exhorte les pays africains à privilégier le développement des sociétés de commerce d’exportation (ETC) publiques et privées afin de permettre aux petites et moyennes entreprises (PME) du continent de participer efficacement au commerce mondial.

En marge de l’exposition internationale africaine lancée le dimanche 24 septembre 2023 en prélude de l’Assemblée générale des nations unies, la vice-présidente exécutive d’Afreximbank, en charge de la Banque du commerce intra-africain Kanayo Awani, a tenu quelques déclarations. Selon elle, les PME participent directement au commerce mondial faisait face à une concurrence sans précèdent de la part des multinationales et des grandes entreprises. Ce qui rendait leurs chances de réussite ou de survie marginales, infimes. Au nom du président de la Banque, Benedict Oramah, Mme Awani a montré que l’Asie a relevé ce défi en mettant sur place des ETC qui servaient de canaux d’accès aux marchés mondiaux pour les PME, expliquant que les ETC agissent comme des agrégateurs et créent un volume d’échanges considérable qui attire une plus grande valeur et résiste à la concurrence. Toujours au cours de son discours, elle a affirmé que la maigre participation des PME africaines aux chaînes de valeur mondiales est due à  l’échec des politiques institutionnelles. Pour pallier à cet état de fait, elle a appelé à la création de systèmes solides d’appui aux politiques qui permettraient d’accroître les capacités, d’assurer les premières protections contre la concurrence déloyale et d’améliorer l’accès aux marchés régionaux, de même que  l’accès au financement.

« Ces mesures sont particulièrement urgentes au moment où l’Afrique commence à mettre en œuvre l’Accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) », a souligné Mme Awani, citée dans un communiqué transmis à l’AIP par APO Group.

Elle a notifié que d’année en année, les PME occupaient des places de premier choix au sein des initiatives continentales d’Afreximbank par le biais de sa politique de développement des exportations axée sur les PME, avec des instruments de financement uniques pour lever les difficultés liées au financement auxquelles sont mesurées les PME africaines, y compris les produits tels que l’affacturage, le financement de la chaîne d’approvisionnement. La vice-présidente de la structure, Mme Awani a déclaré qu’Afreximbank est la principale promotrice de l’affacturage en Afrique et a souligné que la loi sur l’affacturage que la Banque a parrainée a été adoptée en République du Congo, au Burkina Faso, au Niger, au Togo, au Mali et en Côte d’Ivoire. Elle a déclaré  que cette loi est en cours d’examen par les institutions de réglementation de plusieurs autres pays africains. La Banque soutient également l’accès des PME africaines au marché à travers un Guichet unique en Afrique dénommé Africa Trade Gateway, un environnement numérique constitué d’actifs conçus pour lever les barrières non tarifaires, tels que la plateforme de diligence raisonnable MANSA qui recueille les informations KYC des PME et des entreprises et qui a déjà accueilli plus de 11 000 entités, a-t-elle déclaré. La Banque africaine d’Import-Export est une institution financière multilatérale panafricaine contribuant au financement et à la promotion du commerce intra et extra-africain.

La BOAD reçoit  365 millions d’euros de financement de partenaires chinois, italiens, émiratis et français

La Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD) annonce une étape majeure dans le renforcement de sa capacité de financement avec l’augmentation de la taille de sa police d’assurance-crédit souveraine de type portefeuille signée en juin 2023. (Crédit : Dr).

Avec l’autorisation de l’injection de nouvelles ressources financières (dettes) dans la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), les administrateurs offrent une opportunité à son président Serge Ekue afin d’accélérer le soutien aux économies de l’espace d’intégration. Les administrateurs de la banque ouest-africaine de développement étaient en conclave ce jeudi 21 septembre. Conclave au cours de laquelle ils se sont mis d’accord pour quatre nouvelles sources de financement avoisinant 365 millions d’euros.

La BOAD reçoit 365 millions d’euros de financement de partenaires chinois, italiens, émiratis et français. Ces fonds proviennent de la Banque de développement de Chine (BDC), de la Cassa Depositi e Prestiti (CDP) italienne, de First Abu Dhabi Bank (FAB) et de l’Agence française de développement (AFD). La BDC est une banque publique chinoise ayant une expérience solide  dans le financement des infrastructures. Elle devrait octroyer une troisième ligne de crédit d’un montant de 150 millions d’euros. Cet investissement concerne essentiellement les infrastructures de transport, le secteur des TIC, ainsi que les énergies renouvelables, l’agriculture et la sécurité alimentaire, ainsi que les domaines de la santé et de l’éducation. Si la première opération entre la BOAD et la BDC remonte à août 2011, avec une ligne de crédit de 60 millions d’euros, dédiée au refinancement des projets dans le secteur marchand, un deuxième accord a suivi en novembre 2015. Celui-ci portait sur un montant de 100 millions d’euros (65,6 milliards FCFA) et ciblait également le secteur marchand. Il est à  signifier que la Chine est actionnaire de la BOAD depuis 2004.

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100 millions d’euros ! C’est la somme colossale investit par les italiens, par l’intermédiaire de la Cassa Depositi e Prestiti (CDP), qui est aussi  une banque publique. L’enveloppe est dirigée aux  secteurs agricoles et agro-industriels dans l’UEMOA. L’objectif étant de booster ces domaines susmentionnés en mettant  un accent particulier sur la sécurité alimentaire, apprend-on. De son côté, First Abu Dhabi Bank (FAB), la plus grande banque aux Émirats arabes unis mettra sur la table 100 millions d’euros. Ces fonds seront consacrés au financement de divers projets de la Banque. L’agence française de développement (AFD) complète le tableau avec une subvention de 15 millions d’euros pour bonifier des prêts dans le cadre du Programme d’urgence à impacts rapides SONG TAABA et en alimentant le Fonds d’Études Climat (FEC). Cette assistance sera précisément dirigée vers le soutien des chaînes d’approvisionnement dans les domaines alimentaire, énergétique et agricole, mais également au financement d’études de faisabilité climatiques, indique la banque de développement de l’UEMOA

La BERD investit plus de 30 millions USD dans le fonds Mediterrania, ciblant des PME en Afrique du Nord

L’initiative d'intégrer la Côte d'Ivoire et le Benin s'inscrit dans l’allongement des décisions prises lors de la Réunion Annuelle 2023 de la BERD à Samarkand, où des amendements aux statuts de la Banque ont été adoptés. Crédit : Dr

La BERD notifie officiellement pour la quatrième fois, son soutien financier aux fonds de Mediterrania. Cela  après deux précédents investissements dans les 2e et 3e véhicules d’investissement de la firme de private equity Mediterrania. Cette action s’inscrit dans une dynamique enclenchée par la BERD, qui est d’accompagner  des entreprises de taille moyenne, évoluant principalement en Afrique du Nord.

La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) annonce un  financement du fonds MC IV ou encore Mediterrania Capital qui investit dans des petites et moyennes entreprises (PME) et entreprises de taille intermédiaire. A cet effet, la BERD mobilisera plus de 30 millions de dollars. Il s’agit du quatrième véhicule d’investissement de Mediterrania qui cherche à avoir 350 millions d’euros pour financer des entreprises en croissance, principalement en Afrique du Nord (Maroc, Algérie, Tunisie et Egypte) et  partiellement en Afrique subsaharienne francophone. Cette décision d’investissement de la BERD n’est pas fortuite, elle fait suite à la réflexion stratégique qu’elle a engagé en vue de réaliser une prise de participation d’un montant maximum de 30,2 millions d’euros, dans le fonds MC IV, il y a environ une année  L’idée de ce projet d’investissement avait été instruite en octobre 2022. 11 mois après, le conseil d’administration de la BERD  approuve finalement la décision.

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Cette institution financière européenne a pour habitude d’investir dans un fonds d’investissement levé par Mediterrania. En novembre 2017, la BERD a participé à hauteur de 15 millions d’euros au troisième fonds de Mediterrania, pour financer des PME en Egypte, au Maroc et en Tunisie. Mais bien en avant, en 2013, l’institution financière européenne avait dégagée environ 20 millions d’euros dans le deuxième fonds de Mediterrania. Dans le cadre de cette nouvelle collaboration avec le fonds MC IV, l’accent sera mis sur des entreprises dynamiques et en croissance, évoluant dans des secteurs fondamentaux et dont le chiffre d’affaires annuel est compris entre 20 et 300 millions d’euros. Ce soutien devrait permettre à ces entreprises de poursuivre leur croissance et à la BERD de générer des rendements financiers pour ses actionnaires.

L’Afrique du Sud accueillera le sommet commercial américano-africain en dépit de son alliance avec la Russie

Les politiques tarifaires agressives du président américain Donald Trump jettent le doute sur les perspectives de renouvellement de l'initiative commerciale AGOA (African Growth and Opportunities Act)

L’Afrique du Sud accueillera en novembre un sommet commercial entre les États-Unis et l’Afrique, malgré la demande antérieure des députés américains de déplacer l’événement en raison de ce qu’ils ont qualifié de renforcement des relations militaires entre le pays et la Russie

Chronique : gare aux méfaits de la Big Tech

fait référence aux GAFAM - Google, Apple, Facebook, devenu Meta, Amazon et Microsoft - sachant que plusieurs des grandes marques du web leur appartiennent, notamment YouTube de Google, Instagram et WhatsApp (Meta), LinkedIn (Microsoft) et d’autres encore qui sont en dehors de ce cercle, telles que X (ex-Twitter), Telegram…(Crédit : Africa Income)

Le numérique a fini par s’imposer à notre mode de vie. Dans un tel contexte, n’est-il pas urgent d’entreprendre des actions pour réguler les transnationales des réseaux sociaux ?

La réglementation ou mieux encore la régulation ne doivent pas être les parents-pauvres du digital aujourd’hui. C’est d’autant plus judicieux que des millions, voire des milliards de personnes, à travers le monde, doivent être protégées des méfaits de la Big Tech. Mais qu’est-ce donc la Big Tech ? Plusieurs définitions s’accordent pour désigner ce terme général qui cible les grandes entreprises qui fabriquent du matériel et des logiciels largement utilisés et qui ont généralement une énorme influence sur la technologie, Internet et l’économie dans son ensemble. Il fait référence aux GAFAM – Google, Apple, Facebook, devenu Meta, Amazon et Microsoft – sachant que plusieurs des grandes marques du web leur appartiennent, notamment YouTube de Google, Instagram et WhatsApp (Meta), LinkedIn (Microsoft) et d’autres encore qui sont en dehors de ce cercle, telles que X (ex-Twitter), Telegram…

Estomper à défaut d’annihiler les dérives des entreprises technologiques

Les chantiers de la régulation de ce vaste secteur vont de la lutte aux fake news, et canulars, au souci du respect de l’image d’autrui, en passant par l’amélioration de la transparence de leurs circuits d’approvisionnement, la rédaction de règlements sur l’IA (Intelligence Artificielle). A défaut de s’employer à vider ces projets, des millions de citoyens sont des victimes potentielles de discours haineux, peuvent être exposés à des contenus dangereux, sans omettre la désinformation, des plateformes technologiques distillant des théories du complot ou attisant les flammes d’une haine violente. A titre d’exemple, réglementer l’IA peut empêcher que des sociétés technologiques, comme OpenAI, créatrice de ChatGPT, de fuir leurs responsabilités, en cas de contentieux. Tout le monde s’accorde au fait que l’IA générative est en train de se substituer aux moteurs de recherche. Il est donc impératif que les chatbots soient inclus dans les règlements de l’IA. Réguler l’industrie technologique peut atténuer les effets néfastes de multinationales des réseaux sociaux qui sont des dérives à même d’effriter la protection de démocraties, la lutte contre le changement climatique, la santé publique…

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Afrique du Sud : vers un holding des sociétés étatiques

(Crédit : Dr).

Le gouvernement sud-africain envisage de créer une holding regroupant les diverses sociétés d’Etat. La nouvelle entité devrait remplacer le ministère des Entreprises publiques, qui supervise actuellement les participations de l’Etat dans des dizaines de sociétés.

Le ministère sud-africain des Entreprises publiques a publié, vendredi 15 septembre, un projet de loi prévoyant la création d’une holding regroupant les diverses sociétés d’Etat comme la compagnie d’électricité en difficulté Eskom Holdings et l’opérateur ferroviaire et portuaire Transnet. Ce projet de loi dénommé « National State Enterprises Bill », stipule la mise en place d’une société de gestion d’actifs baptisée « State Asset Management SOC Ltd », qui consolidera les participations de l’État au sein d’une seule entité. Une fois lancé, cette holding va remplacer le ministère des Entreprises publiques, qui supervise actuellement les participations de l’Etat dans des dizaines d’entreprises.

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Beaucoup d’entreprises publiques phares sud-africaines cumulent les déficits et croulent sous le poids de la dette depuis plusieurs années, à cause notamment de la mauvaise gestion et de la corruption qui les gangrène. Ainsi, l’incapacité de l’entreprise nationale de l’électricité Eskom à répondre à la demande, avec ses centrales à charbon vétustes et de nouvelles capacités de production inappropriée  a plongé l’Afrique du Sud dans une grave crise énergétique avec des conséquentes néfastes pour la croissance économique du pays. De même, l’incapacité du groupe logistique Transnet à faire fonctionner les chemins de fer et les ports qu’il gère à plein régime empêche les compagnies minières opérant dans le pays d’exploiter pleinement leur capacité de production et de faire face efficacement à la demande mondiale. 

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