mardi 24 février 2026
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Ghana :  l’économie exsangue, la population réclame la tête du gouverneur de la Banque Centrale

A gauche des manifestants brandissent un portrait du président Nana Akufo-Addo, lors d’une manifestation en novembre 2022 à Accra. Puis de haut en bas : le président Ghanéen et le gouverneur de la banque centrale du Ghana, Ernest Kwamina Addison. (Crédit : Reuters - Dr).

En l’espace de trois ans, le Ghana dont le taux de croissance annuelle frôlait les 10% en 2019 est passé du bon élève au « bonnet d’âne » en Afrique. Excédées par la pire crise économique et financière du pays depuis des décennies, les populations continuent de descendre dans les rues d’Accra et exigent cette fois la démission du gouverneur de la Banque Centrale du pays dont la gestion de la dette a été fustigée.

Confrontées à la hausse du coût de la vie, au chômage et aux nombreuses difficultés du Ghana, l’une des plus grandes économies d’Afrique de l’Ouest (3eme de la CEDEAO), les populations descendent de nouveau dans la rue et exigent cette fois la démission du gouverneur de la banque centrale. En effet, le 03 octobre, des milliers de Ghanéens sont descendus dans les rues d’Accra, la capitale du Ghana, pour exiger la destitution du gouverneur de la banque centrale. Ils accusent Ernest Kwamina Addison – nommé à la tête de l’organisme par le président Nana Addo Dankwa Akufo-Addo en avril 2017 – de ce qu’ils considèrent comme une mauvaise gestion de l’économie au cours de la pire crise de la dette depuis une génération. La foule en colère a exigé entre autres des comptes sur les pertes de la Banque Centrale du Ghana. Cette dernière a enregistrée en juillet une perte record de 60,8 milliards de cedi (5,3 milliards de dollars) pour 2022, due principalement à la restructuration de la dette. Cette restructuration est une condition du Fonds Monétaire International (FMI), avec qui le Ghana a conclu un accord pour un programme de prêt de 3 milliards de dollars sur trois ans afin redresser l’économie.

Une décennie d’embellie effacée par la crise du Covid-19 et des erreurs

Le Ghana producteur d’or, de pétrole et de cacao a été l’une des locomotives de la CEDEAO au cours de la décennie pré-covid19, au point que son président a été élu sur fond de promesses de libérer totalement le pays des institutions de Bretton Woods à savoir le FMI et la Banque Mondiale. En 2018, le président Nana Akufo-Addo a présenté son premier Budget-2019 libéré du FMI.  En 2019, les dernières perspectives économiques mondiales du Fonds monétaire international (FMI), annonçait un taux de croissance de 8,8 % pour le pays. Un chiffre qui fait du pays ouest-africain le plus dynamique au monde, poussé par une forte croissance en 2018 – à 5,6 % – et de bonnes performances macroéconomiques. Mais la situation économique du Ghana s’est détériorée durant la pandémie du Covid-19.

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Depuis, l’économie ghanéenne fait face à de nombreux défis sur le plan budgétaire et monétaires. Si les perspectives de croissance sont dynamiques – croissance prévue à 5,8% pour 2022 après une croissance de 4,5% en 2021 – la crise pandémique a durablement affecté son économie. En deux ans, le stock de la dette publique ghanéenne a augmenté de 17 points de PIB (de 62,9% du PIB fin 2019 à 80,1% fin 2021). Alors que la période continue de baisse de l’inflation depuis 2016 avait permis de tenir l’objectif de -8% depuis 2018, l’inflation ne cesse de progresser et dépasse la cible depuis septembre 2021, tandis que le cédi se déprécie sur les marchés internationaux. Les tensions autour du vote du budget 2022 ont cristallisé les inquiétudes des investisseurs internationaux quant à la capacité du Ghana de combler son déficit budgétaire. Cette dégradation de la confiance en la dette ghanéenne a mené à la fermeture de facto des marchés internationaux pour le Ghana, le coupant d’une de ses sources principales de financement.

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En décembre 2022, le Ghana suspend le paiement d’une partie de sa dette extérieure. Même si les créanciers s’attendaient à une demande restructuration de la dette, la décision « mesure d’urgence provisoire » prise unilatéralement par le gouvernement de Nana Akufo-Addo a pris les créanciers au dépourvu. Le pays a du mal à refinancer sa dette depuis le début de l’année après les dégradations par plusieurs agences de notation de crédit, craignant qu’il ne soit pas en mesure d’émettre de nouvelles euro-obligations. Cela a aggravé l’endettement du Ghana dont la dette publique s’élève à 467,4 milliards de cedis ghanéens (55 milliards de dollars selon les données de Refinitiv Eikon) en septembre 2022. Pour enrayer la fonte de ses réserves de devises et l’affaiblissement du Cedi, sa monnaie locale, le Ghana a même tenté en novembre dernier l’achat de ses produits pétroliers avec de l’or plutôt qu’en dollars américains. Alors que 70% à 100 % des recettes publiques sont onsacrées au service de la dette, l’inflation du pays a grimpé jusqu’à 50 % en novembre 2022, puis retombée à 40% en septembre 2023. En dépit cette conjoncture morose, le Ghana a encore quelques cartes à jouer pour redresser progressivement son économie. Démocratie stable, producteur et exportateur de pétrole, d’or et de divers produits agricoles comme le cacao dont il est le deuxième producteur en Afrique derrière la Côte d’Ivoire, le Ghana a entamé une diversification de ses sources budgétaires et amélioré son recouvrement fiscal.

L’UEMOA choisit une directive et une décision relatives à l’utilisation du numérique dans ses pays membres

Crédit : DR

A l’issue du  conseil des ministres de l’union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), les ministres ont  adopté une directive et une décision relatives à l’usage du numerique dans les huit pays membres de cette organisation. L’information a été donnée via  un communique de son président, le ministre ivoirien de l’économie et des finances, Adama Coulibaly.

« Le Conseil a examiné et adopté, dans le domaine de l’économie numérique, la directive relative à l’usage de masse du numérique, qui annonce les principes et conditions auxquels les États membres sont invités à se conformer dans le cadre de la promotion des usages numériques’’, écrit le ministre des finances ivoirien Adama Coulibaly. Ainsi, dans un délai allant de douze à dix-huit mois, les Etats membres de l’UEMOA se fixe comme objectif de digitaliser 20 services publics dans cette nouvelle directive. Le Conseil des ministres a également adopté la décision portant création du comité des régulateurs nationaux du numérique des pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine.

« Cette décision vise à créer un cadre plus large de concertation entre les autorités de régulation du numérique des États membres auprès de la Commission [de l’UEMOA], pour améliorer la gouvernance dans le secteur de l’économie numérique », précise le communqué.

A l’ordre du jour également : le règlement relatif au contrôle des concentrations des entreprises. Un dossier sur lequel a  travaillé  le Conseil des ministres de l’institution d’intégration régionale. Une décision pas vaine car elle va « permettre un contrôle efficace dans ce domaine », selon les ministres des Finances des pays membres. Mais son adoption est prévue pour la prochaine réunion du règlement relatif au contrôle des concentrations des entreprises, précise la même source. Le Conseil des ministres de l’UEMOA a adopté aussi, selon Adama Coulibaly, la directive portant harmonisation des dispositions relatives au droit à rémunération pour copie privée au sein des États membres. Le but principal de cette directive « est de participer à l’amélioration des revenus des créateurs, les titulaires du droit d’auteur et des droits voisins notamment ». Le ministre Adama Coulibaly  comme les autres ministres des Finances de l’organisation, ont été informés de l’état d’avancement de la mise en place d’un fonds de stabilisation macroéconomique. Ce fonds a pour objectif le renforcement de la surveillance multilatérale et la consolidation de la résilience des États membres face aux chocs exogènes, explique-t-il.

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Attaque au Niger : 29 soldats tués, le pays rejette la médiation algérienne

Depuis son retour actif sur le marché des titres publics par adjudication, le Niger a déjà levé un montant total de 645 milliards FCFA (plus d’un milliard US). Photo : Drapeau de la république du Niger.

Au moins 29 soldats nigériens ont perdu la vie dans une embuscade tendue par des djihadistes près de la frontière avec le Mali, a déclaré le ministère de la Défense, l’attaque la plus meurtrière depuis que l’armée a pris le pouvoir lors d’un coup d’État en juillet. L’attaque est revendiquée par le groupe terroriste de l’EIGS. Par ailleurs, la junte nigérienne a nié avoir accepté l’offre de l’Algérie d’agir comme médiateur pour résoudre sa crise politique, même si l’Algérie a déclaré lundi avoir reçu une notification officielle de l’acceptation du Niger.

Les nouvelles autorités de Niamey ont avoir accepté l’offre de l’Algérie d’agir comme médiateur dans la résolution de la crise politique, même si l’Algérie a déclaré lundi avoir reçu une notification officielle de l’acceptation du Niger. Le Niger et ses voisins , le Mali et le Burkina Faso , dirigés par des gouvernements militaires après des renversements des gouvernements élus font face à tous des militants liés à Al-Qaïda et à l’État islamique qui ont tué des milliers de personnes et déplacé plus de deux millions de personnes dans la région du Sahel. Les trois pays ont signé le mois dernier un pacte de sécurité dont le but est de se défendre mutuellement contre les rebelles ou les agresseurs. L’attaque au Niger est survenue après une opération des soldats contre les aissaillants. Ils ont été pris pour cible par plus de 100 assaillants à bord de véhicules et de motos utilisant des engins explosifs et des kamikazes.

« Le bilan provisoire de l’attaque est le suivant, 29 soldats sont tombés au combat et deux ont été blessés », a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué lu à la télévision nationale nigérienne, côté terroristes, plusieurs dizaines d’assaillants ont été tués.

Trois jours de deuil national ont été décrétés.

Les coup d’états dont intervenus dans ces trois pays après une gronde sociale relative à l’insécurité depuis 2020. A croire que les violences s’accentuent malgré la prise du pouvoir par les militaires. Cela en lien avec le départ des troupes étrangères qui aidaient auparavant à combattre les militants. Les soldats de la paix des Nations Unies doivent également quitter le Niger. Et des groupes terroristes en lien avec l’État islamique,qui sortent de plus en plus de leur tanière depuis que les troupes françaises et de l’ONU ont quitté le sud-est du Mali, mettant fin à un soutien crucial de reconnaissance aérienne.

Côte d’Ivoire : la FAO plébiscite l’aquaponie au SARA 2023

Plus de 400 000 visiteurs et 800 entreprises exposantes sont attendues à la sixième édition du Salon International de l’Agriculture et des Ressources Animales d’Abidjan (SARA 2023), qui se déroulera du 29 septembre au 8 octobre. (Crédit : Dr).

 La Côte d’Ivoire en partenariat avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) adopte de nouvelles méthodes de pisciculture pour améliorer l’autosuffisance en ressources halieutiques au salon de l’agriculture 2023.

la FAO encourage la Côte d’Ivoire à investir dans l’aquaponie. C’est un système qui a pour objectif de permettre l’atteinte de la souveraineté alimentaire tant promue par le gouvernement ivoirien. « En présentant ce système de la FAO, on veut contribuer à l’atteinte de la souveraineté alimentaire, qui est le fait de pouvoir produire ce que nous consommons », affirme Djiré Foungnigué, administrateur du programme Fish4ACP à la FAO Côte d’Ivoire. Plus de 400 000 visiteurs et 800 entreprises exposantes sont attendues à la sixième édition du Salon International de l’Agriculture et des Ressources Animales d’Abidjan (SARA 2023), qui se déroulera du 29 septembre au 8 octobre. Dans un stand établi au Salon de l’agriculture et des ressources animales d’Abidjan (SARA 2023), Djiré Foungnigué a montré aux visiteurs l’importance de faire de l’aquaponie, ce système créé par la FAO et qui joint la production de poissons à celle de maraîchers. L’aquaponie est un procédé de culture de poissons et de plantes dans un même système. Les déchets produits par les poissons sont utilisés comme source de nutriments par les plantes, ce qui procure un environnement sain pour les poissons. A travers cette l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) entend créer une solution durable à la question de la sécurité alimentaire en Côte d’Ivoire. « Si chaque Ivoirien arrive à produire son poisson (avec du maraîcher, tel la tomate, l’aubergine, le piment, du chou ou de la salade), on arrive à la souveraineté alimentaire », a déclaré Mme Djiré Foungnigué.

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Elle ajoutera toutefois, que « c’est une activité professionnelle, bien qu’on voit un engouement des populations pour ce système ». Les personnes peuvent ainsi réaliser l’aquaponie à l’échelle commerciale ou familiale. Pour une meilleure maîtrise de ce mode d’élevage de poisson couplé au maraîchage, la conduite à adopter, « c’est de commencer par se faire former pour maîtriser tous les rouages de production », conseille l’administrateur du Programme Fish4ACP. En vue de vulgariser ce système, la FAO a accentué la formation des acteurs du secteur de l’élevage du poisson, notamment ceux qui developpe l’envie de s’installer afin de booster la production nationale en produits halieutiques.

Algérie : Clôture de la 22e édition du SITEV

(Crédit : Dr).

C’est la fin de la 22e édition du Salon international du tourisme et des voyages (SITEV) qui a vu la participation de 250 exposants dont 73 représentants 30 pays étrangers. La cérémonie de clôture a eu lieu ce dimanche, au Palais des expositions, Pins Maritimes (Alger).

Chronique : Tensions inflationnistes sur les métaux de transition et hautement technologiques

La Chine, 1er producteur mondial de terres rares, a imposé des quotas d'exportation pour ses ressources, le Congo, 1er producteur mondial de cobalt, a mis en place une taxe sur l'exportation de cette ressource, tandis que le Chili, 1er producteur mondial de cuivre, a imposé des mesures de protection de l'environnement dans les zones d'exploitation minière… Japon, États-Unis, Australie et Canada leur ont emboité le pas. (Crédit : Dr).

De plus en plus des restrictions sont imposées par certains pays sur des ressources naturelles, telles que cuivre, cobalt, lithium, coltan ou terres rares, métaux de transition et hautement technologiques. La Chine, 1er producteur mondial de terres rares, a imposé des quotas d’exportation pour ses ressources, le Congo, 1er producteur mondial de cobalt, a mis en place une taxe sur l’exportation de cette ressource, tandis que le Chili, 1er producteur mondial de cuivre, a imposé des mesures de protection de l’environnement dans les zones d’exploitation minière… Japon, États-Unis, Australie et Canada leur ont emboité le pas.

L’Allemagne promet un soutien de 86 millions de dollars à la CEDEAO

(Crédit : Dr).

Dans le cadre de son engagement dans la lutte contre le terrorisme dans la sous-région, l’Allemagne apporte une aide de 86 millions USD à la CEDEAO.

Le ministère allemand du Développement a promis vendredi 81 millions d’euros (85,9 millions de dollars) pour soutenir la Communauté économique de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en faveur de la consolidation de la paix et du développement économique.

« Les solutions aux crises en Afrique de l’Ouest doivent venir de la région. La CEDEAO est un acteur clé dans ce domaine, non seulement en tant que médiateur actif lors des crises, mais aussi en faisant beaucoup pour la prévention des crises », a déclaré la ministre du Développement Svenja Schulze, qui a rencontré un représentant de la CEDEAO.

Berlin affirme que ce financement soutiendra la campagne du bloc en faveur de la consolidation de la paix et du développement économique. La ministre allemande du Développement, Svenja Schulze, souligne le soutien indéfectible de son gouvernement à la CEDEAO pour faire face à la crise à laquelle l’Afrique de l’Ouest est confrontée. L’Allemagne a, jusqu’à son retrait du Mali, fourni des troupes et de la logistique dans la lutte contre l’insurrection et dans des projets de développement dans les États sahéliens voisins. Mais depuis le coup d’État du 26 juillet au Niger, l’Allemagne a suspendu son aide humanitaire au pays.

Ethiopie : l’automobiliste russe AvtoVAZ va construire une usine

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En Ethiope, le russe AvtoVAZ construira une usine d’assemblage de voitures Lada pour servir l’Afrique. Cette usine, une fois en activité permettra d’alimenter le marché local éthiopien mais aussi des états voisinant comme le Soudan, le Soudan du Sud, le Kenya et la Somalie.

Le constructeur automobile russe AvtoVaz annonce la construction d’une usine d’assemblage de voitures de marque Lada en Ethiopie afin de desservir plusieurs marchés africains, a rapporté le site d’information russe Russia Briefing, mercredi 27 septembre.« Nous verrons des voitures russes Lada dans les pays voisins dans un avenir proche, car AvtoVaz a déjà signé un accord prévoyant l’implantation d’une usine en Ethiopie avec l’une des entreprises locales », a déclaré l’ambassadeur d’Ethiopie en Russie, Cham Ugala Uriat.

« Ces voitures russes pourraient notamment être exportées vers le Soudan, le Soudan du Sud, le Kenya et la Somalie », a-t-il ajouté. Le diplomate a également confirmé que d’autres constructeurs automobiles russes « manifestent aujourd’hui leur intérêt pour l’Ethiopie afin d’y installer des lignes d’assemblage », indiquant que « deux entreprises mènent déjà des consultations avec la partie éthiopienne à ce sujet ». L’Ethiopie, dont la classe moyenne ne cesse de s’accroître dans un contexte de forte croissance économique, fait partie du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), une communauté économique régionale regroupant vingt et un États membres et s’étend de la Tunisie à Eswatini. A noter que Addis-Abeba,  rejoindra le groupe des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) en janvier 2024, le pays a également signé l’accord relatif à l’établissement de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf).

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Minerais critiques : l’UE lorgne la RDC et la Zambie au moment où les grands pays exportateurs imposent des restrictions

D'après une circulaire gouvernementale, le Congo a instauré de nouvelles conditions pour les exportateurs de cobalt, ce qui pourrait compliquer le système de quotas récemment mis en place. (Crédit : DR)

Au moment les Etats-Unis et la Chine ont imposé des restrictions sur l’exportation de minerais stratéqiques l’Union européenne (UE) va signer des accords de partenariat axés sur le développement de chaînes de valeur locales de minerais critiques avec la RD Congo et la Zambie pour réduire sa forte dépendance vis-à-vis de la Chine, selon des informations relayées par Bloomberg.

Un forum de la Cédéao pour des solutions énergétiques durables

La rencontre se tiendra dans la ville de Praia, au Cap-Vert, les 11 et 12 octobre prochain, sous le patronage du bureau du Premier ministre cap-verdien.

Le Centre pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (ECREEE) organise la 8e édition du Forum de la Cédéao sur l’énergie durable (ESEF 2023). La rencontre se tiendra dans la ville de Praia, au Cap-Vert, les 11 et 12 octobre prochain, sous le patronage du bureau du Premier ministre cap-verdien.

La rencontre va se dérouler simultanément avec la semaine de la transition énergétique en Afrique de l’Ouest. L’ESEF attire une large gamme de parties prenantes, parmi lesquels des chefs d’Etat, des ministres, des dirigeants d’institutions financières et d’organisations de développement, ainsi que le secteur privé, afin de discuter et de concourir sur des solutions énergétiques durables pour la région. Le Forum représente une réelle opportunité  pour les représentants des gouvernements, les organisations internationales, les dirigeants du secteur privé, les universitaires, la société civile, les innovateurs et d’autres parties prenantes, d’engager des discussions fructueuses dans l’optique de trouver des solutions idoines face aux défis énergétiques urgents auxquels l’Afrique de l’Ouest est confrontée. La rencontre devrait donner un coup de pouce au paysage énergétique de la sous-région en mettant l’accent sur  l’innovation, la collaboration et le partage de connaissances.

Pour  le Directeur exécutif de l’ECREEE, Francis Sempore, « l’ESEF souligne notre engagement à promouvoir des solutions énergétiques durables qui répondent aux défis et aux opportunités uniques de l’Afrique de l’Ouest. En réunissant diverses parties prenantes, nous visons à encourager la collaboration et l’innovation, pour finalement conduire la région vers un avenir énergétique plus durable et plus résilient ».

La question de l’investissement sera au cœur  du forum. L’ECREEE avoue que les projets d’énergie durable demandent des investissements consistants. D’où la tenue de ce forum qui va offrir un cadre appropriée de mise en relation entre les parties concernées avec des investisseurs potentiels, en promouvant les opportunités de financement pour les projets d’infrastructure verte qui s’alignent sur les objectifs énergétiques de la région. Outre cela, la promotion des politiques et du cadre réglementaire fera également partie des éléments clés du forum selon la déclaration de la Commission de la Cédéao, Elle a ajouté que des cadres politiques et réglementaires efficaces sont essentielles pour la transition vers l’énergie durable. Le Forum servira de plateforme pour discuter des recommandations politiques qui soutiennent un environnement propice à l’innovation énergétique, à la concurrence du marché et à l’implication du secteur privé.

« L’édition de cette année comprendra la 4e édition de la Foire internationale des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique du Cap-Vert, qui aura lieu du 12 au 14 octobre 2023, et qui est organisée par le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Energie », a indiqué le communiqué.

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