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Ghana- L’ancien président remporte la présidentielle en plein marasme économique

L’ancien président du Ghana, John Dramani Mahama, a réalisé un retour politique triomphant, remportant l’élection présidentielle dans ce pays d’Afrique de l’ouest. Son rival, le vice-président Mahamudu Bawumia, a reconnu sa défaite, dimanche.

La situation économique catastrophique du Ghana aura fait couler le bateau du président Nana Akufo-Addo. Le résultat des élections générales au Ghana est un nouveau coup dur pour le parti au pouvoir dans une région où les électeurs, touchés par les difficultés économiques, la forte inflation et la dépréciation de la monnaie locale, ont manifesté ardemment en réclamant des changements de direction. John Dramani Mahama, 66 ans, qui a été président du Ghana de 2012 à 2016, présentait son concurrent le plus sérieux, Bawumia, pendant la campagne, comme une continuation des politiques qui ont conduit à la pire crise économique du Ghana.

L’élégance démocratique du Ghana, saluée

Le deuxième plus grand producteur mondial de cacao et principal producteur d’or a conclu, l’année dernière, un accord avec le Fonds monétaire international pour un sauvetage de 3 milliards de dollars, après avoir fait défaut sur la majeure partie de sa dette internationale. S’exprimant lors d’une conférence de presse depuis sa résidence, Bawumia a déclaré qu’il avait appelé Mahama pour le féliciter, ajoutant que le Congrès national démocratique (NDC) de Mahama avait également remporté les élections parlementaires. « Les données issues de notre propre compilation interne des résultats des élections indiquent que l’ancien président John Dramani Mahama a remporté l’élection présidentielle de manière décisive », a déclaré Bawumia. Il a ainsi concédé sa défaite avant le résultat officiel pour apaiser les tensions. A noter qu’avant sa concession, des échauffourées avaient été signalées dans plusieurs centres de circonscriptions locales où les résultats arrivaient encore des bureaux de vote. « Je prononce ce discours de concession, avant l’annonce officielle de la Commission électorale, pour éviter de nouvelles tensions et préserver la paix dans notre pays », a t-il confié.

Le désormais ancien vice président a quand même eu un mot sur l’économie du pays, soutenant qu’il est important que la communauté mondiale des investisseurs continue de croire au caractère pacifique et démocratique du Ghana. Signalons que des centaines de partisans du NDC sont descendus dans les rues de la capitale Accra, dimanche 8 décembre 2024, pour célébrer leur victoire.

Chronique- Pas de logistique aisée, avec ces tracasseries

Partout en Afrique, les décideurs des secteurs public et privé attendent, généralement, l’opérationnalité de la Zone de Libre Echange Africaine (ZLECAf). Mais à quoi servirait un tel espace avec des procédures farfelues et illicites, à n’en plus finir, pour traverser un pays et se rendre à un autre ?  

En Afrique, malheureusement, voyager facile est devenu une chimère. Demandez à n’importe quel migrant qui décide de quitter Dakar pour se rendre à Valladolid, ou dans le sens inverse, dans son propre véhicule, quelles difficultés fait-il face ? Entendons-nous bien, ici, il ne s’agit que de migration régulière. Cela signifie que le Guinéen, Malien ou Béninois dispose de papiers et documents en règle. C’est un véritable parcours du combattant !!! Ayons le courage de dire que la plupart des tracas sont rencontrés sur le continent et pas en Europe.

Dans le sens Nord-Sud, par la transafricaine Atlantique, dès Tanger, commence le lot de longues attentes, souvent jusqu’à 6 ou 7 h… Police, gendarmerie… pour Dieu seul sait combien de contrôles pour quelqu’un en transit ! Pire, si le voyageur a eu l’imprudence de charger dans son véhicule quelque électroménager à offrir à destination, la douane marocaine fait signer des visas d’entrée provisoire, de reconnaissances de consignation et autres certificats d’exportation définitive. Ce n’est pas tout, il est imposé au voyageur de déposer en liquides une caution (reconnaissance de consignation) à récupérer à la sortie du territoire marocain à Guergarate, après une énième attente – veiller à la conformité entre les quantités inscrites et emballées… Pourtant, il est assez aisé de distinguer un vacancier d’un commerçant, sachant que les familles africaines ne sont pas atomiques.

Une fois que ce territoire est franchi, sans que la voiture de tourisme ou le camion n’ait pas essuyé des jets de pierres d’énergumènes qui se plaisent à caillasser de paisibles voyageurs, ce qui attend en Mauritanie est loin d’être une sinécure ! Rebelote pour d’interminables attentes de 6 à 7 h aussi ! Après un passavant de 120 €, document autorisant la circulation en franchise de marchandises soumises à certaines taxes, en transit sur le sol mauritanien– sachant que la redevance normale d’entrée est de 5 € à l’aéroport de Nouakchott- c’est le début d’un lot de prélèvements illicites et sans documents justificatifs reçus. Ceux, qui osent exiger des pièces justificatives, sont purement et simplement ignorés et une attente supplémentaire leur est assignée d’office. Une escorte, assurée par un ressortissant mauritanien, est imposée ! « Gratuite », au départ, elle va se facturer jusqu’à 50 € ! Sur un trajet de plusieurs centaines de km, à chaque portion de 50 km la gendarmerie ou la police – c’est selon- fait des contrôles qui deviennent rapidement intempestifs. « Vous n’avez pas marqué le stop ! », « Où est votre visite technique dans le pays » … Tout cela pour quelqu’un qui est en transit ! Osons le dire, ces prélèvements illicites sont du racket et renchérissent les coûts de transport sur nos routes ! Malheureusement, tout le monde y passe, africains, touristes étrangers, camionneurs… A tous ces dérapages sur le système de contrôle, s’ajoutent des attitudes basses et viles. Certains vont jusqu’à demander des « cadeaux » prêt à porter, smartphones… Jusqu’à la sortie à Rosso Mauritanie, les tracas vont se multiplier ! Il est arrivé qu’on fasse payer à des voyageurs jusqu’à 6 tickets (6 x 40 anciens UM, soit 0,57 €) par personne pour traverser par le bac sur le fleuve Sénégal, large de quelque dizaines de m seulement- au lendemain des indépendances, en signe de soutien, l’ex Président Senghor avait permis que son pays accorde unilatéralement cette barge à la Mauritanie dont la capitale se trouvait à Ndar (Saint-Louis). En face à Rosso Sénégal, il n’est exigé au voyageur qu’un ticket de 200 f CFA (0,31 €). Nos dirigeants et décideurs n’ont qu’à prendre des véhicules banalisés et tenter l’expérience !

Partout pareil… quid de la libre circulation ?

Malheureusement sur les axes Burkina Faso- Côte d’Ivoire, Mali-Sénégal… ce qui est valable sur le corridor Maroc-Mauritanie-Sénégal-Guinée… est quasi-identique. Alors que la libre circulation est de rigueur, tout un lot de rackets est déploré ! Certes le contrôle routier va de paire avec la libre circulation, cependant quand il devient intempestif et de surcroît illicite sur des routes, dont la qualité est loin des standards, il y a lieu de s’interroger. Fort heureusement, tous les agents des force de l’ordre et soldats de l’économie ne sont pas pareils.

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Aujourd’hui, les populations attendent de leurs dirigeants un réseau d’autoroutes et des voies express séparées, un maillage de rail à écartement standard, des canaux fluviaux… pour plus de confort, atténuer les accidents et autres chocs frontaux. Bref, il est temps d’asseoir une logistique qui promeut la compétitivité. Africains, soyons conscients que les origines de la balkanisation sont domiciliées ailleurs ! A nous d’en atténuer les conséquences, en commerçant facile et au bénéfice de tous, pas uniquement dans un sens ! Aussi, sans délai, que les entités, qui ont des atomes crochus, s’élargissent et rendre leurs frontières permissives. Le succès est au bout de cet osmose. C’est d’autant plus juste que vous pouvez traverser plusieurs frontières européennes dans la journée sans anicroches majeures et en une journée.

Niger- La mine d’uranium de Somair, filiale d’Orano, nationalisée

Le groupe nucléaire français Orano vient d’annoncer que les autorités nigériennes ont pris le contrôle de sa mine d’uranium de Somair. Depuis un certain temps, le gouvernement dirigé par l’armée, soucieux de faire bénéficier d’abord le peuple de ses ressources, intensifie la pression sur les investisseurs étrangers, dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.

Au Niger, l’Etat entend prendre le contrôle de la production d’uranium. Orano, compagnie française, présente au Niger depuis l’indépendance de ce pays et qui détenait jusque-là environ 63% de la mine d’uranium de Somair, a indiqué que les décisions prises, lors des réunions du Conseil d’administration n’étaient plus appliquées. Entre autres décisions, Orano déclarait qu’une résolution, adoptée par le Conseil d’administration de Somair, le 12 novembre, visant à suspendre les dépenses liées à la production, afin de préserver les fonds pour les salaires, était délibérément ignorée et que cela « détériorait davantage la situation financière de l’entreprise ». Dans l’ancienne configuration, le Niger détenait le reste des parts de la Somair. Orano confirme aujourd’hui que les autorités nigériennes ont pris le contrôle opérationnel de la société.

Les ressources appartiennent au peuple

Après le coup d’État militaire de l’année dernière, les nouvelles autorités du Niger ont pris la ferme résolution de faire profiter en premier la population des revenus résultant de la production d’uranium qui représente une part importante rapportée au globe. Rappelons que l’uranium est le combustible le plus utilisé pour l’énergie nucléaire. Orano, qui exploite des mines au Niger depuis des années, s’est engagée à « défendre ses droits devant les instances compétentes », afin de permettre à la Somair de fonctionner normalement, sans donner de détails.

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Notons que le Niger représentait environ 15% des approvisionnements d’Orano en uranium lorsque ses mines fonctionnaient à plein régime. Cette compagnie française a dévoilé que l’arrêt des exportations du Niger a été entièrement compensé par la montée en puissance des mines au Canada et au Kazakhstan. Déjà en juin, Orano révélait que le Niger avait retiré un permis d’exploitation à sa filiale d’Imouraren. Par ailleurs, GoviEx Uranium du Canada a déclaré avoir été déchu de son droit de développer un projet d’uranium au Niger en juillet.

Orano a vainement mis en garde, depuis plusieurs mois, contre toute ingérence dans la gouvernance de Somair. Après que les autorités aient stoppé les exportations, l’année dernière, la compagnie a été contrainte de suspendre sa production.

Commerce- Des agro-industriels américains à Aswak Assalam

Dans la cadre de la première mission commerciale du Département de l’Agriculture américain (USDA) au Maroc, en ce début décembre 2024, une délégation d’opérateurs américains se rendront vendredi 06 décembre 2024 dans un hypermarché de la chaine Aswak Assalam.

Les relations entre le Maroc et les Etats Unis sont séculaires. Le Royaume du Maroc a été le premier pays à avoir signé un Traité d’Amitié, en janvier 1787, avec la jeune nation indépendante et donné son accord pour la protection des navires américains croisant au-delà du Détroit de Gibraltar et passant au large de la Libye sur la Méditerranée. Depuis l’opérationnalité de l’ALE (Accord de libre-échange) en 2006, les exportations agricoles marocaines ont triplé, tandis que celle des Etas Unis ont doublé. Le volume des échanges agricoles ont atteint 900 millions de dollars, en 2023, note-t-on. Mieux encore, nous apprenons que le Maroc et les Etats Unis sont coparrains d’une Résolution des Nations Unies, visant à déclarer, « 2026, Année Internationale de l’Agriculture (AIAF)« .

Avec la mission commerciale, annoncée par SE l’Ambassadeur Puneet Talwar des Etats Unis à Rabat, première du genre dans le secteur agro-industriel au Maroc, ce sont le renforcement des liens commerciaux, l’ouverture de nouveaux marchés et l’extension des partenariats entre ces deux Etats, mais aussi avec l’Afrique de l’ouest, qui sont visés.

Parmi les étapes de la visite de cette importante délégation américaine, composée de 26 entreprises agroalimentaires, 21 dirigeants de coopératives et 14 représentants des Départements de l’Agriculture, un hypermarché de la chaîne Aswak Assalam. Mais pourquoi donc cette chaîne d’hypermarchés de Ynna Holding Groupe Chaabi ? Doit-on alors rappeler que cette enseigne marocaine, spécialisée dans la grande distribution, créée en 1998, par feu Miloud Chaabi, a toujours visé mettre à la portée des familles marocaines les produits du quotidien, à savoir ceux de biscuiterie et confiserie, de boucherie, de boulangerie et pâtisserie, de poissons frais & fruits de mer, de charcuterie et traiteur, de crémerie, d’épicerie, d’électroménagers et électroniques, de maisons & cuisines… ? Pas surprenant venant du premier groupe privé marocain, dont le fondateur, pur self made man, avait fini par ériger en 1965 une Fondation éponyme pour accompagner le développement par l’éducation et la solidarité sociale. Loin de visées mercantiles, Ynna Holding a toujours eu comme desseins, dans ce secteur de la grande distribution, à assurer d’abord sa contribution dans un service stratégique, à savoir la satisfaction de la consommation des ménages. Premier groupe privé marocain par le Magazine Forbes (2012), le Groupe Chaabi a toujours joué sa partition, dans ce sens.

Une femme d’affaires, humaniste et philanthrope

Asma Miloud Chaabi, Membre du Conseil d’administration YNNA Holding, en charge des Relations Internationales du 1er Groupe privé Marocain, fondé en 1948, aura l’honneur de recevoir la délégation. De qui s’agit-il ? Pionnière dans bien des domaines, elle est la Première et Unique Femme à avoir été élue Maire d’une ville urbaine dans l’histoire du Maroc et dans la région MENA, en 2003, en l’occurrence Essaouira.

Première Lauréate Marocaine d’ASPEN INSTITUTE, France, ce Membre du Conseil d’Administration de Holding YNNA, Groupe Chaabi qui s’active dans l’immobilier, l’industrie, la pétrochimie, l’agro-alimentaire, la distribution et l’hôtellerie, est aussi Présidente de la Fondation Miloud Chaabi que Feu son père, Philanthrope hors pair, avait créé en 1965 pour le Développement Social et la Solidarité, mais aussi dans les domaines de l’Education et des Campus universitaires, à travers ses Homes Dar Talib & Taliba, dans le milieu rural au Maroc. A ce niveau, cette Fondation les accompagne dans les collèges & lycées puis aux universités à Agadir, Kénitra et Tanger. Dans le même sillage la Fondation a initié les Ecoles QALAM qui forment les élèves et étudiants à l’entrée aux classes PREPA des grandes écoles et universités.  

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C’est aussi une Humaniste, Panafricaine et Femme du monde, élevée au titre de Citoyenne Pèlerin du Sanctuaire de la Traite Négrière et Patrimoine de l’Humanité de l’Île de Gorée au Sénégal, et de surcroît Ambassadeure de Bonne volonté de cette île-memoire, qui va recevoir les membres de la délégation américaine.

Une tête de pont sur l’Afrique de l’ouest

Ces autorités et opérateurs américains, venus s’enquérir des dernières tendances en matière de consommation alimentaire, sonder la demande, tout en explorant des pistes d’accès plus conséquents aux principaux marchés régionaux, arrivent donc à point nommé et font un choix opportun. La sécurité alimentaire et la facilitation de connexions vitales adossées à une logistique aux standards internationaux se rejoignent au sein de cette chaîne du groupe Chaabi, dans un Maroc en progrès continu. M. Daniel Whitley, Administrateur du Foreign Agricultural Service, à la tête de la mission commerciale, l’a si bien exprimé dans un document de l’Ambassade des Etats Unis à Rabat qui nous est parvenu. De son avis, cette mission offre une opportunité cruciale aux entreprises agroalimentaires américaines de pénétrer le marché dynamique marocain et de tirer parti de sa position stratégique pour un accès plus large au reste du continent. A noter que des rencontres sont prévues entre les membres de la mission et des responsables du ministère marocain de l’Agriculture, de la Comader (Confédération marocaine de l’Agriculture et du développement rural), de l’IFIM (Institut de formation de l’industrie meunière et du Zoopole. Il y aura aussi des B2B au Maroc et en Afrique de l’ouest, singulièrement avec des opérateurs de Côte d’Ivoire, de la Gambie et du Sénégal.

Ghana- Approbation du FMI de la 3ème évaluation du Programme de 3 milliards de dollars

Le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé la troisième revue du Programme de prêts de 3 milliards de dollars du Ghana, débloquant un décaissement immédiat d’environ 360 millions de dollars.

« Les résultats du Ghana, dans le cadre du Programme soutenu par le FMI, ont été globalement satisfaisants. Tous les critères de performance quantitatifs et les objectifs indicatifs de la troisième revue ont été atteints », a déclaré l’institution de Bretton Woods. Le ministre des Finances ghanéen, Mohammed Amin Adam, vient de déclarer que l’examen avait été approuvé.

Le producteur d’or et de cacao d’Afrique de l’ouest se remet de l’impact de son défaut de paiement de 2022. Il devrait organiser des élections présidentielles et parlementaires, le 7 décembre 2024. « Avec trois évaluations positives consécutives du FMI, cela montre la détermination du gouvernement à remettre l’économie sur la voie du succès. Nous avons fait preuve d’une discipline inhabituelle dans la gestion budgétaire », a déclaré l’argentier du pays. « Nous apprécions l’énorme travail qu’il nous reste à accomplir et nous ferons tout pour le bien de notre peuple », a-t-il ajouté.

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Le Conseil d’administration du FMI a approuvé le Programme de prêt actuel du Ghana, en mai 2023. A noter que l’accord expire en 2026. La restructuration de la dette du Ghana devrait permettre une réduction envers les détenteurs d’obligations de 4,7 milliards de dollars. Une telle reconfiguration induirait un allégement de trésorerie d’une valeur de 4,4 milliards de dollars, pendant la période du Programme du FMI.

Egypte- Le secteur privé non pétrolier se contracte moins

La situation du secteur privé non pétrolier en Egypte s’est moins dégradée en novembre. La production et les nouvelles commandes ont moins baissé, selon les dernières données de l’Indice des directeurs d’achat (PMI) de S&P Global.

En Egypte, l’indice PMI a progressé à 49,2 en novembre, contre 49,0 en octobre, se rapprochant ainsi du seuil de 50,0 qui sépare croissance et contraction. Malgré cette amélioration, l’indice indique toujours une légère détérioration de la conjoncture économique. « La baisse de la production et des nouvelles affaires a ralenti dans l’ensemble du secteur non pétrolier en novembre, ce qui indique que les conditions commerciales sont proches de la stabilisation », a déclaré David Owen, Economiste de S&P.

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En raison d’une demande toujours faible, la production a chuté pour le troisième mois consécutif. Certaines entreprises ont néanmoins fait état d’une reprise de leurs nouvelles commandes, laissant entrevoir des signes de reprise. L’indice secondaire de production s’est amélioré à 49,1 contre 47,9 en octobre, tandis que l’indice secondaire des nouvelles commandes a grimpé à 48,7 contre 47,6. Le secteur manufacturier a affiché une croissance modeste des commandes de biens, ce qui a contribué à compenser les baisses dans la construction, le commerce de gros et de détail et les services.

Une inflation au plus bas, mais…

Le nombre d’emplois a diminué en novembre, ce qui représente la première baisse, après quatre mois d’expansion. Les entreprises ont invoqué la baisse des volumes de ventes et la baisse de la confiance pour justifier le non-remplacement des départs volontaires. Les prix des intrants ont augmenté, affichant 55,9. C’est le rythme le plus lent, depuis juillet. La croissance plus faible des salaires a contribué à un niveau d’inflation des coûts, à son plus bas niveau, depuis quatre mois. Cependant, les prix d’achat ont continué de grimper, en partie, en raison d’un dollar américain plus apprécié. Les entreprises restent prudentes quant à l’activité future. Les prévisions de production pour l’année à venir, à 50,5, sont les deuxièmes plus basses de l’histoire de la série.

Chronique- Thiaroye 1944, massacre de Tirailleurs Sénégalais, fin de l’omerta ?

Ce 1er décembre 2024, le Sénégal commémore le 80ème Anniversaire du massacre de Tirailleurs Sénégalais au Camp de Thiaroye à une dizaine de km de Dakar. Cette année, l’anniversaire de ce douloureux souvenir porte un cachet particulier. Un coin du voile, sur cette ignoble tuerie de soldats noirs africains qui réclamaient leur dû par leurs supposés frères d’armes français, se lève petit à petit, pour le devoir de mémoire, de réparations et de justice.

Plus jamais ça ! C’est le cri de cœur qui tambourinait dans toutes les poitrines, dans la matinée du 1er décembre 2024, au Cimetière du Tirailleur Sénégalais et du Camp militaire de Thiaroye, où s’est déroulée la cérémonie de commémoration du 80ème anniversaire du massacre. Après des décennies d’un silence assourdissant, pour reprendre les propos du Président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, c’est un élan quasi-général qui existe pour faire la lumière sur toutes les zones d’ombre qui entourent un tel crime. « Les tirailleurs n’étaient pas des mercenaires ! Bien au contraire, c’étaient de nobles défenseurs d’une dignité humaine qu’on ne saurait sacrifier sur l’autel de l’oubli ou de falsifications ! », ajoutera-t-il.

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Combien ont été sauvagement éliminés ? Où sont-ils enterrés, sachant qu’il n’y a pas unanimité sur les chiffres et que le cimetière du Tirailleur ne compte que quelque 200 sépultures ? Qui sont ceux qui ont été victimes de ce massacre ? Il y a espoir que toutes ces questions seront bientôt élucidées. On peut le croire, compte tenu du fait que le Président français actuel, Emmanuel Macron, vient de reconnaître le massacre perpétré par des soldats français… La falsification de l’histoire semble être derrière nous. Que ceux qui ont toujours tenté de maquiller l’histoire, évoquant mutinerie ou désobéissance se tiennent à carreaux. Une nouvelle génération de dirigeants dans les 17 pays, dont ces tirailleurs étaient originaires, et en France, a décidé de prendre le taureau par les cornes pour élucider cette répression sanglante que rien ne justifiait.

Justice, vérité et réparations

Rien ne sera plus comme avant ! Le chef de l’Etat sénégalais l’a martelé, en présence de chefs d’Etats des Comores, de la Gambie, du Gabon, de la Guinée Bissau, et de la Mauritanie qui est aussi président en exercice de l’Union africaine, et de plusieurs délégations provenant des 16 autres pays qui fournissaient le contingent de Tirailleurs sénégalais, à savoir le Bénin, le Burkina Faso (ex- Haute Volta), les Comores, le Cameroun, le Congo, la Côte d’Ivoire, Djibouti, le Gabon, la Guinée, Madagascar, la République centrafricaine (RCA), le Tchad, le Togo…  Outre la Journée du Tirailleur qui sera désormais célébré le 1er décembre de chaque année, un Mémorial sera érigé à Thiaroye pour s’y recueillir tout comme un Centre de Documentation et de Recherches sur le site. Dorénavant des rues et places publiques porteront le nom du Massacre et de Tirailleurs bien identifiés. Afin de laisser cet épisode vivace dans la mémoire collective, cette histoire sera enseignée dans les curricula. Parallèlement à d’autres initiatives sur le continent et au-delà, un Comité international de chercheurs indépendants sera mis en place pour aider à la reconstitution exacte des faits de ce 1er décembre 1944. Le Comité de la Commémoration, qui a récemment séjourné en France, pour acquérir des archives, va aussi poursuivre sa quête pour avoir toute la vérité sur ce passé douloureux. Mardi 26 novembre 2024 à 11h30, a été déposée au 8ème Bureau du Palais Bourbon par « Mémoires & Partages », la Résolution Sembène, du nom du cinéaste sénégalais Ousmane Sembène qui a réalisé le film Camp de Thiaroye en 1988, pour une Commission d’enquête parlementaire sur le Massacre de Thiaroye 44.

Pour la France, c’est peut-être là une dernière perche tendue, pour s’acquitter d’une dette morale qui n’a que trop duré. Dans « Cette Afrique-là ! », l’écrivain camerounais Jean-Ikelle Matiba dépeignait, on ne peut mieux l’absurdité que vivait ce père africain qui a perdu deux fils dans deux guerres qui ne le regardait aucunement… D’autres penseurs, écrivains, cinéastes ou artistes s’inscriront dans cette dynamique, parmi eux Cheikh Anta Diop, Boubacar Boris Diop, Didier Awadi, Ouza et ses Ouzettes… Qu’est ce qui pourrait réparer un tel carnage ? Doit-on rappeler que des soldats des colonies, enrôlés de force, qui ont servi de chair à canons, victimes de racisme… ont été fusillés, explosés à la roquette puis ensevelis dans des fosses communes, juste pour avoir réclamé leurs indemnités, soldes primes de démobilisation ou revendiqué de meilleures conditions de cantonnement à leur retour précipité à Thiaroye? Un retour qui empêchait leur reconnaissance de faits d’armes à la victoire finale !!!

Aux pays Africains, cette page d’histoire est une occasion pour resserrer leurs liens, afin d’atteindre les objectifs de l’Agenda 2063, comme indiqué par le Président mauritanien et Président en exercice de l’UA qui s’est exprimé au nom de ses pairs présents ce 1er décembre 2024 à Thiaroye.   

L’indien BN Group veut investir 1 milliard $ en Afrique

Le groupe indien BN Group compte faire sortir de terre trois usines de transformation et d’acheter des plantations d’oléagineux, tout en mettant un point d’honneur sur les préférences des consommateurs locaux.

Le fabricant indien d’huiles alimentaires comestibles, BN Group, présage d’investir un milliard de dollars dans la construction d’usines de transformations et l’achat de plantations en Afrique, dans les cinq années prochaines. « Nous investirons environ un milliard de dollars, durant les cinq prochaines années, pour renforcer notre présence en Afrique » a assuré le PDG du Groupe Anubhav Agarwal. La société a déjà un bureau sis en Tanzanie et le PDG envisage d’allouer 400 millions de dollars pour la construction de trois usines de transformation d’une capacité de 1 200 tonnes, 500 tonnes et 300 tonnes, respectivement.

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Répondre aux préférences des consommateurs locaux

L’acquisition de plantations d’oléagineux se fera avec le reste de l’investissement. « Les opérations devraient commencer au quatrième trimestre de l’exercice 2026-2027, pour servir des marchés émergents en Afrique. Outre la transformation de l’huile de palme, nous envisageons de fournir d’autres produits connexes comme le savon », a notifié le PDG du Groupe, sans donner les details sur les pays et les sous-régions ciblés. BN Group se fixe comme objectif de répondre aux préférences des consommateurs locaux, en mettant sur le marché des produits ayant des contenances de 5, 10 et 15 litres à des prix compétitifs.

D’abord, l’entreprise comptera mener une stratégie de vente directe aux magasins, avant de passer à la distribution par le biais de distributeurs. Le groupe espère engranger des résultats d’EBITDA (résultat opérationnel avant provisions et amortissements) de 20 à 25% en Afrique, contre 5% seulement en Inde. BN Group, qui a des représentations dans cinq pays dans le monde, s’attend aussi à ce que ses opérations africaines apportent environ 2 milliards de dollars à son chiffre d’affaires prévisionnel, de 3 milliards de dollars en 2030.

Finance : Le Maroc organise la restructuration des dettes en souffrance de ses banques

Les autorités monétaires marocaines ont annoncé, ce jeudi 28 novembre 2024, qu'elles prévoient de mettre en place une loi tendant à libérer l'équivalent de 9,7 milliards $ de créances en souffrance dans les bilans des banques commerciales, en les rendant cessibles et négociables sur un marché secondaire. (Crédit DR).

Le Maroc prévoit de libérer de 9,7 milliards USD de dettes en souffrance dans le bilan des banques. Aidé en partie par la SFI, ce mécanisme a pour but de réduire les risques systémiques que peuvent poser les banques commerciales et de renforcer leur résilience face aux chocs économiques futurs.

Les autorités monétaires marocaines ont annoncé, ce jeudi 28 novembre 2024, qu’elles prévoient de mettre en place une loi tendant à libérer l’équivalent de 9,7 milliards $ de créances en souffrance dans les bilans des banques commerciales, en les rendant cessibles et négociables sur un marché secondaire. Pour l’occasion, Bank Al-Maghrib, la Banque centrale du Royaume, a organisé une rencontre avec des parties prenantes ce jeudi pour discuter des avancées du projet de loi.

Ce projet de loi a un objectif double dira les initiateurs. D’un côté, amener les banques commerciales marocaines à s’extirper d’une situation émanant d’une succession de chocs mondiaux ayant compliqué la capacité des débiteurs à honorer leurs engagements de remboursement, et retirer ces créances des bilans des banques commerciale tout en faisant de la place aux sommes mises de côté pour les provisionner. Avec de tels cas de figure, ces institutions financières seraient en mesure de s’en sortir en cas d’éventuels chocs futurs. Plus globalement, l’idée est de baisser le risque pouvant devenir systémique. La Banque centrale marocaine indique que le total de ces créances en souffrance représente jusqu’à 7% du produit intérieur brut (PIB) du pays, voire plus si l’on tient compte des provisions. Le processus bénéficie du soutien de la Société financière internationale (SFI), la branche de la Banque mondiale qui soutien le secteur privé et financier dans les pays en développement. Cependant, sa mise en œuvre ne sera pas facile « Pour la cession de leurs créances en souffrance, les banques doivent disposer au préalable de systèmes d’information permettant de fournir aux investisseurs des informations détaillées sur ces créances afin de leur permettre de mener leurs due diligence et de disposer d’une base fiable pour leur valorisation« , a rappelé le directeur général de la Banque centrale.

Nigéria- La banque centrale relève son taux directeur

Banque centrale du Nigeria. (Crédit : DR).

La banque centrale du Nigeria a relevé mardi son taux d’intérêt directeur, pour la sixième fois cette année. De nouvelles pressions inflationnistes ainsi que sur le taux de change sont évoquées, dans ce pays le plus peuplé d’Afrique.

Central Bank du Nigeria (CBN) rehausse son taux repo. La décision d’augmenter le taux directeur de 25 points de base à 27,50 % (NGCBIR=ECI) porte les hausses de taux de cette année à un total cumulé de 875 points de base. L’inflation a augmenté pour le deuxième mois consécutif à 33,88 % en termes annuels en octobre (NGCPIY=ECI), dans ce qui constitue la pire crise du coût de la vie que le pays ait connue, depuis des décennies.

A lire aussi: Nigéria : la banque centrale relève de nouveau son taux direteur

Le gouverneur de la Banque centrale du Nigeria, M. Olayemi Cardoso, a fait savoir que les prix des denrées alimentaires et de l’énergie étaient les principaux contributeurs à la hausse de l’inflation. La pression persistante sur le naira, devise du Nigéria, reste préoccupante, apprend-on. Lors d’une conférence de presse, dans la capitale Abuja, M. Cardoso a précisé: « Les membres ont donc convenu à l’unanimité de rester concentrés sur la gestion de l’évolution des prix et la banque centrale est engagée dans la « guerre contre l’inflation ».

Le bout du tunnel, à T1 2025

Le comité de politique monétaire s’attend à ce que les résultats de ses mesures de resserrement soient plus visibles au premier trimestre 2025. « Il est également important que les gens comprennent qu’il y a un décalage entre le moment où les politiques sont mises en œuvre et celui où elles ont un impact », a renchéri le gouverneur de la banque centrale. Les pressions sur les prix ont été amplifiées par les mesures, prises par le président Bola Tinubu, pour réduire les subventions sur l’essence et l’électricité. Mais aussi la décision de dévaluer le naira ont été subséquentes. Ces mesures visent à stimuler la croissance économique et à consolider les finances publiques du premier producteur de pétrole d’Afrique, même si le taux de croissance reste bien inférieur à l’objectif de 6 % fixé par Tinubu.

Après la hausse des taux de mardi, Capital Economics a, dans une note de recherche, signifié que le cycle de resserrement du Nigeria était terminé, même s’il ne s’attendait pas à des baisses de taux, avant le deuxième trimestre de l’année prochaine. Razia Khan de Standard Chartered a déclaré qu’un naira stable serait essentiel pour contenir l’inflation et que si la banque centrale parvenait à stabiliser sa monnaie, il ne serait pas nécessaire de procéder à de nouvelles hausses.

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