lundi 23 février 2026
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Chronique-Mpox, épidémie artificielle ou pandémie en puissance ?

Mpox, communément connu sous le nom de variole du singe- M, pour Monkey, singe en Anglais- est une pathologie complexe. Elle a suscité de nombreuses théories, allant des causes naturelles à des hypothèses plus controversées, impliquant une manipulation en laboratoire. Avec la résurgence cet été d’un nouveau variant, Clade1b, plus contagieux et plus mortel, la question lancinante d’une nouvelle pandémie se pose avec acuité, mais bien d’autres interrogations encore.

Mpox, variole du singe, est une variole simienne. Infectieuse, elle est provoquée par l’orthopoxvirus simien qui peut déclencher une éruption cutanée douloureuse, un gonflement des ganglions lymphatiques et de la fièvre. N’importe qui peut l’attraper, soit par contact physique (personnes ou animaux infectés, matériaux contaminés, femmes enceintes à leur enfant). Si la plupart des contaminées se rétablissent, il existe des formes plus graves de la maladie et un nouveau variant du virus, plus virulent et plus mortel est apparu et suscite des craintes au sein de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui l’a, depuis, déclarée en tant qu’urgence sanitaire internationale, et de pays où des cas ont été décelés.  

Cette épidémie arrive au mauvais moment, après les psychoses nées de la Covid-19. Bien que l’origine exacte du Mpox reste à élucider, des preuves scientifiques actuelles penchent en faveur d’une origine naturelle. Reste à savoir où a été domicilié le premier malade… Des voix s’élèvent pour réfuter toute stigmatisation. Il est crucial de s’appuyer sur des faits et des données scientifiques pour évaluer les risques et mettre en place des mesures de santé publique efficaces.

« Conspirationnistes » Vs « Scientifiques »

Aujourd’hui, comprendre l’origine d’une maladie permet de mieux adapter les stratégies de prévention et de contrôle. La confiance dans les institutions, telles que l’OMS est mise à rude épreuve. En effet, les théories du complot peuvent éroder la confiance du public dans les institutions scientifiques et sanitaires. Il s’agit aussi d’identifier les facteurs de risque associés à l’émergence de nouvelles maladies est essentiel pour prévenir de futures pandémies. Dernièrement l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) introduisait l’épidémie X, terme générique utilisé pour désigner une future pandémie, causée par un pathogène encore inconnu. Ce concept sert à souligner l’importance d’être préparé à faire face à de nouvelles menaces sanitaires émergentes, dont les caractéristiques et les conséquences sont difficiles à prévoir. Mais est-ce une raison pour stigmatiser telle ou telle autre région du monde et en faire un lieu propice à la culture de bactéries et autres virus ? Il est important de noter que la plupart des scientifiques s’accordent à dire qu’il n’y a actuellement aucune preuve solide soutenant l’hypothèse d’une origine artificielle du Mpox.

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Sur Mpox, face aux défenseurs d’arguments en faveur d’une origine naturelle, d’autres qui penchent vers une origine artificielle.Ces derniers trouvent que certaines mutations génétiques inattendues, observées dans le virus Mpox ont soulevé des questions sur la possibilité d’une manipulation en laboratoire.En outre,le déclenchement de l’épidémie a coïncidé avec d’autres événements mondiaux, ce qui a alimenté les théories du complot.A cela s’ajoutent le fait que certaines informations sur les origines du virus n’ont pas été rendues publiques, ce qui a renforcé les doutes et les suspicions.

Les théories du complot, bien que séduisantes, manquent souvent de bases scientifiques solides et peuvent être rapidement démystifiées. Justement, ceux, qui optent pour une origine naturelle de l’épidémie, auscultent une transmission zoonotique. Ils trouvent que de nombreux cas initiaux ont été liés à un contact direct ou indirect avec des animaux infectés, suggérant une transmission de l’animal à l’homme.

Aussi, de leurs avis,les analyses génétiques ont montré que le virus Mpox a évolué lentement au fil du temps, ce qui est plus cohérent avec une origine naturelle qu’avec une manipulation en laboratoire.

Autant de raisons pour l’Afrique de booster son industrie biologique moléculaire, pharmaceutique et de santé préventive.

Commerce intra-africain-Afreximbank va doubler son financement

La Banque africaine d’import-export (Afreximbank), institution consacrée au financement du commerce intra et extra-africain, appuie la mise en œuvre progressive de la ZLECAf. Elle est aussi à l’initiative du système panafricain de paiement et de règlement, et y a contribué à hauteur d’un milliard de dollars à un fonds d’ajustement.

La Banque africaine d’import-export (Afreximbank) vient d’informer de sources sûres qu’elle envisage d’augmenter son financement du commerce intra-africain pour le porter à 40 milliards de dollars, d’ici 2026, contre 20 milliards en 2021. L’annonce émane vice-président exécutif de l’institution en charge de la Global Trade Bank, Haytham El Maayergi, en marge de la réunion du caucus africain du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) qui a eu lieu à Abuja, sous le signe « la facilitation du commerce intra-africain : catalyseur du développement durable en Afrique ». M.ElMaayergi a aussi déclaré qu’Afreximbank avait été excellente dans la facilitation du commerce intra-africain depuis sa création, rappelant notamment qu’elle avait mise en jeu 1 milliard de dollars pour appuyer le financement du fonds d’ajustement de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), ainsi qu’une subvention de 10 millions de dollars pour faciliter l’établissement et la l’opérationnalisation e de ce fonds. « La Banque travaille également en partenariat avec le secrétariat de la ZLECAf et la Commission de l’Union africaine (CUA) pour assurer une mise en œuvre réussie du Système panafricain de paiement et de règlement, de l’Africa Trade Gateway et du Régime collaboratif africain de garantie de transit d’Afreximbank », a-t-il ajouté.

Des enveloppes financières pour booster le commerce

Institution panafricaine dédiée au financement et à la promotion du commerce intra et extra-africain, Afreximbank octroie des financements aux organismes publics, aux investisseurs privés et institutionnels africains ainsi qu’à des entreprises non africaines avec des activités commerciales sur le continent. Fondée en 1993, elle dispose de deux filiales, à savoir un fonds de financement à impact, appelé Fonds de développement des exportations en Afrique (FEDA), et une filiale de gestion d’assurance baptisée AfrexInsure.

Standard Bank se renforce au Nigeria et en Angola

Standard Bank, plus grand prêteur d’Afrique en termes d’actifs, cherche à augmenter ses participations dans des entreprises en Angola et au Nigeria, a déclaré jeudi son PDG, Sim Tshabalala.

Standard Bank, avec des opérations dans 20 pays africains, espère être à l’avant-garde des opportunités de croissance offertes par les projets de transition énergétique dans les régions clés du continent, notamment l’Afrique de l’Est et de l’ouest. Dans deux pays de ces sous-régions, elle envisage de s’implanter davantage.

Le gouvernement angolais envisage de vendre jusqu’à 34% des parts de Standard Bank d’Angola SA, par le biais d’une offre publique initiale, selon un décret présidentiel, après avoir saisi une participation de 49% contrôlée par un ancien magnat de l’assurance qui purge une peine de neuf ans de prison. Le groupe Standard Bank, basé en Afrique du Sud, détient les 51% restants et a le droit d’acheter une participation supplémentaire de 24% dans l’entreprise angolaise.« Nous traversons un processus dans lequel nous mettons en avant nos meilleurs atouts et nous augmenterions donc notre participation si tout se passe bien », a déclaré le PDG Sim Tshabalala lors d’une interview.

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« Au Nigeria, nous souhaitons à nouveau augmenter notre participation dans l’entreprise. C’est une entreprise formidable », a-t-il ajouté, sans préciser de combien. Pour mémoire, Standard Bank détient 67,55% de Stanbic IBTC (IBTC.LG), selon les données du LSEG.

ONEE Maroc- Participation au Programme « Plages Propres »

Dans le cadre du programme « Plages Propres 2024 », initiative phare de la Fondation Mohammed VI pour la Protection de l’Environnement, présidée par Son Altesse Royale la Princesse Lalla Hasnaa, l’Office National de l’Electricité et de l’Eau potable (ONEE) -Branche Electricité-, en partenariat avec la Fédération Nationale du Scoutisme Marocain (FNSM), présidée par Son Altesse Royale le Prince Moulay Rachid, a organisé, du 1 er au 13 août 2024, deux sessions pour les scouts sur les plages d’Aglou et d’El Oualidia.

Cette action, baptisée « Faisons Sourire nos Plages », met en avant une série d’activités artistiques, sportives et culturelles, conçues pour inciter les estivants à participer activement aux efforts de préservation de la propreté des plages et de protection de l’environnement d’une manière générale.

L’édition de cette année revêt une dimension particulière, marquée par la participation exceptionnelle des enfants de la région d’El Haouz, aux côtés des jeunes scouts de la FNSM. Ces initiatives s’inscrivent parfaitement dans la stratégie de l’ONEE pour la protection de l’environnement et le développement durable. En participant activement au Programme « Plages Propres », l’ONEE démontre son engagement concret envers la préservation des écosystèmes côtiers et la promotion de la sensibilisation environnementale en contribuant à une forte adhésion à la culture de respect de l’environnement.

ONEE Maroc-Certification du SME centrale de Dakhla

La Centrale de Dakhla au Maroc vient d’être certifiée à la norme ISO 14001-V2015. C’est la troisième du genre pour une centrale électrique de l’ONEE (Office nationale de l’Electricité et de l’Eau potable). Dans le cadre de l’implémentation d’un Système de Management Environnemental (SME) dans les centrales thermiques de l’ONEE dans les régions du Sud, la Centrale de Dakhla d’une puissance installée de 76 MW, a réussi son audit de certification ISO 14001 V2015.

La certification à la norme ISO 14001-V2015 de la Centrale de Dakhla, au sud du Maroc, a été accordée suite à un audit conduit par un institut national de renommée et ce, suite à une évaluation des processus de gestion, opérationnels et de support relatifs à la centrale.

Cette reconnaissance illustre l’engagement constant de l’ONEE envers la durabilité environnementale par la réduction des impacts écologiques, la diminution des émissions, l’optimisation de la consommation d’énergie et la gestion responsable des déchets. Elle s’inscrit dans la vision du Royaume du Maroc, qui place le développement durable au cœur de sa politique nationale, visant à concilier croissance économique et protection de l’environnement.

La réussite de l’audit reflète également l’implication de tous les collaborateurs par la prise d’initiatives en vue d’améliorer les performances environnementales conformément à la politique de l’ONEE dans ce domaine

A souligner qu’il s’agit de la troisième distinction après celles de la Centrale de Tan Tan -115,5 MW – en mars 2023 et la Centrale de Laayoune -93 MW- en février 2024.

Ethiopie- Banques locales, innover ou périr

Ethiopie l'ouverture bancaire en question

L’Éthiopie, qui est sur le point d’ouvrir son secteur financier aux concurrents étrangers, mettra les banques locales face à une concurrence féroce. Dans ce nouveau paysage bancaire, elles seront tenues d’innover et de s’adapter.  Face à un défi important, les banques locales gagneraient à croître en taille et à diversifier leurs offres, développant de nouveaux produits et services tout en adoptant les technologies de pointe dans le domaine.

La compétitivité des banques éthiopiennes sera mise à rude épreuve, avec l’autorisation du gouvernement éthiopien de permettre aux banques étrangères à acquérir des parts dans des banques locales et à créer des filiales. Dans certains cas, elles peuvent être autorisées à reprendre des banques locales. Ce scénario introduirait un niveau considérable de concurrence ; c’est du moins l’avis de nombreux experts. Si d’aucuns y trouvent quelques avantages, d’autres préconisent la prudence et plaident que cette ouverture doit être gérée correctement au sein du secteur financier éthiopien.  Ce secteur, qui comprend banques et compagnies d’assurance, reste relativement petit quoique disposant d’un immense potentiel de croissance. Si au cours des 20 dernières années, il a connu une expansion significative, il reste encore beaucoup à faire.

Dans tous les cas, les banques locales éthiopiennes auront du mal à être compétitives, une fois que les banques étrangères entreront sur le marché, sans un certain nombre de changements et d’ajustements.

Les gages de réussite

La configuration du paysage bancaire de l’Éthiopie révèle une relative atomicité. Le pays compte actuellement 31 banques en activité. Pour être compétitives, ces banques doivent accroître leur base de capital, soit par de nouvelles injections de capitaux, soit par des fusions, comme l’a récemment suggéré le gouvernement.

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Quant aux banques étrangères, elles pourraient introduire de nouvelles technologies et une main d’œuvre qualifiée, ce qui renforcerait la concurrence et améliorerait considérablement les secteurs de la banque et de l’assurance, à condition qu’ils soient gérés correctement. Accentuer le taux de bancarisation, vu que la plupart des activités des banques locales sont actuellement limitées aux villes et aux grandes agglomérations, passerait par étendre leur portée aux zones rurales pour couvrir encore plus de citoyens. C’est d’autant plus juste qu’un accès équitable aux services financiers reste essentiel au développement du pays.

Guinée- Accords de prêts de près de 63 millions USD de la BIDC

Signature de l'Accord entre Dr George Agyekum Donkor, Président BIDC, et Mourana Soumah, ministre guinéen de l'Economie et des finances

C’est au total deux accords d’un montant s’élevant 62,77 millions USD entre Dr George Agyekum Donkor, Président de la BIDC et de son Conseil d’Administration, et M.  Mourana Soumah, ministre de l’Economie et des Finances de la République de Guinée qui ont été signés. Ces accords marquent la première phase d’un accord global de 307 millions USD, ayant pour but de renforcer les infrastructures et le développement rural en Guinée.

Deux facilités de financement ont été accordées à la Guinée par le BIDC. Alloués à deux deux projets d’envergures pour rendre meilleures les conditions de vie des populations, elles concernent respectivement un prêt de 28,4 millions USD pour la mise à disposition de systèmes d’approvisionnement en eau potable au profit de 205 204 personnes, dans les villes de Beyla, Fria et Koubia d’ici 2035, et un autre prêt de 34,3 millions USD pour la construction de 150 forages équipés de pompes manuelles et la fourniture de 100 systèmes d’approvisionnement en eau potable en Haute Guinée et en Guinée forestière.

Contribuer au développement socio-économique du pays

Dans son intervention, M. Mourana Soumah a mis en exergue l’importance du renforcement de la gouvernance locale et de l’apport des communautés dans la gestion des infrastructures hydrauliques, dans le but de  soutenir un modèle de développement durable. De son côté, Dr George Agyekum Donkor a rassuré de l’engagement de la BIDC à apporter sa pierre au développement socio-économique de la Guinée, en s’alignant sur la stratégie 2021-2025 de la Banque et les Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies.

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Ces accords témoignent, une fois de plus, des engagements de la BIDC en Guinée à environ 284,5 millions USD, dénotant ainsi de la ferme volonté de la Banque à soutenir le Plan National de Développement du pays – PNDES II  2021 2025 – et les programmes de développement de tous les États membres de la CEDEAO.

Chronique : Afrique- Comment tirer profit du management du futur ?

Pour tirer parti du management du futur, le continent noir gagnerait à asseoir une gouvernance plus agile et transparente. Cela ne saurait se faire sans une démocratisation de l'accès à l'information. (Crédit : DR).

L’Afrique, avec une jeunesse dynamique, des ressources naturelles abondantes… est à un tournant décisif de son histoire. Le management du futur, en bousculant les modèles traditionnels, offre une opportunité unique pour le continent de s’épanouir et de rattraper son retard.

Le management du futur offre à l’Afrique une opportunité historique de se développer de manière durable et inclusive. En misant sur l’innovation, la gouvernance, le capital humain et l’environnement, sans négliger la sûreté et la sécurité, le continent peut devenir rapidement un acteur majeur de l’économie mondiale. L’Afrique peut tirer profit de ce nouveau paradigme. Il s’agit de privilégier l’’innovation en la mettant au cœur du développement. L’entrepreneuriat social, qui promeut la création d’entreprises qui répondent aux défis spécifiques du continent, comme l’accès à l’eau potable, l’énergie renouvelable ou la santé, ou encore la production de matériaux de construction, est un excellent levier. Les startups pour soutenir l’émergence d’entreprises faciles à monter en quelques clics, dans des secteurs clés, comme l’agriculture de précision, la fintech, la mining tech ou la santé numérique… sont un atout supplémentaire. Elles pourraient prendre naissance dans des incubateurs et accélérateurs ou autres workspaces. Justement, c’est l’occasion de multiplier les structures d’accompagnement pour aider les jeunes entrepreneurs à concrétiser leurs projets. Sur ce volet, je crois que le statut Auto-entrepreneur, fort pratique, peut catalyser toute cette créativité de milliers de jeunes inventeurs autodidactes mais qui continuent d’évoluer tant bien que mal dans l’informel.

Non à la corruption et à la concussion

Pour tirer parti du management du futur, le continent noir gagnerait à asseoir une gouvernance plus agile et transparente. Cela ne saurait se faire sans une démocratisation de l’accès à l’information. Plus que jamais c’est le moment d’utiliser les nouvelles technologies pour favoriser la transparence et la participation citoyenne. Avec une généralisation de l’e-gouvernement qui simplifie les démarches administratives et réduit la corruption grâce à la blockchain et des services en ligne, des pas de géants seront réalisés. Aussi, actuellement, plus que par le passé, le PPP (Partenariat Public-Privé) qui favorise une collaboration plus étroite entre les États et le secteur privé, facilitera l’accélération du développement. Bien entendu, toute cette stratégie ne peut se mettre en place que si le capital humain est au centre des approches. Un des piliers centraux repose sur l’éducation et la formation. Il s’agit d’y investir massivement surtout dans la branche professionnelle pour développer les compétences de la jeunesse africaine. Cette frange importante de la population compte énormément… il sera nécessaire d’y promouvoir l’égalité, l’inclusion sociale et la diversité culturelle, ainsi qu’au sein des entreprises. Nous croyons que l’Afrique de demain pourra surfer sur le télétravail et adopter plus de flexibilité. Il s’agira de tirer parti des nouvelles technologies pour offrir des modes de travail plus flexibles et adaptés aux réalités africaines.

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Dans un contexte de monde confronté aux changements climatiques, pour jouer les premiers rôles l’Afrique devra asseoir une économie verte et durable. Le modèle, qui fait appel à une transition énergétique qui va exploiter le potentiel de l’Afrique en matière d’énergies renouvelables pour assurer un développement durable, une agriculture durable, au service de pratiques respectueuses de l’environnement et adaptées au changement climatique et à une économie circulaire qui encourage la réduction des déchets, le recyclage et la réutilisation des ressources, devrait être plébiscité.

De nombreux défis à relever

Parmi les nombreux défis à relever pour bénéficier amplement du management du futur, l’accès à l’internet, la réduction de la fracture numérique qui permettraient à tous de bénéficier des avantages des nouvelles technologies, nous paraissent primordiaux. En termes d’investissements, outre les apports financiers endogènes, il s’agira d’attirer des investissements étrangers directs pour financer les projets de développement. Quant à la gouvernance et la transparence qui font souvent défaut dans de nombreux pays, il sera nécessaire de mettre en place des institutions fortes et efficaces pour assurer la stabilité et la croissance. Voici un continent qui a subi des traumatismes profonds au cours de son histoire, riche en tous points de vue. De multiples et successives traites l’ont saigné, ses ressources continuent d’être arrachées au profit d’autres peuples… les plus importantes places financières et bourses de matières premières n’y sont pas domiciliées, etc. Au nom de la paix mondiale et d’une place dans le concert des nations mondiales, l’Afrique devrait miser gros sur le volet sûreté et sécurité. Pour ce faire, elle gagnerait à transformer elle-même ses ressources et se doter d’armes de dissuasion. 

Ethiopian Airlines lance la construction de son méga-aéroport

. (Crédit : Dr).

L’Ethiopie a signé un accord pour la conception d’un nouvel aéroport à quatre pistes qui sera le plus grand d’Afrique lorsque sa construction sera achevée en 2029, a déclaré vendredi le directeur général de la compagnie aérienne publique Ethiopian Airlines.

Ethiopian Airlines signe un accord pour la conception du « plus grand aéroport d’Afrique ». Situé près de la ville de Bishoftu, à environ 45 km de la capitale Addis-Abeba, l’aéroport aura la capacité d’accueillir 100 millions de passagers par an et fournira un parking pour 270 avions, a déclaré le PDG d’Ethiopian Airlines, Mesfin Tasew, lors d’une conférence de presse. La société d’ingénierie et de conseil Sidara, basée à Dubaï, concevra l’aéroport, a déclaré le directeur des opérations de la société, Tariq Al Qanni. Les plans de construction de l’aéroport ont été annoncés pour la première fois en 2018. Mesfin a déclaré que l’aéroport international Bole d’Addis-Abeba, la principale plaque tournante actuelle de la plus grande compagnie aérienne d’Afrique, atteindra bientôt sa capacité d’accueillir 25 millions de passagers par an. « C’est un projet de cinq ans (qui) sera finalisé en 2029. Ce sera le plus grand d’Afrique », a déclaré Mesfin.

Ethiopian Airlines a transporté 17 millions de passagers au cours de l’exercice 2023/2024 et prévoit de transporter 20 millions de passagers au cours de l’exercice qui a débuté en juillet.

Le Ghana ouvre sa première raffinerie d’or après des siècles d’exploitation minière

Les recettes versées au Trésor par les sociétés minières ont atteint 835,1 milliards de francs CFA (1,40 milliard de dollars) l'année dernière, contre 547,6 milliards de francs CFA en 2023, selon un document officiel partagé avec Reuters. (Crédit : DR).

Le Ghana a ouvert jeudi sa première raffinerie d’or commerciale à Accra, la capitale, dans le cadre d’un effort du premier producteur d’or d’Afrique pour ajouter de la valeur et gagner plus à partir du métal précieux, qui est extrait depuis des siècles. La raffinerie d’or Royal Ghana, d’une capacité de traitement de 400 kilogrammes (kg) d’or par jour, s’approvisionnera en minerais auprès de mineurs à petite échelle et artisanaux avant d’acquérir des licences pour traiter l’or auprès de mineurs à grande échelle.

La raffinerie est un partenariat entre Rosy Royal Minerals of India et la banque centrale du Ghana, avec une participation de 20 %. S’exprimant lors de l’ouverture, le vice-président Mahamudu Bawumia a déclaré que le lancement de la Royal Gold Refinery marquait « une nouvelle ère » qui aiderait à contenir la contrebande d’or et à augmenter les revenus nationaux provenant du métal précieux.« Grâce à la capacité de raffiner notre or, nous pourrons le vendre au prix approprié, ce qui nous permettra de conserver sa valeur économique à l’intérieur de nos frontières tout en créant de nombreux emplois pour les jeunes », a-t-il déclaré. L’or ghanéen provenant de producteurs agréés est exporté sous forme brute, tandis qu’une quantité importante de la production des mineurs artisanaux non réglementés, appelés localement galamsey, est introduite en contrebande hors du pays. La raffinerie emploiera directement 80 à 120 personnes et créera 500 emplois indirects, a déclaré Bawumia, qui se présente à l’élection présidentielle de décembre.

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Le Ghana a conservé sa place de premier producteur d’or d’Afrique l’année dernière, grâce à l’augmentation de la production des mineurs à petite échelle et artisanaux qui a porté la production à 4,03 millions d’onces. La nation ouest-africaine, qui est également le deuxième producteur mondial de cacao, est en passe de dépasser son objectif de production d’or pour 2024, avec une production estimée entre 4,3 et 4,5 millions d’onces. La Banque du Ghana a lancé un programme d’achat d’or en 2021 pour constituer des réserves par le biais d’achats nationaux et amortir la monnaie local, le cedi. Le gouverneur de la Banque du Ghana, Ernest Addison, a déclaré que les achats s’élevaient à 65,4 tonnes, soit l’équivalent de 5 milliards de dollars, et que la banque souhaitait que la raffinerie obtienne rapidement la certification de la London Bullion Market Association (LMA). Addison a déclaré que l’accréditation de la LBMA pour la raffinerie aiderait la banque à « diversifier et à accroître de manière organique ses réserves de change et à accumuler davantage de réserves d’or pour réduire sa dépendance aux emprunts extérieurs ». Le secrétaire général de l’association des petits mineurs d’or, Godwin Armah, a déclaré que la raffinerie doit être « transparente » en ce qui concerne les prix et les quantités d’or reçues des membres pour aider à gagner leur confiance et leur soutien.

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