lundi 23 février 2026
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Nigéria- NDPA inflige une amende à Fidelity Bank

L’Agence nigériane de protection des données (NDPA pour Nigerian Data Protection Agency) a infligé une amende à Fidelity Bank (FIDELIT.LG), à hauteur de 0,1% de son chiffre d’affaires 2023, soit 555 800 000 nairas, pour avoir violé les lois sur les données personnelles d’un client, lors de l’ouverture d’un compte, a déclaré la Commission nigériane de protection des données (NDPC).

La NDPC a demandé à Fidelity Bank, le prêteur de taille moyenne du Nigeria, de payer l’équivalent de 555 800 000 nairas (358 580,65 $) dans un délai de quatorze jours. Il s’agit de l’amende la plus importante imposée par la NDPC à une entité pour violation de données, bien que Fidelity conteste la décision. La commission lui reproche d’avoir collecté illégalement des données personnelles, afin d’ouvrir un compte-client, à la suite d’une enquête qui a débuté en avril 2023. Fidelity Bank a déclaré qu’elle n’avait violé aucune loi, dans la mesure où il n’y avait pas eu de violation de données. Aussi, elle assurait n’avoir pas terminé le processus d’ouverture de compte pour le client anonyme, dont la plainte a déclenché l’enquête de la NDPC. « En tant que banque, nous restons en discussions avec la NDPC pour trouver une résolution à l’amiable à cette question », peut-on lire dans le communiqué de Fidelity.

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La NDPC a déclaré avoir examiné les plateformes de traitement des données de Fidelity et constaté que « dans certains cas critiques, la banque traite des données personnelles, sans le consentement éclairé des personnes concernées. » Elle a ajouté que Fidelity avait déployé des outils, tels que des cookies et des applications bancaires, en violation de la loi, entre autres infractions.

Afrique- « Sécurité & Sûreté », cette autre mamelle qui nourrit le développement

Vaste continent de 30 millions de km2, l’Afrique, qui regorge de ressources naturelles, doit placer la sécurité et la sûreté en pole position de ses priorités. Ces deux entités, qui se rejoignent, sont bel et bien une des mamelles qui nourrissent le développement en Afrique.

Pour le développement durable de l’Afrique, la sécurité et la sûreté sont des conditions sine qua non. A l’instar d’une place forte, d’un commerce florissant, d’un espace où se crée de la valeur, l’Afrique renvoie à cet écrin contenant des valeurs précieuses à sécuriser. Il me paraît évident qu’en investissant dans ces domaines, les pays africains peuvent créer un environnement propice à la croissance économique et à l’amélioration des conditions de vie de leurs populations.

L’insécurité dans certaines parties du continent entraîne un manque à gagner annuel de plusieurs centaines de milliards de dollars. La Sécurité et la Sûreté y sont essentielles et vont de pair avec l’industrialisation, à défaut de la précéder.

C’est un climat des affaires favorable qui promeut et attire les investissements. Un environnement sûr attire les investissements, favorisant ainsi la création d’emplois et la croissance économique. Par ricochet, on peut s’attendre au développement du secteur privé. En effet, les entreprises peuvent prospérer dans un contexte stable, ce qui stimule l’innovation et la compétitivité. En outre, l’attractivité touristique devient plus importante. Les touristes, locaux ou étrangers, sont plus enclins à visiter des destinations sûres. Il est évident que leurs voyages, suivant des circuits bien organisés et surtout paisibles, génèrent des revenus importants pour les économies africaines.

Dans ce même sillage, la sécurité permet de mieux fournir des services essentiels, tels que l’éducation, la santé, l’énergie et l’eau potable, l’assainissement, les télécommunications, etc.

L’amélioration des services publics est la résultante d’un mix sécurité-sécurité, non négociée, mais totalement assumée. Pour garantir ce savant dosage, il est essentiel de renforcer l’état de droit. Un système judiciaire efficace et des institutions solides sont indispensables pour garantir la sécurité et la stabilité.

Des défis à relever

Pour atteindre cet état de grâce, nombre de nos Etats doivent se pencher sans délai, à la gouvernance. Il est essentiel de renforcer les institutions, de lutter contre la corruption et la concussion, mais aussi de promouvoir la transparence. Sur ce volet endogène, il faudra s’atteler au développement des moyens et des capacités. Les forces de sécurité doivent être formées et équipées pour faire face aux menaces modernes- les ressources, y compris minières (or, diamant, platine, zircon, uranium, hydrocarbures…), ne manquent pas. La libre circulation des personnes et des biens ne doit aucunement signifier anarchie, avec un laisser-aller qui empêche toute traçabilité de « gangs » sans scrupules, pouvant traverser des frontières volontairement poreuses.

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En appoint, grâce à une coopération, ciblée et qui est loin d’avoir des relents impérialistes, la communauté internationale peut apporter un soutien accru aux pays africains, en matière de sécurité et de sûreté.

Quels primo-chantiers

En termes de sécurité et de sûreté, les enjeux spécifiques de l’Afrique ont trait aux conflits armés. De nombreux pays africains sont confrontés à des conflits qui entravent le développement et déplacent des populations. Aussi, la menace terroriste pèse sur la stabilité de plusieurs régions, notamment le Sahel. A cela s’ajoute une criminalité organisée qui se nourrit du trafic de drogues, d’armes et d’êtres humains. Voilà une menace sérieuse, une véritable bombe à retardement, pour la sécurité et la stabilité… De nombreux observateurs se posent la question de savoir pourquoi la Commission de l’Union africaine (UA) détourne ses yeux des affres vécues par une jeunesse africaine, ambitieuse mais mal encadrée, dans le désert et à travers les flots de l’Atlantique et de la Méditerranée ?

Et pour rester dans l’air du temps, il faudra à l’Afrique se prémunir contre la cybercriminalité. Les attaques cybernétiques se multiplient, mettant en danger les infrastructures critiques et les données personnelles.

Fonds verts pour le climat, les gouvernements africains pour une plus grande part

Les pays africains souhaitent profiter davantage des Fonds verts pour le climat (FVC) de la COP. C’est ce qui ressort des déclarations de leurs représentants, lors d’une réunion, jeudi 22 août 2024, au Kenya.

Les Fonds Verts pour le climat (FVC) sont logés dans une plateforme de financement mondiale de l’ONU, rattaché à la Convention cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Opérationnels depuis 2014, ils sont devenus un des bras financiers de la Conférence des Parties sur le changement climatique (COP). Les négociateurs africains viennent d’établir, à Naïrobi au Kenya, au cours de leur récente réunion, une liste de stratégies. Ce plan d’actions sera présenté, lors d’une réunion préparatoire des ministres africains de l’Environnement pré-COP 29, en Côte d’Ivoire, le mois prochain. Rappelons que la COP 29 est prévue du 11 au 22 novembre 2024 à Baku en Azerbaïdjan. Le continent, composé de 54 pays, a attiré davantage de fonds pour les projets d’atténuation et d’adaptation au changement climatique ces dernières années. Toutefois, il reçoit toujours moins de 1 % du financement climatique mondial sur une base annuelle, ont déclaré des responsables gouvernementaux. « Un pour cent pour l’Afrique en termes de financement, c’est une blague », a déclaré Alice Wahome, ministre kenyane du Logement et du Développement urbain, lors de la réunion. Cette part de 1% représente un financement climatique mondial estimé à un peu plus de 100 milliards de dollars, alors que l’Afrique a besoin d’investissements, allant jusqu’à 1,3 billion de dollars, ont indiqué les responsables.

Un ballon d’oxygène attendu

L’accès limité aux financements extérieurs oblige de nombreux gouvernements du continent à allouer une partie de leur budget à des mesures d’adaptation au changement climatique, a déclaré Raila Odinga, homme politique kenyan qui brigue la présidence de la Commission de l’Union africaine. Des dépenses supplémentaires, à un moment où de nombreuses économies africaines sont déjà en prise avec la dette, a déclaré Ali Mohamed, co-président du groupe africain des négociateurs sur le climat. De l’avis du co-président du groupe africain des négociateurs sur le climat  » Une façon d’accroître la part de l’Afrique des fonds destinés à la lutte contre le changement climatique est de renforcer l’accès aux fonds mondiaux existants, créés à cet effet, tels que le Fonds vert pour le climat et le Fonds mondial d’adaptation.

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Le Kenya a promulgué des lois autorisant l’émission d’obligations vertes souveraines, afin d’augmenter sa part du financement climatique, a déclaré le ministre kenyan des Finances, John Mbadi. Cette nation d’Afrique de l’Est est également en pourparlers avec des partenaires de développement sur des accords de financement verts innovants, pour canaliser les économies réalisées sur le paiement de la dette, vers des projets, ont déclaré des responsables kenyans.

ONEE Maroc- Appel d’offres d’un projet de liaison électrique THT

Dans le cadre de l’accélération de la réalisation du projet stratégique de la liaison électrique Très Haute Tension de 3GW reliant le Sud au Centre du Royaume, l’Office National de l’Électricité et de l’Eau potable (ONEE) a procédé, le 21 août 2024, au lancement d’un Appel d’Offres pour la réalisation d’études topographiques relatives aux lignes aériennes de cette liaison.

Ces études visent à déterminer les tracés optimaux des lignes Très Haute Tension en vue d’anticiper les contraintes géographiques, et identifier et délimiter les sites devant abriter les stations terminales au Sud et au Centre.

A rappeler que ce projet consiste en la réalisation d’une liaison électrique d’une capacité de 3 GW entre le sud et le centre du Royaume, renforçant ainsi l’infrastructure énergétique nationale et favorisant l’intégration optimisée des énergies renouvelables.

Niger- reprise des exportations de pétrole, via le Bénin

Le Niger, pays enclavé, a repris ses exportations de pétrole brut, via le Bénin après une interruption suite à un différend entre les deux pays. Le flux de pétrole à travers le nouvel oléoduc, financé par la Chine, vers la côte ouest-africaine, a donc repris, mercredi 21 août 2024.

Le pétrole nigérien coule de nouveau vers le port Atlantique du Bénin pour être exporté. C’est du moins ce que des sources sûres viennent de révéler. Cette reprise est consécutive à un différend qui portait sur le refus du Niger de lever l’interdiction d’importer des produits du Bénin, ce qui a conduit son voisin côtier à bloquer, au mois de mai dernier, les exportations, à travers l’oléoduc soutenu par PetroChina. En juin 2023, le Niger a té obliger d’interrompre le flux de pétrole. Signe supplémentaire du climat politique turbulent de la région, un groupe rebelle anti-gouvernemental nigérien avait saboté le pipeline, en juin, causant des dégâts mineurs. Signalons que l’oléoduc, exploité par Wapco, a une capacité de 90 000 barils par jour et a commencé à fonctionner au début de cette année. Il s’étend sur près de 2 000 km, du champ pétrolier d’Agadem au Niger, jusqu’à la côte du Bénin.

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Un agent de la West African Gas Pipeline Company (Wapco), qui exploite le pipeline, a déclaré hier qu’un pétrolier battant pavillon libérien avait chargé environ un million de barils de pétrole nigérien au port du Bénin, la veille. En effet, les données de suivi du navire de MarineTraffic, un fournisseur mondial d’analyses maritimes, ont montré que le navire a été chargé et a quitté le port du Bénin, mardi après-midi. Ce navire, repéré pour la dernière fois mardi dans le golfe de Guinée, au large des côtes ouest-africaines, est en route vers la Chine, pour une arrivée estimée le 10 octobre.

Les dessous d’un accord?

Pour rappel, l’interdiction, imposée au Niger par le Bénin, était liée à des désaccords politiques au sein du bloc régional ouest-africain, CEDEAO. Cet organisation sous-régionale avait imposé des sanctions au Niger, l’année dernière. Fort heureusement, la CEDEAO a par la suite levé les sanctions contre le Niger, mais Niamey n’avait pas réagi, en autorisant les importations, en provenance du Bénin. On ignore encore mercredi comment le différend a été résolu pour permettre la reprise des exportations pétrolières du Niger. Nous n’avons pas pu joindre les responsables nigériens et béninois, pour commenter l’affaire.

Rappelons que les exportations de pétrole brut du Niger, via l’oléoduc, ont été convenues dans le cadre d’un accord de 400 millions de dollars, avec le géant pétrolier China National Petroleum Corp (CNPC).

Ouganda- exploration pétrolière dans deux nouvelles régions

L’Ouganda explore du pétrole dans deux nouvelles régions, dans les bassins de Moroto-Kadam et de Kyoga, où des découvertes potentielles de brut pourraient augmenter les réserves prouvées de 6,5 milliards de barils de ce pays d’Afrique de l’Est, a déclaré mercredi son ministre de l’Energie.

La production pétrolière de l’Ouganda pourrait augmenter très prochainement. Des quantités commerciales de pétrole brut ont été découvertes dans le bassin Albertine Graben, à l’ouest de l’Ouganda, près de la frontière avec la République démocratique du Congo, il y a près de deux décennies, mais la production ne devrait pas démarrer avant l’année prochaine.

Des géologues du gouvernement explorent deux nouvelles régions, situées dans le nord et le nord-est de l’Ouganda, a déclaré la ministre de l’Énergie, Ruth Nankabirwa, lors d’une récente conférence de presse dans la capitale Kampala. « Le ministère mène des études préliminaires d’exploration pétrolière dans le bassin de Moroto-Kadam pour évaluer son potentiel pétrolier et gazier. Des études similaires ont commencé dans le bassin de Kyoga », a-t-elle déclaré, faisant référence aux deux nouvelles régions. « Les premiers résultats suggèrent un potentiel commercial de pétrole et de gaz dans le bassin de Moroto-Kadam. », a-t-elle poursuivi.

Un gros potentiel en hydrocarbures

L’Ouganda compte cinq bassins où l’on soupçonne un potentiel en hydrocarbures, et un seul, l’Albertine, a été exploré avec succès jusqu’à présent, indique le ministère de l’Energie. Les deux champs pétroliers du bassin Albertin, Tilenga et Kingfisher, sont détenus majoritairement par TotalEnergies (TTEF.PA), avec une participation de 56,7 %, tandis que la société chinoise CNOOC (0883.HK),  la compagnie pétrolière nationale ougandaise UNOC détient la part restante.

La production commerciale a été retardée par divers facteurs, notamment les désaccords avec les compagnies pétrolières sur la stratégie de développement des champs et la fiscalité, ainsi que le manque d’infrastructures et de financement pour la développer.

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Seuls 72 des 457 puits prévus ont été forés dans les champs pétroliers de Tilenga et de Kingfisher, a déclaré Nankabirwa, et les sociétés pétrolières ont soumis un plan pour une installation de gaz de pétrole liquéfié (GPL) pour laquelle le gouvernement prévoyait de délivrer une licence. Le gouvernement attend une décision le mois prochain des bailleurs de fonds chinois, dont la banque EXIM et SINOSURE, que l’Ouganda a sollicitées pour fournir un crédit pour le projet d’oléoduc de pétrole brut d’Afrique de l’Est (EACOP), a révélé la ministre de l’Énergie. L’EACOP, long de 1 445 km, soit 895 miles, aidera l’Ouganda à exporter son brut, via un port situé sur la côte tanzanienne de l’océan Indien.

Nigéria- Bon cru de 06 banques à S1

Malgré le climat opérationnel difficile, quelque 06 banques, qui ont jusqu’à présent publié leurs résultats pour le premier semestre (S1) clos le 30 juin 2024, ont largement dépassé leurs performances de 2023.  

Les 06 banques, cotées à la Nigerian Exchange Limited (NGX) et comprennent Ecobank Plc, FBN Holdings Plc, Wema Bank Plc, Jaiz Bank Plc, FCMB Group Plc et Sterling Financial Holdings Company Plc, ont enregistré un bénéfice avant impôts de 979,19 milliards de nairas, soit une augmentation d’environ 133 % comparée aux 421,04 milliards de naira déclarés à la même période en 2023.

Ces banques avaient déclaré un bénéfice avant impôts de 854,21 milliards de nairas en 2023, soit une augmentation de 93,08 %, par rapport aux 442,42 milliards de naira déclarés, au cours de l’exercice 2022.

Coup de pouce de la politique monétaire

La croissance de leur bénéfice avant impôts, au cours de la période, suit une augmentation significative des revenus d’intérêts et des revenus hors intérêts, consécutive à la hausse du taux directeur de la Banque centrale du Nigéria (CBN).

Rappelons que l’environnement opérationnel a été intense au cours de la période sous revue, influencé par un taux d’inflation à deux chiffres, une hausse soutenue des paramètres de politique monétaire qui drainent les liquidités du système bancaire, entre autres défis.

Les analystes ont attribué la performance financière des banques à la dévaluation du naira. Ils ont déclaré que la plupart des banques ont des affiliations internationales et qu’une partie importante de leurs actifs est libellée en dollars.

A noter que les géants du secteur, tels que Access Holdings Plc, Zenith Bank Plc, United Bank for Africa Plc, Guaranty Trust Holdings Company Plc Stanbic IBTC Holdings Plc et Fidelity Bank Plc n’ont pas encore annoncé leurs résultats audités du premier semestre 2024.

Ghana- Le régulateur du cacao, à la rescousse des exploitants

Pour la première fois depuis plus de trois décennies, le régulateur ghanéen du cacao, Cocobod, ne lèvera pas de prêt syndiqué pour sa campagne cacaoyère 2024/25. Une décision motivée par une multitude de facteurs.

D’après le Directeur général de Cocobod, Joseph Boahen Aidoo, l’instance qu’il dirige entend soutenir davantage les exploitants du cacao au Ghana durant la campagne en cours. Dans ses propos, il a annoncé que la saison s’ouvrirait le 1er septembre, plus tôt que d’habitude, avec un objectif réduit de 650 000 tonnes. « Nous ne prenons pas de fonds auprès des négociants en cacao », a-t-il déclaré, lors d’une conférence de presse. « L’argent viendra de la région. Nous allons nous autofinancer. », a-t-il précisé.

L’ouverture de la saison du cacao a généralement lieu en octobre. Les agriculteurs sont alors autorisés à commencer à vendre leurs fèves de cacao à un prix fixé par le régulateur.

Autofinancement et financement domestique

L’an dernier, Cocobod a payé un taux d’intérêt record de 8 % sur son prêt. Aidoo a déclaré que l’autofinancement permettrait au régulateur d’économiser 150 millions de dollars en intérêts pour les prêteurs. « Dans le pire des cas, nous ferons un cocktail d’autofinancement et de financement domestique », a-t-il déclaré. De l’avis du Directeur général, l’objectif de réduction d’environ 20 %, par rapport à une prévision antérieure de 810 000 tonnes sur cette campagne, a trait au manque de pluies.

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Le Ghana, deuxième producteur mondial de cacao derrière la Côte d’Ivoire, a connu l’une de ses plus mauvaises récoltes depuis une décennie, au cours de la saison 2023/2024, attribuée aux conditions météorologiques difficiles, résultant d’El Niño, de la contrebande endémique et de la maladie des pousses gonflées.

L’année dernière, le gouvernement a avancé le début de la nouvelle saison après que l’augmentation de la contrebande vers la Côte d’Ivoire et le Togo ait contribué à une production totale inférieure aux prévisions.

Les producteurs de cacao ghanéens ont déclaré qu’ils s’attendaient à une augmentation de la saison 2024/2025 grâce à l’amélioration des conditions météorologiques et à la réhabilitation de certaines fermes.

Sénégal- Une commission pour examiner les contrats pétroliers et gaziers

Le Sénégal a mis en place une commission d’experts juridiques, fiscaux et du secteur énergétique, pour examiner les contrats pétroliers et gaziers léonins et travailler à les rééquilibrer dans l’intérêt national, a déclaré lundi le Premier ministre Ousmane Sonko à la télévision nationale.

Le Président sénégalais, M. Bassirou Diomaye Faye, qui a battu le candidat de la coalition au pouvoir lors d’une victoire écrasante le 24 mars 2024, a ordonné un audit des secteurs pétrolier, gazier et minier, après son arrivée au pouvoir. Il s’est engagé à renégocier les termes des contrats avec les opérateurs étrangers dans le pays, si nécessaire. Les autorités n’ont pas partagé de détails sur l’audit, ni des mises à jour sur d’éventuels plans de renégociation.

Rééquilibrer les contrats léonins

M. Ousmane Sonko, Premier ministre du gouvernement, a déclaré qu’ils étaient attachés à la promesse faite au peuple sénégalais, « de revenir sur ces différents accords pour les réexaminer et œuvrer à leur rééquilibrage, évidemment dans l’intérêt national ». Il a déclaré que la commission créée en l’espèce disposera de ressources suffisantes pour examiner les contrats et engager des experts étrangers, si nécessaire. Il n’a pas précisé combien de temps cet examen prendrait. Cette décision intervient peu de temps après que le Sénégal soit devenu pour la première fois producteur de pétrole.

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Woodside Energy (WDS.AX) d’Australie a annoncé, en juin, que son champ pétrolier et gazier de Sangomar avait produit son premier pétrole. La production de gaz devrait également débuter, d’ici la fin de l’année, dans le cadre du projet de gaz naturel liquéfié (GNL) du champ Greater Tortue Ahmeyim (GTA), exploité par BP.

Egypte- Bientôt un gratte-ciel à H2 dans la nouvelle capitale ?

Magnom Properties, société immobilière contrôlée par l’Arabie saoudite, vient d’annoncer son intention de lancer, au début de l’année prochaine, la construction d’une tour de bureaux de 50 étages, dans la nouvelle capitale égyptienne. D’une valeur d’un milliard de dollars, elle serait la première du genre à être alimentée par de l’hydrogène propre.

La nouvelle capitale égyptienne, ville de plus de 6 millions d’habitants, construite à partir de zéro dans le désert à l’Est du Caire, mise sur l’énergie verte. L’Égypte cherche à se positionner comme un pôle d’énergie verte face à la concurrence régionale. L’immobilier n’est pas en reste. Des ministères ont été transférés à la ville, à partir de juillet 2023, mais peu de résidents ont emménagé et la construction des infrastructures, notamment des liaisons ferroviaires, se poursuit. Un ambitieux projet y est en gestation. Il s’agit de l’édification d’une tour de 50 étages, baptisée Forbes International Tower, qui sera alimentée par l’hydrogène. Notons que le pari sur l’hydrogène propre, produit à partir d’énergies renouvelables, n’a pas encore fait ses preuves à grande échelle. Le design sophistiqué et le prix élevé représentent un pari de Magnom Properties, filiale du groupe industriel saoudien Rawabi Holding, selon lequel les clients internationaux seront attirés par un tel concept.

Un quartier des affaires décarboné

Magnom va bientôt commencer la conception détaillée de la Forbes International Tower et vise à achever le bâtiment d’ici 2030, a déclaré Karim Dayhoum, Directeur exécutif des projets de la société. Elle a acheté un terrain pour la tour en 2021 dans le quartier des affaires de la nouvelle capitale égyptienne, et sélectionne actuellement des terrains pour des tours sœurs… « Nous souhaitons offrir à nos locataires, à nos acheteurs et à nos investisseurs la possibilité d’utiliser les installations et les équipements de la région. Il s’agit d’un réseau d’espaces de bureaux sophistiqués. », a ajouté le Directeur exécutif.

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Rappelons que la nouvelle capitale est le plus ambitieux d’une série de méga-projets poursuivis par le président égyptien Abdel Fattah al-Sisi. Des chantiers qui ont stimulé le développement des infrastructures, mais ont également mis à rude épreuve le budget, augmenté la dette et absorbé les devises étrangères. En conséquence, le gouvernement a dû plafonner les investissements publics sous la pression du FMI. Certes les investisseurs affirment voir du potentiel dans la position stratégique de l’Égypte et dans sa main-d’œuvre à large spectre, mais des observateurs trouvent que l’économie est depuis longtemps entravée par une mauvaise gestion et une faible productivité. Ces critiques affirment que la nouvelle capitale ne répond pas aux besoins des Égyptiens ordinaires. Le coût d’un milliard de dollars, pour une seule tour, et son design très luxueux sont inhabituels pour l’Egypte, déplorent-ils. Le coût d’investissement estimé pour le reste du quartier d’affaires construit par les Chinois, avec 20 tours, est de 3 milliards de dollars, ont-il renchéri.

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