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Maroc : 200 millions d’euros pour la reconstruction post-séisme par l’UE

L'UE offre au Maroc 200 millions euros pour l'aider à la reconstruction après le séisme de 2023, alors que les deux parties sont confrontées à un imbrigo judiciaire. (Crédit : DR).

L’Union européenne envisage de financer le Maroc à hauteur de 200 millions d’euros (210 millions de dollars) pour contribuer à la reconstruction du pays après le séisme. L’information a été divulguée lundi par le commissaire européen chargé du voisinage et de l’élargissement, Oliver Varhelyi.

L’UE offre au Maroc 200 millions euros pour l’aider à la reconstruction après le séisme de 2023, alors que les deux parties sont confrontées à un imbrigo judiciaire. Le séisme de magnitude 6,8 , le plus meurtrier qu’ait connu le Royaume chérifien depuis 1960, a frappé le pays le 8 septembre 2023, tuant plus de 2 900 personnes et endommageant des infrastructures vitales. Le Maroc a déclaré qu’il investirait dans un plan de reconstruction post-séisme qui comprend la modernisation des infrastructures sur cinq ans. L’UE va augmenter son aide totale au Maroc pour la reconstruction après le séisme à 1 milliard d’euros, a déclaré M. Varhelyi lors d’une conférence de presse à Rabat à l’issue de ses entretiens avec le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita.

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Le Maroc est un partenaire « fiable », ayant reçu 5,2 milliards d’euros d’investissements de l’UE au cours des cinq dernières années, a-t-il déclaré. Les relations entre le Maroc et l’UE sont tendues après que la Cour européenne de justice a annulé les accords de pêche et d’agriculture entre les deux parties concernant les produits provenant du Sahara occidental contesté.Le conflit, gelé depuis 1975, oppose le Maroc, qui considère le Sahara occidental comme son propre territoire, au mouvement indépendantiste du Front Polisario, soutenu par l’Algérie, qui cherche à y créer un État séparé. Après le verdict, le Conseil européen et la Commission ont déclaré qu’ils attachaient une « grande valeur » aux relations avec le Maroc. Les relations de l’UE avec le Maroc doivent être protégées du harcèlement judiciaire, a déclaré Bourita, ajoutant « qu’il n’y aura pas de partenariats au détriment de l’intégrité territoriale du Maroc ». Les défis auxquels sont confrontées les relations Maroc-UE contrastent avec les liens économiques et politiques plus forts que Rabat a forgés avec Madrid et Paris, après que les deux anciennes puissances coloniales ont soutenu un plan marocain d’autonomie pour le Sahara occidental.

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COP29- Un goût d’inachevé, mais un pactole promis de 300 milliards $, par an d’ici 2035

La Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP29) s’est clôturée, dimanche 24 novembre 2024 à Bakou, avec un nouvel objectif financier, visant à aider les pays à protéger leurs populations et leurs économies contre les catastrophes climatiques et à partager les vastes bénéfices du boom des énergies propres.

La COP29 Conférence des Nations Unies sur le climat s’engage à tripler les financements publics destinés aux pays en développement, protégeant ainsi les vies et les moyens de subsistance. Avec un accent particulier sur le financement climatique, la COP29 a réuni près de 200 pays à Bakou, en Azerbaïdjan, et a conclu un accord révolutionnaire qui permettra de tripler le financement public des pays en développement, de l’objectif précédent de 100 milliards USD par an, à 300 milliards USD par an d’ici 2035.

New Collective Quantified on Climate Finance (NCQG)

« Ce nouvel objectif financier est une police d’assurance pour l’humanité, dans un contexte d’aggravation des impacts climatiques qui frappent tous les pays », a déclaré Simon Stiell, Secrétaire exécutif de l’ONU Changements climatiques. « Mais comme toute police d’assurance, elle ne fonctionne que si les primes sont payées en totalité et à temps. Les promesses doivent être tenues pour protéger des milliards de vies. » Il a ajouté que : « Il permettra de maintenir le boom des énergies propres en pleine croissance, aidant tous les pays à partager ses énormes avantages : plus d’emplois, une croissance plus forte, une énergie moins chère et plus propre pour tous. »

Il faudra s’assurer que tous les acteurs travaillent ensemble pour augmenter le financement des pays en développement, provenant de sources publiques et privées, à hauteur de 1,3 billion USD par an d’ici 2035.

Connu officiellement sous le nom de New Collective Quantified on Climate Finance (NCQG), il a été convenu, après deux semaines de négociations intensives et plusieurs années de travaux préparatoires, dans un processus qui exige que toutes les nations soient unanimement d’accord sur chaque mot de l’accord.

Des investissements de plus de 2 000 milliards de dollars pour la première fois

L’Agence internationale de l’énergie prévoit que les investissements mondiaux dans les énergies propres devraient dépasser les 2 000 milliards de dollars pour la première fois en 2024.

Le nouvel objectif financier de la COP29 s’appuie sur les avancées significatives réalisées, en matière d’action climatique mondiale, lors de la COP27, qui a convenu d’un Fonds historique pour les pertes et dommages, et de la COP28, qui a abouti à un accord mondial visant à abandonner rapidement et équitablement tous les combustibles fossiles dans les systèmes énergétiques, à tripler les énergies renouvelables et à renforcer la résilience climatique.

Un accord sur les marchés du carbone

La COP29 a également permis de parvenir à un accord sur les marchés du carbone, ce que plusieurs COP précédentes n’avaient pas pu réaliser. Ces accords aideront les pays à mettre en œuvre plus rapidement leurs plans climatiques et à progresser plus rapidement dans la réduction de moitié des émissions mondiales, au cours de cette décennie, comme l’exige la science.

Des accords importants ont également été conclus sur la transparence des rapports sur le climat et l’adaptation. Stiell a également reconnu que l’accord conclu à Bakou n’a pas répondu aux attentes de toutes les parties et qu’il reste encore beaucoup à faire l’année prochaine, sur plusieurs questions cruciales.

« Aucun pays n’a obtenu tout ce qu’il voulait et nous quittons Bakou avec une montagne de travail à faire », a déclaré Stiell. « Les nombreux autres problèmes sur lesquels nous devons progresser ne font peut-être pas la une des journaux, mais ils sont des bouées de sauvetage pour des milliards de personnes. Ce n’est donc pas le moment de faire des tours de passe-passe, nous devons fixer nos objectifs et redoubler d’efforts sur la route de Belem. »

En attendant tous les CDN

L’accord financier de la COP29 intervient alors que des plans climatiques nationaux plus solides (contributions déterminées au niveau national, ou CDN) doivent être élaborés par tous les pays, l’année prochaine. Ces nouveaux plans climatiques doivent couvrir tous les gaz à effet de serre et tous les secteurs, afin de maintenir la limite de réchauffement de 1,5 °C à portée de main. La COP29 a vu deux pays du G20, à savoir le Royaume-Uni et le Brésil, signaler clairement qu’ils prévoient d’intensifier l’action climatique dans leurs CDN 3.0, car elles sont entièrement dans l’intérêt de leurs économies et de leurs populations. « Nous avons encore un très long chemin à parcourir, mais ici à Bakou, nous avons fait un autre pas important en avant », a déclaré Stiell. « L’Accord de Paris de l’ONU est le radeau de sauvetage de l’humanité ; il n’y a rien d’autre. C’est pourquoi ici à Bakou et dans tous les pays, représentés dans cette salle, nous entreprenons ensemble ce voyage. »

Nigeria- A la quête de débouchés au brut d’Utapate

Le Nigeria recherche des clients à terme pour sa nouvelle qualité de pétrole brut Utapate. Le géant africain vise aussi à doubler sa production, d’ici fin 2025, pour la porter à 40 000 barils par jour.

Au lancement officiel de la qualité, la société d’État NNPC et son partenaire en capital-risque, Natural Oilfield Services, ont révélé que le Nigéria cherche des clienst à terme pour sa nouvelle qualité de pétrole Utapate. Ce lancement s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par le Nigeria pour augmenter sa production de pétrole. Rappelons que cette production a longtemps été entravée par les troubles et le vol de brut, bien que le producteur ouest-africain fasse partie d’un pacte de réduction de la production de l’OPEP. A noter que la production du champ d’Utapate a débuté en mai. Le bloc dispose de réserves prouvées de pétrole de 926 millions de barils.

Le Nigeria produisait environ 1,8 million de barils par jour. Il visait 2 millions de barils par jour, d’ici la fin de l’année, sur la base des efforts de collaboration avec ses opérateurs de coentreprise et ses partenaires sur des contrats de partage de production, aux côtés des agences de sécurité et du gouvernement. Des informations, dévoilées par la NNPC.

Une montée en puissance

Les partenaires du projet envisagent une augmentation de la production d’Utapate à 50 000 b/j en janvier, 60 000 b/j en juin et 80 000 b/j, d’ici la fin 2025. « Nous sommes vraiment intéressés de voir si nous pouvons conclure un contrat à terme avec les raffineries d’Europe et de la côte Est des États-Unis, dont nous avons constaté un appétit important pour les cargaisons », selon le directeur général de NNPC Trading, Lawal Sade, lors de la conférence Argus European Crude, mercredi dernier. « Nous produisons environ 40 000 barils par jour, nous pouvons donc prévoir la quantité que nous pouvons charger », a ajouté Sade, citant une sécurité renforcée, autour de la zone de production. Avec une capacité de 40 000 barils par jour, la NNPC vise à charger et à commercialiser environ une cargaison de la taille d’un Suezmax, soit environ 1 million de barils, par mois.

Cinq cargaisons d’Utapate ont été chargées depuis juillet, et deux autres sont attendues, avant la fin de l’année. Parmi ces cinq cargaisons, deux ont été vendues à l’espagnol Repsol, et trois ont été livrées à des utilisateurs finaux, sur la côte Est des États-Unis, ont appris les délégués à la conférence.

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La qualité a une densité API d’environ 44 et une teneur en soufre d’environ 0,07 %, ce qui signifie qu’elle sera en concurrence avec d’autres qualités nigérianes, telles que l’Amenam et l’Agbami, ainsi qu’avec des qualités comme l‘Azeri Light sur les marchés internationaux, a déclaré Sade.

Ghana : restriction des investissements offshores pour soutenir le cedi

Le Ghana bloque les investissements offshore des fonds de pension pour éviter une nouvelle dépréciation de sa monnaie. (Crédit : DR).

Le Ghana prend des mesures strictes contre les gestionnaires de fonds de pension privés qui souhaitent investir dans des actifs offshore, craignant que cela n’aggrave la pression sur sa monnaie nationale,le cedi, selon plusieurs indiscrétions.

Le Ghana bloque les investissements offshore des fonds de pension pour éviter une nouvelle dépréciation de sa monnaie. Après la réforme des retraites de 2010, les cotisations des travailleurs au régime de retraite du deuxième producteur mondial de cacao ont connu une forte croissance, soutenues par un système à plusieurs niveaux qui permet aux entreprises privées de gérer certaines cotisations. Les actifs sous gestion du secteur des fonds de pension s’élevaient à 78,2 milliards de cédis ghanéens (4,93 milliards de dollars) en juin, dont plus de 73 % étaient gérés par 39 sociétés de gestion de fonds privés. Le fonds de pension public du Ghana gère les contributions de premier niveau pour les prestations de retraite mensuelles des employés, qui sont obligatoires, tandis que les entreprises privées gèrent les contributions de deuxième et troisième niveaux (respectivement obligatoires et volontaires) pour le paiement d’une somme forfaitaire au moment de la retraite ou avant. La majorité des contributions sont investies dans des actifs ghanéens, notamment des euro-obligations du gouvernement ghanéen.

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Cependant, les gestionnaires de fonds privés ont été désireux d’explorer les opportunités d’investissement offshore après la restructuration de 31 milliards de cédis de leurs avoirs dans le cadre d’un réaménagement de la dette locale. M. Mbroh a déclaré que des discussions étaient en cours pour rationaliser les règles et clarifier la manière d’évaluer les investissements offshore pour les contributeurs et les gestionnaires de fonds, bien qu’il ne sache pas quand elles se termineraient. Le Ghana conclut un processus difficile de restructuration de sa dette dans le cadre de l’initiative du Cadre commun du G20, après avoir fait défaut sur la majeure partie de sa dette internationale de 30 milliards de dollars en 2022. Malgré la reprise économique du Ghana, la monnaie cedi s’est dépréciée de 25 % par rapport au dollar américain depuis le début de l’année, après avoir déjà chuté d’environ 17 % en 2023.

Mali : 160 millions de dollars à verser par le minier Resolute Mining

Resolute Maning au Mali
Resolute Mining versera au Mali 160 millions de dollars pour apaiser le différend fiscal qui les oppose et libérera le personnel détenu de l’entreprise minière. (Crédit : Resolute Mining).

Au Mali, la société australienne Resolute Mining a annoncé lundi qu’elle verserait 160 millions de dollars US au gouvernement pour résoudre un différend fiscal après que le pays Ouest-africain a arrêté son PDG Terence Holohan et deux autres employés, selon des informations relayées par Reuters, ce mardi 19 novembre.

Resolute Mining versera au Mali 160 millions de dollars pour apaiser le différend fiscal qui les oppose et libérera le personnel détenu de l’entreprise minière. Resolute a effectué un paiement initial de 80 millions de dollars dans le cadre du règlement à partir des réserves de trésorerie existantes et effectuera des paiements futurs d’environ 80 millions de dollars au cours des prochains mois à partir des sources de liquidités existantes, a indiqué dans un communiqué, la compagnie australienne. Après cette nouvelle, les actions de Resolute ont chuté de 14,3 % en début de séance lundi à 0,345 dollar australien, leur plus bas niveau depuis le 1er mars. Les employés détenus se trouvaient à Bamako, la capitale du Mali, pour s’entretenir avec les autorités minières et fiscales concernant des activités générales liées aux pratiques commerciales de l’entreprise, a annoncé la société la semaine dernière. Resolute travaille actuellement avec le gouvernement du Mali pour libérer les employés détenus, qui restent « en sécurité et en bonne santé » et reçoivent le soutien des ambassades et consulats du Royaume-Uni et du monde entier, a rassuré lundi la société minière.

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La mine d’or exploitée par Resolute à Syama, au Mali – l’une de ses deux mines opérationnelles- a contribué à près des deux tiers de ses ventes annuelles de 329 061 onces en 2023. La société minière détient une participation de 80 % dans le projet, tandis que le gouvernement du Mali est détenteur des par restantes. « La Société note que les opérations sur place se poursuivent normalement et n’ont pas été affectées« , a déclaré Resolute dans son communiqué.

Chronique- Quand le peuple régule le multipartisme

Un vent de changement souffle sur le continent. Las de ce paradoxe qui a longtemps fait que des pays africains aux ressources à fort potentiel, en minerais, en terres rares, métaux précieux… soient les derniers de la classe, en termes d’IDH ou figurent dans les PMA (Pays moins avancés), voire dans les PPTE (Pays pauvres très endettés), une tendance lourde se dégage pour en finir avec des systèmes, mis en place depuis le lendemain des indépendances.

Avant la proclamation des résultats officiels, il ressort du cumul des procès-verbaux de très nombreux de bureau de vote des législatives anticipées au Sénégal qui se sont déroulées, ce dimanche 17 novembre 2024, pour élire 165 députés, une large victoire du Parti PASTEF (Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’équité et la fraternité). Ce sont les tendances qui se dessinent un peu partout, à travers le pays et dans la diaspora. A titre d’exemple, dans les 13 bureaux de vote à Casablanca au Maroc, c’est un score sans appel de 1 569 voix sur 1 867 votants qu’a réalisé ce parti au pouvoir au Sénégal, depuis mars 2024. Ce taux de 84,04% de voix pour le parti PASTEF, très significatif du reste, est quasi général. Figurez-vous qu’il y avait 41 listes en compétition, dont plusieurs coalitions de partis, à savoir le PASTEF, la coalition Takku Wallu, la coalition Samma Sa Kaddu… dans ce pays qui compte plus de 300 partis politique – vous avez bien lu ! – sur une population de 18 millions d’âmes !

Dans les bureaux témoins au Sénégal dans les quartiers et villes, reconnus comme baromètre des élections, le parti PASTEF a fait une véritable « razzia » raflant tout. Souvent même les opposants, têtes de listes de la coalition Jam ak Jariñ Amadou Ba, ex-Premier ministre, et de l’intercoalition Samma sa Kaddu (PS, PDS…), actuel maire de Dakar, ont été battus dans leurs propres bureaux de vote. Ce qui se passe au Sénégal est largement représentatif. Pour rappel, l’Exécutif, empêché d’appliquer une politique d’austérité en supprimant des organes budgétivores, telles que le HCCT et le CESE, et menacé d’une motion de censure, a été obligé de dissoudre l’Assemblée nationale, par la voix du Président de la République. Désormais, le pouvoir en place aura mles coudées franches pour dérouler son programme de développement économique.

Quelles leçons, tirer d’un tel scrutin ?

Le peuple a décidé de se débarrasser d’un système qui a jusqu’à présent surendetté un pays sans pourtant le sortir du sous-développement. Certains parlent de pragmatisme et de maturité de peuples qui ont décidé d’arbitrer et envoyer à la retraite les sexagénaires et autres septuagénaires, dont les relents de la signature d’accords secrets avec le colon continuent de pondérer le développement de leurs pays respectifs. Si certains ont plébiscité des coups de force de militaires, d’autres vont réduire les forces politiques à deux ou trois, soit un paysage politique à visage humain– loin des centaines de mouvances qui n’ont souvent qu’une boîte postale, en guise d’adresse.

Il est arrivé le temps où ces pays ont décidé de prendre à bras le corps leur développement économique, en frappant sa propre monnaie, en érigeant dans les secteurs stratégiques des champions nationaux… Dans un pays comme le Sénégal, où les mines de fer de la Falémé ont attendu des partenaires investisseurs depuis plus de 64 ans, l’Etat va prendre ses responsabilités pour ériger une sidérurgie locale où il sera largement majoritaire, à défaut d’être unique propriétaire. Il en sera de même dans les pierres précieuses, le phosphate et ses dérivés (expertises ICS et Senchim aidant pour produire de l’acide phosphorique), dans le sucre, les huileries alimentaires, ainsi que dans de grands pans de l’agroalimentaire. C’est la clé du succès de la souveraineté, défendue par la Vision 2050 et récemment déclinée, sachant que pour ne pas aller de mal en pis, le choix des partenaires doit être très méticuleux. Le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Sénégal, la Guinée… ont décidé de changer de fusil d’épaules. Leurs ressources devraient désormais être valorisées sur place et leurs stocks d’or rivaliser de valeur avec ceux de pays du nord.

Nigéria : la production pétrolière sur un trend haussier

Le Nigeria est aux prises avec des vols de pétrole dans sa région de production du delta du Niger, des sabotages et des troubles locaux, qui ont entravé la croissance de la production.

La compagnie pétrolière nationale nigériane NNPC a annoncé jeudi avoir augmenté sa production de pétrole à 1,8 million de barils par jour (bpj), avec la possibilité d’atteindre deux millions de bpj d’ici la fin de l’année.

Le Nigeria augmente sa production pétrolière à 1,8 million de barils par jour. La production pétrolière du premier exportateur de brut d’Afrique a été estimée à 1,3 million de barils par jour en octobre, selon le dernier rapport de l’Opep. Le Nigeria compte souvent une production de condensats. La NNPC a déclaré que cette augmentation était le résultat des efforts de collaboration avec ses opérateurs de coentreprise et ses partenaires sur les contrats de partage de production, aux côtés des agences de sécurité et du gouvernement.

Le Nigeria est aux prises avec des vols de pétrole dans sa région de production du delta du Niger, des sabotages et des troubles locaux, qui ont entravé la croissance de la production. En juin, la NNPC a mis en place une « cellule de guerre » pour coordonner les efforts des partenaires pétroliers, du gouvernement et des agents de sécurité privés afin de mettre un terme aux vols de brut. Depuis lors, plusieurs navires utilisés pour voler du brut ont été détruits et certains raffineurs illégaux ont été arrêtés. Kyari a déclaré que les interventions dans chaque segment de la chaîne de production, soutenues par une surveillance rigoureuse des pipelines par les agences de sécurité, ont été essentielles à la reprise.

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Télécoms : Camtel prépare son entrée dans le paiement mobile

Cameroon Telecommunications (Camtel) est l'opérateur national des télécommunications au Cameroun, offrant une large gamme de services de communication. Elle fournit des services de téléphonie fixe et mobile, de données internet, ainsi que des solutions de transmission de données pour les entreprises et les particuliers. (Crédit : DR).

Le groupe camerounais de télécommunications (Camtel) prévoit de lancer des services financiers mobiles l’année prochaine, une fois qu’il aura achevé une étude de faisabilité cette année, a déclaré jeudi un responsable de l’opérateur public, qui cherche à concurrencer Orange et MTN.

Camtel, opérateur de téléphonie camerounais, envisage 2025 comme année de lancement de ses services financiers mobiles. Les opérateurs mobiles développent leurs services financiers à travers l’Afrique, où une grande partie de la population n’a pas un accès de qualité aux services bancaires traditionnels. Au Cameroun, l’opérateur mobile sud-africain MTN (MTNJ.J), et l’opérateur télécom français Orange, dominent le marché de l’argent mobile. D’autres fintechs jouent également un rôle dans ce secteur. L’activité de services financiers mobiles de Camtel, appelée Blue Money, sera hébergée sous son unité commerciale Blue.

Cameroon Telecommunications (Camtel) est l’opérateur national des télécommunications au Cameroun, offrant une large gamme de services de communication. Elle fournit des services de téléphonie fixe et mobile, de données internet, ainsi que des solutions de transmission de données pour les entreprises et les particuliers. Camtel est également le principal fournisseur d’Internet haut débit via des technologies comme le fibre optique, permettant une connectivité rapide et stable. En outre, l’entreprise propose des services de télévision numérique, de téléphonie IP et de vidéoconférence, contribuant ainsi à la modernisation des infrastructures de communication du pays. Camtel joue un rôle clé dans la couverture téléphonique et Internet des zones rurales et urbaines, et soutient l’expansion du réseau national. Elle développe également des solutions de cloud computing et de centres de données pour les entreprises locales. Le fournisseur est impliqué dans la construction et la gestion de réseaux internationaux, notamment via des câbles sous-marins reliant le Cameroun au reste du monde. Camtel fournit des services aux institutions gouvernementales, aux entreprises et aux particuliers, assurant ainsi une connectivité fiable à travers le pays. En réponse à la demande croissante en services numériques, Camtel investit dans des technologies innovantes pour améliorer la qualité de ses offres. Enfin, l’entreprise soutient l’économie numérique du Cameroun en facilitant l’accès à des services de communication modernes et en favorisant l’inclusion numérique.

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Tchad : Starlink, le projet d’Elon Musk approuvé

Starlink, le projet d'Elon Musk obtient le feu vert du Tchad pour améliorer l'accès à Internet. Starlink, l'unité satellite de SpaceX, opère dans plusieurs pays africains. (Crédit : DR).

Starkink avance ses pions en Afrique. Le Tchad a annoncé mardi avoir approuvé l’octroi d’une licence au fournisseur d’accès Internet par satellite Starlink d’Elon Musk pour améliorer l’accès aux services Internet dans le pays d’Afrique centrale.

Starlink, le projet d’Elon Musk obtient le feu vert du Tchad pour améliorer l’accès à Internet. Starlink, l’unité satellite de SpaceX, opère dans plusieurs pays africains mais a été confrontée à des défis réglementaires dans d’autres et à la résistance des monopoles étatiques des télécommunications. « Nous discutons avec Starlink depuis 2021 et nous avons réussi à nous mettre d’accord sur l’essentiel », a déclaré le ministre tchadien des Communications, Boukar Michel. Les derniers chiffres de la Banque mondiale montrent que seulement 12 % de la population tchadienne avait accès à Internet en 2022.

Il a qjouté qu’un meilleur accès à Internet permettra au Tchad de numériser les services publics dans les zones reculées et de stimuler le développement des start-ups technologiques. « Starlink est désormais disponible au Tchad ! », a écrit Elon Musk sur X lundi. Le fournisseur d’accès Internet est présent dans plusieurs pays africains, dont le Zimbabwe , le Nigeria, le Mozambique, le Malawi, Madagascar, le Bénin, le Soudan du Sud, l’Eswatini et la Sierra Leone. Plus tôt cette année, le Cameroun a ordonné la saisie d’équipements Starlink dans les ports car ils n’étaient pas sous licence. Pendant ce temps, la plus grande entreprise de télécommunications du Kenya, Safaricom (SCOM.NR), a exhorté les régulateurs à envisager d’exiger des fournisseurs d’accès Internet par satellite tels que Starlink qu’ils s’associent aux opérateurs de réseaux mobiles locaux.

Finance : L’Ouganda en croissade contre la hausse de sa dette extérieure

L'Ouganda prévoit d'emprunter 400 millions de dollars auprès de plusieurs institutions, dont la Banque africaine de développement (BAD) et un fonds des Nations Unies, pour financer des projets de transport et d'agriculture, a déclaré un responsable du ministère des Finances.

L’Ouganda réduira ses emprunts extérieurs de 98% au cours de l’exercice budgétaire jusqu’en juin 2026 afin de réduire sa dette publique croissante, selon le ministère des Finances.

L’Ouganda va réduire presque tous ses emprunts extérieurs en 2025/26, selon le ministère des Finances du pays d’Afrique de l’Est. La dette publique de l’Ouganda, qui a augmenté à 25,6 milliards de dollars en juin de cette année contre 23,7 milliards de dollars un an plus tôt selon les données du ministère des Finances, a suscité la colère des politiciens de l’opposition ougandaise et a également déclenché des dégradations de la note de crédit.Le gouvernement affirme que l’emprunt a été utilisé pour stimuler la croissance économique, qui a été plus rapide que celle de nombreux pays africains depuis la pandémie de COVID-19.

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Les emprunts extérieurs diminueront à seulement 29,9 milliards de shillings ougandais (8,15 millions de dollars), contre 1.394 milliards de shillings, a déclaré le ministère des Finances dans un message publié sur la plateforme de médias sociaux X mardi soir. En septembre, le ministère a annoncé son intention de réduire les dépenses globales de plus d’un cinquième, à 57,4 billions de shillings en 2025/26, contre 72,1 billions de shillings prévus pour l’exercice en cours. Le ministère des Finances a également déclaré qu’il réduirait les emprunts intérieurs via les obligations du Trésor au cours du prochain exercice financier, les émissions de dette prévues devant diminuer de 54 % par rapport à la période précédente.

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