mardi 24 février 2026
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BAD: Akinwumi Adesina très confiant devant les chefs d’Etat africains

Face aux chefs d’État et de gouvernement en marge de la 6e réunion de coordination semestrielle de l’UA qui a eu lieu à Accra, au Ghana, M. Adesina a rappelé la récente augmentation du capital de la Banque – qui est passé de 201 à 318 milliards de dollars américains (Crédit : DR).

Le président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), M. Akinwumi Adesina, a exposé à l’Union Africaine (UA) les succès obtenus dans la mobilisation des ressources financières nécessaires pour faire face aux besoins de développement du continent.

Face aux chefs d’État et de gouvernement en marge de la 6e réunion de coordination semestrielle de l’UA qui a eu lieu à Accra, au Ghana, M. Adesina a rappelé la récente augmentation du capital de la Banque – qui est passé de 201 à 318 milliards de dollars américains – approuvée par le Conseil des gouverneurs lors des Assemblées annuelles qui se sont tenues à Nairobi en mai dernier. Cette approbation sera déterminante à la Banque, seule institution financière africaine notée AAA, de maintenir son statut et de répondre aux besoins urgents et colossaux du continent en matière de développement. Autres points clés, le président a mentionné les efforts mutuels de la Banque africaine de développement et de la Banque interaméricaine de développement avec comme finalité de mettre au point un nouveau modèle financier permettant de canaliser les droits de tirage spéciaux du Fonds Monétaire International (FMI) par le biais des banques multilatérales de développement.

En début d’année, La Banque Africaine de Développement (BAD) a initié un capital hybride de 750 millions de dollars américains, le tout premier jamais réussi par une institution financière multilatérale, qui a été mondialement salué. »Nous avons ainsi créé une nouvelle classe d’actifs pour les investisseurs du monde entier. Ce capital hybride sera multiplié par quatre, ce qui permettra à la Banque d’augmenter sa capacité de prêts », a indiqué M. Adesina. Le président de la BAD a profité de l’occasion pour montrer aux dirigeants des progrès faits par la Banque dans le cadre des efforts déployés à l’échelle mondiale afin que les richesses naturelles de l’Afrique soient prises en compte dans le calcul du produit intérieur brut (PIB). Par ailleurs, pour renforcer la sécurité alimentaire, la Banque a mis en place un programme régional de développement en faveur du riz en Afrique de l’Ouest, de 650 millions de dollars, en partenariat avec le Centre du riz pour l’Afrique. « Dans cinq ans, l’Afrique de l’Ouest deviendra autosuffisante en riz. Nous savons que nous pouvons y parvenir. Nous avons, grâce à notre travail, aussi aidé l’Éthiopie à devenir autosuffisante en blé en moins de quatre ans, et qui plus est un pays exportateur net de cette céréale. Ce qui est indispensable, c’est une forte volonté politique », a déclaré le président Adesina faisant allusion au programme phare de la Banque, Technologies pour la transformation de l’agriculture africaine (TAAT).

Des reconnaissances qui prouvent les avancées faites par la banque et son guichet concessionnel, le Fonds africain de développement. Adesina a aussi fait part d’autres résultats notables, à savoir l’élargissement de l’accès à l’électricité en faveur de plus de 20 millions de personnes au cours des cinq dernières années et le partenariat signé avec la Banque Mondiale pour connecter 300 millions d’Africains à l’électricité d’ici 2030. « Par exemple, le projet d’interconnexion électrique entre la Mauritanie et le Mali, d’un montant de 890 millions de dollars, fait partie de cette initiative et permettra d’accroître le recours aux énergies propres et l’accès à l’électricité à 2,7 millions de personnes », a-t-il souligné.

Angola : la nouvelle raffinerie de Cabinda proche du démarrage

La Chambre africaine de l'énergie (AEC) a souligné le rôle essentiel du gaz dans la promotion du programme de sécurité énergétique du Nigeria et de l'Afrique lors du récent Forum sur l'investissement dans le gaz du 7 au 8 octobre dernier à Lagos. (Crédit :DR).

La nouvelle raffinerie de pétrole brut de Cabinda en Angola devrait entrer en production au cours de cette année. La première phase de production complète de 30 000 barils par jour est attendue d’ici juillet 2025, a déclaré jeudi le directeur général de l’usine, Marcelo Hofke.

La nouvelle raffinerie de Cabinda en Angola devrait démarrer plus tard cette année, selon le PDG. Avec près des deux tiers de la construction achevée, Cabinda est la plus avancée des trois nouvelles raffineries prévues, aux côtés d’une usine soutenue par Eni à Luanda en cours de modernisation, sur laquelle le deuxième plus grand producteur de pétrole d’Afrique subsaharienne s’appuie pour réduire les produits raffinés importés pour une utilisation nationale. « L’idée est de commencer la mise en service d’ici la fin de cette année… et nous voulons atteindre la pleine production d’ici la fin juillet », a déclaré Hofke. La première phase de 473 millions de dollars de la raffinerie modulaire produira du naphta, du carburéacteur, du diesel et du fioul lourd (HFO), le naphta et le HFO étant destinés aux marchés d’exportation car l’Angola n’en avait pas beaucoup besoin, a-t-il déclaré.

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La première phase devrait fournir 10 % du marché intérieur du carburant en Angola avant de doubler la part de marché une fois la deuxième phase à 60 000 b/j achevée. L’ingénierie de la phase 2 devrait commencer dès le début de la mise en service, d’ici la fin de cette année, a déclaré Felipe Berliner, directeur des investissements du groupe Gemcorp Holdings. Gemcorp est actionnaire à 90 % de la raffinerie de Cabinda et l’entreprise publique Sonangol détient le reste. Berliner a déclaré que les banques qui ont participé à la première phase souhaitent continuer à financer la deuxième phase, dont le coût total devrait atteindre 1 milliard de dollars. Parmi les premiers bailleurs de fonds figurent l’Africa Finance Corporation et la Banque africaine d’import-export.

Afrique: hausse de 14% des importations chinoises au premier semestre 2024

C’est le président chinois Xi Jinping qui en a fait la promesse, plus de 100 milliards de dollars de nouveaux financements aux pays en développement dans le cadre de l’Initiative des Nouvelles routes de la soie (Belt and Road Initiative/BRI). (Crédit : DR).

Au premier semestre 2024, les imporations chinoises sont en hausse. Cette augmentation provient de la production des minerais utiles à la transition énergétique, du rebond des cours de plusieurs matières premières et des mesures initiées par Pékin pour un rééquilibre de ses relations commerciales avec l’Afrique.

Les importations chinoises venant d’Afrique au 1er semestre 2024 ont augmenté. En effet, les importations chinoises en provenance d’Afrique ont augmenté de 14 % durant le premier semestre 2024 par rapport à la même période en 2023 pour s’établir à 60,15 milliards de dollars, selon des données publiées par l’administration générale de la douane chinoise. Un résultat lié à la production d’innombrables minerais nécessaires à la transition énergétique au gré des investissements chinois croissants sur le continent, du rebond des prix de certaines matières premières et les mesures incitatives prises par Pékin pour densifier le commerce avec l’Afrique, telle que la suppression des droits de douane sur 98% des produits importés de plus de vingt pays du continent.

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L’administration générale de la douane chinoise a aussi informé que les exportations de la Chine vers l’Afrique ont diminué de 2,3% entre le 1er janvier et le 30 juin 2024 pour atteindre 84,85 milliards de dollars. Le coût total des échanges commerciaux entre l’empire du Milieu et l’Afrique a pris la fléchette de 3,9 % en glissement annuel durant les six premiers mois de l’année en cours pour s’établir à 145 milliards de dollars. Les exportations chinoises vers l’Afrique comprennent principalement des produits finis (textile-habillement, machines, électronique, etc.), tandis que les importations africaines vers l’empire du Milieu sont des matières premières comme le pétrole brut, le cuivre, le cobalt et le minerai de fer ; d’où un excédent commercial chronique en faveur de la Chine.

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Nigéria : La raffinerie Dangote se tourne vers la Libye pour son approvionnement en pétrole

Depuis que Dangote a commencé ses opérations en janvier, l'entreprise n'a pas réussi à obtenir un approvisionnement suffisant en brut au Nigeria. (Crédit : DR).

La raffinerie nigériane Dangote est en pourparlers avec la Libye pour s’approvisionner en brut pour son usine de 650.000 barils par jour (bpj) et cherchera également à s’approvisionner en pétrole angolais, a déclaré un haut responsable, alors qu’elle cherche à surmonter ses problèmes d’approvisionnement national.

La raffinerie Dangote est en pourparlers avec la Libye pour sécuriser son approvisionnement en pétrole. La raffinerie de 20 milliards de dollars, construite par l’homme le plus riche d’Afrique, Aliko Dangote, dans la banlieue de Lagos, est la plus grande d’Afrique et est conçue pour mettre fin à la dépendance du Nigeria aux carburants importés en raison d’une capacité de raffinage insuffisante. Depuis que Dangote a commencé ses opérations en janvier, l’entreprise n’a pas réussi à obtenir un approvisionnement suffisant en brut au Nigeria, qui, bien que premier producteur de pétrole d’Afrique, est aux prises avec des vols, des actes de vandalisme sur les pipelines et un faible investissement. Dangote a dû recourir à l’importation de pétrole brut provenant de pays aussi éloignés que le Brésil et les États-Unis.

Il a refusé de donner des détails sur les discussions, mais a notifié que les négociants internationaux et les compagnies pétrolières étaient parmi les plus gros acheteurs de gasoil de Dangote, dont une grande partie était exportée. « Les plus gros acheteurs sont les deux grands négociants Trafigura et Vitol, ainsi que BP et, dans une certaine mesure, même TotalEnergies. Mais tous disent qu’ils vont transférer leur production vers l’offshore », a déclaré Edwin. Les données des négociants et du transport maritime ont montré que Dangote augmente ses exportations de gasoil vers l’Afrique de l’Ouest , prenant des parts de marché aux raffineurs européens. Edwin a déclaré que la branche de négoce de pétrole de Dangote était opérationnelle, avec du personnel à Londres et à Lagos, pour aider à gérer les approvisionnements et vendre les produits. Le régulateur en amont du Nigeria s’est heurté à Dangote, affirmant que la teneur en soufre de son gasoil dépassait les limites requises de 200 parties par million (ppm). Aliko Dangote a nié cette information, affirmant que le niveau de soufre était plus élevé au début de la production, mais qu’il était tombé à 88 ppm et qu’il chuterait à 10 ppm début août à mesure que la production augmenterait.

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Investissements : la RDC cible 1,5 milliard US d’autofinancement du budget 2024

Une mission des services du Fonds monétaire international (FMI), conduite par Calixte Ahokpossi, chef de mission pour la RDC, a séjourné au Haut-Katanga et à Kinshasa respectivement du 22 au 25 octobre et du 25 octobre au 5 novembre 2025. (Crédit : DR).

Au regard de sa forte dépendance aux investissements étrangers pour ses dépenses d’investissement, la RDV présage de renverser la vapeur. Le programme qui est en phase d’élaboration ambitionne de lui donner la capacité de contribuer à plus de 50% vers 2030. 

Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) envisage d’injecter la somme de  4202,4 milliards de francs congolais (1,5 milliard US) sur budget propre pour les dépenses d’investissement en 2024. Cette volonté politique a pour manœuvre de sortir le pays d’un schéma où l’essentiel des infrastructures, notamment dans l’éducation et la santé, est financée par des bailleurs étrangers. Selon le Fonds monétaire international (FMI), en 2022, 90% des investissements dans la santé, soit environ 1273,4 milliards de francs congolais, sont à l’initiative des bailleurs internationaux. La situation est pareille au niveau de l’éducation. Cette situation est provoquée la faible mobilisation des recettes fiscales qui ne représentaient que 11,5% du PIB formel en 2022 contre 23,4% en moyenne en Afrique subsaharienne. Pour matérialiser ce projet, le gouvernement mise sur 3703 milliards de francs congolais dans les recettes fiscales qui enregistrent une augmentation en 2024 (premier semestre), et 499 milliards de CDF provenant de la renégociation d’un contrat minier sur le cuivre (Sicomines). Il avait aussi prévu d’affecter un montant global de 714 millions US de ressources accordées par le FMI en 2021, mais on ignore quelle partie sera utilisée pour cette année.

Les investissements portera principalement sur les infrastructures routières

2e pays le plus grand d’Afrique au cœur de corridors stratégiques regroupant 7 pays, la RDC  se doit d’améliorer sa connectivité pour pallier sa dépendance au secteur minier. Il existe aussi le projet « Plan de développement local 145 Territoires » qui a pour but de densifier les infrastructures sociales dans plusieurs localités, constituant ainsi une source de gains économiques et d’emplois. Le gouvernement espère tirer jusqu’à 5,5 milliards US de Sicomines, d’ici 2040 si les prix du cuivre restent élevés. Malgré leur importance, ces ressources ne suffiront pas. Entre 2022 et 2029, 46,5 milliards $ de dépenses d’investissement sont prévues.

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Hydrocarbures : TotalEnergies cède ses actifs nigérians à Chappal Energies

Plus tôt ce mois-ci, TotalEnergies avait annoncé son intention de se retirer du bloc 11B/12B, portant un coup dur aux efforts de l'Afrique du Sud pour devenir indépendante énergétiquement en développant ses plus grandes découvertes de gaz offshore jamais réalisées.. (Crédit : DR).

TotalEnergies a vendu sa participation minoritaire dans une importante joint-venture pétrolière onshore nigériane à Chappal Energies, basé à Maurice, pour 860 millions de dollars, a annoncé mercredi la compagnie pétrolière.

TotalEnergies vend des actifs pétroliers onshore nigérians à Chappal Energies pour 860 millions de dollars. Le PDG Patrick Pouyanne a déclaré en février que TotalEnergies cherchait à se débarrasser de sa participation de 10 % dans la Shell Petroleum Development Company of Nigeria Limited (SPDC), qui a été confrontée à des centaines de déversements de pétrole en raison de vols, de sabotages et de problèmes opérationnels qui ont conduit à des réparations coûteuses et à des poursuites judiciaires très médiatisées. Chappal Energies se concentre sur les investissements dans des actifs en amont à forte valeur ajoutée et en difficulté dans la région du Delta du Niger. La vente comprend une participation dans 15 licences produisant principalement du pétrole, avec une production totale de 14 000 barils équivalent pétrole par jour en 2023, a déclaré la société. Trois licences supplémentaires produisent principalement du gaz et représentent actuellement 40 % de l’approvisionnement en gaz GNL de TotalEnergies au Nigeria.

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Total a déclaré avoir vendu la participation dans les licences gazières à Chappal, mais la part de production restera dans le portefeuille de Total, ainsi que l’accès aux infrastructures et pipelines associés pour alimenter en gaz l’usine Nigeria LNG. « Cette cession… nous permet de concentrer notre présence onshore au Nigeria uniquement sur la chaîne de valeur intégrée du gaz et vise à assurer la continuité de l’approvisionnement en gaz d’alimentation de Nigeria LNG à l’avenir », a déclaré Nicolas Terraz, directeur général exploration & production de TotalEnergies. La transaction devrait être finalisée d’ici la fin de l’année, sous réserve des approbations réglementaires. Shell a également accepté plus tôt cette année de vendre sa participation de 30 % dans SPDC à un consortium de cinq sociétés, principalement locales, pour un montant pouvant atteindre 2,4 milliards de dollars. La Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC) détient 55 % de la joint-venture, tandis que l’italien Eni en détient 5 %. Exxon Mobil, Eni et le groupe norvégien Equinor ont tous vendu des actifs au Nigeria ces dernières années pour se concentrer sur des opérations plus récentes et plus rentables ailleurs. TotalEnergies, qui a produit un total de 219 000 barils équivalent pétrole par jour en 2023 au Nigeria, reste un opérateur majeur de champs offshore dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.

Nigéria : Bola Tinubu réclame une rallonge budgétaire

Tinubu, président élu du Nigéria. (Crédit : DR).

Le président nigérian Bola Tinubu a demandé au Sénat d’approuver une dépense supplémentaire de 6.200 milliards de nairas (4 milliards de dollars) pour combler les déficits du budget national de cette année, selon une lettre lue aux législateurs mercredi.

Bola Tinubu demande aux législateurs d’approuver 4 milliards de dollars supplémentaires de dépenses. Tinubu a également cherché à imposer une taxe exceptionnelle sur les gains de change des banques, car son gouvernement vise à lever des revenus pour financer « le développement des infrastructures d’investissement, l’éducation et les soins de santé ainsi que les initiatives sociales ». Les sénateurs ont immédiatement commencé à débattre d’un projet de loi visant à approuver la demande de dépenses supplémentaires, qui intervient à un moment où le gouvernement est sous la pression des syndicats pour s’entendre sur un nouveau salaire minimum dans le contexte de la pire crise du coût de la vie que le pays ait connue depuis une génération. Les législateurs avaient adopté en décembre un budget de 28,77 billions de nairas pour 2024, le premier plan de dépenses annuel sous Tinubu. La demande de Tinubu est conforme aux dispositions d’un « Plan accéléré de stabilisation et de progrès » (ASAP), élaboré par le ministère des Finances avec des dirigeants du secteur privé et certains économistes, qui vise à relever les défis liés aux réformes visant à stimuler la croissance. En mai dernier, Tinubu a supprimé une subvention populaire mais coûteuse sur l’essence et a dévalué à deux reprises la naira dans le cadre de réformes historiques saluées par les investisseurs pour tenter de relancer la croissance.

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Mais cette mesure a fait tripler les prix de l’essence, augmenté les coûts de transport et porté l’inflation à son plus haut niveau depuis 28 ans, provoquant la colère des citoyens.Tinubu a dû faire face à la pression des syndicats en raison de l’augmentation du coût de la vie due à ses réformes, mais il a juré de ne pas revenir en arrièreLe président a déclaré aux législateurs que 3,2 billions de nairas provenant des dépenses supplémentaires serviront à construire des « projets d’infrastructures critiques » à travers le pays et que 3 billions de nairas financeront « d’autres besoins de dépenses récurrentes ». L’économie nigériane est bloquée au ralenti avec une croissance d’environ 3 %, bien loin des 6 % d’expansion annuelle que Tinubu avait ciblés lors de son arrivée au pouvoir l’année dernière.Tinubu a demandé à son équipe de gestion économique de préparer un plan de relance de 2 000 milliards de nairas pour répondre aux préoccupations concernant l’approvisionnement alimentaire et soutenir des secteurs clés tels que l’énergie, la santé et la protection sociale.

Guinée : Rio Tinto reçoit l’aval pour démarrager Simandou

Simandou est la plus grande réserve inexploitée de minerai de fer au monde et la Guinée est le premier exportateur mondial de bauxite, utilisée dans la production d'aluminium. (Crédit : DR).

La compagnie minière Rio Tinto a annoncé mardi que son gigantesque projet africain de minerai de fer en Guinée – qu’il développe conjointement avec un consortium chinois – a reçu toutes les approbations réglementaires, y compris celles des gouvernements local et chinois.

Le projet de minerai de fer africain de Rio Tinto a désormais toutes les autorisations nécessaires pour démarrer effectivement. Le projet Simandou, dont la structure de propriété est complexe, a vu sa construction retardée pendant des années. Et ce, à cause des querelles juridiques, des changements politiques locaux, des obstacles diverses liés notamment au coût des 600 km de voie ferrée et du port qui doivent être construits pour exporter le minerai des mines du sud-est du pays. Rio Tinto, un groupe minier mondial, détient deux des quatre blocs miniers de Simandou dans le cadre de sa coopération avec le chinois Chalco Iron Ore Holdings (CIOH) et le gouvernement guinéen. Rio Tinto détient 53 % des parts, tandis que CIOH détient le reste. Chalco Iron Ore Holdings est détenue à 75 % par Aluminum Corporation of China, et 20 % par Baowu Steel Group. Le projet géant de minerai de fer de Simandou en Guinée, qui devrait être la plus grande et la plus riche mine de fer au monde, commencera sa production d’ici fin 2025 et ajoutera une production annuelle d’environ 120 millions de tonnes métriques de minerai de fer de haute teneur une fois sa pleine capacité atteinte. Rio Tinto, qui a annoncé mardi des expéditions de minerais de fer au deuxième trimestre inférieures aux estimations des analystes, avait prévu 800 millions de dollars pour sa part du développement en 2023 et environ 2 milliards de dollars par an en 2024 et 2025.

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En effet, le projet d’exploitation du gisement de fer de Simandou est de nouveau sur les rails. Après des rencontres et négociations avec les autorités et investisseurs Chinois, la Guinée a annoncé en janvier 2023 la reprise des travaux de développement de Simandou, le plus grand gisement mondial de minerai de fer à haute teneur encore inexploité. Depuis son accession au pouvoir, le gouvernement dirigé par Mamadi Doumbouya a pris des mesures, jugées populaires, dans une tentative de reprise en main du secteur minier guinéen, longtemps plombé par la corruption et les litiges.

Chronique : Sénégal – le président sortant, clerc de Macron ?

Recevoir toutes ces indemnités d’un pays, puis aller servir un autre Etat, est-ce légal ? Le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye ne doit-il pas abroger une telle disposition ? N’y-a-t-il pas conflits d’intérêts quelque part ? Doit-on rappeler que les Etats n’ont pas d‘amis, mais que des intérêts ? (Crédit : DR).

En novembre 2023, alors que son second mandat à la tête du Sénégal touchait à sa fin, Macky Sall (62 ans) a été nommé Envoyé spécial et président du Comité de Suivi du 4P (Pacte de Paris pour les peuples et la planète), par le président français Emmanuel Macron (47 ans). Bénéficiaire d’un parachute doré qu’il s’est taillé, avant son départ du pouvoir, se pose la légalité de ses émoluments du Sénégal, PPTE.  

Depuis le 02 avril, Macky Sall, qui a été porté à la magistrature suprême du Sénégal, pendant 12 ans, soit 2 mandats de, respectivement, 7 et 5 ans, de 2012 à 2024, est l’employé du président de la France, Emmanuel Macron. Celui-ci l’a nommé, après le dernier Sommet de Paris pour un Nouveau Pacte Financier, au mois de juin 2023, Envoyé Spécial du 4P (Pacte de Paris pour les Peuples et la Planète) et président du Comité de Suivi. Juste avant son départ, les services de Communication de la Présidence de la République du Sénégal ont confirmé qu’il rentrerait en fonction dès la fin de son mandat, le 02 avril 2024. Cherchez l’erreur ?! Comment se fait-il qu’un des plus grands commis de l’Etat du Sénégal, qui a occupé tous les postes de responsabilités, allant de Directeur de PETROSEN à Chef de l’Etat, chef suprême des armées, en passant par Ministres de plusieurs Départements, dont celui régalien de l’Intérieur, par Président de l’Assemblée nationale, soit aujourd’hui simple employé du président actuel de la France ? En dépit de sa maîtrise des codes secrets, des points vitaux et névralgiques du Sénégal, Macky Sall, qui a signé, lui-même, le décret 2013-125 du 17 janvier 2023 qui garantit aux anciens présidents du Sénégal en vie une généreuse pension, une maison de fonction meublé ou une indemnité compensatrice de 4,5 millions f CFA (7 250 €), un salaire mensuel (5 millions f CFA, soit 7 500 €), du personnel affecté à leur service (jusqu’à 4, rémunérés de façon analogue au personnel affectés dans les postes diplomatiques et consulaires du Sénégal), une assurance maladie pour eux et leur femme, et une série d’avantages (2 véhicules, un téléphone fixe, prise en charge à hauteur de 40 millions f CFA par an ou 60 000 € de billets d’avion…) jusqu’à leur mort, doit-il être au service de la France ? Un décret, taillé sur mesure pour Macky Sall qui a opté de vivre dans une demeure cossue de Marrakech au Maroc… Il coûterait au Sénégal, au bas mot 120 millions f CFA par an (1,8 million €), un PMA (Pays Moins Avancé) et de surcroît PPTE (Pays Pauvre Très Endetté) !

Une question de légalité et de délit d’initiés

Recevoir toutes ces indemnités d’un pays, puis aller servir un autre Etat, est-ce légal ? Le président Bassirou Diomaye Diakhar Faye ne doit-il pas abroger une telle disposition ? N’y-a-t-il pas conflits d’intérêts quelque part ? Doit-on rappeler que les Etats n’ont pas d‘amis, mais que des intérêts ? A l’heure où la Banque de France et les chambres fortes de l’Hexagone débordent de stocks d’or et de devises fortes, quand le reniement du fCFA (franc de la Communauté Financière d’Afrique) se fait de plus en plus pressant pour une souveraineté monétaire loin de toute servitude, la France pose un regard de Chimène sur Macky Sall. En revisitant les 4 principes directeurs du 4P, à savoir « Aucun pays ne devrait avoir à choisir entre la lutte contre la pauvreté et la préservation de la planète », « Chaque pays adopte une stratégie qui lui est propre en matière de transition, tenant compte de ses besoins et de ses contraintes pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris. Nous renforcerons nos partenariats afin d’accompagner ces trajectoires nationales. Nous avons besoin d’une impulsion financière et plus de ressources pour aider les économies vulnérables à sortir à sortir leur population de la pauvreté, tout en protégeant la planète », « Le système financier international doit être plus performant : le rôle des capitaux privé est la clé. Notre aptitude à relever les défis mondiaux dépendra fondamentalement de l’augmentation des capitaux privés pour transformer les économies émergentes et en développement, parvenir à un monde à zéro émission nette et respectueux de l’environnement et réduire les inégalités plus efficacement « , on se rend compte que ce ne sera certainement pas le début d’une philanthropie à grande échelle d’investisseurs privés.

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Comment ne pas demeurer sceptiques, face à ceux qui ont déjà piloté les essais nucléaires dans le désert algérien puis à Mururoa, ont fusillé les tirailleurs sénégalais réclamant leur pension, à Thiaroye en 1944, au retour d’une guerre qui ne les concernait pas directement, et qui perpétuent l’exploitation de matières premières sans encourager une transformation à valeur ajoutée sur place… ? Un plan Marshall, à l’instar de l’original, après la Seconde Guerre mondiale, ou celui actuellement alloué à l’Ukraine dans son conflit contre la Russie, aurait été plus adéquat. J’ajoute pour conclure que, dans la liste des 63 soutiens, figurent les drapeaux du Sénégal et du Niger -le resteront-ils longtemps d’ailleurs ? – mais ceux du Burkina Faso, du Mali, de la Chine, des Etats Unis, du Royaume Uni, d’Italie, pour ne citer que ceux-là, sont absents.     

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Logistique : le brésilien JSL s’implante au Ghana

JSL, qui a terminé l'année 2023 avec 8,9 milliards de reals (1,64 milliard de dollars) de revenus, est sur le point d'annoncer l'ouverture de sa deuxième opération sur le continent, en mettant le pied au Ghana après son entrée en Afrique du Sud il y a environ trois ans. (Crédit : DR).

JSL (JSLG3.SA), leader brésilien de la logistique, étend ses opérations internationales au-delà des frontières de l’Amérique latine, en visant de nouveaux marchés en Afrique, a déclaré son directeur général Ramon Alcaraz. En effet, le géant de la logistique brésilienne JSL va s’implanter sur le marché ghanéen dans le cadre de son expansion en Afrique.

JSL, qui a terminé l’année 2023 avec 8,9 milliards de reals (1,64 milliard de dollars) de revenus, est sur le point d’annoncer l’ouverture de sa deuxième opération sur le continent, en mettant le pied au Ghana après son entrée en Afrique du Sud il y a environ trois ans. « Nous voulons croître en Afrique, dans des pays où il y a beaucoup d’opportunités », a déclaré Alcaraz dans une interview. JSL est actuellement présente dans neuf pays, dont le Brésil, le Paraguay, l’Argentine, le Pérou, le Chili, l’Afrique du Sud et désormais le Ghana. Fondée en 1956, elle se concentre sur le transport de marchandises, le stockage et la distribution urbaine de marchandises, entre autres activités. L’entreprise compte environ 300 camions en service en Afrique du Sud, tandis qu’au Ghana elle démarre ses activités avec 40 camions. Mais elle prévoit de doubler sa taille dans le pays dans les deux prochaines années, selon Alcaraz. JSL est également conscient des opportunités qui se présentent dans d’autres pays africains, notamment au Nigeria, pays peuplé et en proie à des problèmes, lorsque cela est possible, a déclaré le responsable.

L’entreprise brésilienne a également développé ses opérations nationales, non seulement par croissance organique, mais aussi via des acquisitions. Au cours des quatre dernières années, JSL a acquis huit concurrents dans le pays. JSL est toujours ouverte à de nouveaux accords au Brésil, ciblant principalement de grandes entreprises. Extrêmement fragmenté, le marché de la logistique brésilien présente peu de barrières à l’entrée et une activité fortement corrélée au cycle économique. Il est également dépourvu de réseaux ferroviaires et repose essentiellement sur les routes. De même, plusieurs pays africains sont confrontés à d’énormes défis en matière d’infrastructures, ce qui fait des routes un mode de transport crucial, a noté le responsable.

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