mercredi 25 février 2026
Accueil Blog Page 56

Finance : réouverture de la bourse de Tripoli

Selon lui, le marché boursier s'efforcerait de provoquer une augmentation du volume des cotations. (Crédit : Crédit : DR).

La Bourse libyenne a repris lundi ses échanges dans une salle de la capitale Tripoli après plus de neuf ans de fermeture en raison de la situation politique et sécuritaire.

La bourse libyenne reprend ses activités après plus de 9 ans de fermeture. Le Premier ministre du gouvernement d’unité nationale Abdulhamid al-Dbeibah et le président du conseil d’administration du marché Bashir Mohamed Ashour ainsi que d’autres responsables ont sonné pour annoncer la reprise des échanges. La Bourse dispose également d’une salle des marchés à Benghazi, deuxième ville de Libya, où les échanges devraient reprendre la semaine prochaine, selon une source. Ddeibah a déclaré que la bourse était l’un des moyens d’améliorer l’économie libyenne. « L’importance du marché boursier se reflète dans le doublement du produit intérieur brut et la réduction du déficit budgétaire, ce qui réduit la charge sur le budget général de l’État », a-t-il déclaré. Pour Ashour, le succès du marché dépendrait de « la stabilité et du développement des différents secteurs de l’État ».

A lire aussi : Libye: le Sénégalais Abdoulaye Bathily nommé négociateur en chef de l’ONU

Selon lui, le marché boursier s’efforcerait de provoquer une augmentation du volume des cotations. Sur 10 sociétés, huit étaient cotées sur le calendrier de négociation de lundi, mais seulement trois d’entre elles ont été négociées, a déclaré Lamin Haman, conseiller en médias du marché. Le marché a été lancé en 2006. Après la chute de l’ancien régime de Moummar Kadhafi lors du soulèvement soutenu par l’OTAN en 2011, il a suspendu les échanges pendant plus de 12 mois. Lors d’une guerre civile entre factions armées rivalisant pour le pouvoir en 2014, le commerce a de nouveau été suspendu. La même année, le principal producteur de pétrole d’Afrique du Nord s’est divisé entre les factions belligérantes de l’Est et de l’Ouest.

Gabon : les défis de Patricia Bouddhou-Chavihot, nouvelle présidente de la FEGASA

Après vingt ans de services au sein de la Fédération gabonaise des sociétés d’assurance, le Dr Andrew Gwodog a plié bagage. Il est remplacé par Patricia Bouddhou-Chavihot, qui n’était autre que son adjointe. (Crédit : DR).

La Fédération gabonaise des sociétés d’assurance (Fegasa) change de directeur. Le Dr Andrew Gwodog, président de cette structure depuis juillet 2018, a cédé les rênes à la directrice générale de Sunu Assurance IARD Gabon, Patricia Bouddhou-Chavihot, avec près de 84 millions de francs CFA dans les caisses et 77 millions de francs CFA au titre des créances détenues et hors Fegasa.

Après vingt ans de services au sein de la Fédération gabonaise des sociétés d’assurance, le Dr Andrew Gwodog a plié bagage. Il est remplacé par Patricia Bouddhou-Chavihot, qui n’était autre que son adjointe. Patricia qui est également la directrice générale de Sunu Assurance IARD Gabon. Après deux mandats de président au niveau de la Fegasa, M. Andrew Gwodog et son équipe ont accompli des progrès, salué par les professionnels du secteur. Cela en passant par la croissance de cette organisation vieille de quatre décennies et la mise en place d’une stratégie de développement et de leadership à l’international accéléré depuis 2018. Ainsi, il a permis l’amélioration du service aux assurés à travers : l’accélération de la cadence du règlement de sinistre dans la branche automobile, l’amélioration considérable de l’offre d’assurance offerte aux clients, la mise en circulation du constat amiable et l’établissement de la convention d’indemnisation directe. Les textes de gouvernance de la structure ont également fait l’objet de révision, voire de modifications. Tout cela dans le but de donner une seconde vie à la fédération et la rendre plus apte à faire face aux défis nouveaux.

 D’innombrables défis attendent la nouvelle présidente. Des chantiers déjà débutés par son prédécesseur auxquels Patricia Bouddhou – Chavihot doit s’atteler. Dans l’attente de la prochaine assemblée générale électives,  certaines missions attendent la nouvelle présidente Patricia Bouddhou-Chavihot et son équipe. Parmi elles figurent en bonne place l’arrêt des comptes pour l’exercice 2023, qui permettra de créer un cadre légal pour l’aboutissement des projets du pool TPV. Ajouter à cela, la digitalisation de l’assurance automobile, développement oblige, il est donc capital de se conformer, un autre défis de taille qui attend la nouvelle présidente, la mise en place d’un certain nombre d’assurances obligatoires. L’évolution de la charte graphique de la Fegasa, de plus l’estimation des indemnités de service rendu dû à l’ensemble du personnel. L’autre chantier immense à venir est  la construction de la maison de l’assureur. Patricia n’a pas manqué de rassurer la fédération par rapport à tous ses chantiers qui selon elle seront menés à bon port. «J’ai un sentiment de fierté pour mon prédécesseur à ce poste. J’ai envie de remercier l’équipe sortante de m’avoir choisi pour présider aux destinées de notre belle fédération, qui est une belle dame de 40 ans. Nous avons une série de chantiers qui nous attendent et méritent d’être menés à leur terme. Mais également poursuivre l’excellent travail qui a été abattu par le personnel de la fédération», a déclaré la présidente de la Fegasa, Patricia Bouddhou-Chavihot.

Nigeria : 750 millions USD de la Banque mondiale pour financer des projets verts

PowerGen Renewable Energy (PowerGen) s’est associée à des investisseurs internationaux pour établir une plateforme d’énergie renouvelable évolutive et distribuée visant le déploiement de 120 mégawatts (MW) d’énergie renouvelable.

L’investissement devrait garantir la mobilisation de plus d’un milliards de dollars de capitaux privés, sans compter d’importants financements de la part de plusieurs institutions de financement du développement. Dans un communiqué publié, il y a une semaine, la Banque mondiale a en effet informé de sa décision d’octroyer un prêt de 750 millions USD en faveur du Nigeria pour financer des projets d’énergies renouvelables.

L’investissement devrait garantir la mobilisation de plus d’un milliards de dollars de capitaux privés, sans compter d’importants financements de la part de plusieurs institutions de financement. La Banque mondiale a informé l’opinion avoir décidé d’octroyer un prêt de 750 millions USD en faveur du Nigeria pour financer des projets d’énergies renouvelables. C’est l’Association internationale de développement (IDA) qui sera habilitée à verser le financement. Le guichet de la Banque mondiale consacré aux pays les plus pauvres, servira à financer le projet Distributed Access through Renewable Energy Scale-up (DARES), dont la finalité est de distribuer à plus de 17,5 millions de Nigérians un accès nouveau ou amélioré à l’électricité via des solutions d’énergie renouvelable distribuée.

A lire aussi :Pétrole : le Nigéria défend un baril autour de 77 dollars dans son budget 2024

Le prêt concessionnel doit permettre au Nigéria de dégager plus d’un milliard de dollars de capitaux privés, ainsi que d’importants financements parallèles de la part de partenaires de développement, dont 100 millions USD de l’Alliance mondiale pour l’énergie au service des populations et de la planète (GEAPP) et 200 millions USD de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA). Divers partenaires de développement apporteront également leur contribution tels que l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID), l’Agence allemande de développement (GIZ) et la Banque africaine de développement (BAD). Selon la Banque mondiale, plus de 85 millions de Nigérians n’ont pas encore accès à l’électricité. 

Abderrahim El Hafidi préside à Ryad,le Conseil d’Administration et l’Assemblée Générale de l’Union Arabe de l’Electricité

M. Abderrahim El Hafidi a présidé, les 21 et 22 décembre à Riyad en Arabie Saoudite, la 59ème session du Conseil d’Administration et la 19ème Assemblée Générale de l’Union avec la participation des membres de l’UAE, acteurs stratégiques des secteurs électriques des pays arabes. Lors de ces réunions, les membres ont passé en revue toutes les décisions prises lors de la précédente session, en vue de la poursuite de l’opérationnalisation du plan stratégique de l’Union visant la modernisation des structures de l’Union notamment à travers l’adoption d’un système de gouvernance efficace et la réorientation de ses missions et ses objectifs. M. El Hafidi, Président de l’UAE, a salué les efforts considérables déployés dans ce sens et a appelé à la poursuite des efforts communs afin d’assurer le développement continu et le succès de cette organisation. Les discussions ont également porté sur le renforcement des ressources humaines et financières de l’UAE, la mise en place d’un nouveau système de membership ainsi que la préparation du nouveau siège de l’UAE afin de promouvoir l’efficacité opérationnelle de l’Union.

Depuis son élection à la tête de l’Union Arabe de l’Electricité en 2018, M. El Hafidi œuvre pour faire de l’UAE une organisation prospère ayant une vision claire visant l’amélioration des coûts et de la qualité des services de l’électricité proposés aux utilisateurs arabes finaux, l’optimisation de la sécurité énergétique et l’accélération de la transition énergétique. Pour rappel, l’Union Arabe de l’Electricité qui commémore cette année sa 36ème année d’existence et compte 19 pays arabes membres, joue un rôle crucial dans le renforcement de la coopération régionale, la facilitation des échanges des expertises et des ressources et la promotion des politiques énergétiques durables pour relever les défis du secteur énergétique, et contribuer au développement social et économique dans le monde arabe.

L’Éthiopie achète 31 avions Boeing au salon aéronautique de Dubaï

L’avionneur américain Boeing a annoncé avoir reçu une nouvelle commande émanant de la compagnie aérienne Ethiopian Airlines au deuxième jour du salon aéronautique de Dubaï, après un méga-contrat conclu la veille avec Emirates. La compagnie africaine a commandé 20 exemplaires du Boeing 737-8 et 11 du Boeing 787-9, et  une option pour 36 avions supplémentaires, afin « d’étendre notre réseau et de soutenir notre croissance », a affirmé son PDG, Mesfin Tasew. Depuis le crash d’un Boeing 737 MAX, au sud-est d’Addis-Abeba, en 2019, faisant 157 morts, les compagnies du monde entier avaient immobilisé au sol ces aéronefs. 

Mais Mesfin Tasew, le PDG d’Ethiopian Airlines, fait à nouveau confiance à cet  appareil, ce modèle serait désormais sûr selon le transporteur : « L’accident du 737-max qui s’est produit il y a quatre ans est un accident vraiment très triste. Nous avons contrôlé et confirmé que le défaut de conception de cet avion avait été entièrement corrigé par Boeing, et nous avons de nouveau confiance en cet avion », a-t-il martelé. De son côté, Boeing a décrit cet accord comme « le plus grand achat d’avions Boeing de l’histoire de l’Afrique », sans livrer de prix de vente. Au prix catalogue, rarement appliqué en raison des rabais consentis, la transaction représente plus de 5,6 milliards de dollars.

Ifrane Forum 2023 : au Maroc, des experts et entrepreneurs s’unissent pour construire des « Champions Économiques Africains »

Ifrane forum , est un sommet dédié au commerce et à l’investissement. Il offre une plateforme d’échange sur les questions de développement en Afrique. En plein déploiement de la ZLECAf, l’édition 2023 se se consacre sur la mise en avant des entreprises du continent. C’est le Maroc qui abrite cette 7eme édition du sommet africain du commerce et de l’investissement, « Ifrane Forum ». Réunissant dans la ville d’Ifrane, des acteurs clés du secteur privé africain, ainsi que des décideurs du continent, l’événement vise à explorer les défis et opportunités cruciaux qui définissent la transformation économique et sociale de l’Afrique. Le thème de cette édition est « Construire des Champions Économiques Africains », la cette édition se tiendra sur trois jours, avec pour but de donner la parole aux  dirigeants africains à succès de partager leurs expériences, mettant en exergue la croissance de grandes entreprises opérant à l’échelle régionale et internationale. 

Des secteurs aussi diversifiés comme l’industrie, l’agriculture, la technologie, le commerce, le BTP, la santé et les infrastructures seront abordés, offrant un panorama complet des dynamiques économiques africaines. « Le thème de cette édition, construire des champions économiques africains, est d’une importance capitale, alors que nous façonnons le destin de nos économies et édifions un avenir prospère de l’Afrique. Nous sommes à un tournant décisif de notre histoire. L’Afrique, avec sa diversité culturelle, ses ressources abordables et sa jeunesse dynamique, est prête à consolider sa place sur la scène mondiale » a déclaré Khadija Idrissi Janati, Présidente d’Ifrane Forum lors de son discours d’ouverture. Cette conférence s’inscrit dans une période marqué par le déploiement de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), qui a du mal à se réaliser en dépit d’une opérationnalisation actée en 2021. 

Employant environ 60 % de la main-d’œuvre du continent, les PME qui constituent le cœur des économies africaines sont censées être en première ligne de cette initiative de marché unique de plus de 3400 milliards $ de PIB cumulé. La plupart d’entre elles doivent encore relever de nombreux défis pour devenir de véritables géants économiques et industrielles capables de stimuler le changement économique tant  souhaité pour le continent. De plus, l’appropriation du projet reste un point à relever pour ces structures qui représentent 90% des entreprises du continent. « Les PME africaines ne sont pas seulement des acteurs économiques, ce sont des agents de changement, des incubateurs d’innovation et des créateurs d’emploi. En les aidant à grandir et à prospérer, nous construisons les fondations solides pour des économies dynamiques et durables. Les obstacles auxquels sont confrontées les PME africaines, tels que le manque d’accès au financement et les défis réglementaires, doivent être transformés en opportunités » a souligné la présidente du sommet. Et d’ajouter : « C’est là que réside notre défi et notre responsabilité collective ». Le sommet doit aborder des questions d’intérêt général, comme les défis du secteur privé africain, la rupture du plafond de verre entravant la croissance des entreprises, et la capacité des entreprises africaines à générer à la fois richesse et emploi. Les débats s’intéresseront également à la manière dont le secteur privé peut tirer profit des opportunités naturelles et démographiques uniques que représente le continent. 

Economie – RDC : Laurent Munzemba DG du FOGEC suspendu en pleine élections présidentielles

Ce scandale de corruption éclate alors qu’en RDC, les élections présidentielles ont été entamées mercredi 20 décembre et devrait s’achever le lendemain. (Crédit : DR).

En RDC, République démocratique du Congo, a été récemment suspendu de son poste le DG du Fonds de garanti pour l’entrepreneuriat congolais (FOGEC), Laurent Munzemba sur suspicions de corruption. Le pays de 100 millions d’habitants, qui vient de boucler le premier tour de l’élection présidentielle, compte entre 24 et 100 mille Petites et moyennes Entreprises (PME) selon les chiffres officiels. Le FOCED a été notamment mis en place pour accompagner et financer ce tissu de PME.

En République Démocratique du Congo, le ministre de  l’Entreprenariat et de petites et moyennes entreprises, a décidé de suspendre pour malversations financières le directeur général du Fonds de garanti pour l’entrepreneuriat congolais (FOGEC), Laurent Munzemba. Cette suspension du directeur général du Fonds de garanti pour l’entrepreneuriat congolais (FOGEC) a été voulu par l’inspection générale des finances qui a introduit une requete à cet effet pour mauvaise gestion et malversations financières. Le FOGEC a pour tâche notamment, de  mobiliser et de collecter les ressources financières au niveau national et international, en vue de garantir l’accès des startups, micros, petits, moyens entrepreneurs et artisans congolais aux financements de leurs projets, par les banques commerciales et les institutions de microfinance. Le FOGEC, a également pour mission le développement de la mésofinance, par la mise en place des lignes concessionnelles des crédits, de garantie ou de subventionnement d’assistance technique au profit des  micros, petites et moyennes entreprises de transformation agroalimentaire (MPMEA).

A lire aussi : RDC : Robert Malumba, nouveau président du patronat congolais

Il tient à la mise en œuvre du fonds d’amorçage et des prêts d’honneur en faveur des entrepreneurs congolais, notamment les femmes et les jeunes. Ce Fonds est assuré par les agences et organismes privés spécialisés, détenteurs de l’agrément délivré par la Banque centrale du Congo (BCC), respectant  les conditions, modalités, us et coutumes du secteur. Laurent Muzemba, directeur général de FOGEC  avait été nommé à la tête de cette structure depuis mai 2021 par le Président de la République, Félix Tshisekedi, avant d’être suspendu par le ministre de l’Entreprenariat et de petites et moyennes entreprises Désiré Nzinga Bilihanzi. Ce scandale de corruption éclate alors qu’en RDC, les élections présidentielles ont été entamées mercredi 20 décembre et devrait s’achever le lendemain. Pour des raisons logistiques, les votes se sont prolongés dans quelques localités, provoquant l’ire de l’opposition qui dénoncent des fraudes, manquements et appelle à l’annulation du scrutin. Au total près de 40 millions de Congolais sur les 100 millions que compte le pays ont été appelés aux urnes. Le chef de l’État sortant, Félix Tshisekedi, brigue un second mandat face à 18 autres candidats, dont plusieurs poids lourds de l’opposition qui ont promis d’organiser une marche le 27 décembre pour dénoncer les résultats et l’opacité autour des élections.  

Energie : TotalEnergies va redémarrer son projet GNL au Mozambique

Plus tôt ce mois-ci, TotalEnergies avait annoncé son intention de se retirer du bloc 11B/12B, portant un coup dur aux efforts de l'Afrique du Sud pour devenir indépendante énergétiquement en développant ses plus grandes découvertes de gaz offshore jamais réalisées.. (Crédit : DR).

Après moult rebondissements totalEnergies reprend son projet de GNL au Mozambique. Arreté en raison des violences dans la région pétrolière du nord,le projet devrait reprendre au premier trimestre 2024.

La société énergétique française TotalEnergies (TTEF.PA) prévoit de redémarrer son projet de gaz naturel liquéfié (GNL) au Mozambique, longtemps retardé, d’une valeur de 20 milliards de dollars, au premier trimestre de l’année prochaine, ont déclaré vendredi des sources à Reuters. Les travaux sur le projet sont interrompus depuis 2021 lorsqu’une violente insurrection menée par des militants liés à l’État islamique a menacé le site de Cabo Delgado, ce qui a conduit TotalEnergies à déclarer la force majeure et à arrêter la construction.

A lire aussi : Ouganda : le premier baril de pétrole attendu en fin 2025

Les violences en cours dans la province du nord du Mozambique ont fait des milliers de morts depuis qu’elles ont éclaté en 2017, perturbant des investissements de plusieurs milliards de dollars, notamment le projet de GNL de 20 milliards de dollars dans lequel TotalEnergies détient une participation de 26,5 %. « TotalEnergies a demandé aux bailleurs de fonds d’obtenir l’approbation pour le redémarrage du projet Mozambique LNG au premier trimestre 2024″, a indiqué une deuxième source de financement ayant une connaissance directe du projet. Le projet, qui contribuera à transformer la situation économique de ce pays pauvre d’Afrique australe, a fait l’objet de critiques de la part de militants écologistes qui ont exhorté le mois dernier les bailleurs de fonds à retirer leur soutien financier.

Economie : en pleine crise migratoire l’UE octroie 150 millions USD à la Tunisie

Cet accord entre les deux entités survient trois mois après que Tunis a décliné l'aide financière de l'UE dans le cadre d’un accord migratoire. (Crédit : DR).

Après avoir décliné une aide venant de l’UE, en octobre dernier, la Tunisie vient de bénéficier d’un appui financier de l’organisation, visant à soutenir les efforts des autorités tunisiennes afin de stimuler le développement économique.

Dans sa volonté de soutenir  la reprise économique en Tunisie, l’Union européenne (UE) en pleine lutte contre les vaques migratoires et le gouvernement tunisien ont paraphé un accord pour un programme financier de 150 millions d’euros. Cette aide d’ordre  financier est le fruit  d’un mémorandum d’entente assuré entre les deux entités lors d’une rencontre à Tunis, le 16 juillet 2023. Le dit-mémorandum est composé de cinq axes stratégiques, à savoir la stabilité macro-économique, l’économie et le commerce, la transition énergétique verte, le rapprochement entre les peuples, ainsi que la question de la migration et de la mobilité sachant que la Tunisie est l’un des principaux pays de transite des migrants à destrinantion de l’Union Européenne. L’une des questions qui sera le plus pris en charge par le montant est relative aux  efforts du gouvernement tunisien pour améliorer la gestion des finances publiques, créer un cadre propices  aux investissements et développer une croissance économique durable et inclusive.

A lire aussi : Tunisie : prêt de 268 millions USD de la banque mondiale pour une ligne électrique avec l’Italie, dans un contexte financier tendu

Cet accord entre les deux entités survient trois mois après que Tunis a décliné l’aide financière de l’UE dans le cadre d’un accord migratoire. Pour les députés tunisiens, cette aide était contraire  à  « l’esprit » qui a régné lors de la conférence de Rome sur la gestion des flux migratoires, tenue en juillet dernier. Il faut signaler que la  situation socio-économique de la Tunisie est peu reluisante. Elle fait face à une dette qui représente 80% de son PIB et peine à mobiliser des ressources budgétaires. Une situation qui provoque des pénuries récurrentes de plusieurs produits de première nécessité. Pour le mois de novembre, les prix des huiles alimentaires, des viandes ovines et des fruits frais ont augmenté respectivement de 29, 28 et 14,1%, selon les données de l’Institut national des statistiques. Le financement de l’UE intervient quelques mois après l’Union européenne et la Tunisie ont finalisé leur « partenariat stratégique » prévoyant la lutte contre les trafiquants d’êtres humains et le renforcement des frontières. Un accord dont l’application a par la suite échoué. Deux mois plus tard, en septembre 2023, sur l’île italienne de Lampedusa, arrivaient plus de 7 000 migrants, en provenance principalement de la Tunisie. De sorte que de nombreux analystes ont pointé du doigt un sabotage volontaire de la Tunisie.

Intégration africaine : le torchon brûle entre Bamako et Alger

Le ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop a vivement protesté contre l’audience accordée, mardi à Alger, par le président Abdelmajid Tebboune à l’imam Mahmoud Dicko, farouche opposant au gouvernement de transition malien et des réunions avec des séparatistes touareg sans associer les autorités maliennes. (Crédit : DR).

Les relations entre l’Algérie et le Mali toujours au beau fixe, ont en ce début de la semaine pris un coup. Les deux pays frontaliers affichent leurs divergences sur la question de l’application de l’accord d’Alger. Des divergences qui ont éclaté au grand jour à la suite de la réception par Alger des membres signataires des accords de la paix et de l’imam Mahmoud Dicko, provoquant l’ire de Bamako.

Bamako et Alger ont depuis longtemps eu de très bonnes relations. En pleine crise, l’Algérie a joué un rôle déterminant dans la résolution de la crise en 2015 par la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus de paix d’Alger,  par le gouvernement malien et les groupes armés du Nord du pays, la Plateforme, alliée au gouvernement, et la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), fédération de mouvements entrés en rébellion contre l’Etat malien. L’accord avait pour finalité de rétablir la paix au Mali par une décentralisation soutenue (dite « régionalisation »), la création d’une armée reconstituée intégrant les anciens groupes armés signataires, et des mesures de développement économique spécifiques au Nord du pays, le tout appuyé par un effort de dialogue, de justice et de réconciliation nationale. Les directives ont changé depuis maintenant trois ans, les nouvelles autorités qui dirigent actuellement le pays, en l’occurrence les cinq colonels sous le leadership du Colonel Assimi Goita ont entrepris des démarches dites de souveraineté. Cela en rompant les liens avec la France à commencer par le retrait des troupes française du Mali. Avec une seule idée en tête, à savoir reconquérir tout le territoire malien, les autorités actuelles du pays ont oublie un peu cet accord, cela se traduit par une lutte acharnée de reprise de la région de Kidal, fief des mouvements signataires après onze ans d’absence de l’armée.

A lire aussi : Mali-Russie : un nouveau cap franchi dans la coopération bilatérale

Au cours de semaine, Alger a déroulé le tapis rouge pour quelques membres du mouvement Azawad. Une image qui a déplu à Bamako. Ce mercredi, le ministre malien des affaires étrangères Abdoulaye Diop l’a fait savoir en convoquant le représentant diplomatique algérien. Bamako a exprimé son mécontentement en convoquant l’ambassadeur d’Algérie pour protester contre les récentes initiatives posés par les autorités algériennes, sous le couvert du processus de paix au Mali. Lors de cette réunion, le ministre malien s’est insurgé contre les pratiques du régime algérien visant à déstabiliser davantage le Mali. Le ministre des Affaires étrangères Abdoulaye Diop a vivement protesté contre l’audience accordée, mardi à Alger, par le président Abdelmajid Tebboune à l’imam Mahmoud Dicko, farouche opposant au gouvernement de transition malien et des réunions avec des séparatistes touareg sans associer les autorités maliennes.

Ces principes tournent autour des points suivants. En premier, il s’agit de «l’attachement intransgressible de l’Algérie à l’intégrité territoriale, à la souveraineté et à l’unité nationale du Mali». Secondo, «la profonde conviction que la voie pacifique, à l’exclusion de toute autre, est la seule apte à garantir au Mali la paix, la sécurité et la stabilité de manière irréversible et durable». Et enfin , et en conséquence des deux premiers principes, « c’est par la réconciliation nationale et non par des déchirements fratricides récurrents que le Mali s’engagera dans une œuvre commune portée par tous ses enfants sans discrimination et sans exclusion lui assurant ultimement sa souveraineté, son unité nationale et son intégrité territoriale» précise le communiqué.

Africa leadership