mardi 24 février 2026
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Maroc : le Forum pour l’Investissement en Afrique s’ouvre à Marrakech

Cette édition 2023 regroupe près de 600 participants de premier plan. A souligner que ce forum est une plateforme multipartite axée sur la conclusion d’accords à l’échelle du continent à travers un format innovant alliant présentation de projets dans des "board rooms" dédiés et débats sectoriels de haut niveau. (Crédit : DR).

C’est parti au Maroc pour les travaux de l’édition 2023 du Forum pour l’Investissement en Afrique (AIF). L’évènement placé sous le Haut Patronnage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a commencé mercredi à Marrakech. Plusieurs chefs d’État et de gouvernement, des décideurs publics et privés, et des investisseurs impliqués dans le développement économique et social du continent prennent part à ce rendez-vous majeur qui se déroule du 08 au 10 novembre au Maroc.

Le ton de lancement du forum a été donné par SM le Roi Mohammed VI qui a adressé un message de bienvenue aux participants. Le contenu du message a été lu par le conseiller du Souverain, Omar Kabbaj. Le thème choisi cette année est  « Libérer les chaînes de valeur de l’Afrique ». L’AIF est un véritable espace grandeur nature de  rencontre économique du continent, visant à apporter une valeur ajoutée expressive aux investisseurs, en les associant à des opportunités à un moment de transformation substantielle du continent. 143 milliards de dollars d’intérêts d’investissement, c’est la somme  mobilisée par l’AIF depuis son lancement en 2018.  Son activité phare est l’événement annuel de trois jours Market Days, qui réunit des milliers d’investisseurs mondiaux, des dirigeants d’institutions de financement du développement et des chefs d’entreprise et de gouvernement pour faire progresser les transactions d’investissement critiques jusqu’à la clôture.

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Cette édition 2023 au Maroc regroupe près de 600 participants de premier plan. A souligner que ce forum est une plateforme multipartite axée sur la conclusion d’accords à l’échelle du continent à travers un format innovant alliant présentation de projets dans des « board rooms«  dédiés et débats sectoriels de haut niveau. Le cadre transactionnel de l’AIF fournit les outils d’investissement adéquats aux investisseurs en quête d’opportunités sur les marchés émergents. Outre cela, il offrira des solutions idoines aux investisseurs désireux de canaliser des capitaux vers des secteurs à risques, conformément aux objectifs de développement durable, aux High 5 de la Banque africaine de développement (BAD) et à l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Chronique : les marchés des matières premières face à la double crise palestienne et ukrainienne

Au Moyen-Orient, les tensions entre l'Iran et les États-Unis ont fait grimper les prix du pétrole et du gaz. L'Iran est l'un des principaux producteurs de pétrole au monde, et les tensions avec les États-Unis pourraient perturber l'approvisionnement mondial en pétrole. Quelques mois auparavant, l'invasion russe en Ukraine, perturbait l'approvisionnement mondial en céréales, en huiles végétales et en métaux. (Crédit : DR).

Le double choc de l’escalade du conflit en cours au Moyen-Orient, ajoutée l’invasion russe de l’Ukraine est en train de peser sur les marchés mondiaux des matières premières. Qu’adviendrait-il si ces conflits perdurent ?

Les conditions de belligérance ne sont pas propices au développement économique. Aussi, les marchés mondiaux des matières premières devraient rester sous pression tant que les deux crises belligérantes ne seront pas résolues. Les feux attisés en Ukraine et en Palestine risquent de plomber la croissance. Justement, un ralentissement de la croissance économique mondiale est constaté par la Banque mondiale. Cette institution trouve que les prix du pétrole devraient atteindre en moyenne 90 dollars le baril, au cours du trimestre actuel, avant de retomber à 81 dollars en moyenne l’an prochain. Dans l’ensemble, les prix des produits de base devraient baisser de 4,1 % en 2024. Ceux des produits agricoles sont appelés à fléchir l’année prochaine. Ces conditions ne sont possibles qu’en cas d’accalmie prolongée, voire de cessez-le feu.

Une croissance économique et une instabilité sociale

Jusqu’à présent, ces deux crises ont conduit à une forte hausse des prix des matières premières, ce qui a des implications importantes pour l’économie mondiale. La hausse des prix de l’énergie et des denrées alimentaires pourrait entraîner une inflation plus élevée, une croissance économique plus faible et une instabilité sociale. Au Moyen-Orient, les tensions entre l’Iran et les États-Unis ont fait grimper les prix du pétrole et du gaz. L’Iran est l’un des principaux producteurs de pétrole au monde, et les tensions avec les États-Unis pourraient perturber l’approvisionnement mondial en pétrole. Quelques mois auparavant, l’invasion russe en Ukraine, perturbait l’approvisionnement mondial en céréales, en huiles végétales et en métaux. Doit-on rappeler que l’Ukraine est un important producteur de céréales, notamment de blé, de maïs et d’orge, et d’huiles végétales, notamment de tournesol. Elle est aussi un important producteur de métaux, notamment d’acier, de titane et de nickel. Les conséquences ont été d’abord un prix du blé qui a augmenté de plus de 50 % depuis le début de la guerre en Ukraine, entraînant une hausse des prix des produits alimentaires dans de nombreux pays. Par ailleurs, le prix du pétrole a augmenté de plus de 40 %, depuis le début de l’année. Cela pourrait entraîner une inflation dans les coûts énergétiques et de la logistique avec toutes ses répercussions sur les produits importés.

Tech : la Grande Bretagne investit 100 millions USD dans l’IA en Afrique

Afin de booster  le développement de plusieurs pays d’Afrique grâce à l’utilisation de l'intelligence artificielle (IA), le Royaume-Uni et des partenaires promettent de mobiliser 80 millions £ (100 millions USD). (Crédit : DR).

Le continent africain regorge d’énormes atouts  pour figurer parmi les premiers dans le secteur de l’intelligence artificielle, comme la jeunesse de sa population. Il devient donc de plus en plus nécessaire d’investir dans le domaine pour avoir des résultats probants dans les prochaines années.

Afin de booster  le développement de plusieurs pays d’Afrique grâce à l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA), le Royaume-Uni et des partenaires promettent de mobiliser 80 millions £ (100 millions USD). Le gouvernement britannique l’a annoncé lors de l’AI Safety Summit qui s’est déroulé du 1er au 2 novembre en Angleterre. La première phase du projet concernera en premier lieu l’Afrique subsaharienne et vise entre autres à : créer ou développer au moins 8 laboratoires de recherche sur l’IA responsable dans les universités africaines ; aider au moins 10 pays à créer des cadres réglementaires solides pour une IA responsable, équitable et sûre ; contribuer à réduire les obstacles à l’entrée pour les « AI-innovateurs » africains dans le secteur privé.

« Cette initiative de collaboration est d’une importance capitale car elle donne aux pays africains les moyens de devenir producteurs, et pas seulement les consommateurs, dans la révolution de l’IA, en veillant à ce que nous soyons à l’avant-garde de la façon dont nous façonnons notre propre avenir et de la promotion de progrès durables à travers le continent », a déclaré Paula Ingabire, ministre rwandaise des Technologies de l’information et de l’Innovation.

Cette nouvelle coopération s’inscrit dans le cadre d’un engagement plus large du Royaume-Uni à exploiter les opportunités de l’IA et à garantir son utilisation comme une force. Des bourses d’études sur l’IA seront délivrées aux étudiants de certaines universités du continent au nom du partenariat. La collaboration soutiendra également les investissements dans la création de modèles de données assurant une représentation précise de l’Afrique. En outre, en principe, la création  de cadres de gouvernance responsables de l’IA sera de mise. Cela en vue de faire faces aux  potentiels risques liés à son l’utilisation.

Botswana : le pays veut entrer dans le capital du diamantaire HB antwerp

Le Botswana a entamé des négociations pour acquérir des actions du producteur de Diamants HB Anvers, a déclaré le président. (Crédit : DR).

Le Botswana, le premier pays producteur de diamants au monde en valeur fait preuve de diligence raisonnable sur HB Antwerp. Le pays cherche à finaliser un accord pour avoir une participation de 24 % dans la tour de table du négociant belge, a déclaré lundi le président Mokgweetsi Masisi.

Le Botswana a entamé des négociations pour acquérir des actions du producteur de Diamants HB Anvers, a déclaré le président. En pleine  négociations dans le cadre  d’un nouveau contrat de vente avec De Beers en mars, le Botswana a annoncé un accord avec HB Antwerp afin de devenir actionnaire dans la dite société pour fournir 10 % de la production de diamants bruts à la société publique Okavango Diamond Company (ODC) pendant cinq ans. Mais l’accord présenté a fait l’objet de discussions en septembre lorsque Lucara Diamond (LUC.TO) a résilié son accord de vente avec le négociant belge de pierres précieuses, évoquant des irrégularités financières. HB et Lucara ont finalisé pour la première fois un accord de vente de diamants en 2020,  prolongé ensuite en 2022 de 10 ans.

« La poursuite du processus de diligence raisonnable juridique et commerciale détaillée est en cours pour finaliser l’accord », selon le président Masisi lundi lors d’un discours sur l’état de la nation.

Après la rupture des liens entre Lucara et HB Antwerp en septembre, le chef de l’Etat n’a pas caché lors d’une conférence de presse, l’intention du pays de réévaluer l’accord proposé pour déterminer sa prochaine ligne de conduite. Il estime que l’accord avec HB Antwerp donne au Botswana une position en aval dans l’industrie du diamant. « HB nous donnait l’occasion d’avoir ce que nous n’avons jamais obtenu de notre partenaire De Beers et c’est pourquoi nous étions prêts à prendre le risque avec une allocation de 10 % de l’approvisionnement en ODC », a signifié  Masisi en septembre. L’unité De Beers du Botswana et d’Anglo American (AAL.L) a conclu en juin un accord de vente de dix ans, qui verra la part de l’ODC dans la production de Debswana passer de 25 % à 30 %, passant de 40 % dans cinq ans et finalement de 50 % à la fin du contrat.

Congo : le gouvernement envisage la recapitalisation de la BCC

Brazzaville envisage une recapitalisation de sa Banque Centrale Congolaise, la BCC. Pour cause, le capital social de la BCC se situe à un niveau relativement inférieur au montant prévu par la loi organique qui réglemente les capitaux de l'institution. (Crédit : DR).

Brazzaville envisage une recapitalisation de sa Banque Centrale Congolaise, la BCC. Pour cause, le capital social de la BCC se situe à un niveau relativement inférieur au montant prévu par la loi organique qui réglemente les capitaux de l’institution.

La Banque Centrale du Congo recapitalisée, c’est le nouvel objectif que vise à atteindre le Congo. En effet, lors de la 118e réunion du Conseil des ministres qui s’est tenue le vendredi 3 novembre, O’Neige Nsele, Vice-ministre des Finances, a présenté une note d’information relative à la recapitalisation de l’institution.  Elle a rappelé que la loi organique n°18/027 du 13 décembre 2018 portant organisation et fonctionnement de la Banque Centrale du Congo stipule, dans son article 6 que le capital social de la Banque s’élève à 213 milliards FC. Il est entièrement souscrit par l’État et libéré selon les modalités convenues entre la BCC et le gouvernement. Aujourd’hui, le capital social de la BCC se situe à un niveau relativement inférieur au montant prévu par la loi organique susmentionnée. Par conséquent, le gouvernement souhaite revoir ce capital à  212 milliards 999 mille 940 FC pour atteindre les 213 milliards de FC requis par la loi.

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La Vice-ministre des Finances a mise à contribution le conseil des ministres pour présenter les modalités de cette recapitalisation, qui ont été convenues avec la BCC. Le processus se déroulera sur deux ans, couvrant la période 2024-2025, et vise à consolider l’indépendance financière de cette institution. Elle a demandé l’autorisation du gouvernement pour la signature de la convention de recapitalisation de la Banque Centrale du Congo, cela en conformité avec le  programme économique du gouvernement appuyé par la facilité élargie de crédits du Fonds Monétaire International (FMI). La Banque Centrale du Congo a pour mission  de définir et de mettre en œuvre la politique monétaire du pays, dans le seul but d’assurer la stabilité du niveau général des prix. Elle est indépendante dans la réalisation de cet objectif, sans préjudice du soutien à la politique économique générale du gouvernement. Le capital de la Banque est détenu en totalité par l’État congolais, et une loi fixe sa hauteur ainsi que les modalités de son augmentation ou de sa diminution.

Niger : l’oléoduc avec le Bénin opérationnel malgré les sanctions de la CEDEAO

Trois mois avant le coup d'Etat qui l'a emporté, le Président nigérien Mohamed Bazoum a effectué, du 13 au 14 mars, une visite de travail à Cotonou qui a été l’occasion, avec son homologue béninois Patrice Talon, de renforcer la coopération économique entre les deux pays.

Symbole phare de la  coopération entre le Niger et son voisin le Bénin, le projet d’oléoduc Niger-Bénin est un grand pas dans la coopération bilatérale entre les deux pays. Le coup d’État du 26 juillet dernier a néanmoins semé le doute sur son aboutissement.

Depuis mercredi 26 juillet dernier, le Niger vit sous sanctions. Ces dernières ont été imposées par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), après le renversement du pouvoir par des militaires. Des répressions qui n’ont pas posé obstacles au  pays sahélien dans la poursuite de sa coopération énergétique avec le Benin. Le Niger a procédé le mercredi 1er novembre, à la mise en service de l’oléoduc Niger-Bénin, en construction depuis 2019. L’inauguration a eu lieu à Koulélé, sur le site pétrolier d’Agadem, situé dans la région de Diffa, au sud-est du pays. Elle a enregistré la présence du Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine, nommé par la junte au pouvoir, de Simon Pierre Bossi et Bintou Camara, tous deux ministres de l’Énergie du Burkina Faso et du Mali, dirigé par les putschistes, seuls soutien du Niger. La mise en fonction de cette infrastructure pétrolière, stratégique autant pour le Niger que pour le Bénin, marque un tournant dans le bras de fer qui oppose la junte nigérienne à la CEDEAO. Pour beaucoup de spécialistes, d’analystes, elle est l’espérance d’une restauration de la collaboration avec le Bénin, brisée par la fermeture de la frontière terrestre avec le Niger. Près de  490 millions $ de recettes fiscales devraient être générées par ce nouvel investissement sur une période de 20 ans du côté de l’état béninois. Ajouter à cela,   les retombées techniques en termes de transfert de compétences et de formation des cadres dans le secteur.

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Du côté nigérien, c’est un vent d’espoir en cette période cruciale. Les nouvelles autorités attendent des retombées de cet oléoduc construit sur environ 2 000 km,  de manière à ce qu’il soutienne de manière substantielle, la croissance économique qui pourrait atteindre les 12 %, portée par une augmentation des recettes fiscales de 45 %. « Les ressources issues de l’exploitation […] seront destinées exclusivement à assurer la souveraineté et le développement de notre pays sur la base d’un partage équitable aux populations », a déclaré Ali Mahaman Lamine Zeine lors de la cérémonie de mise en service. Rappelons que la construction du pipeline Niger-Bénin, destiné à l’exploitation des ressources pétrolières d’Agadem, a coûté aux deux pays, un investissement d’environ 4,5 milliards de dollars. L’installation devrait permettre au pays d’exporter sa production d’or noir qui devrait atteindre à terme 110 000 b/j, contre 20 000 b/j actuellement.

RDC : marché de « gré à gré » dans l’extraction du gaz du lac Kivu ?

Le président Félix Tshisekedi, candidat à sa propre succession avait fait de la lutte contre la corruption dans les industries extractives l’une de ses priorités. Au cours de sa présidence, le pays a lancé des projets de développement de dizaines de blocs pétroliers et gaziers, parfois contestés pour leurs impacts environnementaux. (Crédit : DR).

Au moment où la République Démocratique du Congo (RDC) se prépare aux élections présidentielles de décembre 2023, le pays s’illustre de nouveau dans la gestion contestée de ses ressources extractives. Selon des informations relayées par reuters, une entreprise choisie pour extraire du gaz du lac Kivu au Congo n’aurait pas répondu aux critères exigés par la législation pour postuler.

Une start-up canadienne a été choisie par la République démocratique du Congo pour un projet techniquement complexe visant à extraire du méthane des eaux profondes d’un lac Kivu, bien que l’entreprise ne réponde pas aux critères financiers de l’appel d’offres, selon des documents consultés et relayés par Reuters le 02 novembre. Une information diffusée au moment où les Congolaises se préparent aux élections présidentielles de décembre. Le président Félix Tshisekedi, candidat à sa propre succession avait fait de la lutte contre la corruption dans les industries extractives l’une de ses priorités. Au cours de sa présidence, le pays a lancé des projets de développement de dizaines de blocs pétroliers et gaziers, parfois contestés à cause de leurs impacts environnementaux. Parmi eux, trois blocs de méthane du lac Kivu, dont la production devrait fournir du gaz à usage d’électricité aux populations riveraines. La vente aux enchères, qui a eu lieu l’année dernière, était la première du genre à être menée au Congo en vertu d’une loi de 2015 visant à promouvoir la transparence dans le secteur pétrolier et gazier.

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Selon les informations de nos confrères de Reuters, la société canadienne Alfajiri Energy Corporation a été incluse dans l’enchère, bien qu’un rapport d’évaluation produit par une commission nommée par le gouvernement en octobre 2022 ait révélé que l’entreprise ne satisfaisait pas aux exigences financières minimales. Le ministre des Hydrocarbures, Didier Budimbu ainsi que la direction d’Alfajiri contactés par l’agence ont nié toute irrégularité. Toutefois, l’appel d’offre rendait inéligible les entreprises ayant moins trois ans d’historique financier, conformément à une clause de la nouvelle législation du secteur pétrolier et gazier de la RDC. Une condition qui exclut de facto la société Alfajiri Energy Corporation enregistrée le 10 janvier 2022 à Calgary au Canada. Or les articles 66 et 67 du règlement précisent que les offres seront rejetées si elles ne remplissent pas certaines conditions, notamment la présentation des bilans et états des trois derniers exercices de l’entreprise.

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Afrique : investissement d’un milliard annuel de British International Investment

La British International Investment se veut un organisme pour créer des économies plus productives, durables et inclusives en Afrique, en Asie et dans les Caraïbes, permettant aux habitants de ces pays de bâtir une vie meilleure pour eux-mêmes et leurs communautés. (Crédit : DR).

British International Investment ouvre un bureau au Nigeria avec la promesse d’investir un milliard USD par an en Afrique. L’institution entend soutenir les efforts faits par le gouvernement nigérian pour développer les secteurs de l’agriculture, de l’électricité et de l’industrie manufacturière. 

Avec l’ouverture d’un bureau au Nigeria, la British International Investment (BII) a pour ambition de mieux servir la sous-région de l’Afrique de l’Ouest, et promis d’investir un milliard de dollars chaque année sur le continent. « Nous avons l’intention d’investir environ un milliard de dollars chaque année en Afrique, et une grande partie de cet investissement se fera au Nigeria », a déclaré le directeur du bureau nigérian de l’institution, Benson Adenuga. « Lorsque l’on a un tel objectif et un tel niveau d’exposition, on veut s’assurer que l’on a des personnes sur le terrain qui vont faire avancer ce programme d’investissement », a-t-il renchéri, indiquant que ce bureau servira de siège régional pour les opérations de BII en Afrique de l’Ouest, après l’Afrique du Sud, le Kenya et l’ Egypte. Ce bureau deviendra le quatrième de l’institution en Afrique. Il sera construit à Lagos, la capitale économique du Nigeria. Au Nigeria, la BII prévoit notamment de soutenir les efforts déployés par le gouvernement pour développer les secteurs de l’agriculture, de l’électricité et de l’industrie manufacturière. « Nous voyons l’urgence de la sécurité alimentaire au Nigeria, nous voyons le manque d’infrastructures. Il y a donc beaucoup à faire », a précisé M. Adenuga. Il a ajouté que l’institution presage d’investir 200 millions de dollars dans le pays d’ici la fin de l’année en cours.

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La British International Investment se veut un organisme pour créer des économies plus productives, durables et inclusives en Afrique, en Asie et dans les Caraïbes, permettant aux habitants de ces pays de bâtir une vie meilleure pour eux-mêmes et leurs communautés. Les investissements sont consacrés dans les infrastructures vertes, la technologie et d’autres secteurs qui ont le plus besoin de nos capitaux. British International Investment revendique un partenariat avec plus de 1500 entreprises dans les économies émergentes et d’un actif total de 8,1 milliards de livres sterling.

Les Etats-unis veulent revisiter leurs relations commerciales avec l’Afrique

Le président Américain Joe Biden prévoit d'améliorer le programme commercial américano-africain, pas seulement à le renouveler. Lancé pour la première fois en 2000, l’AGOA offre l’opportunité aux exportations des pays africains éligibles un accès aux franchises de droits aux États-Unis, un vaste marché de consommation au monde. (Crédit : DR).

L’administration du président Joe Biden souhaite collaborer avec le Congrès en vue d’améliorer le programme commercial des États-Unis avec l’Afrique. A cet effet pas de renouvellement a déclaré vendredi le secrétaire d’État américain Antony Blinken, mais une nouvelle version.

Le président Américain Joe Biden prévoit d’améliorer le programme commercial américano-africain, pas seulement à le renouveler. Lancé pour la première fois en 2000, l’AGOA offre l’opportunité aux exportations des pays africains éligibles un accès aux franchises de droits aux États-Unis, un vaste marché de consommation au monde. C’est en septembre 2025 qu’elle doit prendre fin. Actuellement des pourparlers ont eu lieu pour son renouvellement. Les pays africains font pression pour avoir une durée allant à 10 ans sans changements afin de rassurer les entreprises et les investisseurs. Malgré le soutien de taille et surtout de longue date des législateurs américains, qui voient en l’AGOA une occasion énorme de contrer l’influence de la Chine en Afrique. Cependant, des divisions existent quant à la nécessité de mise à jour. Les récentes actions du Sénat américain tendait à faire adopter un renouvellement rapide de l’AGOA.

 » Mais nous ne voulons pas seulement étendre l’AGOA, nous voulons travailler avec le Congrès américain pour la rendre encore meilleure », a déclaré Blinken dans un message vidéo adressé aux responsables américains et aux ministres africains du Commerce réunis à Johannesburg pour discuter de l’avenir de l’AGOA.

Faut-il le souligner l’année dernière et grâce à ce programme, plus de 10 milliards de dollars d’exportations africaines ont été reçues en franchise de droits de douane aux États-Unis. Cependant, cette année, des difficultés énormes sont à signaler. A titre d’ exemple, plus de 80 % des exportations hors pétrole hors taxes de l’AGOA proviennent de cinq pays seulement – l’Afrique du Sud, le Kenya, le Lesotho, Madagascar et l’Éthiopie – ces dernières années. « Nous voyons qu’il existe une opportunité de façonner une vision nouvelle, plus forte et tournée vers l’avenir pour le commerce entre les États-Unis et l’Afrique », a notifié la représentante américaine au Commerce, Katherine Tai, qui dirige la délégation américaine, aux ministres africains. Par ailleurs, les gouvernements africains et les associations industrielles américaines sont pessimistes car ils craignent une modification sans précédent de l’AGOA. Toutes choses qui pourraient mettre en péril le renouvellement du programme au sein d’un Congrès qui a déjà du mal à adopter même la législation la plus critique. « Nous aimerions que vous envisagiez une prolongation de l’AGOA pour une période suffisamment longue (…) pour inciter les investisseurs à construire des usines sur le continent africain », a réagi le président sud-africain Cyril Ramaphosa lors du forum. Les gouvernements africains font également pression pour plus de flexibilité concernant les critères d’éligibilité et un assouplissement de ce qui est désormais une révision annuelle de ces critères.

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L’administration Biden a déclaré le 30 octobre qu’elle avait l’intention de mettre fin à la participation du Gabon, du Niger, de l’Ouganda et de la République centrafricaine à l’AGOA en raison de manquements en matière de gouvernance et de droits de l’homme. Pour sa part, la ministre du Commerce de l’Ouganda, dont le pays a été suspendu pour « violations flagrantes » des droits de l’homme n’a pas manqué de faire savoir que ces questions devraient être séparées du commerce. Une loi adoptée par le parlement ougandais en mai sur l’anti homosexualité serait à l’origine de l’exclusion de ce pays de l’AGOA. « Les erreurs sont humaines. Si elles ont été commises, reconsidérez-les et nous entamerons des négociations. Nous n’avons jamais eu cette chance de nous asseoir ensemble et de nous mettre d’accord. Donnez-nous une autre chance », a martelé Ntabazi.

Nigeria : Afreximbank et Acces Bank financent des infrastructures d’envergure à Lagos

L’Etat de Lagos, le plus peuplé et le plus important économiquement des Etats fédérés du Nigeria, a annoncé mardi 31 octobre, la signature d’un accord avec la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) et la banque locale Access Bank axé sur le financement de plusieurs projets d’infrastructures à hauteur de 1,35 milliard de dollars. (Crédit : DR).

La Banque panafricaine d’investissement Afreximbank et Access Bank au Nigéria mobiliseront 1,35 milliard USD pour des projets d’infrastructures dans l’Etat de Lagos. Les fonds vont notamment servir à financer la construction d’un pont destiné à désengorger la mégapole de Lagos et l’extension du réseau du métro.

L’Etat de Lagos, le plus peuplé et le plus important économiquement des Etats fédérés du Nigeria, a annoncé mardi 31 octobre, la signature d’un accord avec la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) et la banque locale Access Bank axé sur le financement de plusieurs projets d’infrastructures à hauteur de 1,35 milliard de dollars. « Ces fonds seront notamment utilisés pour construire un pont dans le cadre d’un partenariat public-privé, et pour étendre le réseau du métro léger », a précisé le gouverneur de l’Etat de Lagos, Babajide Sanwo-Olu. « Les investissements renforceront nos infrastructures à long terme, démontrant ainsi la confiance des partenaires internationaux et locaux dans notre économie en pleine croissance », a-t-il ajouté.

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En 2022, l’Etat de Lagos avait présélectionné un consortium composé du groupe de BTP portugais Mota-Engil et de deux entreprises chinoises pour la construction d’un pont destiné à désembouteiller la mégapole de Lagos, pour un investissement estimé à 2,5 milliards de dollars. Cet Etat, situé dans le sud-ouest du pays, prévoit également de construire un aéroport international près de la plateforme logistique du corridor Lekki-Epe. Le Nigéria qui a inauguré son premier tronçon de métro (la Blue Line -électrique) en septembre dernier, s’est lancé dans un vaste projet de modernisation et de développement de son transport urbain. À terme, le pays de plus de 220 millions d’habitants devrait disposer de deux lignes de métro aérien pour relier les pôles industriels et commerciaux de Lagos.

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