mardi 24 février 2026
Accueil Blog Page 67

Kenya : l’assureur Hollard International dans le capital de APA Insurance

 APA, deuxième plus grand assureur du Kenya sort également gagnant de cette opération. Ce partenariat entre les deux sociétés permet à APA d’accéder à un marché plus vaste et à de nouvelles opportunités de croissance. (Crédit : DR).

Le groupe d’assurance sud-africain Hollard International a fait part ce mercredi 1er novembre, de l’acquisition d’une participation importante dans Apollo Investments Limited, la société holding de l’assureur APA Insurance, située au Kenya.

L’opération d’acquisition des parts d’APA Insurance par Hollard est considérée comme juteuse pour l’investisseur, car elle lui offre l’opportunité de s’accaparer d’importantes parts de marché en Afrique de l’Est et de devenir le deuxième investisseur international de l’assureur kényan APA, juste après Swiss Re. Outre cela, grâce à cette transaction, Hollard étale également son influence en Ouganda et en Tanzanie. « Cet investissement stratégique, sous réserve des approbations réglementaires, donne à Hollard International une présence sur le marché de l’Afrique de l’Est, complétant ses opérations existantes en Afrique australe et en Afrique de l’Ouest », selon  Hollard International dans un communiqué publié ce mercredi.

A lire aussi : Kenya : un tribunal suspend le projet d’envoi de policiers en Haïti

 APA, deuxième plus grand assureur du Kenya sort également gagnant de cette opération. Ce partenariat entre les deux sociétés permet à APA d’accéder à un marché plus vaste et à de nouvelles opportunités de croissance. « C’est une période passionnante pour APA, car le partenariat avec Hollard International ouvrira de nouvelles portes et de nouvelles voies de croissance pour notre entreprise. Nous aurons accès à une nouvelle expertise substantielle dans des secteurs d’activité tels que l’automobile, l’ingénierie, la marine et d’autres branches d’assurance spécialisées, ce qui, selon nous, ouvrira un certain nombre d’opportunités commerciales rentables », a renchéri  Ashok Shah, directeur général du groupe Apollo Investments Limited. En dehors de l’Afrique du Sud, Hollard International est présente en Namibie, au Mozambique, en Zambie, au Lesotho, au Botswana et au Ghana.

Angola : le FMI préconise le flottement kwanza, la monnaie locale

L'Angola et JPMorgan ont conclu il y a près d'un an un contrat dérivé d'un milliard de dollars sur un an, connu sous le nom de swap de rendement total, adossé à 1,9 milliard de dollars d'obligations d'État angolaises libellées en dollars. (Crédit : DR)

En marge d’une visite dans le pays, des cadres du Fonds monétaire international ont conseillé à l’Angola de laisser ses devises libres alors que les autorités ont maintenu le kwanza dans une fourchette serrée pendant des mois.

L’Angola devrait laisser flotter la monnaie, selon des responsables du FMI en visite. En mai et juin, le gouvernement a laissé le kwanza chuter de plus d’un tiers. Une décision motivée par une baisse des recettes pétrolières et une reprise des paiements de la dette extérieure. Mais depuis le début du mois de juillet, le kwanza s’est débité dans une fourchette étroite autour de 830 contre le dollar américain. La banque centrale  avait raffermi les restrictions sur le commerce de devises étrangères afin d’éviter au kwanza de s’affaiblir davantage. « Notre recommandation est que le pays suive le taux de change flottant. C’est extrêmement important pour l’Angola, car le taux flottant fonctionne comme un amortisseur pour des événements extérieurs pertinents », a réagi le représentant résident du FMI pour l’Angola, Victor Lledo, lors d’une conférence de presse dans la capitale Luanda.

« Il y a des pressions de change persistantes, elles sont liées aux fondamentaux. Les pays devraient permettre au taux de change de s’adapter et de se déprécier », a déclaré Catherine Pattillo, directrice adjointe du département Afrique du FMI. L’inflation de l’Angola s’est fortement ralentie en 2022 et au cours du premier semestre de l’année, mais elle a repris après une  dépréciation en  mai-juin du kwanza. En mars, la banque d’Angola a diminué  son principal taux d’intérêt, mais l’a maintenu en suspens lors des trois réunions depuis. Il devrait passer à la prochaine révision de sa politique monétaire le mois prochain.

A lire aussi : Angola : émission de dette sous forme d’obligation ESG (durable) à partir de 2024

Cameroun : 12 510 milliards FCFA de dette publique

D’après une récente étude combinée d’agences de notation et d’institutions de Bretton Woods, une trentaine de pays en développement, qui affichaient un ratio moyen de la dette, par rapport au PIB, proche de 75% à fin 2023. (Crédit : Dr).

Le risque de la dette du secteur public Camerounais au 30 septembre 2023 a augmentaté à environ 12 510 milliards de FCFA, selon les informations de la Caisse autonome d’amortissement (CAA). C’est l’organisme d’État, chargé  de la gestion de la dette publique. Cet encours qui représente 43,9% du PIB est en hausse de 2,9% en glissement trimestriel et de 1,4% par rapport au mois précédent d’après la même source.

La dette publique du Cameroun a atteint 12 510 milliards FCFA à fin septembre 2023, en hausse de 2,9% en 3 mois. Cette augmentation est grandement consécutive à la hausse de la dette de l’administration centrale qui représente à elle seule 92,9% de cet encours. En effet, à la fin du troisième trimestre 2023, la dette directe de l’administration centrale s’élève à 11 623 milliards de FCFA (correspondant à 40,8% du PIB), en hausse respectivement de 1,5% et 3,1% comparativement aux mois et trimestre précédents. « Cette augmentation en glissement trimestriel s’explique par la comptabilisation des titres publics de 176,7 milliards de FCFA émis par adjudications en juin et juillet 2023 (comptabilisés en juillet 2023) », soutient la CAA. Par rapport à la répartition, l’encours de la dette de l’administration centrale comprend  70,4% de dette extérieure et de 29,6% de dette intérieure, inclue les restes à payer (RAP) de plus de 3 mois.

A lire aussi : Cameroun : baisse de la note souveraine du pays très endetté, après le voyage de Paul Biya en Russie

Nonobstant cette hausse de l’encours de la dette du Cameroun, le niveau d’endettement du pays est en dessous du critère de convergence Cemac (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad) qui stipule  un niveau de pourcentage de la dette publique inférieur à 70% du PIB. « À la vérité, nous disposons d’une marge d’endettement substantielle pour financer d’autres projets et programmes d’investissements porteurs de croissances », a déclaré Adolphe Noah Ndongo, directeur général de la CAA. Signalons que les emprunts contractés par le Cameroun étaient exclusivement destines à financer des projets structurants.

Maroc : Al Moutmir, plus de 11 500 hectares supplémentaires pour la campagne 2023-2024

Le programme Al Moutmir lancé par l’OCP en 2018, s’apprête à étendre la superficie couverte par son programme de 11 500 hectares (ha) additionnels, ce qui porte la superficie globale couverte depuis la mise en œuvre  du programme à plus de 36 500 hectares.

Au Maroc plus de 130 localités et 26 provinces réparties sur différentes zones agro-climatiques seront couvertes par cette nouvelle superficie grâce à la mobilisation de plus de 70 organisations professionnelles (OP) porteuses et plus de 4 300 agriculteurs bénéficiaires, indique un communiqué de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P). Le programme cible les grandes familles de cultures annuelles pratiquées au Maroc, comme les céréales, légumineuses en premier lieu, mais également d’autres cultures à fort potentiel comme les oléagineuses. Il est prévu  pour cette compagne, plus de 584 plateformes de démonstrations (PFD) céréales et légumineuses dédiées au semis direct sont programmées, fait savoir la même source. Ce suivi prend en charge une conduite technique optimale ainsi qu’un protocole scientifique dont l’objectif est de faciliter le transfert technologique et l’accompagnement des agriculteurs pour s’imprégner des bonnes pratiques agricoles (identification des besoins des sols, fertilisation sur mesure et la lutte intégrée, récolte et stockage).

A lire aussi : Maroc : les laboratoires Sothema lorgnent l’Afrique de l’Est

Au menu également du programme, une formation customisée s’est tenue en vue d’accompagner les agriculteurs, ajoutant que les OP porteuses et les agriculteurs adhérents bénéficient du suivi et de l’accompagnement d’une équipe d’experts et agronomes expérimentés, à travers des visites régulières, des formations ciblées et adaptées ainsi que des écoles aux champs leur permettant de voir pour croire et d’apprendre en pratiquant des techniques fondées sur des bases scientifiques solides. Une équipe d’experts nationaux et de partenaires assure la dite formation (INRA, ONCA, DRA, OPA, Distributeurs d’intrants…). Par ailleurs, des formations techniques et spécifiques sont également initiées en machinisme agricole au benefice des jeunes entrepreneurs et des tractoristes membres de ces organisations professionnelles, ainsi qu’en entreprenariat agricole au profit des jeunes pour garantir l’ouverture de ces organisations sur la prestation de services agricoles.

A lire aussi : Maroc – SIAM 2023 : 19 nouveaux contrats-programmes pour moderniser l’agriculture

Pour accroître la portée de cette pratique à de nouvelles zones, Al Moutmir mobilise 23 nouveaux semoirs pour cette campagne, dont deux à Moulay Yaacoub, où les agriculteurs sont demandeurs du semis direct, pour couvrir une superficie cible de 8 500 ha au niveau de la région de Fès Meknès. Avec les solutions technologiques développées par l’équipe, Al Moutmir entend la numérisation de la conduite agronomique des parcelles de démonstration du semis direct. Toutes choses qui visent à  remonter et suivre les informations en temps réel sur la mutation des plateformes pour capitaliser sur le savoir agronomique récolté au niveau de chaque plateforme de démonstration ou chaque terrain suivi et conduit en semis direct. Il faut dire que toutes ces méthodologies expriment un désir profond d’Al Moutmir de partager et de capitaliser sur les remontées dans l’optique d’offrir des solutions adaptées aux agriculteurs optant pour ce système. Ce qui a contribué  à même de contribuer à une agriculture de conservation, prospère et durable.

Sénégal : lancement des travaux d’aménagement de la ZESI de Diass par Macky Sall

Pour le président sénégalais, la ZESI, zone économique, spéciale et intégrée (ZESI) de Diass est l’une des cinq zones prévues sur le territoire, car ce sont  des « zones d’éclosion du made in Sénégal, pour soutenir et accélérer le processus d’industrialisation » a-t-il déclaré. (Crédit : DR).

Le président de la République du Sénégal Macky Sall, a procédé au lancement ce mardi des travaux d’aménagement de la zone économique, spéciale et intégrée (ZESI) de Diass. Il a en profité pour inaugurer une nouvelle plateforme logistique installée dans ladite zone par une entreprise italienne.

Au Sénégal, la zone économique, spéciale et intégrée (ZESI) de Diass est enfin prête. La cérémonie de lancement a eu lieu dans les locaux de l’entreprise Germani West Africa, filiale de Germani SPA, inaugurée officiellement par le chef de l’Etat Macky Sall, en présence de l’ancien président du conseil italien Matéo Renzi, du PDG de Germani West Africa, Mauro Ferrari  et de son fils Andréa qui a conduit le projet. Pour le président sénégalais, la ZESI, zone économique, spéciale et intégrée (ZESI) de Diass est l’une des cinq zones prévues sur le territoire, car ce sont  des « zones d’éclosion du made in Sénégal, pour soutenir et accélérer le processus d’industrialisation » a-t-il déclaré.  Ces zones sont les suivantes ; Bargny-Sendou, Diamniadio, Diass, Sandiara et  Fatick. La  BOAD y a investi  31,6 milliards de FCFA, ce qui offert la possibilité de clôturer, sécuriser la ZESI et son assiette foncière, et aussi à construire des voies d’accès à la zone et de la doter l’espace de diverses commodités pour son fonctionnement.

A lire aussi : Emeutes au Sénégal : les entreprises sinistrées attendent toujours réparation

En outre, En plus de Teyliom Logistics et Polytec, l’entreprise Germani West Africa spécialisée dans la construction de véhicules de transport de marchandises, et inaugurée par le président Macky Sall s’y est installée. Grace à l’installation des infrastructures comprises  sur 95 hectares, une  vingtaine d’entreprises œuvrant dans l’agro-alimentaire, les activités portuaires, touristique y seront accueillie etc., a dit Ibrahima Diouf qui représentait le directeur de la BOAD à cette rencontre. Selon lui, la ZESI participera à hauteur de 5% au PIB du Sénégal, et devra développer de 30% la production de biens et services made in Sénégal. 9,300 emplois directs et 19850 emplois indirects seront créés  par la zone après les travaux.

Rwanda : 262 millions USD de facilité de crédit du FMI

Le Rwanda quitte le bloc d’Afrique centrale de la CEEAC, en raison d'un conflit avec le Congo. (Crédit : DR).

Cette nouvelle facilité de crédit sur 14 mois de valeurs est évaluée 262 millions de dollars . Un accord conclu entre les services du Fonds monétaire et le Rwanda devrait aider à atténuer les pressions sur la balance des paiements résultant des chocs liés au climat, a annoncé mardi le FMI.

262 millions USD, c’est la nouvelle facilité de crédit convenue entre les services du FMI et le Rwanda. Les services du FMI et le Rwanda se sont entendus sur un accord sur les modalités nécessaires pour achever la deuxième revue d’un instrument de coordination des politiques existant et d’un programme au titre du Mécanisme pour la résilience et la durabilité. Dans un communiqué, le fond entend procéder à l’examen des accords par le conseil d’administration du FMI vers le mois de décembre.

« Les sécheresses répétées, les graves inondations de mai 2023 et le resserrement des conditions de financement mondiales aggravent les défis liés à l’héritage de la pandémie (de COVID)« , a déclaré le FMI, ajoutant que la nouvelle facilité aiderait le Rwanda à entreprendre des efforts de reconstruction liés aux inondations.

En juin, le FMI a annoncé que le Rwanda et les banques internationales de développement présageaient de lever 300 millions d’euros supplémentaires (319,62 millions de dollars) pour permettre au pays de s’adapter au changement climatique. Lors d’une conférence de presse commune du FMI et du gouvernement à Kigali, le gouverneur de la banque centrale du Rwanda, John Rwangombwa, a affirmé que la Banque nationale du Rwanda mettait tout en œuvre et utilisait  les outils à sa disposition pour réduire l’inflation. « Nous nous engageons à (…) ramener l’inflation dans notre fourchette autour du taux de référence de 5% que nous suivons. Nous sommes donc convenus de cela. Nous avons également convenu de maintenir un marché des changes flexible tel qu’il est aujourd’hui », a-t-il ajouté. En août, la banque centrale augmentée son taux directeur de 50 points de base, à 7,5 % avec comme objectif,de maintenir une tendance à la baisse de l’inflation. L’inflation annuelle était tombée à 11,9 % en juillet, mais elle est remontée à 12,3 % en août et à nouveau à 13,9 % en septembre.

A lire aussi : RDC – Rwanda : nouvelle escalade dans le conflit opposant les deux pays

En quête de financement, le Kenya se tourne vers le FMI

Élu en 2022, William Ruto a prononcé son premier discours par rapport à l'état de la nation. Discours qui intervient au lendemain d’une  annonce faite par le ministre des Finances, Njunguna Ndung'u, qui affirmait que le pays se trouvait dans une "situation financière difficile". (Crédit : Reuters).

Désireux d’obtenir davantage d’argent du fonds via son programme de prêt existant, le Kenya se tourne vers le FMI. Pour y parvenir, une mission du Fonds monétaire international (FMI) a entamé lundi une visite au Kenya, a déclaré un porte-parole.

Des cadres du FMI sont en visite au Kenya dans le cadre d’une demande d’augmentation du programme de prêt. Kamau Thugge , porte parole à fait savoir que le pays discutait avec le FMI d’une éventuelle augmentation de son prêt, potentiellement en demandant au Fonds un « accès exceptionnel », alors qu’il cherche à gérer ses dettes, comprenant une euro-obligation de 2 milliards de dollars, à échéance en juin 2024. Le porte-parole n’a pas donné plus de détails sur la visite, qui avait été précédemment programmée dans le cadre de la sixième revue de son programme de prêt. Un accès extraordinaire permettrait au Kenya de demander plus que sa limite de financement du FMI. Si davantage de fonds du FMI sont approuvés, il s’agirait de la troisième augmentation du programme de prêts, initialement fixé à 2,3 milliards de dollars en 2021.

A lire aussi : Kenya : un tribunal suspend le projet d’envoi de policiers en Haïti

En dépit des incertitudes qui prévalent encore sur l’économie mondiale et des conditions d’emprunts toujours difficiles, le Kenya a annoncé en avril dernier qu’il comptait retourner sur les marchés des capitaux internationaux à travers une émission de 2 milliards de dollars d’euro-obligations. L’opération qui est prévue durant l’année fiscale 2023-2024 vise selon le Trésor du pays, à refinancer l’euro-bond de 2 milliards sur 10 ans que le pays a émis avec succès en 2014 et qui arrive donc à échéance en juin 2014. Malgré le risque de surendettement, une crise de trésorerie et une politique monétaire mondiale encore rigide, les autorités comptent sur certains vents favorables pour réussir ce retour sur les marchés internationaux annoncé depuis des mois comme l’une des seules alternatives pour permettre à l’économie kényane, l’une des plus dynamiques de l’Afrique de l’est, de continuer à tenir le choc engendré par la crise mondiale.

AGAO : Comment les 4 pays africains ont été exclus du programme américain

Les États-Unis vont exclure le Gabon, le Niger, l’Ouganda et la République centrafricaine du programme commercial. Pour le président américain,Biden cette mesure est relative aux « violations flagrantes » des droits de l'homme internationalement reconnus par la République centrafricaine et l'Ouganda. (Crédit : DR).

Le président américain Joe Biden a annoncé lundi son intention de mettre fin à la participation du Gabon, du Niger, de l’Ouganda et de la République centrafricaine au programme commercial de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA).

Les États-Unis vont exclure le Gabon, le Niger, l’Ouganda et la République centrafricaine du programme commercial. Pour le président américain,Biden cette mesure est relative aux « violations flagrantes » des droits de l’homme internationalement reconnus par la République centrafricaine et l’Ouganda. Quant au Niger et au Gabon, Joe biden a évoqué l’incapacité du Niger et du Gabon à établir ou à faire des progrès continus vers la protection du pluralisme politique et de l’État de droit. Malgré un engagement fort entre les États-Unis et la République centrafricaine, le Gabon, le Niger et l’Ouganda, ces pays n’ont pas réussi à répondre aux préoccupations des États-Unis concernant leur non-respect des critères d’éligibilité de l’AGOA, s’est le chef de l’exécutif américain dans une lettre au président de la Chambre des représentants des États-Unis.

A lire aussi : Ligne ferroviaire transafricaine RDC-Angola-Zambie : l’Europe et les USA sponsorisent le projet

Ainsi à compter du 1er janvier 2024, ces pays ne devront pas être désignés comme pays bénéficiaires d’Afrique subsaharienne au titre de l’AGOA . En tout cas, c’est la volonté affichée par le président américain. Toutefois, Il a déclaré qu’il continuerait d’évaluer s’ils satisfont aux critères d’éligibilité du programme. Lancée en 2000, l’AGOA accorde aux exportations des pays éligibles un accès en franchise de droits au marché américain. Son expiration est prévue pour septembre 2025, mais des tractations sont déjà en cours pour déterminer s’il faut le prolonger et pour combien de temps. Les gouvernements africains et les groupes industriels font pression pour une prolongation anticipée de 10 ans sans changements afin de rassurer les entreprises et les nouveaux investisseurs qui pourraient avoir des inquiétudes quant à l’avenir de l’AGOA.

Afrique : un milliards d’euros de financement de l’UE et de Finnfund

La Commission européenne a procédé à la signature d’un accord de garantie avec Finnfund, l’institution finlandaise de financement du développement, en vue de mobiliser plus d'un milliard d'euros d'investissements pour développer les infrastructures et les plateformes de services numériques en Afrique subsaharienne. (Crédit : DR).

L’UE s’allie à Finnfund pour investir plus d’un milliard d’euros dans les infrastructures numériques en Afrique subsaharienne. La garantie de l’UE permettra à l’institution finlandaise de financement du développement de mobiliser des investissements privés pour accélérer la numérisation sur le continent africain.

La Commission européenne a procédé à la signature d’un accord de garantie avec Finnfund, l’institution finlandaise de financement du développement, en vue de mobiliser plus d’un milliard d’euros d’investissements pour développer les infrastructures et les plateformes de services numériques en Afrique subsaharienne. Dans cet accord, il est  prévu l’octroi à Finnfund d’une garantie de 100 millions d’euros destinés à  l’Afrique subsaharienne, avec un zoom sur les pays les moins avancés et ceux en situation de fragilité. Le Fonds européen pour le développement durable Plus (EFSD+) se chargera de fournir la garantie. Baptisée « The Africa Connected guarantee programme », Elle a pour nécessité de mobiliser des investissements durables sur la section de la numérisation dans la région. « L’Union européenne (UE) et Finnfund partagent la même vision d’un avenir numérique plus connecté et économiquement plus autonome en Afrique subsaharienne. La garantie présentée aujourd’hui contribuera à mobiliser des investissements privés durables pour concrétiser cette vision », a déclaré la Commissaire européenne aux Partenariats internationaux, Jutta Urpilainen.

« Le secteur des infrastructures et des solutions numériques est une priorité pour Finnfund. Nous considérons que la numérisation comme un levier de développement est un élément essentiel pour atteindre les objectifs de développement durable » selon le Directeur général de Finnfund, Jaakko Kangasniemi.

Finnfund devient ainsi le premier partenaire de mise en œuvre du EFSD+, bras financier de l’initiative Global Gateway, le programme d’investissement sur les infrastructures dans les pays en développement lancé début 2022 par l’Union européenne avec un budget global de 300 milliards d’euros. Spécialisé dans l’investissement d’impact, Finnfund a déjà investi 1,22 milliard d’euros dans les pays en développement, dont la moitié a été  dirigé  vers des pays africains.

A lire aussi : Le chancelier et le président allemands en Afrique à la quête d’énergie et de minerais

Le chancelier et le président allemands en Afrique à la quête d’énergie et de minerais

Depuis dimanche 29 octobre, le chancelier allemand Olaf Scholz (photo) est en Afrique, plus précisément au Nigeria dans le cadre de la première étape de sa tournée en Afrique qui le conduira également au Ghana. (Crédit : DR).

Des visites stratégiques et commerciales,  Berlin, qui a fermé ses trois dernières centrales nucléaires en avril 2023 et s’est sevré du gaz russe, cherche à diversifier ses fournisseurs d’énergie et à accélérer sa transition vers les énergies renouvelables. 

Depuis dimanche 29 octobre, le chancelier allemand Olaf Scholz (photo) est en Afrique, plus précisément au Nigeria dans le cadre de la première étape de sa tournée en Afrique qui le conduira également au Ghana. En ce lundi 30 octobre, c’est au tour du président de la République fédérale d’Allemagne, Frank-Walter Steinmeier, de fouler le sol du continent africain. Il doit se rendre en  Zambie avant de se rendre en Tanzanie. Ces visites interviennent au moment où  l’Allemagne cherche à varier ses fournisseurs d’énergie et de minerais suite à la guerre en Ukraine et aux tensions géopolitiques graduelles entre la Chine et les pays occidentaux. En l’espace de deux ans, le chancelier allemand est à son troisième voyage sur le continent. Et cette fois-ci, le choix porté sur le Nigeria et le Ghana n’est pas fortuit. Ces deux pays sont des producteurs d’hydrocarbures et de certains minerais critiques nécessaires à la transition énergétique comme la bauxite, le manganèse et le nickel. Dans la capitale nigériane, Abuja, M. Scholz a d’ailleurs fait part de la volonté de Berlin d’investir dans les secteurs du gaz naturel et des minerais critiques.

« Il y a une volonté d’investir, en particulier dans les minéraux essentiels […]. L’Allemagne envisage aussi d’accroître ses importations de gaz nigérian », a pointé M. Scholz lors d’une rencontre avec le président nigérian Bola Tinubu, tout en saluant les efforts déployés par le Nigeria pour accroître ses capacités en matière de gaz naturel liquéfié (GNL).

Pour sa part, M.Tinubu a évoqué  « une discussion très approfondie» sur la question du gaz naturel avec son invite. Il a exhorté  les entreprises allemandes à investir dans les gazoducs au Nigeria. La première puissance économique africaine voudrait également charmer les investisseurs dans son secteur minier, secteur qui représente seulement moins de 1 % du PIB du pays, nonobstant de son énorme potentiel. L’Allemagne dépend essentiellement des énergies fossiles pour faire fonctionner son industrie très gourmande en énergie après la fermeture de ses trois dernières centrales nucléaires en avril dernier mais aussi son sevrage du gaz russe. L’approvisionnement en produits énergétiques et les investissements dans les minerais critiques devraient également être au centre des discussions au cours des  visites du président de la République allemande en Tanzanie et en Zambie.

A lire aussi : Gaz : hausse de 6,7% des exportations du GNL des pays du GECF

Africa leadership