mardi 24 février 2026
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La Banque Mondiale anticipe des tensions sur les marchés en cas d’embrassement au Moyen-Orient

Les prix globaux des matières premières devraient chuter de 4,1 % l’année prochaine. Les prix des matières premières agricoles devraient baisser l’année prochaine à mesure que l’offre augmente. Les prix des métaux de base devraient également baisser de 5 % en 2024. Les prix des matières premières devraient se stabiliser en 2025. (Crédit : DR).

L’économie mondiale est dans une bien meilleure position que dans les années 1970 pour faire face à un choc majeur des prix du pétrole. Lequel peut découler d’une escalade dans le dernier conflit au Moyen-Orient – ​​qui s’ajoute aux perturbations provoquées par l’invasion russe de l’Ukraine – et perturber les marchés mondiaux, selon les dernières Perspectives des marchés des matières premières de la Banque mondiale. L’étude publiée ce lundi prévoit trois scénarios possibles et incite les économies les plus fragiles à se prémunir.

Le nouveau rapport de la Banque mondiale sur les dernières Perspectives des marchés des matières premières, sortie ce 30 octobre fournit une évaluation préliminaire des implications potentielles à court terme du conflit au Moyen-Orient sur les marchés des matières premières. Il estime que les effets devraient être limités si le conflit ne s’étend pas. Selon les prévisions de base de la Banque, les prix du pétrole devraient atteindre en moyenne 90 dollars le baril au cours du trimestre en cours, avant de baisser à une moyenne de 81 dollars le baril l’année prochaine en raison du ralentissement de la croissance économique mondiale. Les prix globaux des matières premières devraient chuter de 4,1 % l’année prochaine. Les prix des matières premières agricoles devraient baisser l’année prochaine à mesure que l’offre augmente. Les prix des métaux de base devraient également baisser de 5 % en 2024. Les prix des matières premières devraient se stabiliser en 2025. Les effets du conflit sur les marchés mondiaux des matières premières ont été limités jusqu’à présent. Dans l’ensemble, les prix du pétrole ont augmenté d’environ 6 % depuis le début du conflit. Les prix des matières premières agricoles, de la plupart des métaux et d’autres matières premières ont à peine bougé.

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Les perspectives concernant les prix des matières premières s’assombriraient rapidement si le conflit devait s’intensifier. Le rapport décrit ce qui pourrait arriver selon trois scénarios de risque basés sur l’expérience historique depuis les années 1970. Les effets dépendraient du degré de perturbation des approvisionnements en pétrole. Dans un scénario de « légère perturbation », l’offre mondiale de pétrole serait réduite de 500 000 à 2 millions de barils par jour, soit à peu près l’équivalent de la réduction observée lors de la guerre civile libyenne en 2011. Dans ce scénario, le prix du pétrole augmenterait initialement entre 3 % et 13 % par rapport à la moyenne du trimestre en cours, dans une fourchette de 93 $ à 102 $ le baril. Dans un scénario de « perturbation moyenne » – à peu près équivalent à la guerre en Irak de 2003 – l’offre mondiale de pétrole serait réduite de 3 à 5 millions de barils par jour. Cela ferait grimper les prix du pétrole de 21 à 35 % dans un premier temps, entre 109 et 121 dollars le baril. Dans un scénario de « perturbation majeure » – comparable à l’embargo pétrolier arabe de 1973 – l’offre mondiale de pétrole diminuerait de 6 à 8 millions de barils par jour. Cela ferait initialement grimper les prix de 56 à 75 %, soit entre 140 et 157 dollars le baril.

« Le dernier conflit au Moyen-Orient fait suite au plus grand choc sur les marchés des matières premières depuis les années 1970 : la guerre entre la Russie et l’Ukraine », a déclaré Indermit Gill, économiste en chef et vice-président principal chargé de l’économie du développement à la Banque mondiale. « Cela a eu des effets perturbateurs sur l’économie mondiale qui persistent encore aujourd’hui. Les décideurs politiques devront être vigilants. Si le conflit devait s’intensifier, l’économie mondiale serait confrontée à un double choc énergétique pour la première fois depuis des décennies – non seulement celui de la guerre en Ukraine, mais également celui du Moyen-Orient », explique le document.

« La hausse des prix du pétrole, si elle se maintient, entraînera inévitablement une hausse des prix des denrées alimentaires », a déclaré Ayhan Kose, économiste en chef adjoint de la Banque mondiale et directeur du Prospects Group. Si un grave choc pétrolier se matérialisait, cela ferait augmenter l’inflation des prix alimentaires, déjà élevée dans de nombreux pays en développement. Fin 2022, plus de 700 millions de personnes, soit près d’un dixième de la population mondiale, souffraient de sous-alimentation. Une escalade du dernier conflit intensifierait l’insécurité alimentaire, non seulement dans la région mais aussi dans le monde entier, rappelle le document. Le fait que le conflit n’ait jusqu’à présent eu que des impacts modestes sur les prix des matières premières pourrait refléter la meilleure capacité de l’économie mondiale à absorber les chocs pétroliers. Depuis la crise énergétique des années 1970, indique le rapport, les pays du monde entier ont renforcé leurs défenses contre de tels chocs. Ils ont réduit leur dépendance au pétrole : la quantité de pétrole nécessaire pour générer 1 dollar de PIB a diminué de plus de moitié depuis 1970. Ils disposent d’une base plus diversifiée d’exportateurs de pétrole et de ressources énergétiques élargies, y compris de sources renouvelables. Certains pays ont établi des réserves stratégiques de pétrole, mis en place des arrangements pour la coordination de l’approvisionnement et développé des marchés à terme pour atténuer l’impact des pénuries de pétrole sur les prix. Ces améliorations suggèrent qu’une escalade du conflit pourrait avoir des effets plus modérés que cela n’aurait été le cas dans le passé.

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Les décideurs politiques doivent néanmoins rester vigilants, indique le rapport. Certaines matières premières, l’or en particulier, lancent un avertissement quant aux perspectives. Les prix de l’or ont augmenté d’environ 8 % depuis le début du conflit. Les prix de l’or ont une relation unique avec les préoccupations géopolitiques : ils augmentent en période de conflit et d’incertitude, ce qui signale souvent une érosion de la confiance des investisseurs. Si le conflit s’intensifie, les décideurs politiques des pays en développement devront prendre des mesures pour gérer une augmentation potentielle de l’inflation globale. Compte tenu du risque d’une plus grande insécurité alimentaire, les gouvernements devraient éviter les restrictions commerciales telles que les interdictions d’exportation de produits alimentaires et d’engrais. De telles mesures intensifient souvent la volatilité des prix et aggravent l’insécurité alimentaire. Ils devraient également s’abstenir d’introduire des contrôles des prix et des subventions en réponse à la hausse des prix des produits alimentaires et pétroliers. Une meilleure option consiste à améliorer les filets de sécurité sociale, à diversifier les sources alimentaires et à accroître l’efficacité de la production et du commerce alimentaires. À plus long terme, tous les pays peuvent renforcer leur sécurité énergétique en accélérant la transition vers les sources d’énergie renouvelables, ce qui atténuera les effets des chocs pétroliers.

Ouganda : le premier baril de pétrole attendu en fin 2025

La Chambre africaine de l'énergie (AEC) a souligné le rôle essentiel du gaz dans la promotion du programme de sécurité énergétique du Nigeria et de l'Afrique lors du récent Forum sur l'investissement dans le gaz du 7 au 8 octobre dernier à Lagos. (Crédit :DR).

C’est en janvier 2023 que le président ougandais a lancé les puits de développement et de production du champ Kingfisher tandis que ceux du projet Tilenga ont débuté en juin 2023. Des projets où le premier baril est attendu en 2025.

Jusque-là, onze puits ont été forés : huit à Tilenga (Nord-Ouest) et trois à Kingfisher dans l’ouest du pays avec une capacité de production respective de 190.000 et 40.000 barils de pétrole par jour. « Le gouvernement et ses partenaires travaillent sans relâche. Je suis heureux d’annoncer que nous sommes sur la bonne voie pour avoir le premier baril de pétrole d’ici la fin de 2025 », a fait savoir Ruth Nankabirwa, ministre de l’Énergie et du Développement minier, devant le Parlement. Face aux élus du peuple, Mme Nankabirwa a mis en lumière l’état des projets pétroliers et gaziers en Ouganda. La production de l’or noir dans le pays mobilisera « un total de 457 puits et 35 plateformes » à en croire ses propos. Pour l’instant, huit et trois puits de pétrole se trouvent respectivement à Tilenga (Nord-Ouest) et Kingfisher (Ouest) « La construction des installations centrales de traitement dans ces deux régions est en cours. Elle devrait s’achever d’ici 2025. À Tilenga, les travaux sont exécutés à 33 % contre 12 % à Kingfisher », a précisé la ministre de l’Énergie et du Développement minier.

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On s’en rappelle, c’est en janvier 2023 que le président ougandais a lancé les puits de développement et de production du champ Kingfisher tandis que ceux du projet Tilenga ont débuté en juin 2023. Dans l’optique de tirer davantage de profits de ses ressources naturelles, le gouvernement ougandais a attribué d’autres gisements à des entreprises pour exploration. « Nous avons délivré des licences à Armor Energy Limited pour la région de Kanyawataba, à Oranto Petroleum Limited pour Ngassa Shallow et en profondeur, et plus récemment à l’UNOC pour le bloc Kasurubani et à DGR Global pour le bloc Turaco », a détaillé Ruth Nankabirwa. « La nouvelle politique créera un environnement propice à une exploration, un développement, une production et une commercialisation plus rapides et efficaces des ressources découvertes et à l’utilisation des produits pétroliers dans le pays, tout en reconnaissant les initiatives de transition énergétique », a ajouté la ministre de l’Énergie et du Développement minier qui réfléchit actuellement sur « une politique nationale globale du pétrole ».

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Dans le souci de faire face à la demande locale en pétrole, l’Ouganda envisage la construction d’une raffinerie d’une capacité de 60.000 barils par jour à Kabaale (Est). Concernant l’oléoduc d’Afrique de l’Est (EACOP), Mme Nankabirwa a indiqué que « les travaux de génie civil ont commencé en août 2023 et que le plan d’actions de réinstallation pour les personnes affectées dans les dix districts traversés par l’EACOP est en cours ». À l’hémicycle, la ministre de l’Énergie et du Développement minier a été interpellée sur le retard constaté dans la phase de forage des puits de pétrole. Elle a assuré que le volume nécessaire sera atteint d’ici 2025. Pour ce qui est du retard dans les délais, la ministre met en cause les Organisations Non Gouvernementales (ONG) et aux organisations de la société civile luttant contre les énergies fossiles.

Niger : le Sénat américain vote pour le maintien de ses troupes

Mi-octobre, les États-Unis ont officiellement reconnu le Changement du pouvoir comme un coup d'État militaire au Niger. Ce qui a entraîné la suspension officielle de l'aide au pays. (Crédit : DR).

A une écrasante majorité, le Sénat américain a rejeté jeudi 26 octobre une législation prise par le président Joe Biden de retirer les troupes américaines du Niger, un pays d’Afrique de l’Ouest où des officiers militaires ont pris le pouvoir en juillet. La mesure a été rejetée par 86-11.

Le Sénat américain oppose un niet à la proposition de retirer ses troupes du Niger. Mi-octobre, les États-Unis ont officiellement reconnu le Changement du pouvoir comme un coup d’État militaire au Niger. Ce qui a entraîné la suspension officielle de l’aide au pays. Toutefois, les responsables américains ont déclaré qu’il n’était pas prévu de modifier la présence des troupes américaines dans le pays. Le Niger est un partenaire de la lutte de Washington contre les groupes islamistes qui ont tué des milliers de personnes et déplacé des millions d’autres en Afrique. Il y a environ 1 000 éléments des forces américaines présentes dans le pays. Le sénateur républicain Rand Paul, qui a parrainé le projet de loi, a fait valoir que les troupes avaient été déployées de manière inappropriée sans l’approbation du Congrès et a déclaré que les Américains ne devraient pas courir le risque d’être pris entre deux feux dans un conflit au Niger.

« Avec le Moyen-Orient en feu, quel sens cela a-t-il d’avoir plus de 1 000 soldats au Niger ? Est-il logique de stationner plus de 1 000 soldats dans un pays dirigé par une junte militaire ? » » selon la déclaration de Paul  au Sénat. 

Le sénateur Ben Cardin, président démocrate de la commission sénatoriale des relations étrangères, a déclaré que le retrait des troupes américaines pourrait laisser un vide qui pourrait être comblé par la Russie ou le paramilitaires de Wagner. « Nous n’accordons pas suffisamment d’attention à cette partie du monde. Nous ne voulons certainement pas signaler que nous abandonnons cette partie du monde« , a déclaré Cardin. Au cours de ces dernières décennies, les troupes américaines ont formé les forces nigériennes pour une lutte efficace contre le terrorisme. Les américains y exploitent deux bases militaires, dont une qui mène des missions de drones contre l’État islamique et une filiale d’Al-Qaïda dans la région.

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Au Nigeria : MTN dans le collimateur du fisc

Au niveau du groupe, MTN, dont le siège est en Afrique du Sud, a déclaré une perte avant impôts de 4,4 milliards de rands au cours de l'année jusqu'au 31 décembre, contre un bénéfice de 12,2 milliards de rands en 2023. (Crédit : DR).

Au Nigéria MTN est contraint de payer la somme de 72,5M UDS d’arriérés fiscaux à l’administration. L’ordonnance émane du Tribunal d’appel fiscal de Lagos.  Même si les pénalités ont été annulées, le montant principal a été confirmé. MTN avec une trésorerie solide, amortira le choc, même s’il s’engage à négocier avec les autorités, estiment les analystes.

Finance : le Benin et la Côte d’Ivoire bientôt  membres de la Banque Européenne BERD

L’initiative d'intégrer la Côte d'Ivoire et le Benin s'inscrit dans l’allongement des décisions prises lors de la Réunion Annuelle 2023 de la BERD à Samarkand, où des amendements aux statuts de la Banque ont été adoptés. Crédit : Dr

Le Benin, la Côte d’Ivoire devraient bientôt rejoindre la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD). Une adhésion présentée comme une opportunité qui s’offre aux  deux pays de la zone UEMOA. Opportunité créée par un amendement des statuts de l’institution basée à Londres. Cependant, ils devront encore satisfaire à certaines exigences qui ne sont pas clairement présentées.

Cameroun : la BAD investit massivement dans l’extreme-nord du pays

La Banque africaine de développement accorde un prêt de 203 millions d’euros pour l’aménagement territorial et la promotion du secteur privé dans l’Extrême-Nord du Cameroun. (Crédit : DR).

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a acquiescé, le 25 octobre 2023 à Abidjan, un prêt de 203,11 millions d’euros au Cameroun. L’appui financier de taille rentre dans le cadre de la mise en œuvre du Projet d’aménagement territorial et de promotion du secteur privé de la région de l’Extrême-Nord du pays.

La Banque africaine de développement accorde un prêt de 203 millions d’euros pour l’aménagement territorial et la promotion du secteur privé dans l’Extrême-Nord du Cameroun. Divers travaux d’infrastructures sont prévus dans le cadre du projet et des activités d’appui à la résilience et à la vulnérabilité. Il s’agit notamment (i) de la réhabilitation des tronçons routiers entre Moutourwa et Maroua, long de 36 kilomètres, sur la route nationale n°1, et entre Magada et Yagoua (137 kilomètres), sur la route nationale n°12. Il est aussi question des aménagements socio-économiques pouvant contribuer à apporter une réponse aux différentes et nombreuses  problématiques sociales auxquelles les populations de la zone Est camerounaise sont confrontées. Les précisions techniques relatives auxdits travaux prendront en compte les mesures de résilience face aux changements climatiques.

« Cette opération, par son caractère intégrateur, servira d’élément catalyseur à la mise en œuvre de plusieurs autres projets, notamment, dans les secteurs de l’agriculture et de l’agro-industrie, de l’eau et l’assainissement ainsi que la promotion du capital humain », s’est félicité Serge N’Guessan, directeur général Afrique centrale et représentant pays de la Banque africaine de développement au Cameroun.

Pour la BAD, l’investissement constitue véritablement une des réponses efficaces à la marginalisation socio-économique dont cette région, la plus pauvre du Cameroun, souffre depuis plusieurs années, et qui justifie l’option prise par la Banque, en concertation avec le gouvernement, d’y concentrer ses actions. Au-delà de tous ces aspects aussi important les uns que les autres, le projet a pour finalité de valoriser les infrastructures routières à réaménager  ou à construire dans sa zone d’intervention, en se basant sur  l’implication du secteur privé pour contribuer à la réalisation des objectifs de développement. Ces activités de promotion du secteur soutiendront en singulier le développement des chaînes de valeur agricoles à fort potentiel de croissance et de transformation industrielle pour créer de la valeur ajoutée le long des corridors routiers concernés dans les spéculations suivantes : mil, sorgho, anacarde, oignon, riz, maïs, tomate, pomme de terre, arachide, fruits ainsi que les petits et gros ruminants.

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Le partenaire clé de la banque africaine de développement (BAD) qu’est l’union européenne appui via un don du EU-Africa Infrastructure Trust Fund, à hauteur de 30 millions euros, le projet, dont le but est de contribuer à l’aménagement du territoire, à l’amélioration du système de transport et à la promotion du secteur privé en vue de l’émergence d’un pôle de développement intégré et durable dans la région. Le 1er juin 2023, le portefeuille actif du Groupe de la Banque africaine de développement au Cameroun s’élevait à 2,12 milliards de dollars américains.

Mauritanie : l’ancien président, Mohamed Ould Abdel Aziz risque 20 ans de prison ferme  

Sans nier être riche, l'ancien président a refusé de s'expliquer sur l'origine de sa fortune et dénonce un stratagème pour l'écarter de la vie politique.(Crédit : DR=?

Sommé de justifie sa fortune de 68 millions USD et accusé d’avoir abuse de son pouvoir, au moment de sa fonction de Président, l’ancien dirigeant mauritanien risque 20 ans de prison. C’est ce qu’a requis le procureur mardi. Mohamed Ould Abdel Aziz est jugé depuis janvier 2023 à Nouakchott.

Apres un arrêt momentané, le procès contre l’ancien chef de l’Etat de la république islamique mauritanienne a repris le mardi 24 octobre. Un procès qui défraie la chronique en Mauritanie. « Tous les éléments entre les mains de la justice prouvent la constitution d’un crime », a martelé le  magistrat Ahmed Ould Moustapha. « L’accusé Mohamed Ould Abdel Aziz a accumulé une très grande fortune que ses revenus légaux ne peuvent justifier. Il exerçait des activités commerciales incompatibles avec ses fonctions de Président de la République. Tout cela constitue un enrichissement illicite condamné par la loi », a-t-il poursuivi. Il a par ailleurs sollicité la confiscation des biens de l’ancien chef d’Etat. Face à toutes accusations, Aziz, âgé de  66 ans, a entendu sans broncher les réquisitions prononcées à son égard. Pour rappel, M. Aziz a dirigé de 2008 à 2019, ce pays charnière entre l’Afrique du nord et l’Afrique subsaharienne, a l’époque, secoué  par les coups d’Etat et les agissements terroristes. Sous ses mandats, il avait réussi a redresse la barre et regagner la stabilité du pays au moment même ou les présences terroristes gagnaient du terrain au Sahel.

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D’autres personnalités dont deux anciens Premiers ministres, d’anciens ministres et des hommes d’affaires sont aussi dans le box des accusés aux cotes de l’ancien président. Ils sont épinglés pour  des chefs d' »enrichissement illicite », « abus de fonctions », « trafic d’influence » ou « blanchiment ». Mohamed Ould Abdel Aziz, fils de commerçant, se serait constitué un patrimoine et un capital estimés à 67 millions d’euros au moment de son inculpation en mars 2021. Il fait partie  des rares ex-chefs d’Etat à répondre devant la justice d’enrichissement illicite dans l’exercice du pouvoir. Sans nier être riche, l’ancien président a refusé de s’expliquer sur l’origine de sa fortune et dénonce un stratagème pour l’écarter de la vie politique. Lors de son réquisitoire d’environ trois heures, le procureur a demandé des peines de 10 ans de prison ferme contre les deux anciens Premiers ministres et contre deux ministres, ainsi que la confiscation de leurs biens. Il a requis cinq ans de prison contre les autres prévenus. Aucune indication n’a été fournie quant à la date du jugement.

RDC – Rwanda : nouvelle escalade dans le conflit opposant les deux pays

Les rebelles du M23 se sont emparés l'année dernière de plusieurs territoires qu'ils continuent d'occuper dans la province du Nord-Kivu. (Crédit : DR).

Les accusations se répètent une fois de plus entre la République Démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda. Kinshasa accuse Kigali d’apporter son aide aux rebelles du M23.

L’accusation a été formulée mardi 24 octobre par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya. Ce dernier  a  mis en ligne quelques images de drones, qui semblent indiquer des incursions des forces armées rwandais dans la cité de Tongo et Rutshuru dans le nord-Kivu, dans l’est de la RDC pour soutenir des éléments du M23. Les rebelles du M23 se sont emparés l’année dernière de plusieurs territoires qu’ils continuent d’occuper dans la province du Nord-Kivu. Les deux s’accusent mutuellement. Kinshasa reproche à Kigali son soutien à cette rébellion majoritairement tutsi, Kigali accusant en retour Kinshasa de collusion avec les FDLR, un groupe armé d’origine hutu rwandaise. Ces zones connaissent une recrudescence de la violence depuis le 1er octobre dernier selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU, OCHA. Près de 85 000 personnes ont fuit diverses localités pour trouver refuge notamment dans les endroits comme Mweso, Nyanzale, Kitshanga, Kalemba, Pinga, Kibachiro, Kahira, Ngingwe, Kyatembe et d’autres localités situées dans le territoire de Masisi.

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Pour le porte-parole du gouvernement, cette présence des RDF a favorisé les massacres des populations dans les villages de Ruzenze, Bishishe, Marangara. Le 18 octobre 2023 à Kinshasa, le président Félix Tshisekedi réuni avec les officiers supérieurs de l’armée congolaise a réitéré sa détermination à en finir militairement avec le mouvement M23 et ses alliés. L’ONU s’est récemment inquiétée d’un risque de « confrontation directe » entre les deux nations à couteaux tirés depuis la réapparition fin 2021 dans l’est congolais de la rébellion du M23.

Gabon : les Etats-Unis suspendent leur aide en réponse au coup d’Etat

L’armée gabonaise a renversé le président Ali Bongo Ondimba, le 30 août. Au pouvoir depuis 14 ans, un coup d'Etat dénoncé par la communauté internationale. (Crédit : DR).

La totalité de l’aide américaine destinée au Gabon vient d’être coupée par les Etats-Unis. Cela en raison du Coup d’Etat du 30 août dans le pays d’Afrique centrale. Toutefois, les Etats-Unis se disent être prêt à l’accorder de nouveau en cas de progrès démocratique.

Afrique du Sud : haute tension à la mine d’or Gold One

Depuis lundi, quelques 500 mineurs sud-africains restés sous terre en raison d'un conflit entre syndicats rivaux. Ils  sont tous remontés à la surface mercredi. (Crédit : DR).

Depuis lundi, quelques 500 mineurs sud-africains restés sous terre en raison d’un conflit entre syndicats rivaux. Ils  sont tous remontés à la surface mercredi.

En Afrique du Sud la mine d’or Gold est victime de conflits intersyndicaux. La direction de la mine d’or Gold One et l’un des deux syndicats impliqués, la NUM, affirment que ces mineurs étaient « retenus en otage« . Mpho Phakedi, secrétaire général adjoint de la National Union of Mineworkers (NUM), a déclaré : « Nous sommes très heureux. Nous avions annoncé qu’il s’agissait d’une prise d’otages et tout le monde refusait de nous croire. Les développements d’aujourd’hui ont prouvé au monde entier que la NUM avait raison de dénoncer cette prise d’otages« . L’AMCU, syndicat rival de la NUM, affirme qu’une grande majorité de mineurs ont signé pour adhérer à son syndicat. C’est alors qu’ils se sont vus refuser une représentation officielle de la part de la  direction de la mine d’or, Gold One d’où le  déclenchement d’ un mouvement social. Pour le secrétaire régional de l’AMCU, Tladi Mokwena, ,  « les travailleurs revendiquent leur appartenance à l’AMCU et ne veulent pas ou ne veulent plus adhérer à la NUM. Il a poursuivi en déclarant que  « La direction de la mine ainsi que la NUM refusent par tous les moyens d’accorder à l’AMCU une reconnaissance au sein de l’entreprise ». Même si la majorité des mineurs étaient mobilisés dans ce sit-in, une centaine d’ouvriers de cette mine, sis dans la banlieue de Johannesburg affirme avoir été « retenus contre leur gré » sous terre. Une enquête va être ouverte pour agression et enlèvement.

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