mardi 24 février 2026
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RDC : Lubumbashi en manque de carburant

Dans la foulée d’une motion de grève, plusieurs stations-service de Lubumbashi n’ont pas ouvert vendredi 20 et samedi 21 octobre. (Crédi : DR).

Cela fait quelques jours que la  fourniture de carburant est difficile à Lubumbashi du fait de l’action des distributeurs de carburants de la région. Et pour cause, le non-respect par l’État de certains engagements financiers à leur endroit.

Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut-Katanga, une région située au sud de la République démocratique du Congo (RDC), fait une nouvelle fois face à une pénurie d’approvisionnement en carburants. Ce développement émane de la décision des distributeurs actifs dans la localité de bloquer la fourniture de carburants, dont l’essence. Une décision motivée par l’inaction du gouvernement qu’ils accusent de ne pas honorer des engagements financiers pris à leur égard en matière de subventions. De plus, ils demandent au gouvernement congolais un arrangement concernant  la hausse du prix de l’essence à la pompe, en raison de l’augmentation mondiale des cours du pétrole brut. De graves pertes financières sont entrainées par la conjecture actuelle.

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Dans la foulée d’une motion de grève, plusieurs stations-service de Lubumbashi n’ont pas ouvert vendredi 20 et samedi 21 octobre. Une grève qui dure depuis quatre jours maintenant, occasionnant une pénurie de carburant dans la localité. Simultanément, une flambée des cours du transport est examinée dans la ville, en raison de cette indisponibilité énergétique qui oblige la population ainsi que les  transporteurs, à se tourner vers le carburant informel, revendu très cher, entre 4 600 et 5 000 francs congolais (environ 1,85 et 2,02 dollars) le litre. Les distributeurs pétroliers ont montré leur intention de maintenir leur grève, jusqu’à ce que  le gouvernement honore ses engagements en matière de subventions.

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Nigéria : en pleine pénurie de devises, le pays renfloue ses caisses

La banque centrale du Nigeria annonce une nouvelle hausse importante de ses taux d'inétrêt, la troisième de cette année.

Le Nigeria s’attend à des entrées de devises de 10 milliards de dollars au cours des prochaines semaines pour alléger les liquidités sur un marché des changes qui freine la croissance de la plus grande économie d’Afrique, a déclaré lundi le ministre des Finances Wale Edun.

Le Nigeria s’attend à 10 milliards de dollars d’entrées de devises dans quelques semaines, selon le ministre des Finances Nigérian. Le pays d’Afrique de l’Ouest est confronté à une crise après que les investisseurs étrangers se soient retirés des actifs locaux pendant une période de faibles prix du pétrole. Depuis lors, les investisseurs ne sont pas encore revenus et la banque centrale n’a pas encore réglé la demande en dollars des investisseurs étrangers cherchant à rapatrier des fonds ou des compagnies aériennes cherchant à envoyer de l’argent provenant de la vente de billets à l’étranger. En raison de la pénurie, certaines entreprises et particuliers se sont tournés vers le marché noir, où la monnaie naira a atteint des niveaux record successifs, creusant l’écart avec le taux officiel. Edun a déclaré que le président Bola Tinubu avait signé jeudi deux décrets autorisant l’émission nationale d’instruments en devises étrangères et permettant également que tous les fonds en dehors du système bancaire soient introduits dans les banques.

« Il y a une ligne de mire sur un afflux de devises d’une valeur de 10 milliards de dollars dans un avenir relativement proche, dans quelques semaines plutôt que quelques mois », a déclaré Edun lors d’une conférence d’affaires.

Il a ajouté que les liquidités proviendraient également des ventes de brut de pétrole des sociétés pétrolières d’État et des sociétés d’investissement étrangères désireuses d’investir au Nigeria. « Ces mesures, prises , devraient conduire à un flux de devises étrangères ». Lundi, le naira a atteint un niveau record de 1 200 naira pour un dollar sur le marché noir, deux jours après être tombé à un nouveau plus bas de près de 1 000 naira sur le marché officiel. Tinubu a déclaré lors de la conférence que tous les contrats à terme conclus par le gouvernement seraient honorés tandis que le gouverneur de la banque centrale du pays a déclaré que la monnaie s’ajusterait une fois que les règles pour les acteurs du marché seraient claires.

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Chronique : Souveraineté alimentaire en Afrique – Ferme à 1 000 vaches ou agriculture écoresponsable

Rappelons qu’entre 2018 et 2020, l’Afrique a importé près de 4 milliards $ de blé russe ! La souveraineté alimentaire vise à garantir que les pays africains aient la capacité de produire suffisamment de nourriture pour subvenir aux besoins de leur population, sans dépendre excessivement des importations alimentaires. (Crédit : DR).

Pour éliminer l’extrême pauvreté – moins de 2,15 USD par jour, selon la Banque mondiale – à l’horizon 2030, il faudra relever la part de population mondiale vivant avec moins de 6,85 USD par jour, soit le seuil de pauvreté fixé pour les pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure. Asseoir la souveraineté alimentaire pourrait aider à sortir les 700 millions de personnes vivant avec moins de 2,15 USD par jour. S’il n’existe pas de modèle agricole parfait pour garantir la souveraineté alimentaire, qui de la ferme à 1000 vaches ou d’une agriculture, dite bio, privilégiée ?

Tanzanie : DP World devient gestionnaire du port de Dar Es Salaam

La collaboration entre DP World et le gouvernement tanzanien  devra permettre de réduire les temps de déchargement et de fructifier les échanges avec les pays voisins enclavés (Rwanda, Burundi, Zambie, Malawi...). (Crédit : DR).

L’exploitation d’une partie du port de Dar Es Salam revient au groupe emirati Dubai Port World pour une durée  de 30 ans. Trois accords ont été signe ce  dimanche 23 octobre d’une convention entre Le gouvernement tanzanien et DP World.

Par des contrats sur 30 ans Dubai Port Worl (DP Word) devient concessainnaire du port de Dar -ES-Salaam en Tanzanie. A chaque quinquennat, des évaluations seront menées a précisé le directeur général de la TPA, Plasduce Mbossa. La signature de ces contrats survenus l’année dernière suite à un accord intergouvernemental vise, selon le gouvernement tanzanien, à augmenter la productivité des 80 ports officiels du pays, à travers la cession d’activités à l’un des principaux opérateurs portuaires mondiaux, propriété du gouvernement émirati. L’approbation de cet accord par le parlement en juin a fait l’objet  d’une vive contestation. Ses antagonistes dénoncent « un abandon de souveraineté », selon les dires du président du principal parti d’opposition (Chadema), Freeman Mbowe.

« Nous avons pris en compte les points de vue de différents groupes avant de signer ce contrat », a déclaré la présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan, lors de la cérémonie de signature.

La collaboration entre DP World et le gouvernement tanzanien  devra permettre de réduire les temps de déchargement et de fructifier les échanges avec les pays voisins enclavés (Rwanda, Burundi, Zambie, Malawi…), a-t-elle estimé. Le PDG de DP World, Sultan Ahmed ben Soulayem, a souligné  que cette concession permettra de « transformer le port de Dar es Salaam en une installation de classe mondiale », promettant plus de 250 millions de dollars d’investissement (236 millions d’euros) lors des cinq prochaines années. La signature des contrats ont eu lieu en présence du leader du parti d’opposition ACT-Wazalendo, Zitto Kabwe, et le chef de l’Eglise catholique tanzanienne, Charles Kitima, ont assisté à la signature des contrats. Des personnalités qui s’étaient opposées au partenariat.

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ODD – 2030 : quel bilan d’étape pour l’Afrique ?

A mi-chemin de l’échéance de 2030, les objectifs de développement durable sont en grande difficulté. Une évaluation des 140 cibles environ pour lesquelles des données de tendances sont disponibles montre qu’environ la moitié d’entre elles accusent un retard modéré ou sérieux. (Crédit : UN).

Si les tendances actuelles se maintiennent, 575 millions de personnes vivront encore dans l’extrême pauvreté et seulement un tiers des pays auront réduit de moitié leur niveau national de pauvreté d’ici à 2030, L’Afrique est l’une des régions qui sous haute surveillance.  

Nouvelles routes de la soie : la Chine promet 100 milliards USD aux pays du Sud

C’est le président chinois Xi Jinping qui en a fait la promesse, plus de 100 milliards de dollars de nouveaux financements aux pays en développement dans le cadre de l’Initiative des Nouvelles routes de la soie (Belt and Road Initiative/BRI). (Crédit : DR).

Pour le  président chinois, les infrastructures physiques et numériques sortis de terre dans le cadre de l’initiative lancée en 2013 ont stimulé les flux de marchandises, de capitaux, de technologies et de ressources humaines entre les pays concernés. 

C’est le président chinois Xi Jinping qui en a fait la promesse, plus de 100 milliards de dollars de nouveaux financements aux pays en développement dans le cadre de l’Initiative des Nouvelles routes de la soie (Belt and Road Initiative/BRI). « La Banque chinoise de développement (CDB) et la Banque chinoise d’import-export (China Eximbank) créeront chacune un nouveau guichet de financement d’une valeur de 350 milliards de yuans (47,9 milliards de dollars). Un montant supplémentaire de 80 milliards de yuans (11 milliards de dollars) sera injecté dans le Fonds de la Route de la Soie (Silk Road Fund). Ensemble, ces financements soutiendront des projets dans les économies en développement », a-t-il martelé  dans un discours prononcé lors du forum des Nouvelles routes de la soie, qui s’est ouvert lundi à Pékin en présence de représentants de 130 pays.         

« Au cours de la dernière décennie, nous nous sommes efforcés de construire un réseau mondial de connectivité composé de corridors économiques, de voies de transport internationales et d’autoroutes de l’information, ainsi que de chemins de fer, de routes, d’aéroports, de ports, de pipelines et de réseaux électriques. Couvrant la terre, l’océan, le ciel et l’internet, ce réseau a stimulé les flux de marchandises, de capitaux, de technologies et de ressources humaines entre les pays concernés », a ajouté le dirigeant chinois.

Le projet des nouvelles routes de la soie a pour but d’améliorer les liaisons commerciales entre l’Asie, l’Europe, l’Afrique, et même au-delà, par la construction de ports, de voies ferrées, d’aéroports ou de parcs industriels. Ces infrastructures doivent permettre à la Chine d’accéder à davantage de marchés et d’ouvrir de nouveaux débouchés pour ses entreprises. Les avantages tirés par la Chine dans le cadre de l’initiative des Nouvelles routes de la soie ont atteint 1014 milliards de dollars depuis le lancement en 2013, selon un rapport publié en août dernier par The Green Finance & Development Center (GFDC), un think tank rattaché à l’Université chinoise de Fudan.

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Mali-Russie : un nouveau cap franchi dans la coopération bilatérale

A la faveur de la visite à Moscou du 11 au 16 Octobre 2023, d’une équipe d’experts, le Mali envisage la construction de deux à quatre centrales nucléaires. Le pays veut également se doter d’un cadastre minier. Les deux projets ont fait l’objet de memorandum d’entente signé à Moscou lors de la visite de délégation de haut niveau conduite par le ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni Sanou. Dans le corpus de la délégation malienne, on note le projet d’une unité d’affinage de l’or, pouvant traiter 200 tonnes par an.

Après le domaine sécuritaire, Bamako et Moscou ajoute d’autres domaines de coopération. Plusieurs accords ont signés entre les deux pays notamment sur l’énergie, les mines, l’éducation, l’Agriculture et le transport. C’est dans ce cadre que les deux pays ont signé un mémorandum d’entente. Lequel a été paraphé par l’Agence fédérale de l’énergie atomique «Rosatom» et la délégation malienne de haut niveau en visite en Russie du 11 au 16 Octobre 2923. L’agence publique russe à travers ce mémorandum d’entente prévu de construire au Mali, quatre centrales nucléaires de 55 MW. Cette énergie nucléaire sera destinée à plusieurs usages. Selon le chef de la délégation malienne, «la première étape concernera l’usage du nucléaire dans les domaines de la médecine, l’Agriculture et bien d’autres secteurs. La création de trois à quatre centrales nucléaires dans notre pays permettra de développer la production énergétique pour mettre en œuvre notre autosuffisance dans ce domaine». Selon le ministre de l’économie malienne un chronogramme de mise en œuvre a été mis en place. Les spécialistes russes effectueront à cet effet une visite au Mali avec des experts maliens dans un mois. Objectif : Evaluer et mieux s’imprégner pour entreprendre le processus de réalisation. Ensuite d’ici le mois de décembre, une délégation d’experts russes se rendra à Bamako, pour voir le potentiel et les capacités maliennes, et accompagner dans la communication, la sensibilisation et les mesures réglementaires à mettre en œuvre. Outre cela, La délégation malienne a signé avec les sociétés Rosatom et Demex, un memorandum d’entente sur la question des énergies renouvelables et celle de l’approvisionnement du pays en hydrocarbure. Ces énergies renouvelables  vont couvrir tout ce qui est énergie verte, notamment: solaire, barrages hydroélectrique, parc éolien. Grâce à cela,  l’importation et même l’utilisation de l’hydrocarbure va beaucoup diminuer. Les projets d’énergies vertes vont avec la production et le transport d’énergie, ainsi que les routes y afférentes. La société Demex va fournir à la République du Mali, mensuellement une quantité globale de 200 millions de litres de produit pétrolier. Cet accord signé vise à assurer l’approvisionnement correct du Mali en produit pétrolier.

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Au vu des récents changements opérés dans le code minier du Mali, le pays compte se  doter d’un cadastre minier. Pour cela, l’Etat Malien s’est attaché  les services d’une société d’Etat russe, la société «Rosgeologia». Elle se chargera à travers ce memorandum de cartographier les substances minières disponibles sur l’ensemble du territoire national. Cette société va aider l’Etat du Mali à se doter d’une carte minière, sur laquelle seront définies toutes les présences de substance sur le territoire. Par ailleurs, les autorités de la transition prennent en compte la nécessité d’une unité d’affinage de l’or, ce qui pourrait se réaliser dans le cadre d’un partenariat avec une filiale de la société Gazprombank (banque privée russe contrôlée en totalité par l’entreprise Gazprom). Selon le ministre des accords vont être trouvés pour permettre à la société de réaliser une unité ayant la capacité de traiter au moins 200 tonnes d’or par an.

« Cette société va nous accompagner pendant une durée de cinq ans pour permettre un transfert des compétences nécessaire permettant aux Maliens d’occuper et d’assurer le fonctionnement correct de cette unité d’affinage. Je rappelle toute l’importance de cette unité en matière de contrôle et de maîtrise de tout ce qui est sortie d’or au Mali, de production d’or et qui va nous permettre d’assurer le prélèvement correct de toutes les taxes et de tous les impôts », a notifié le ministre Alousséni Sanou.

Un point d’honneur sera mis sur le transport des compétences et la formation des cadres maliens du secteur des mines et de l’énergie nucléaire. Une école géologique sera gracieusement offerte par  la partie russe. Elle donnera également  gratuitement des bourses d’études permettant aux étudiants maliens de venir s’instruire en Russie et d’avoir des expertises nécessaires en matière de recherche géologique. Les  russes ont aussi fait la promesse d’octroyer des bourses dans le domaine de l’énergie nucléaire pour permettre au Mali d’être indépendant et être capable dans un avenir très proche de prendre en charge la maintenance et tout ce qui est relatif à l’exploitation de l’énergie nucléaire. La délégation malienne a réussi à décrocher des approvisionnement en engrais. Ces dernières années le Mali fait face à un problème d’approvisionnement en engrais, avec des effets négatifs sur la production nationale. Selon le ministre de l’économie malienne, Alousséni Sanou, pour  de la prochaine campagne agricole qui s’annonce, le Mali s’approvisionnera en engrais via la Russie. Demetra-Holding, la société d’Etat russe chargée de l’exportation d’engrais et de blé en Russie, est disposée à fournir au Mali la quantité d’engrais dont il a besoin et à poursuivre son approvisionnement en blé, selon le ministre. Les besoins du Mali en engrais sont estimés à 400 000 tonnes par an.

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 « Nous nous sommes entendus sur le montage financier et sur les délais », le chef de la mission de haut niveau, le ministre Alousséni SANOU. Ainsi la société est prête à fournir les engrais qui seront disponibles à Bamako, via le port de Conakry, au mois de janvier et février 2024, pour la campagne 2024-2025. Et pour terminer, le gouvernement malien présage avec le partenaire russe, l’accomplissement de deux lignes de Tramway à Bamako. Ces deux lignes qui vont améliorer la mobilité dans la capitale malienne. Certains de ces projets seront exécutés rapidement pendant que d’autres mettront certainement du temps à se réaliser, comme la construction des centrales nucléaires, qui prendront sept ans avant de se mettre en place, selon les informations proches de la délégation de haut niveau à Moscou.

République du Congo : Le groupe BGFI en pole position pour reprendre Société Générale au Congo

En 2023, Société Générale Bénin se classait 73ème sur les 133 banques de la zone UEMOA en termes de total de bilan. (Crédit : DR).

Au départ, la Société Générale comptait  vendre sa filiale à Vista Group, une institution financière dirigée par le Burkinabè Simon Tiemtore. Mais, les autorités de la République du Congo usant de leur droit de préemption, avaient bloqué la transaction.

En République congolaise, le groupr BGFI est sur le point de reprendre la Société Générale du Congo. L’information a été donnée ce jeudi 19 octobre par le ministre congolais des Finances qui a confirmé la conclusion d’un accord entre le Congo et le groupe bancaire gabonais BGFI. Cet accord est axé sur le rachat de la filiale congolaise du groupe bancaire français Société Générale. Le choix porté sur la BGFI par l’Etat congolais se caractérise par la profonde connaissance du marché local, les relations historiques solides et une volonté manifeste de contribuer au développement économique du Congo. La finalisation de la transaction est prévue pour le début de l’année 2024. Quant aux détails financiers de l’accord, ils  demeurent confidentiels. Initialement, la Société Générale avait envisagé de céder sa filiale à Vista Group, une institution financière sous la houlette du Burkinabè Simon Tiemtore. Cependant, les autorités congolaises ont exercé un droit de préemption, bloquant ainsi cette transaction.

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Après cette opposition, un accord a été annoncé le 31 juillet,  ratifiant le rachat des parts de Société Générale dans sa filiale congolaise par le gouvernement du Congo. Le régulateur bancaire de la zone CEMAC a par la suite validé cet accord le 2 octobre, selon les informations fournies par le gouvernement congolais. Il est à noter que pour Vista Group, un autre accord conclu avec Société Générale, cette fois-ci en Guinée équatoriale, avait également été contesté. Les développements futurs sur ce front seront aussi à surveiller.

Tchad : le premier convoi français chassé du Niger arrive sans anichroches 

Quelques jours après le départ du convoi de Niamey en direction de la frontière tchadienne, N'Djamena avait indiqué "accepter d'offrir un corridor de son territoire pour le retour des troupes françaises en France", selon un communiqué du chef d'état-major général de l'armée tchadienne, le général Abakar Abdelkerim Daoud. (Crédit photo : AFP).

Après une résistance de plusieurs mois, les forces françaises présentes au Niger se sont pliés aux injonctions des putschistes de Niamey de quitter le pays. un depart forcé en direction de N’djamena, dernier bastion de la France au Sahel, où vient d’arriver le premier convoi français en provenance du Niger.

Afrique du Sud : l’électricien Eskom allège sa dette

Crédit : DR

La société sud-africaine Eskom obtiendra un deuxième allégement de sa dette la semaine prochaine (PDG). 20 milliards de rands (1,06 milliard de dollars) c’est la somme que recevra la semaine prochaine du trésor national, la compagnie d’électricité sud-africaine Eskom. La déclaration émane mercredi du directeur général par intérim Calib Cassim

L’aide du gouvernement à l’électricien d’Eskom a été annoncée pour la première fois par le Trésor national en  février pour aider le producteur et fournisseur d’électricité monopolistique, criblé de dettes à rembourser afin d’éviter les défauts de paiement. Cette donation s’inscrit dans le cadre de la deuxième tranche d’un plan d’allégement de la dette du gouvernement. Le Trésor Sud-africain a offert un total de 254 milliards de rands pour qu’Eskom puisse rembourser une partie des 423 milliards de rands de dette totale qu’elle doit aux institutions financières mondiales. « Nous avons une échéance importante avec les banques syndiquées qui arrivent maintenant en octobre, donc nous recevrons cet argent du Trésor la semaine prochaine », a déclaré le directeur général par intérim. M. Cassie, également directeur financier d’Eskom a poursuivi en affirmant que l’entreprise est susceptible de recevoir un milliard de dollars.

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Une autre tranche plus petite pourrait être versée à l’entreprise en décembre, a-t-il ajouté. La société a reçu sa première tranche de 16 milliards de rands en août. La dette totale de l’entreprise est presque égale au budget national total pour l’éducation et supérieure aux dépenses de santé ou de développement social. Eskom connaît depuis l’année dernière des coupures d’électricité record en Afrique du Sud – parfois jusqu’à 10 heures par jour – car ses centrales électriques au charbon vétustes sont incapables de faire face à une forte demande. Dernièrement, la situation énergétique s’est améliorée et les coupures d’électricité quotidiennes sont tombées à deux heures par jour. Cassim a déclaré qu’il espérait que les mois d’été de septembre à avril de cette année seraient meilleurs que l’année dernière et qu’il n’y aurait aucune possibilité de coupure de courant à partir du début de l’année prochaine.

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