mardi 24 février 2026
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Guinée équatoriale : le block pétrolier B contrôlé par GEPetrol

En Guinéée Equatoriale, les actifs pétroliers du bloc B seront désormais gérés par GEPetrol.(Crédit : Dr).

Périmètre pétrolier stratégique et exploité jusqu’ici par la société américaine ExxonMobil, le bloc B bascule désormais dans les mains de  GEPetrol. Et ce après après un plan de rétrocession du a une déclinaison de la production et surtout à  l’arrêt des activités de ExxonMobil prévu en 2026.

En Guinéée Equatoriale, les actifs pétroliers du bloc B seront désormais gérés par GEPetrol. Teodoro Nguema Obiang Mangue, le vice-président du pays a, lors d’une cérémonie organisée samedi 11 novembre, officialisé la rétrocession de l’ensemble des intérêts pétroliers du bloc offshore B, à la société publique équato-guinéenne du pétrole GEPetrol. Le bloc B est un périmètre pétrolier producteur utilisé par la société américaine ExxonMobil. Il est marqué depuis plusieurs mois par une réduction de ses activités dans le cadre d’un plan prévoyant l’abandon de ses intérêts pétrogaziers dans le pays, à la fin  de sa licence en 2026. Le transfert de ces actifs à GEPetrol survient donc  largement en avance par rapport à la date initiale d’échéance. Un développement « historique » pour la société d’État qui, d’après le vice-président équato-guinéen, réalise un « pas de géant vers la prise en charge et le contrôle des opérations pétrolières ».

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Cependant, l’on s’interroge sur la capacité de la société à rentabiliser de façon optimale ce portefeuille d’actifs pétrogaziers dont le plateau de production a significativement chuté. En une décennie, celle-ci est passée d’un peu plus de 300 000 b/j en 2011, à environ 100 000 b/j en 2021. L’année dernière, Gabriel Mbaga Obiang Lima, l’ex-ministre équato-guinéen du Pétrole, signalait qu’environ 3 milliards de dollars étaient nécessaires « pour forer de nouveaux puits et moderniser le FPSO », déployé sur le bloc B.

Le Cameroun signe avec l’Espagne un accord de formation pour les incubateurs de PME

Cet accord-cadre signé entre le Cameroun et l'Espagne vise à former des formateurs à l’entrepreneuriat, notamment pour les PME. (Crédit : DR).

En vue de donner un coup d’accélérateur aux PME, le Cameroun et l’Espagne signe un accord dont l’objectif est de fournir au Cameroun des outils pour améliorer la résilience de ses PME. Lesquelles sont essentielles dans le tissu économique national, et elles leur permettent de mieux se développer via des opportunités et perspectives diverses.

Cet accord-cadre signé entre le Cameroun et l’Espagne vise à former des formateurs à l’entrepreneuriat, notamment pour les PME. Le document a été peaufiné par Achille Bassilekin III, le ministre des PME, de l’Économie sociale et de l’Artisanat, et Javier Collado Cortes, DG de la Fondation espagnole des Chambres de commerce pour la création et le développement des entreprises (Incyde). « L’accord-cadre de partenariat en question vise la promotion et le développement de l’entrepreneuriat et de l’esprit d’entreprise, par le biais de la formation et du conseil, du développement d’initiatives d’auto-emploi et de consolidation d’entreprises, ainsi que de la découverte et de la promotion d’initiatives d’entreprises qui permettent d’améliorer le monde des affaires » a déclaré le ministère.

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Il est exactement question de booster des incubateurs d’entreprises. La fondation Incyde a dans son carcan le développement de 23 centres d’incubation d’entreprises, spécialisés dans divers domaines tels que la technologie, l’aéronautique ou l’agroalimentaire. Le Minpmeesa pense que ce réseau d’incubateurs peut « non seulement être utile pour l’accompagnement de l’entrepreneuriat dans des domaines spécialisés qui ont été identifiés dans la SND-30, mais également pour le développement de l’entrepreneuriat de haute technologie qui est un domaine de spécialisation de cette Fondation ». La signature de cet accord est le résultat d’une demande formulée faite par l’Espagne au Cameroun il y a cinq mois pour aider l’entrepreneuriat et les PME dans le pays. Cette offre avait été présentée à Achille Bassilekin III le 27 juin, par une délégation de l’association Initiatives de coopération et de développement qu’accompagnait l’ambassadeur d’Espagne. Le diplomate espagnol espérait alors voir cette offre se réaliser afin de renforcer la coopération entre Madrid et Yaoundé. Le Minpmeesa affirme que cet accord traduit « la détermination du gouvernement d’Espagne à accompagner le développement de l’écosystème entrepreneurial camerounais ».

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Nigeria : TotalEnergies réhausse sa production après les grèves

La Chambre africaine de l'énergie (AEC) a souligné le rôle essentiel du gaz dans la promotion du programme de sécurité énergétique du Nigeria et de l'Afrique lors du récent Forum sur l'investissement dans le gaz du 7 au 8 octobre dernier à Lagos. (Crédit :DR).

À la suite d’un accord de paix négocié dimanche par la Nigerian National Petroleum Company Limited, NNPCL, entre la direction de Total Energies, opérateur de la JV NNPC/Total, la Petroleum and Natural Gas Senior Staff Association (PENGASSAN) et l’Union nigériane des sociétés pétrolières et des travailleurs du gaz naturel (NUPENG), les syndicats ont convenu de suspendre l’action revendicative en cours. Ce qui devrait conduire à la reprise immédiate de la production de 275 000 barils de pétrole par jour.

La société pétrolière d’État nigériane NNPC Ltd a déclaré dimanche qu’elle avait rétabli la production de pétrole de 275 000 barils par jour (b/j) dans sa coentreprise avec Total Energies (TTEF.PA) après avoir négocié la fin des actions revendicatives des travailleurs. La NNPC a indiqué dans un communiqué qu’un accord visant à suspendre l’action avait été signé entre TotalEnergies, l’Association des cadres supérieurs du pétrole et du gaz naturel et le Syndicat nigérian des travailleurs du pétrole et du gaz naturel, qui représentent les travailleurs seniors et subalternes du secteur.

La NNPC n’a pas révélé la nature du conflit ni les revendications des travailleurs, qui n’avaient pas été annoncées auparavant. La production pétrolière du Nigeria s’est élevée à 1,49 million de barils par jour en octobre, selon les données du régulateur pétrolier, toujours en dessous de l’objectif budgétaire 2023 de 1,69 million de b/j. Même si la production s’est améliorée cette année chez le plus grand producteur de pétrole d’Afrique, le vol de brut, le raffinage illégal et le manque d’investissement dans le secteur ont entravé la production, qui est restée inférieure au quota de l’OPEP de 1,74 million de b/j. Cela a fait craindre que la NNPC ait des difficultés à approvisionner en brut la raffinerie de Dangote, d’une capacité de 650 000 b/j, qui a raté plusieurs objectifs pour démarrer la production. NNPC Ltd fournira à la raffinerie de Dangote jusqu’à six cargaisons de pétrole brut en décembre qui seront utilisées dans des essais, ont déclaré à Reuters des sources industrielles connaissant le sujet.

Kenya : acculé par les critiques, Ruto défend sa politique économique

Élu en 2022, William Ruto a prononcé son premier discours par rapport à l'état de la nation. Discours qui intervient au lendemain d’une  annonce faite par le ministre des Finances, Njunguna Ndung'u, qui affirmait que le pays se trouvait dans une "situation financière difficile". (Crédit : Reuters).

Ce jeudi , devant les élus de la nation,le président kényan William Ruto a défendu sa politique économique, affirmant vouloir s’attaquer à une dette publique « inutile » dans ce pays d’Afrique de l’Est, face à un mécontentement croissant de la population.

Élu en 2022, William Ruto a prononcé son premier discours par rapport à l’état de la nation. Discours qui intervient au lendemain d’une  annonce faite par le ministre des Finances, Njunguna Ndung’u, qui affirmait que le pays se trouvait dans une « situation financière difficile ». L’économie kényane a été fortement touchée par le Covid, couplé à la guerre en Ukraine et à une sécheresse historique dans la Corne de l’Afrique. Au Kenya, la  dette publique représentait plus de 10 100 milliards de shillings (64,4 milliards d’euros) fin juin, selon les chiffres du Trésor, soit environ deux tiers du produit intérieur brut pour quelque 53 millions d’habitants. « Nous devons admettre qu’en tant que pays, nous avons vécu au-dessus de nos moyens », a déclaré le chef de l’Etat kényan, arrivé au pouvoir en 2022, après avoir servi pendant deux mandats comme vice-président. « Le temps est donc venu de supprimer les conforts illusoires (…) et les subventions contre-productives à la consommation car nous creusons davantage le trou inutile de la dette », a-t-il ajouté. Après son élection en août 2022, William Ruto a instauré  une série de nouveaux impôts et taxes, contredisant  ses promesses de campagne. Des manifestants n’ont pas tardé à montrer leur mécontentement vis à vis de ces nouvelles mesures fiscales. Plus d’une dizaines de personnes avaient alors été tuées lors des rassemblements. Fait marquant, le chef de l’Etat a réduit les subventions notamment sur l’essence – introduites par son prédécesseur Uhuru Kenyatta, affirmant qu’il préférait subventionner la production plutôt que la consommation.

La croissance économique a connu un ralentissement de 4,8% en 2022, contre 7,6% en 2021, et les prévisions de croissance pour 2023 s’annoncent inférieures à 2022. Si l’inflation a stagné (+6,9% sur un an en octobre), les prix de l’essence, de denrées alimentaires de base et de l’énergie restent supérieure par contre. L’effondrement de la monnaie locale a aussi contribué à l’augmentation du coût du service de la dette publique, singulièrement envers la Chine. En juin 2024, le Kenya doit également rembourser 2 milliards de dollars d’euro-obligations. William Ruto devant l’hémicycle a rassuré le pays rembourserait le mois prochain une première somme  d’une valeur de 300 millions de dollars. Il a par ailleurs notifié  que la dette publique était « devenue une source de grande inquiétude pour les citoyens, les marchés et nos partenaires ». L’agence de notation Fitch a réduit  la capacité du Kenya à rembourser les prêteurs internationaux de « stable à négative ».

Afrique : Afreximbank alloue un milliard USD au cinéma

La Banque africaine d'import-export (Afreximbank) lancera en 2024 un fonds d’un milliard USD destiné au financement du cinéma africain. L’information a été annoncée le 9 novembre, en Egypte à l’ouverture de la seconde édition du Canex Weekend, un évènement dédié aux industries créatives. (Crédit : DR).

Lors de 1e édition du Canex Weekend à Abidjan, Afreximbank avait annoncé vouloir faire passer ses investissements dans les industries créatives de 500 000 USD à un milliard. A l’ouverture de la seconde édition du Canex Weekend, en Egypte le 9 novembre, la Banque a annoncé un fonds d’un milliard USD, rien que pour le cinéma africain.

La Banque africaine d’import-export (Afreximbank) lancera en 2024 un fonds d’un milliard USD destiné au financement du cinéma africain. L’information a été annoncée le 9 novembre, en Egypte à l’ouverture de la seconde édition du Canex Weekend, un évènement dédié aux industries créatives. « le fonds servira au financement des films, à l’accompagnement de la coproduction avec les grands studios, ainsi qu’à l’accompagnement des cinéastes, producteurs et autres porteurs de projets cinématographiques africains ». « Le tout premier film que nous avons financé a récemment été présenté en avant-première au Festival du film de Toronto. La Banque en a plusieurs en préparation en provenance du Nigeria, d’Afrique du Sud et du Kenya, qui devraient être diffusés sur les plateformes de streaming en 2024 », a déclaré Kanayo Awani.  Cette expérience semble pousser Afrimeximd à investir dans le cinéma. L’information devrait faire plaisir aux  acteurs locaux du cinéma qui considèrent le financement comme l’un des principales entraves au développement des industries cinématographiques africaines.

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La banque se positionne depuis plusieurs années comme l’une des pionnières, parmi les institutions financières, dans l’accompagnement du cinéma africain. Il y a un an, par exemple, et au-delà du cinéma, c’est au niveau de toutes les industries créatives qu’Afreximbank souhaite être présente. Elle a inauguré un complexe cinématographique au Nigeria. Avec un milliard USD dédiés uniquement au cinéma, Afreximbank pourrait largement dépasser ses annonces d’investissement pour toutes les industries créatives africaines.

Ghana : financement de la BAD sur fonds d’une menace de banqueroute

A gauche des manifestants brandissent un portrait du président Nana Akufo-Addo, lors d’une manifestation en novembre 2022 à Accra. Puis de haut en bas : le président Ghanéen et le gouverneur de la banque centrale du Ghana, Ernest Kwamina Addison. (Crédit : Reuters - Dr).

La Banque Africaine de Développement (BAD) est à la rescousse du Ghana. Le pays qui fait face à grave grise de la dette sera financé par la BAD à hauteur de 102,6 millions USD. Un accord de financement a été déjà conclu avec le FMI, mais les mesures d’autérité exigées par l’institution de Bretton Woods menacent d’embraser le pays.

La Banque africaine de développement (BAD) soutient le Ghana et vient d’approuver un programme d’appui budgétaire de 102,6 millions de dollars en faveur du pays Ouest-africain, afin d’aider le pays dans son assainissement budgétaire et sa reprise économique. L’information a été donnée conjointement ce jeudi par l’institution et le ministère des Finances du Ghana. Le Ghana, producteur d’or, de cacao et de pétrole, est en discussion avec des créanciers bilatéraux et commerciaux pour restructurer ses dettes au moment où il est confronté à sa pire crise économique depuis une génération. Pays situé en Afrique de l’Ouest, le Ghana ne fait plus parti des marchés de capitaux internationaux alors qu’il est aux prises avec une hausse vertigineuse du coût de sa dette intérieure. « Le programme facilitera les réformes de relance économique du gouvernement grâce à l’amélioration des finances publiques, à une productivité accrue et à la création d’emplois », a déclaré le représentant de la BAD, Eyerusalem Fasika, en marge de la cérémonie de signature. Le programme vient compléter la facilité de crédit étendue en cours du Ghana avec le Fonds monétaire international, a-t-elle ajouté. En mai dernier, un prêt de 3 milliards de dollars a été alloué au Ghana par le conseil d’administration du FMI sur trois ans, avec un décaissement immédiat d’environ 600 millions de dollars. Les autorités ghanéenne croisent les doigts en attendant une autre tranche après un accord de restructuration de la dette avec ses créanciers officiels. Le budget 2024 de l’état du Ghana sera présenté devant l’hémicycle le 15 novembre 2023 par le ministre des Finances Ken Ofori-Atta.

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Confrontées à la hausse du coût de la vie, au chômage et aux nombreuses difficultés du Ghana, l’une des plus grandes économies d’Afrique de l’Ouest (3eme de la CEDEAO), les populations ghanéennes sont descendues de nouveau dans la rue en octobre et ont exigé cette fois la démission du gouverneur de la banque centrale. En effet, le 03 octobre, des milliers de Ghanéens sont descendus dans les rues d’Accra, la capitale du Ghana, pour exiger la destitution du gouverneur de la banque centrale. Ils accusent Ernest Kwamina Addison – nommé à la tête de l’organisme par le président Nana Addo Dankwa Akufo-Addo en avril 2017 – de ce qu’ils considèrent comme une mauvaise gestion de l’économie au cours de la pire crise de la dette depuis une génération. La foule en colère a exigé entre autres des comptes sur les pertes de la Banque Centrale du Ghana. Cette dernière a enregistrée en juillet une perte record de 60,8 milliards de cedi (5,3 milliards de dollars) pour 2022, due principalement à la restructuration de la dette. Cette restructuration est une condition du Fonds Monétaire International (FMI), avec qui le Ghana a conclu un accord pour un programme de prêt de 3 milliards de dollars sur trois ans afin redresser l’économie.

Afrique du Sud : l’automobiliste Ford investira 281 millions UDS dans l’hybride

crédit : DR

La filiale sud-africaine du géant automobile américain Ford a annoncé mercredi un investissement de 5,2 milliards de rands (281 millions de dollars) pour produire des véhicules hybrides dans le pays. Elle a par la même occasion exhorté le gouvernement à agir rapidement pour la mise en jeu d’une politique concernant les véhicules électriques.

L’unité sud-africaine de Ford investira 281 millions de dollars dans les véhicules hybrides. Trois quart des voitures produit par l’industrie automobile sud-africaine sont exportées vers l’Europe. Le secteur génère près 5 % du produit intérieur brut du pays et emploie plus de 1000 000 personnes.A l’heure où le Royaume-Uni et l’Europe prévoit d’interdire la vente de voitures neuves à essence à partir de 2035, le gouvernement sud-africain a mis en garde contre une menace existentielle pour le secteur, et les constructeurs automobiles ont sollicité un plan gouvernemental pour passer aux véhicules électriques.

D’ici là, l’entreprise se focalise sur la production de véhicules hybrides, c’est-à-dire des voitures qui marchent à l’essence comme un moteur à combustion interne ordinaire ou des véhicules à moteur thermique, mais également à l’électricité. A l’occasion de la célébration de ses 100 ans d’activité en Afrique du Sud. Cavallaro a annoncé un investissement pour produire la voiture hybride Ranger. Pour la société,  ce financement contribuerait à produire son véhicule électrique hybride rechargeable Ranger, qui sera déployé depuis son usine de Pretoria à partir de fin 2024. « Ce que nous avons vu, c’est justement cette escalade rapide de l’adoption de nouvelles technologies de véhicules énergétiques », a affirmé Neale Hill, président de Ford Motor Company en Afrique. Ford envisage d’exporter environ 70 % des 44 000 voitures er vers l’Europe, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, selon cavallaro 

Economie : le FMI approuve la hausse de 50% les quotas des Etats

Fonds Monétaire International (FMI). Logo.

Le conseil d’administration du FMI approuve une proposition visant à augmenter de 50% les quotas des Etats. L’augmentation des quotas des Etats – dont ceux de pays africains – a pour finalité de permettre au fonds de mobiliser plus de financements en faveur des pays faisant face à une crise de la dette, et surtout à mieux financer la lutte contre le réchauffement climatique.

Le Fonds monétaire international (FMI) a informé dans un communiqué que son conseil d’administration a donné son feu vert relatif à une proposition visant à augmenter de 50% les quotas des Etats à l’occasion de la prochaine revue en la matière, qui doit intervenir en juin 2025. Cet accord représente la première étape du processus qui tend à augmenter les quotas, une volonté exprimée par le Fonds ainsi que les Etats membres lors des dernières Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale (BM), tenues le mois dernier à Marrakech (Maroc). « Un FMI bien financé est essentiel pour protéger la stabilité financière et pour répondre aux besoins potentiels des Etats membres dans un monde incertain et confronté aux chocs », a déclaré la directrice générale du Fonds, Kristalina Georgieva, citée dans le communiqué. La hausse des quotas devrait être suivie d’une baisse des fonds issues des emprunts, afin de « maintenir les capacités actuelles d’emprunt du FMI ».

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Il y a quelques années, le conseil d’administration du FMI a fait la promesse d’augmenter les quotas de manière à permettre au fonds d’avoir de ressources additionnelles à mettre à la disposition de nombreux pays qui font face à une crise de la dette ou risquent d’y être prochainement confrontés et pour mieux financer la lutte contre le réchauffement climatique. Les quotas, qui sont également connus sous l’appellation de quotes-parts correspondent globalement à la position de chaque pays membre dans l’économie mondiale. Elles sont libellées en droits de tirage spéciaux (DTS), l’unité de compte du FMI.


Finance : l’Arabie Saoudite annonce un demi milliard USD pour l’Afrique

L’Arabie saoudite va signer des accords d’une valeur de plus de 533 millions de dollars avec des pays africains (ministre). La déclaration a été faite ce jeudi par le ministre Saoudien des Finances Mohammed Al-Jadaan lors de la conférence économique Saoudo-Arabe- Africaine à Riyad. (Crédit : DR).

Le Fonds saoudien pour le développement signera des accords d’une valeur de 2 milliards de riyals (533 millions de dollars) avec des pays africains. Des fonds à destination de pays alliés pour soutenir divers secteurs prioritaires.

L’Arabie saoudite va signer des accords d’une valeur de plus de 533 millions de dollars avec des pays africains. La déclaration a été faite ce jeudi par le ministre Saoudien des Finances Mohammed Al-Jadaan lors de la conférence économique Saoudo-Arabe- Africaine à Riyad. « Nous travaillons avec des partenaires pour soutenir le Ghana et d’autres pays concernant leur dette », a ajouté Jadaan. Le ministre saoudien de l’Investissement, Khalid Al-Falih, a aussi informé plus tard lors de la même conférence que le fonds Souverain du Royaume en l’occurence le Fonds d’investissement public de plus de 700 milliards de dollars, serviraient à réaliser des investissements « qui changeraient la donne » en Afrique. Le ministre saoudien de l’énergie, le prince Abdulaziz bin Salman, également présent à la conférence, a signé des accords préliminaires avec des pays africains, dont le Nigeria, le Sénégal, le Tchad et l’Éthiopie, sur la coopération dans le domaine énergétique. Dans les détails, le Fonds saoudien pour le développement (FSD) signera des accords d’une valeur de 2 milliards de riyals soit 533 millions de dollars avec les pays africains en questio a précisé ohammed Al-Jadaan, à l’ouverture de la Conférence économique saoudo-arabo-africaine qui a démarré ce 9 novembre à Riyad.

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Les investissements du Royaume Wahabites seront consacrés aux secteurs de l’énergie, de l’éducation et de l’agriculture, ainsi qu’à appuit financement pour soulager des pays très endettés comme le Ghana. Au cours des dernières années l’Arabie Saoudite et les Emirats du Golf ont consentis à d’importants investissements dans des pays Africains notamment en Afrique du nord et Afrique subsaharienne dans les domaines classiques (éducation, santé, infrastructures), mais aussi dans des secteurs stratégiques des mines. Septembre dernier, le Wall Street Journal a révélé que les Etats-Unis sont en négociation avec l’Arabie Saoudite pour investir conjointement dans l’exploitation minière en RDC, en Guinée et en Namibie.

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Agriculture : lancement à Kinshasa du projet d’appui à la promotion de l’entrepreneuriat agricole

Crédit : DR

Le projet lancé promet d’apporter assistance à la promotion de l’entrepreneuriat agricole et la sécurité alimentaire des organisations locales des producteurs, en République démocratique du Congo. Il a été lancé mardi à Kinshasa, lors d’une cérémonie.

D’emblée, le directeur-pays et représentant de FIDA s’est réjoui de l’initiative qui sera très bénéfique pour les agriculteurs. « Cet atelier marque le lancement du projet d’appui à la promotion de l’entrepreneuriat agricole et à la sécurité alimentaire des organisations locales des producteurs. Le projet d’une durée de 4 ans bénéficiant de l’appui financier du GAFSP, est une initiative de la Banque mondiale pour la sécurité alimentaire supervisée par le Fonds international agricole (FIDA), une section rurale permettant d’assurer la durabilité des investissements et développer les routes de desserte agricole dans lesquelles le fonds invstit, précise la direction. Pour la circonstance, un atelier de deux jours a été organisé dans le but de donner les cartes nécessaires aux  organisations paysannes afin qu’elles jouent leur rôle de services économiques au bénéfice de leurs membres et d’être leur porte-parole. Pendant ces deux jours, les membres de la Confédération de paysans du Congo (COPACO) et leurs partenaires vont s’approprier le document de qui constituera leur plan d’actions.

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La COPACO a pour tâche de favoriser le développement des initiatives économiques de ses membres pour lutter contre la pauvreté de ces derniers et l’insécurité alimentaire des petits producteurs. Selon l’organisation, cette situation a été amplifiée par l’impact de la pandémie de Covid-19 et du changement climatique. Le projet concerne précisément et principalement 20 organisations paysannes locales, membres de la COPACO-PRP. Le projet atteindra directement 4544 productions agricoles individuelles, dont 36% des jeunes et 60% des femmes. Il cible environ 1500 ménages agricoles, avec un total de 9000 bénéficiaires finaux. Les constituantes du projet sont notamment le renforcement des capacités des opérations, la sensibilisation et actions de plaidoyer et participation aux politiques publiques, l’appui à l’entrepreneuriat des organisations paysannes pour le développement des chaînes de valeur agricoles du maïs et du manioc, la coordination du projet et le suivi et l’évaluation. Les zones d’intervention du projet sont les provinces du Kwilu, du Kwango, du Kongo central et la ville de Kinshasa

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