lundi 23 février 2026
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Nigeria- A la quête de débouchés au brut d’Utapate

Le Nigeria recherche des clients à terme pour sa nouvelle qualité de pétrole brut Utapate. Le géant africain vise aussi à doubler sa production, d’ici fin 2025, pour la porter à 40 000 barils par jour.

Au lancement officiel de la qualité, la société d’État NNPC et son partenaire en capital-risque, Natural Oilfield Services, ont révélé que le Nigéria cherche des clienst à terme pour sa nouvelle qualité de pétrole Utapate. Ce lancement s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par le Nigeria pour augmenter sa production de pétrole. Rappelons que cette production a longtemps été entravée par les troubles et le vol de brut, bien que le producteur ouest-africain fasse partie d’un pacte de réduction de la production de l’OPEP. A noter que la production du champ d’Utapate a débuté en mai. Le bloc dispose de réserves prouvées de pétrole de 926 millions de barils.

Le Nigeria produisait environ 1,8 million de barils par jour. Il visait 2 millions de barils par jour, d’ici la fin de l’année, sur la base des efforts de collaboration avec ses opérateurs de coentreprise et ses partenaires sur des contrats de partage de production, aux côtés des agences de sécurité et du gouvernement. Des informations, dévoilées par la NNPC.

Une montée en puissance

Les partenaires du projet envisagent une augmentation de la production d’Utapate à 50 000 b/j en janvier, 60 000 b/j en juin et 80 000 b/j, d’ici la fin 2025. « Nous sommes vraiment intéressés de voir si nous pouvons conclure un contrat à terme avec les raffineries d’Europe et de la côte Est des États-Unis, dont nous avons constaté un appétit important pour les cargaisons », selon le directeur général de NNPC Trading, Lawal Sade, lors de la conférence Argus European Crude, mercredi dernier. « Nous produisons environ 40 000 barils par jour, nous pouvons donc prévoir la quantité que nous pouvons charger », a ajouté Sade, citant une sécurité renforcée, autour de la zone de production. Avec une capacité de 40 000 barils par jour, la NNPC vise à charger et à commercialiser environ une cargaison de la taille d’un Suezmax, soit environ 1 million de barils, par mois.

Cinq cargaisons d’Utapate ont été chargées depuis juillet, et deux autres sont attendues, avant la fin de l’année. Parmi ces cinq cargaisons, deux ont été vendues à l’espagnol Repsol, et trois ont été livrées à des utilisateurs finaux, sur la côte Est des États-Unis, ont appris les délégués à la conférence.

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La qualité a une densité API d’environ 44 et une teneur en soufre d’environ 0,07 %, ce qui signifie qu’elle sera en concurrence avec d’autres qualités nigérianes, telles que l’Amenam et l’Agbami, ainsi qu’avec des qualités comme l‘Azeri Light sur les marchés internationaux, a déclaré Sade.

Ghana : restriction des investissements offshores pour soutenir le cedi

Le Ghana bloque les investissements offshore des fonds de pension pour éviter une nouvelle dépréciation de sa monnaie. (Crédit : DR).

Le Ghana prend des mesures strictes contre les gestionnaires de fonds de pension privés qui souhaitent investir dans des actifs offshore, craignant que cela n’aggrave la pression sur sa monnaie nationale,le cedi, selon plusieurs indiscrétions.

Le Ghana bloque les investissements offshore des fonds de pension pour éviter une nouvelle dépréciation de sa monnaie. Après la réforme des retraites de 2010, les cotisations des travailleurs au régime de retraite du deuxième producteur mondial de cacao ont connu une forte croissance, soutenues par un système à plusieurs niveaux qui permet aux entreprises privées de gérer certaines cotisations. Les actifs sous gestion du secteur des fonds de pension s’élevaient à 78,2 milliards de cédis ghanéens (4,93 milliards de dollars) en juin, dont plus de 73 % étaient gérés par 39 sociétés de gestion de fonds privés. Le fonds de pension public du Ghana gère les contributions de premier niveau pour les prestations de retraite mensuelles des employés, qui sont obligatoires, tandis que les entreprises privées gèrent les contributions de deuxième et troisième niveaux (respectivement obligatoires et volontaires) pour le paiement d’une somme forfaitaire au moment de la retraite ou avant. La majorité des contributions sont investies dans des actifs ghanéens, notamment des euro-obligations du gouvernement ghanéen.

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Cependant, les gestionnaires de fonds privés ont été désireux d’explorer les opportunités d’investissement offshore après la restructuration de 31 milliards de cédis de leurs avoirs dans le cadre d’un réaménagement de la dette locale. M. Mbroh a déclaré que des discussions étaient en cours pour rationaliser les règles et clarifier la manière d’évaluer les investissements offshore pour les contributeurs et les gestionnaires de fonds, bien qu’il ne sache pas quand elles se termineraient. Le Ghana conclut un processus difficile de restructuration de sa dette dans le cadre de l’initiative du Cadre commun du G20, après avoir fait défaut sur la majeure partie de sa dette internationale de 30 milliards de dollars en 2022. Malgré la reprise économique du Ghana, la monnaie cedi s’est dépréciée de 25 % par rapport au dollar américain depuis le début de l’année, après avoir déjà chuté d’environ 17 % en 2023.

Mali : 160 millions de dollars à verser par le minier Resolute Mining

Resolute Maning au Mali
Resolute Mining versera au Mali 160 millions de dollars pour apaiser le différend fiscal qui les oppose et libérera le personnel détenu de l’entreprise minière. (Crédit : Resolute Mining).

Au Mali, la société australienne Resolute Mining a annoncé lundi qu’elle verserait 160 millions de dollars US au gouvernement pour résoudre un différend fiscal après que le pays Ouest-africain a arrêté son PDG Terence Holohan et deux autres employés, selon des informations relayées par Reuters, ce mardi 19 novembre.

Resolute Mining versera au Mali 160 millions de dollars pour apaiser le différend fiscal qui les oppose et libérera le personnel détenu de l’entreprise minière. Resolute a effectué un paiement initial de 80 millions de dollars dans le cadre du règlement à partir des réserves de trésorerie existantes et effectuera des paiements futurs d’environ 80 millions de dollars au cours des prochains mois à partir des sources de liquidités existantes, a indiqué dans un communiqué, la compagnie australienne. Après cette nouvelle, les actions de Resolute ont chuté de 14,3 % en début de séance lundi à 0,345 dollar australien, leur plus bas niveau depuis le 1er mars. Les employés détenus se trouvaient à Bamako, la capitale du Mali, pour s’entretenir avec les autorités minières et fiscales concernant des activités générales liées aux pratiques commerciales de l’entreprise, a annoncé la société la semaine dernière. Resolute travaille actuellement avec le gouvernement du Mali pour libérer les employés détenus, qui restent « en sécurité et en bonne santé » et reçoivent le soutien des ambassades et consulats du Royaume-Uni et du monde entier, a rassuré lundi la société minière.

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La mine d’or exploitée par Resolute à Syama, au Mali – l’une de ses deux mines opérationnelles- a contribué à près des deux tiers de ses ventes annuelles de 329 061 onces en 2023. La société minière détient une participation de 80 % dans le projet, tandis que le gouvernement du Mali est détenteur des par restantes. « La Société note que les opérations sur place se poursuivent normalement et n’ont pas été affectées« , a déclaré Resolute dans son communiqué.

Chronique- Quand le peuple régule le multipartisme

Un vent de changement souffle sur le continent. Las de ce paradoxe qui a longtemps fait que des pays africains aux ressources à fort potentiel, en minerais, en terres rares, métaux précieux… soient les derniers de la classe, en termes d’IDH ou figurent dans les PMA (Pays moins avancés), voire dans les PPTE (Pays pauvres très endettés), une tendance lourde se dégage pour en finir avec des systèmes, mis en place depuis le lendemain des indépendances.

Avant la proclamation des résultats officiels, il ressort du cumul des procès-verbaux de très nombreux de bureau de vote des législatives anticipées au Sénégal qui se sont déroulées, ce dimanche 17 novembre 2024, pour élire 165 députés, une large victoire du Parti PASTEF (Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’équité et la fraternité). Ce sont les tendances qui se dessinent un peu partout, à travers le pays et dans la diaspora. A titre d’exemple, dans les 13 bureaux de vote à Casablanca au Maroc, c’est un score sans appel de 1 569 voix sur 1 867 votants qu’a réalisé ce parti au pouvoir au Sénégal, depuis mars 2024. Ce taux de 84,04% de voix pour le parti PASTEF, très significatif du reste, est quasi général. Figurez-vous qu’il y avait 41 listes en compétition, dont plusieurs coalitions de partis, à savoir le PASTEF, la coalition Takku Wallu, la coalition Samma Sa Kaddu… dans ce pays qui compte plus de 300 partis politique – vous avez bien lu ! – sur une population de 18 millions d’âmes !

Dans les bureaux témoins au Sénégal dans les quartiers et villes, reconnus comme baromètre des élections, le parti PASTEF a fait une véritable « razzia » raflant tout. Souvent même les opposants, têtes de listes de la coalition Jam ak Jariñ Amadou Ba, ex-Premier ministre, et de l’intercoalition Samma sa Kaddu (PS, PDS…), actuel maire de Dakar, ont été battus dans leurs propres bureaux de vote. Ce qui se passe au Sénégal est largement représentatif. Pour rappel, l’Exécutif, empêché d’appliquer une politique d’austérité en supprimant des organes budgétivores, telles que le HCCT et le CESE, et menacé d’une motion de censure, a été obligé de dissoudre l’Assemblée nationale, par la voix du Président de la République. Désormais, le pouvoir en place aura mles coudées franches pour dérouler son programme de développement économique.

Quelles leçons, tirer d’un tel scrutin ?

Le peuple a décidé de se débarrasser d’un système qui a jusqu’à présent surendetté un pays sans pourtant le sortir du sous-développement. Certains parlent de pragmatisme et de maturité de peuples qui ont décidé d’arbitrer et envoyer à la retraite les sexagénaires et autres septuagénaires, dont les relents de la signature d’accords secrets avec le colon continuent de pondérer le développement de leurs pays respectifs. Si certains ont plébiscité des coups de force de militaires, d’autres vont réduire les forces politiques à deux ou trois, soit un paysage politique à visage humain– loin des centaines de mouvances qui n’ont souvent qu’une boîte postale, en guise d’adresse.

Il est arrivé le temps où ces pays ont décidé de prendre à bras le corps leur développement économique, en frappant sa propre monnaie, en érigeant dans les secteurs stratégiques des champions nationaux… Dans un pays comme le Sénégal, où les mines de fer de la Falémé ont attendu des partenaires investisseurs depuis plus de 64 ans, l’Etat va prendre ses responsabilités pour ériger une sidérurgie locale où il sera largement majoritaire, à défaut d’être unique propriétaire. Il en sera de même dans les pierres précieuses, le phosphate et ses dérivés (expertises ICS et Senchim aidant pour produire de l’acide phosphorique), dans le sucre, les huileries alimentaires, ainsi que dans de grands pans de l’agroalimentaire. C’est la clé du succès de la souveraineté, défendue par la Vision 2050 et récemment déclinée, sachant que pour ne pas aller de mal en pis, le choix des partenaires doit être très méticuleux. Le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Sénégal, la Guinée… ont décidé de changer de fusil d’épaules. Leurs ressources devraient désormais être valorisées sur place et leurs stocks d’or rivaliser de valeur avec ceux de pays du nord.

Nigéria : la production pétrolière sur un trend haussier

Le Nigeria est aux prises avec des vols de pétrole dans sa région de production du delta du Niger, des sabotages et des troubles locaux, qui ont entravé la croissance de la production.

La compagnie pétrolière nationale nigériane NNPC a annoncé jeudi avoir augmenté sa production de pétrole à 1,8 million de barils par jour (bpj), avec la possibilité d’atteindre deux millions de bpj d’ici la fin de l’année.

Le Nigeria augmente sa production pétrolière à 1,8 million de barils par jour. La production pétrolière du premier exportateur de brut d’Afrique a été estimée à 1,3 million de barils par jour en octobre, selon le dernier rapport de l’Opep. Le Nigeria compte souvent une production de condensats. La NNPC a déclaré que cette augmentation était le résultat des efforts de collaboration avec ses opérateurs de coentreprise et ses partenaires sur les contrats de partage de production, aux côtés des agences de sécurité et du gouvernement.

Le Nigeria est aux prises avec des vols de pétrole dans sa région de production du delta du Niger, des sabotages et des troubles locaux, qui ont entravé la croissance de la production. En juin, la NNPC a mis en place une « cellule de guerre » pour coordonner les efforts des partenaires pétroliers, du gouvernement et des agents de sécurité privés afin de mettre un terme aux vols de brut. Depuis lors, plusieurs navires utilisés pour voler du brut ont été détruits et certains raffineurs illégaux ont été arrêtés. Kyari a déclaré que les interventions dans chaque segment de la chaîne de production, soutenues par une surveillance rigoureuse des pipelines par les agences de sécurité, ont été essentielles à la reprise.

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Télécoms : Camtel prépare son entrée dans le paiement mobile

Cameroon Telecommunications (Camtel) est l'opérateur national des télécommunications au Cameroun, offrant une large gamme de services de communication. Elle fournit des services de téléphonie fixe et mobile, de données internet, ainsi que des solutions de transmission de données pour les entreprises et les particuliers. (Crédit : DR).

Le groupe camerounais de télécommunications (Camtel) prévoit de lancer des services financiers mobiles l’année prochaine, une fois qu’il aura achevé une étude de faisabilité cette année, a déclaré jeudi un responsable de l’opérateur public, qui cherche à concurrencer Orange et MTN.

Camtel, opérateur de téléphonie camerounais, envisage 2025 comme année de lancement de ses services financiers mobiles. Les opérateurs mobiles développent leurs services financiers à travers l’Afrique, où une grande partie de la population n’a pas un accès de qualité aux services bancaires traditionnels. Au Cameroun, l’opérateur mobile sud-africain MTN (MTNJ.J), et l’opérateur télécom français Orange, dominent le marché de l’argent mobile. D’autres fintechs jouent également un rôle dans ce secteur. L’activité de services financiers mobiles de Camtel, appelée Blue Money, sera hébergée sous son unité commerciale Blue.

Cameroon Telecommunications (Camtel) est l’opérateur national des télécommunications au Cameroun, offrant une large gamme de services de communication. Elle fournit des services de téléphonie fixe et mobile, de données internet, ainsi que des solutions de transmission de données pour les entreprises et les particuliers. Camtel est également le principal fournisseur d’Internet haut débit via des technologies comme le fibre optique, permettant une connectivité rapide et stable. En outre, l’entreprise propose des services de télévision numérique, de téléphonie IP et de vidéoconférence, contribuant ainsi à la modernisation des infrastructures de communication du pays. Camtel joue un rôle clé dans la couverture téléphonique et Internet des zones rurales et urbaines, et soutient l’expansion du réseau national. Elle développe également des solutions de cloud computing et de centres de données pour les entreprises locales. Le fournisseur est impliqué dans la construction et la gestion de réseaux internationaux, notamment via des câbles sous-marins reliant le Cameroun au reste du monde. Camtel fournit des services aux institutions gouvernementales, aux entreprises et aux particuliers, assurant ainsi une connectivité fiable à travers le pays. En réponse à la demande croissante en services numériques, Camtel investit dans des technologies innovantes pour améliorer la qualité de ses offres. Enfin, l’entreprise soutient l’économie numérique du Cameroun en facilitant l’accès à des services de communication modernes et en favorisant l’inclusion numérique.

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Tchad : Starlink, le projet d’Elon Musk approuvé

Starlink, le projet d'Elon Musk obtient le feu vert du Tchad pour améliorer l'accès à Internet. Starlink, l'unité satellite de SpaceX, opère dans plusieurs pays africains. (Crédit : DR).

Starkink avance ses pions en Afrique. Le Tchad a annoncé mardi avoir approuvé l’octroi d’une licence au fournisseur d’accès Internet par satellite Starlink d’Elon Musk pour améliorer l’accès aux services Internet dans le pays d’Afrique centrale.

Starlink, le projet d’Elon Musk obtient le feu vert du Tchad pour améliorer l’accès à Internet. Starlink, l’unité satellite de SpaceX, opère dans plusieurs pays africains mais a été confrontée à des défis réglementaires dans d’autres et à la résistance des monopoles étatiques des télécommunications. « Nous discutons avec Starlink depuis 2021 et nous avons réussi à nous mettre d’accord sur l’essentiel », a déclaré le ministre tchadien des Communications, Boukar Michel. Les derniers chiffres de la Banque mondiale montrent que seulement 12 % de la population tchadienne avait accès à Internet en 2022.

Il a qjouté qu’un meilleur accès à Internet permettra au Tchad de numériser les services publics dans les zones reculées et de stimuler le développement des start-ups technologiques. « Starlink est désormais disponible au Tchad ! », a écrit Elon Musk sur X lundi. Le fournisseur d’accès Internet est présent dans plusieurs pays africains, dont le Zimbabwe , le Nigeria, le Mozambique, le Malawi, Madagascar, le Bénin, le Soudan du Sud, l’Eswatini et la Sierra Leone. Plus tôt cette année, le Cameroun a ordonné la saisie d’équipements Starlink dans les ports car ils n’étaient pas sous licence. Pendant ce temps, la plus grande entreprise de télécommunications du Kenya, Safaricom (SCOM.NR), a exhorté les régulateurs à envisager d’exiger des fournisseurs d’accès Internet par satellite tels que Starlink qu’ils s’associent aux opérateurs de réseaux mobiles locaux.

Finance : L’Ouganda en croissade contre la hausse de sa dette extérieure

L'Ouganda prévoit d'emprunter 400 millions de dollars auprès de plusieurs institutions, dont la Banque africaine de développement (BAD) et un fonds des Nations Unies, pour financer des projets de transport et d'agriculture, a déclaré un responsable du ministère des Finances.

L’Ouganda réduira ses emprunts extérieurs de 98% au cours de l’exercice budgétaire jusqu’en juin 2026 afin de réduire sa dette publique croissante, selon le ministère des Finances.

L’Ouganda va réduire presque tous ses emprunts extérieurs en 2025/26, selon le ministère des Finances du pays d’Afrique de l’Est. La dette publique de l’Ouganda, qui a augmenté à 25,6 milliards de dollars en juin de cette année contre 23,7 milliards de dollars un an plus tôt selon les données du ministère des Finances, a suscité la colère des politiciens de l’opposition ougandaise et a également déclenché des dégradations de la note de crédit.Le gouvernement affirme que l’emprunt a été utilisé pour stimuler la croissance économique, qui a été plus rapide que celle de nombreux pays africains depuis la pandémie de COVID-19.

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Les emprunts extérieurs diminueront à seulement 29,9 milliards de shillings ougandais (8,15 millions de dollars), contre 1.394 milliards de shillings, a déclaré le ministère des Finances dans un message publié sur la plateforme de médias sociaux X mardi soir. En septembre, le ministère a annoncé son intention de réduire les dépenses globales de plus d’un cinquième, à 57,4 billions de shillings en 2025/26, contre 72,1 billions de shillings prévus pour l’exercice en cours. Le ministère des Finances a également déclaré qu’il réduirait les emprunts intérieurs via les obligations du Trésor au cours du prochain exercice financier, les émissions de dette prévues devant diminuer de 54 % par rapport à la période précédente.

Chronique- COP29, les crédits carbones ONU adoptés, solutions ou saupoudrage pour les pays en développement ?

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Les crédits carbones peuvent être un outil utile pour soutenir les efforts de lutte contre le changement climatique dans les pays en développement, mais leur efficacité dépendra de la manière dont ils sont conçus et mis en œuvre. Il est essentiel de veiller à ce qu’ils servent réellement à réduire les émissions et à apporter des bénéfices concrets aux populations les plus vulnérables. Nous en faisons une analyse nuancée.

La question des crédits carbones adoptés à la COP29 (29ème Conférence des Parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques), qui se tient du 11 au 22 novembre 2024 à Bakou en Azerbaïdjan, soulève de nombreuses interrogations, notamment quant à leur efficacité réelle pour aider les pays en développement à faire face au changement climatique.

Dans le principe, les crédits carbones sont un outil prometteur. L’idée est simple. Les pays développés, gros émetteurs de gaz à effet de serre, peuvent compenser leurs émissions en finançant des projets de réduction des émissions dans les pays en développement. Le potentiel est important. En effet, ces crédits pourraient stimuler des investissements dans les énergies renouvelables, la reforestation, ou d’autres projets environnementaux dans les pays du Sud. Cependant, les critiques et défis ne manquent pas. Entre les effets d’annonce et la réalité, les écarts peuvent être abyssaux. Où en est le Fonds Vert pour le climat et ses 100 milliards $ promis par an, depuis la COP21 à Paris en 2015 jusqu’en 2025 ?

Parmi les risques, il y a celui du Greenwashing. Certains craignent que les crédits carbones ne servent surtout à donner une image verte à des entreprises ou des États, sans véritable impact sur le climat. Si cela n’est pas du saupoudrage, comment le dénommer ?

Par ailleurs, la mise en place d’un marché des crédits carbones est complexe. En outre, cela nécessite des règles strictes pour éviter la double comptabilisation des réductions d’émissions ou la spéculation. Il existe un risque que les pays les plus pauvres ne bénéficient pas équitablement de ces mécanismes, les bénéfices étant captés par des intermédiaires ou des grandes entreprises.

Solutions ou saupoudrage ?

Pour répondre à cette question, il faut examiner plusieurs éléments. D’abord, en termes de qualité des projets, les crédits carbones doivent être associés à des projets réels, additionnels (c’est-à-dire qui n’auraient pas eu lieu sans le financement carbone) et durables. Ensuite, relativement à la transparence, il est important de s’assurer qu’un système de suivi et de vérification rigoureux soit mis en place pour garantir l’intégrité des crédits.

A lire aussi: COP29 : la BAD veut inclure les « richesses vertes » dans les PIB africains

Aussi, il est importantissime de vérifier la répartition des bénéfices. Justement, il faut s’assurer que les communautés locales et les États hôtes bénéficient équitablement des revenus générés par les projets.

Et pour éviter que ces crédits carbones ne soient considérés comme une solution miracle, une panacée, il est nécessaire que l’ambition climatique soit globale. Il est impératif de les voir comme un outil complémentaire à des politiques climatiques ambitieuses de réduction des émissions. Donc, gare à l’euphorie…

COP29 : la BAD veut inclure les « richesses vertes » dans les PIB africains

L’Afrique, avec ses vastes forêts séquestrant le carbone et ses ressources mûres pour la croissance verte, dispose d’un potentiel énorme pour favoriser l’accès à l’énergie propre pour des millions de personnes. (Crédit : BAD).

La COP29, plus grande conférence annuelle mondiale sur le climat s’est ouverte ce lundi 11 novembre, à Bakou, en Azerbaïdjan, au moment où les pays africains intensifient leurs efforts pour lutter contre les changements climatiques. À la COP29, la Banque africaine de développement annonce dans un communiqué son intention de mobiliser des ressources supplémentaires pour l’action climatique en Afrique et à lancer une nouvelle approche audacieuse pour évaluer les économies africaines en incluant leur « richesse verte ».

Organisée par le secrétariat de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, la COP 29 s’inscrit dans le prolongement de la décision historique prise l’an dernier lors de la COP 28 de créer un Fonds pour les pertes et dommages. Le sommet de cette année, surnommé la « COP du financement », verra les pays négocier de nouveaux objectifs de financement climatique. L’Afrique, avec ses vastes forêts séquestrant le carbone et ses ressources mûres pour la croissance verte, dispose d’un potentiel énorme pour favoriser l’accès à l’énergie propre pour des millions de personnes. Pourtant, l’Afrique subsaharienne reçoit moins de 3 % du financement climatique mondial, ce qui entrave les efforts visant à faire progresser les plans nationaux d’adaptation et les contributions déterminées au niveau national dans le cadre de l’Accord de Paris.

Il préconise ainsi de réétalonner le PIB des pays africains afin de refléter les actifs naturels tels que les forêts et les puits de carbone. Ce réétalonnage pourrait révéler un PIB nettement plus élevé, reflétant mieux les contributions environnementales de l’Afrique. Le sommet de la COP 29 servira de plateforme aux dirigeants africains pour présenter l’initiative « Mesurer la richesse verte de l’Afrique », qui pourrait redéfinir les économies africaines. Selon les estimations préliminaires de la Banque africaine de développement, l’ajustement pour la séquestration du carbone aurait pu à lui seul booster le PIB nominal de l’Afrique de 66,1 milliards de dollars en 2022, soit une augmentation de 2,2 %. Six pays du bassin du Congo (Cameroun, République centrafricaine, République démocratique du Congo, République du Congo, Guinée équatoriale et Gabon) représentaient près de 64 % de cette augmentation.

L’Afrique ne reçoit que 3 à 4 % du financement climatique mondial, alors qu’elle compte 9 des 10 pays au monde les plus vulnérables aux changements climatiques. L’augmentation de la part du financement climatique allouée aux pays africains constitue, de manière significative, l’une des raisons majeures de la présence de la Banque à la COP 29, selon le communiqué de la banque panafricaine.

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