Accueil Blog Page 23

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa va discuter avec Trump de la suspension de l’aide

Le président sud africain Cyril Ramaphosa vient de déclarer qu’il était impatient de dialoguer avec Donald Trump après que le président américain a annoncé qu’il couperait le financement de l’Afrique du Sud, invoquant des confiscations de terres.

Le président américain Donald Trump a révélé, sans citer de preuves, que « l’Afrique du Sud confisquait des terres » et que « certaines catégories de personnes » étaient traitées « très mal ». En conséquence, il couperait l’aide financière jusqu’à ce que l’affaire soit étudiée. Le mois dernier, le président Cyril Ramaphosa a promulgué un projet de loi visant à faciliter l’expropriation de terres par l’État dans l’intérêt public, malgré les objections de certains partis de son gouvernement de coalition. « Nous sommes impatients de discuter avec l’administration Trump de notre politique de réforme agraire et des questions d’intérêt bilatéral. Nous sommes certains que ces échanges nous permettront de partager une meilleure compréhension commune sur ces questions », avait alors soutenu le chef de l’Etat sud africain, dans un communiqué publié par la présidence. « L’Afrique du Sud est une démocratie constitutionnelle, profondément ancrée dans l’État de droit, la justice et l’égalité. Le gouvernement sud africain n’a confisqué aucune terre. »

Un processus juridique, mandaté par la Constitution

La loi vise à remédier aux disparités raciales, en matière de propriété foncière, qui persistent trois décennies, après la fin de l’apartheid en 1994. Des conditions particulières doivent être remplies avant d’exproprier un terrain, par exemple s’il est occupé de manière informelle depuis longtemps, s’il est inutilisé et détenu uniquement à des fins de spéculation ou s’il est abandonné. « La loi sur l’expropriation, récemment adoptée, n’est pas un instrument de confiscation, mais un processus juridique mandaté par la Constitution qui garantit l’accès du public à la terre de manière équitable et juste, comme le prévoit la Constitution », a ajouté le président sud africain. Les commentaires de Trump, publiés sur Truth Social, ne citent pas directement la loi.

A lire aussi: Les Etats-unis veulent revisiter leurs relations commerciales avec l’Afrique

A noter qu’à l’exception de l’aide du PEPFAR qui constitue 17 % du programme sud-africain de lutte contre le VIH/SIDA, aucun autre financement significatif n’a été fourni par les États Unis. Le rand sud-africain a chuté de près de 2%, face au dollar, lundi matin après les propos de M. Trump. Les actions et les obligations d’État de référence ont également chuté…

Chronique- Projets générateurs de revenus et d’emplois de pays en voie de développement, quelles priorités à l’ère de la révolution X.0?

A l’ère de la révolution X.0, pour les PED, confrontés à des défis et à des opportunités uniques en matière de développement économique et de création d’emplois, il est essentiel de définir des priorités claires pour stimuler une croissance inclusive et durable. Une croissance économique durable, à même de créer des emplois décents et améliorer les conditions de vie de leurs populations.

Dans les pays en voie de développement (PED), il est impératif de mettre en place des priorités de croissance qui génèrent de l’emploi et des revenus, à condition d’être adaptées aux contextes spécifiques de chaque pays en voie de développement.

Parmi les priorités-clés de projets générateurs de revenus et d’emplois, l’investissement dans l’éducation et la formation occupe une place de choix. Ce volet permet le développement des compétences adaptées aux besoins du marché du travail en constante évolution. Il passe aussi par la promotion de l’enseignement des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STEM) et le soutien à l’apprentissage tout au long de la vie et la requalification des travailleurs.

A lire aussi: Chronique : de nouvelles pistes de financement adéquat pour l’Afrique

La culture d’entreprise, qui promeut un entrepreneuriat et de l’innovation, soutenus par un accès au financement pour les petites et moyennes entreprises (PME) facilité, et adossés à un environnement réglementaire favorable à la création d’entreprises, reste essentielle à l’adoption de nouvelles technologies.

Développement des infrastructures, des secteurs primaire et secondaire, etc.

Les PED gagneraient à améliorer l’accès à l’énergie, aux transports, à l’eau et aux communications, à investir dans les infrastructures numériques… pour favoriser l’inclusion et la connectivité.

Gros pourvoyeur d’emplois et hautement stratégique pour ceux qui défendent leur souveraineté alimentaire, l‘agriculture jumelée au développement rural doit être encouragée et modernisée via des technologies et des pratiques durables. Il est admis que ce secteur crée des opportunités d’emploi dans les zones rurales et réduit l’exode rural, il renforce aussi les chaînes de valeur agricoles et améliore l’accès aux marchés.

Un PED, soucieux de la transformation des matières premières et brutes, doit se focaliser sur une industrialisation durable et une diversification économique. Pour créer des emplois durables et des revenus florissants, il doit promouvoir une industrialisation respectueuse de l’environnement, diversifier les économies pour réduire la dépendance aux matières premières et soutenir les industries à forte valeur ajoutée et créatrices d’emplois.

Compte tenu du fait que le développement doit profiter aux citoyens, la protection sociale et l’inclusion ne doivent pas rester en rade. Il s’agira de mettre en place des mécanismes de protection sociale pour les travailleurs vulnérables, de promouvoir l’égalité homme-femme et l’inclusion des groupes marginalisés.

Sur la route du développement, l’Etat ne pourra tout faire. Avec les partenariats public-privé, il est possible d’impliquer le secteur privé dans le financement et la mise en œuvre de projets de développement. De tels partenariats permettraient de renforcer les capacités locales et transférer les compétences.

La CEDEAO acte la sortie des trois pays de l’AES de l’organisation

Les trois États ont annoncé leur retrait du bloc en janvier dernier Crédit: DR).

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a annoncé mercredi la sortie officielle du Mali, du Burkina Faso et du Niger, dirigés par des militaires, après leur retrait l’année dernière.

L’Afrique de l’Ouest a été secouée par une série de coups d’État qui ont placé les pays de l’organisation de 15 membres sous régime militaire au cours des cinq dernières années. « Le retrait du Burkina Faso, de la République du Mali et de la République du Niger est devenu effectif aujourd’hui, 29 janvier 2025 », a indiqué la CEDEAO dans un communiqué. Les trois États ont annoncé leur retrait du bloc en janvier dernier après que la CEDEAO a exigé le rétablissement d’un régime démocratique au Niger après un coup d’État militaire en 2023. Au lieu de cela, les trois États séparatistes ont formé l’Alliance des États du Sahel, un bloc alternatif, et ont lancé leurs propres passeports biométriques. La CEDEAO a déclaré mercredi que les membres restants avaient provisoirement convenu de « garder les portes de la CEDEAO ouvertes » en reconnaissant les passeports nationaux et les pièces d’identité portant le logo du bloc des pays, de poursuivre les échanges commerciaux dans le cadre de l’accord régional existant et de poursuivre la coopération diplomatique avec les pays. En décembre, la CEDEAO a accordé au Mali, au Burkina Faso et au Niger un délai de grâce de six mois pour reconsidérer leur sortie. « Ces dispositions resteront en place jusqu’à la détermination complète des modalités de notre engagement futur avec les trois pays par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO », a déclaré la CEDEAO.

A lire aussi : Mines : les pays de l’AES accentuent la pressions sur les compagnies minières

Mines : le Ghana veut son organe de régulation de l’or

Les données de la Banque centrale du Ghana ont montré que les exportations totales d'or pour 2024 s'élevaient à 11,64 milliards de dollars, soit une augmentation de 53,2 % d'une année sur l'autre.

Le Ghana envisage de lancer un Conseil régulateur de la vente de l’or. L’objectif est de rationaliser les achats d’or auprès des petits mineurs, d’augmenter les revenus et de réduire la contrebande, a déclaré lundi le nouveau ministre des Finances du pays, Cassiel Ato Forson.

Le Gold Board permettra au premier producteur d’or d’Afrique d’accroître ses bénéfices provenant des ventes du métal précieux et de contribuer à maintenir la stabilité de la monnaie nationale. Les données de la Banque centrale du Ghana ont montré que les exportations totales d’or pour 2024 s’élevaient à 11,64 milliards de dollars, soit une augmentation de 53,2 % d’une année sur l’autre. Ce qui a contribué à presque doubler l’excédent commercial du Ghana à 4,98 milliards de dollars en 2024. Le ministre a déclaré que près de 5 milliards de dollars d’or exportés l’année dernière provenaient de mineurs artisanaux légaux.

« Le temps est venu pour le Ghana d’aller au-delà des redevances et des taxes en exploitant l’ensemble de la chaîne de valeur de l’or… de l’extraction au raffinage, à la valeur ajoutée et à la commercialisation, à la fois localement et internationalement », a déclaré Forson.

Le conseil sera lancé début mars, a-t-il ajouté. Le programme sur l’or sera mis en œuvre dans le but d’obtenir la certification rigoureuse de la London Bullion Market Association, qui interdit aux raffineurs de manipuler de l’or provenant de sources contribuant aux violations des droits de l’homme, aux conflits, à la criminalité ou à la dégradation de l’environnement.« Actuellement, le chaos qui règne dans le secteur des achats d’or au Ghana empêche le pays de profiter pleinement de ses ressources en or », a déclaré Forson. Le conseil agira en tant qu’acheteur unique d’or par l’intermédiaire d’agrégateurs de licences et de commerçants locaux, s’éloignant du système où les Ghanéens et les entreprises étrangères titulaires de licences d’exportation pouvaient l’acheter sans passer par les règles approuvées. « Ce système fragmenté, non coordonné et non réglementé a conduit à une contrebande d’or généralisée et a privé l’État de devises étrangères dont il avait tant besoin », a conclu Forson.

A lire aussi :Ghana : restriction des investissements offshores pour soutenir le cedi

Interview : « entre Barrick Gold et l’Etat Malien, négocier est la solution viable »

Dr. Abdoulaye N’Tigui Konaré est enseignant-chercheur à la Faculté des Sciences Économiques et de Gestion de Bamako (FSEG) et consultant en économie du développement et en Finance internationale. Docteur en sciences économiques, il est reconnu pour son expertise dans des domaines tels que l’éducation, la santé, le travail, les investissements directs étrangers et le développement agricole. (Crédit : DR).

Le Mali réclame aujourd’hui plus de 700 milliards de FCFA aux multinationales qui opèrent sur son territoire dans le secteur minier.  Et ce à la suite de la révision du code minier en 2023 qui a abouti à une renégociation des contrats, donnant une plus grosse part des recettes au pays Ouest-africain. Les nouvelles conditions passent difficilement chez les compagnies minières traditionnelles. En tête, le Canadien Barrick Gold, premier pourvoyeur de recettes, qui a entamé un bras de fer avec le pays dirigé par Assimi Goita. Dans cet entretien avec le Dr Abdoulaye N’tigui Konare, Economiste à la Faculté des Sciences Économiques et de Gestion de Bamako (FSEG), Africa Income décortique la portée de ce litige et les voies de sorties de crise possibles.

AFRICA INCOME : Après l’adoption du nouveau code minier malien, les relations avec les compagnies minières dont le canadien Barrick Gold – considéré comme l’un des principaux investisseurs du pays – et l’Etat se sont dégradées. Quel est le poids réel de Barrick Gold dans l’économie malienne ? Que-pèse la société dans la balance fiscale du pays ? 

Dr Abdoulaye N’tigui Konare : Les recettes minières constituent aujourd’hui la troisième source de revenus de l’Etat malien. L’or contribue à hauteur de 70% des exportations au Mali. Son exploitation contribue entre 10% à 15% au PIB du pays. Trois grandes sociétés qui exploitent notamment les mines de Fekola, Somilo et Gounkoto se partagent les taxes et redevances minières. A titre d’exemple, Barrick Gold a injecté près de 500 millions de francs dans l’économie malienne en 2023. Beaucoup de maliens sont employés dans ces sociétés. Pour dire que Barrik Gold a une place privilégiée dans l’économie malienne en plus, elle a de nombreux engagements vis à vis de l’Etat malien, en ce concerne notamment le développement d’insfractures dans les localités où opère la multinationale.

Quel peut-être à long terme, l’impact de la suspension des activités de Barrick Gold au Mali ?

Si cette fermeture perdure, il pourrait y avoir des conséquences, notamment un impact sur les recettes fiscales de l’Etat dans la mesure où une bonne partie des recettes étatiques provient de la mine exploitée par Barrick Gold. Au niveau national, l’impact sera réel dans le secteur de l’emploi. Elle y aura une augmentation du chômage à plusieurs niveau. Sont concernés à la fois la main d’œuvre qualifiée et les ouvriers. La mise au chômage des équipes qui travaillaient à la mine risque d’occasionner beaucoup de perturbations et de revendications des différentes communes ou circonscription dont les activités économiques tournaient autour de la mine. Sur le plan juridique, un procès ou un arbitrage entraine toujours des coûts juridiques qui peuvent impacter grandement soit Barrick gold ou l’état malien à travers plusieurs canaux. Tous deux y seront perdants. Il est préférable de trouver un terrain d’entente parce qu’il y a beaucoup de familles qui en dépendent. Bref, si on ne fait rien, le chômage va monter en flèche dans la zone, en plus l’état malien aura un manque à gagner énorme sur plan fiscal et même dans le domaine de l’exploitation aurifère, dès cette année. 

Selon vous, quelle pourrait être la solution à ce différend entre l’état malien et la multinationale Barrick Gold ? Quelles sont les issues possibles ? 

Je vois plutôt la négociation comme la seule issue plausible. Il es préférable que les deux parties se mettent sur la même table et révisent les termes contractuels et les engagements en matière de responsabilité sociétale, environnementale ou bien même sur le plan financier pour que tout le monde trouve gain de cause et que chacun puisse nouer des partenariats qu’il pourrait entretenir pendant plusieurs années. Autre scénario catastrophe, meme si nous en sommes encore loin : si la situation perdure, l’état malien peut être amené à nationaliser la mine de Barrick Gold pour pérenniser ses emplois et faire en sorte que l’activité continue donc la mine sera gérée par des Maliens à 100%. Une autre possibilité : c’est de porter l’affaire devant les tribunaux internationaux. C’est moins plausible également car porter l’affaire devant ces juridictions internationales reste une option coûteuse avec un nombre conséquent d’avocats à utiliser, la durée de la procédure va aussi coûter chère en terme de manque à gagner. Tout ceci interpelle les tenanciers du domaine. Il faut agir de sorte que dans une dynamique de renégociation des termes des contrats, ces derniers profitent au maximum aux maliens sans pour autant nuire aux exploitants.

A lire aussi : Mali : B2Gold poursuivra ses dépenses d’exploration en 2025

Propos recueillis par Modibi Sidibé.

Chronique- Ces filières café-cacao, à forte valeur ajoutée

Véritable eldorado économique pour l’Afrique, les filières café-cacao générées par des produits agricoles, largement cultivés sur le continent, offrent d’énormes opportunités de développement et de création de valeur ajoutée.

En investissant dans la production de café et de cacao, la transformation, la qualité et l’organisation des producteurs, les pays africains peuvent augmenter leurs revenus, créer des emplois et réduire leur dépendance aux exportations de matières premières. C’est d’autant plus juste que l’indice des prix des boissons établi par la Banque mondiale a augmenté de 18 % en décembre. Le cours du cacao a grimpé de 30 % en décembre, pour se situer en moyenne au-dessus de 10 dollars le kg. Cette envolée des prix du café et du cacao fait suite à de nouvelles inquiétudes concernant l’offre. L’indice, qui avait reculé de 6 % au troisième trimestre de 2024 (par rapport au trimestre précédent), reste supérieur d’environ 91 % à son niveau d’il y a un an. Après une hausse de 58 % en 2024, il devrait baisser de 9 % en 2025, puis encore de 3 % en 2026 à mesure que la production de café et de cacao se redressera.

Miser sur le café et le cacao s’explique d’une part par une demande mondiale insatiable. Le café et le chocolat, produits finis issus de ces matières premières, sont très appréciés dans le monde entier et leur consommation ne cesse d’augmenter.

D’autre part, l’Afrique, qui dispose de conditions climatiques et de sols particulièrement adaptés à la culture du café et du cacao, a un réel avantage comparatif. Cela lui confère un avantage concurrentiel.

En outre, la transformation locale des produits, de la fève de cacao à la tasse de café, permet de multiplier les emplois et de générer des revenus plus importants. C’est un fort potentiel de création de valeur ajoutée.

Investir dans une production de qualité

Pour tirer profit de ces filières, il est important d’investir dans la production, de développer la transformation locale, d’améliorer la qualité, de renforcer les organisations de producteurs ou encore de soutenir la recherche et l’innovation (R&D).

Au-delà de l’amélioration des rendements, il s’agit de promouvoir la torréfaction du café, fabrication de chocolat, créer des marques locales (cafés aromatisés, chocolats de spécialité…) pour positionner davantage les produits africains sur le marché mondial, favoriser les partenariats public-privé, sans omettre d’encourager une agriculture durable qui respecte l’environnement et préserve la biodiversité.

En termes de renforcement des organisations de producteurs, il s’agira de donner du pouvoir de négociation aux petits producteurs face aux grands acheteurs, de faciliter l’accès au crédit, de développer des coopératives qui mutualisent les moyens et les compétences.

Pour ce faire un certain nombre de défis seront à relever. Il s’agit notamment de tenir compte de la volatilité des prix, sachant que les cours mondiaux du café et du cacao peuvent fluctuer fortement. Des Bourses locales pourraient atténuer de telles fluctuations et fournir une meilleure maîtrise de ces cours.

Pallier au manque d’infrastructures en construisant des routes, ports et réseaux électriques sont insuffisants et faire face à une redoutable concurrence internationale, singulièrement de pays producteurs d’Amérique latine et d’Asie, constituent des enjeux de taille.

Energy renouvelable: PowerGen vise le déploiement de 120 MW en Afrique

PowerGen Renewable Energy (PowerGen) s’est associée à des investisseurs internationaux pour établir une plateforme d’énergie renouvelable évolutive et distribuée visant le déploiement de 120 mégawatts (MW) d’énergie renouvelable.

PowerGen Renewable Energy (PowerGen) s’est associée à des investisseurs internationaux pour établir une plateforme d’énergie renouvelable évolutive et distribuée visant le déploiement de 120 mégawatts (MW) d’énergie renouvelable, y compris des solutions de stockage d’énergie par batterie à travers l’Afrique.

Cette plateforme est le fruit d’une collaboration entre PowerGen et le Private Infrastructure Development Group (PIDG), le Danish Investment Fund for Developing Countries (IFU), EDFI Management Company par le biais de son Electrification Financing Initiative (ElectriFi) financée par l’Union européenne et le Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA) de la Banque africaine de développement. L’engagement d’ancrage du PIDG a été réalisé par l’intermédiaire d’InfraCo, sa branche d’investissement, avec un capital concessionnel fourni par l’assistance technique du PIDG. Le SEFA est un fonds spécial multidonateurs géré par la Banque africaine de développement qui fournit des financements catalytiques pour débloquer les investissements du secteur privé dans les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.

S’appuyant sur plus de treize années d’expérience de PowerGen dans le développement, la mise en œuvre et l’exploitation de projets à travers l’Afrique, les fonds soutiendront le déploiement d’un portefeuille de 120 MW de mini-réseaux et de métro réseau renouvelables et de solutions énergétiques commerciales et industrielles (C&I), y compris le stockage d’énergie par batterie. Initialement axée sur le Nigéria, la Sierra Leone et la République démocratique du Congo (RDC), la plateforme sera étendue à l’ensemble du continent, en s’appuyant sur le vaste pipeline de PowerGen en combinaison avec des partenariats locaux de développement et d’ingénierie, d’approvisionnement et de construction (EPC). L’adoption d’une approche de type plateforme a le potentiel d’accélérer les efforts visant à connecter les 570 millions de personnes en Afrique subsaharienne qui n’ont actuellement pas accès à l’électricité, selon les données de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (IRENA).

La première clôture de la transaction a été atteinte en janvier 2025 et catalysera des financements supplémentaires en fonds propres et en dette plus tard dans l’année. PowerGen est un partenaire du secteur privé de Power Africa, un partenariat dirigé par le gouvernement américain qui a fourni une assistance technique à PowerGen et a précédemment accordé des financements à ElectriFi et SEFA.

« PIDG travaille avec PowerGen depuis plusieurs années en Sierra Leone, et nous sommes confiants dans sa capacité à développer, produire et exploiter des infrastructures énergétiques distribuées de haute qualité dans des conditions difficiles, a déclaré Claire Jarratt, responsable de la gestion des investissements pour InfraCo chez PIDG

Grâce au financement obtenu, PowerGen est bien placée pour répondre aux besoins énergétiques de plus de 68 000 ménages et réduire le coût de l’électricité pour 7 000 entreprises. L’amélioration de l’accès à une électricité fiable et abordable devrait permettre d’accroître la productivité des entreprises, de créer des emplois indirects et de stimuler la croissance économique.

A lire aussi : Afrique du Sud : TotalEnergies se désengage du bloc gazier offshore sud-africain

Mali : B2Gold poursuivra ses dépenses d’exploration en 2025

B2Gold a été l'une des premières entreprises à négocier un accord avec le Mali. Photo : B2Gold.

En dépit des tensions entre les autorités maliennes et les compagnies minières, la société minière canadienne B2Gold, a déclaré qu’elle allait de l’avant avec son projet d’investir 10 millions de dollars dans l’exploration du complexe aurifère de Fekola au Mali. Et ce, cette année après qu’un accord avec le gouvernement sur son code minier a réduit le risque de perturbation.

Le Mali a adopté le nouveau code minier en août 2023, à l’instar d’autres gouvernements dirigés par des militaires en Afrique de l’Ouest. Le code accorde à l’État une plus grande part des revenus miniers et supprime les exonérations fiscales pour les sociétés minières. B2Gold a été l’une des premières entreprises à négocier un accord avec le Mali sur son nouveau code, en réglant une demande d’impôt sur le revenu en septembre et en acceptant de déplacer une partie de son exploration vers la nouvelle réglementation. Fekola possède une mine en production ainsi qu’une exploration en cours.

« Du point de vue de B2Gold, nous avons constaté une réduction du risque depuis la signature de notre accord de règlement », a déclaré Clive Johnson, PDG de B2Gold. Les autorités maliennes ont détenu et arrêté des employés d’entreprises qui n’ont pas accepté le nouveau code et le paiement des impôts. Le pays ouest-africain a émis des mandats d’arrêt contre Mark Bristow, PDG de Barrick Gold, le plus gros investisseur du pays. Ce mois-ci, le Mali a saisi 250 millions de dollars d’or de la mine Loulo-Gounkoto de Barrick , et Barrick a suspendu ses opérations. Le PDG de B2Gold, a déclaré que la société ne s’attend pas à ce que le gouvernement fasse des efforts pour arrêter ses dirigeants au Mali.

« Nous avons des employés expatriés qui entrent et sortent régulièrement du pays, y compris certains membres de la direction de la mine, il n’y a donc aucune raison de penser qu’une quelconque détention soit envisagée dans le cas de B2Gold ». Les actions de B2Gold s’échangeaient en hausse de 0,8% à la Bourse de Toronto mercredi à 18h07 GMT.

A lire aussi : Economie : la Somalie annule 99% de sa dette partielle

Congo : fraichemennt élu, Christian Yoka s’attaque à la dette

Le nouveau ministre des Finances de la République du Congo vise la réduction de la dette. (Crédit : DR).

Le ministre des Finances de la République du Congo, Christian Yoka, s’est engagé à alléger les tensions sur la dette et les coûts du service de la dette du pays en s’attaquant aux emprunts et aux dépenses.

Le nouveau ministre des Finances de la République du Congo vise la réduction de la dette. Dans sa première déclaration depuis son entrée en fonction au début du mois, Yoka a notifié qu’il travaillait de toute urgence pour relever les défis auxquels est confronté le quatrième producteur de pétrole d’Afrique subsaharienne, dont le modèle économique est lié à la production et aux prix du pétrole. Il s’est également engagé à plus que doubler les réserves de change du pays.

« À cause des différentes crises que nous avons eues – COVID, puis l’Ukraine – et à chaque fois que vous avez toutes ces situations géopolitiques, le pays est dans une situation désastreuse », souligne Yoka.

Selon lui, la diversification vers l’agriculture et le tourisme permettrait d’échapper au cycle actuel d’expansion et de récession dicté par la dépendance au pétrole. En tête de sa liste des problèmes à résoudre figure le ratio dette/PIB – une mesure clé pour évaluer la capacité d’un pays à rembourser sa dette – qui s’élève actuellement à 96 %. « C’est un fardeau considérable, et avec le remboursement auquel le pays doit faire face, bien sûr, cela pèse sur les réserves de change », a notifié Yoka, ajoutant qu’il visait un ratio dette/PIB de 70 % ou moins d’ici cinq ans. Alors que la dette extérieure représente un peu plus d’un tiers du fardeau total, la dette en monnaie locale constitue un problème plus pressant, a renchéri Yoka.

« Mon objectif serait de me concentrer vraiment sur cet aspect de la question de la dette et de voir si nous pouvons renégocier certaines conditions, si nous pouvons peut-être aller jusqu’à refinancer… afin d’essayer vraiment de réduire cette pression », a-t-il déclaré.

Le pays d’Afrique centrale a mis en place l’année dernière un système régional d’échange de dettes, ce qui a incité les agences de notation telles que S&P Global Ratings et Fitch à abaisser sa note en monnaie locale à un défaut sélectif ou restreint. « Si nous continuons à emprunter uniquement pour financer les dépenses courantes, nous allons droit dans le mur, c’est sûr », a déclaré Yoka, ajoutant qu’il était trop tôt pour dire si un autre échange régional de dette pourrait être sur la table. Il a cependant indiqué qu’il travaillait avec son équipe pour identifier les domaines dans lesquels il était possible de réduire les dépenses et pour chercher à réduire les paiements  » lourds » du service de la dette. Rétablir la confiance dans la solvabilité du gouvernement est une priorité, a ajouté Yoka. Ce dernier a informé que le lancement d’un échange de dette contre du développement – un projet étudié par son prédécesseur – était une chose qu’il aborderait avec prudence.

Le Zimbabwe scelle de nouveaux accords miniers avec la Chine

Le Zimbabwe anticipe les prix du lithium pour justifier un projet de 270 millions de dollars avec la Chine. Photo : Minerai de Lithium (Crédit : DR).

Kuvimba Mining House, la société d’État du Zimbabwéenne, prévoit de finaliser ce mois-ci un accord conclu avec deux sociétés chinoises, alors qu’elle maintient son projet de lithium de 270 millions de dollars sur la base d’une reprise des prix du lithium, a déclaré lundi son PDG.

Le Zimbabwe anticipe les prix du lithium pour justifier un projet de 270 millions de dollars avec la Chine. Les analystes s’attendent à ce que les ventes robustes de véhicules électriques (VE) en Chine et la fermeture de certaines mines stabilisent les prix du lithium cette année. Ils ont chuté de plus de 80 % depuis leur pic de novembre 2022 en raison d’une offre excédentaire et d’une croissance des ventes de véhicules électriques plus lente que prévu. Le PDG Trevor Barnard a déclaré que Kuvimba s’attend à ce que les prix se redressent plus fortement l’année prochaine, même s’il est peu probable qu’ils atteignent les niveaux records observés en 2022.

 » Il s’agissait évidemment d’une bulle alimentée par d’énormes prévisions de demande et un sentiment très positif autour du lithium « , a-t-il déclaré à propos des prix de 2022.

Le Zimbabwe, premier producteur africain de lithium, a attiré plus d’un milliard de dollars d’investissements dans des projets de lithium depuis 2021, principalement de la part d’entreprises chinoises de métaux pour batteries, selon les documents de l’entreprise. Sans nommer les investisseurs chinois, Barnard a fait savoir qu’il s’attendait à ce qu’ils finalisent leur accord avec Kuvimba pour construire un concentrateur de lithium de 600 000 tonnes par an à la mine de Sandawana.

« Nous avons procédé à un examen du projet Sandawana et nous avons constaté qu’il s’agissait toujours d’un très bon projet à poursuivre en raison de la qualité de la ressource et de sa taille également », a-t-il affirmé.

Cobalt Huayou de Zhejiang, Groupe de ressources Sinomine (002738.SZ), ouvre un nouvel onglet, Groupe Chengxin Lithium (002240.SZ), Groupe Yahua (002497.SZ), et Canmax (300390.SZ), font partie des entreprises chinoises qui ont acquis des actifs de lithium au Zimbabwe alors que le pays asiatique cherche à consolider sa position dans la chaîne de valeur mondiale.

Africa leadership