lundi 23 février 2026
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Côte d’Ivoire- Pose de la 1ère pierre de la distillerie de SUCAF-CI

Première économie de l’UEMOA, la Côte d’Ivoire fait partie des principaux marchés pour les boissons alcoolisées du bloc économique. Dépendant  en grande partie des importations pour ses besoins, le pays affiche des perspectives d’investissement dans la production locale. La compagnie sucrière, Sucrerie africaine (SUCAF-CI), filiale du groupe français SOMDIAA, lance les travaux d’une nouvelle distillerie.

En Côte d’Ivoire, la compagnie sucrière, Sucrerie africaine (SUCAF-CI), filiale du groupe français SOMDIAA, a procédé, le jeudi 31 octobre 2024, à la pose de la première pierre de sa nouvelle distillerie. Basée sur un site de 2,3 hectares, dans la ville de Ferkessédougou, cette installation nécessitera un investissement de 18 milliards FCFA (29,8 millions $). Sa mise en exploitation est prévue d’ici mars 2026. Le lancement des travaux de construction de l’usine a également servi à l’entreprise de lancer sa campagne sucrière 2024/2025, avec comme objectif de produire plus de 127 000 tonnes de sucre.

Selon Anthony Ahiaba, Directeur général de l’entreprise, la distillerie aura une capacité de production de 12 millions de litres d’alcool extraneutre (AEN – éthanol contenant au minimum 96 % d’alcool par volume) par an. Elle vise à répondre aux besoins industriels du marché local. « Nous œuvrons pour que la Côte d’Ivoire atteigne progressivement l’autosuffisance alimentaire tout en offrant des produits de qualité », a déclaré le responsable. 

Diversifier les productions

Prioritairement, cet investissement offrira l’occasion à l’entreprise de diversifier ses activités en dehors du segment du sucre. L’éthanol est une matière première de base pour la fabrication de boissons alcoolisées (spiritueux, vins, bières, liqueurs…). Les chiffres de la plateforme Statista sont prometteurs. Les ventes sur le marché ivoirien des boissons alcoolisées devraient apporter plus de 2,8 milliards $ en 2024 et croître de 3,75 % en moyenne par an, jusqu’en 2029.

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En ce qui concerne son approvisionnement en matières premières, la distillerie dépendra principalement de la mélasse (sous-produit de la fabrication de sucre) qui sera collectée au niveau des deux sucreries de SUCAF-CI, basées également à Ferkessédougou. En Côte d’Ivoire, SUCAF-CI cultive et exploite plus de 14 600 hectares de plantations de cannes à sucre à Ferkessédougou. L’usine produit la marque phare de sucre « Princesse Tatie ». 

Ghana- Première augmentation de production pétrolière, depuis 5 ans

La production de pétrole brut du Ghana a augmenté de 10,7% sur un an, au cours des six premiers mois de 2024. Cette tendance s’oppose à une baisse annuelle de la production qui avait commencé cinq ans auparavant, a rapporté le Comité d’intérêt public et de responsabilité du pays (PIAC).


La production de pétrole brut au Ghana a démarré en 2010. Toutefois, cette roduction est tombée à son plus bas niveau, depuis cinq ans, en raison de la baisse de production dans les champs existants, effaçant ainsi les gains des nouveaux puits. Le Comité d’intérêt public et de responsabilité du pays (PIAC), un organisme public chargé de surveiller le secteur, a déclaré que la production de pétrole a grimpé à 24,86 millions de barils en juin 2024, contrastant avec une baisse de 13,2 %, par rapport à la même période en 2023.

L’augmentation est principalement due au projet Jubilee South East (JSE), exploité par Tullow Oil, dont la production a commencé, fin 2023. Le JSE est une nouvelle découverte dans le premier champ pétrolier du pays, Jubilee, où la production avait atteint un pic. «Nous espérons que l’augmentation de la production au premier semestre 2024 sera maintenue, inversant ainsi la baisse annuelle de la production pétrolière », vient de révéler Isaac Dwamena, Coordinateur du Secrétariat du PIAC. Le rapport semestriel du PIAC a également indiqué une augmentation des revenus pétroliers, d’environ 56 % sur un an, pour atteindre 840,8 millions de dollars en juin, propulsée par l’augmentation de la production pétrolière.

Bénéficier des revenus pétroliers

Selon le PIAC, le Ghana dépend des revenus pétroliers pour environ 7 % des recettes publiques. La production de gaz a également connu une augmentation de 7,5 % pour atteindre 139,86 millions de pieds cubes standards en juin. Pour Dwamena, les défis, auxquels est confronté le secteur pétrolier du Ghana, comprennent à la fois des problèmes naturels et techniques. Les lois du Ghana stipulent que les sociétés pétrolières doivent attribuer au moins 12 % de chaque projet à l’État, sous forme d’intérêts libres et reportés. « L’État peut prendre 15 %, 20 % de participation dans le cadre de négociations, ce qui a eu un effet dissuasif », a-t-il déclaré. Pour augmenter sa production, ce pays d’Afrique de l’ouest prévoit de vendre davantage de droits d’exploration, afin d’éviter l’abandon des combustibles fossiles et de générer des revenus pour sa transition énergétique.

Nigeria- Appels d’offres international pour des centrales à gaz

Lagos, capitale économique du Nigeria, vient de lancer un appel d’offres pour la construction de centrales électriques au gaz d’une capacité maximale de 4 000 mégawatts (MW). L’objectif est de combler le déficit du réseau électrique national et par ricochet mettre fin à des années de délestages d’électricité, causant des préjudices aux entreprises et aux ménages.

Le Nigéria veut atténuer, à défaut d’y mettre un terme, les délestages électriques. Selon la Banque mondiale, quatre personnes sur dix au Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique, n’ont pas accès à l’électricité. Les investisseurs font souvent ce constat qui constitue l’un des principaux obstacles à l’investissement dans le pays.

Le gouvernement de l’État de Lagos, une métropole en pleine expansion de plus de 20 millions d’habitants, a déclaré avoir besoin de 6 000 MW d’électricité, mais n’en reçoit que 2 000 MW au maximum du réseau. Dans le cadre de son plan Clean Lagos Electricity Market, la métropole a désormais alloué quatre pôles à la construction de centrales électriques. « La capacité de production minimale, prévue pour chacun des quatre pôles, sera de 500 MW, qu’une ou plusieurs sociétés de production d’électricité devront produire », a déclaré le ministère de l’Énergie et des Ressources minérales de l’État. Les entreprises sélectionnées devront organiser leur propre financement sur la base d’un accord d’achat d’électricité avec l’État.

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Ces projets font suite à une décision prise, l’année dernière par le président Bola Tinubu. Il s’agissait d’autoriser les gouvernements des États à produire et à distribuer leur propre électricité, en lieu et place d’une loi précédente qui accordait uniquement des droits exclusifs au gouvernement fédéral. Dans le passé, des tarifs d’électricité sous-économiques avaient fini par décourager les investissements de producteurs d’électricité indépendants. Actuellement, le gouvernement a commencé à supprimer les subventions à l’électricité. Le Nigeria dispose d’infrastructures, permettant de produire 13 000 MW d’électricité, mais son réseau électrique défaillant ne peut en distribuer qu’un tiers. Face à un tel déficit, les entreprises et les ménages sont obligés d’utiliser des générateurs à combustible coûteux. Cela grève leur budget…

Égypte- Vers l’expansion rapide de la zone économique du canal de Suez

La Zone économique du canal de Suez (SCEZ) en Egypte a investi 3 milliards de dollars dans ses infrastructures, au cours des dernières années. Un égal montant y sera investi, au cours des prochaines années, afin d’attirer des investisseurs.

La zone économique du Canal de Suez (SCEZ) est un ensemble de six ports et de quatre zones industrielles, le long ou à proximité de la voie navigable. Elle bénéficie d’avantages juridiques et fiscaux particuliers pour attirer encore plus de transports maritimes internationaux. Bien que gérée par le gouvernement, elle est administrativement séparée du canal. Les attaques contre les navires de la mer Rouge ont été la cause de détournement du trafic du canal de Suez. Des attaques qui ont entrainé une baisse des recettes de près de 3 milliards de dollars, au premier semestre 2024, soit 1,83 milliard de dollars. Ces piratages sont perpétrés par des rebelles houtis qui disent agir en solidarité avec les Palestiniens de Gaza. Justement, l’instabilité politique dans la région a mis en évidence l’avantage de la diversification et de la couverture, a déclaré Waleid Gamal El-Dein, CEO de SCEZ. Il a ajouté que les investissements ont porté leurs fruits, avec un boom de nouveaux projets, au cours des 24 derniers mois. « Nous avons pu attirer plus de 6,3 milliards de dollars d’investissements dans divers secteurs, logistiques et portuaires, et 164 projets, dont sept, dans nos ports, et le reste dans des usines et des sites logistiques au sein de la zone », a ajouté Gamal El-Dein. Le CEO de SCEZ a confié qu’il s’attendait à ce que ce chiffre augmente fortement, martelant « Nous visons un montant bien plus élevé que cela ». Confortant son propos, il a précisé que cette année, la SCEZ a déjà attiré près d’un milliard de dollars, au cours des quatre premiers mois de l’exercice, entamé en juillet. Parmi ceux-ci, figurent le port à conteneurs de Port-Saïd-Est, qui comprend un terminal de fret général sur le point d’être opérationnel prochainement, un terminal de wagons rouliers qui devrait être opérationnel d’ici janvier et un autre terminal à conteneurs qui devrait être opérationnel, d’ici avril.

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De l’extension des quais

Environ 2,4 km de quais à conteneurs à l’Est de Port-Saïd fonctionnent depuis plusieurs années, mais la SCEZ est désormais en pourparlers avec les opérateurs pour conclure un contrat pour 1 km supplémentaire, a notifié Gamal El-Dein. La SCEZ espère que les investisseurs privés contribueront à construire une grande partie des nouvelles infrastructures. La zone a attiré plus de 160 projets, au cours des deux dernières années. « Nous nous rendons compte aujourd’hui qu’il nous faut investir davantage dans les infrastructures pour répondre aux futurs projets. Avant ces 160 projets, nous avions environ 300 entreprises. En deux ans, nous avons donc augmenté notre activité de près de 50 %. » a-t-il conclu .

Tchad : Mahamat Idriss Deby menace d’un retrait de la FMM

Mahammat Idriss Déby, Président du Tchad.

Le président par intérim du Tchad, Mahamat Idriss Deby, a menacé de retirer le pays d’Afrique centrale d’une force de sécurité multinationale, qui, selon lui, a échoué dans sa tâche de lutte contre les groupes insurgés dans la région du lac Tchad.

Le Tchad menace de se retirer de la force multinationale de sécurité-Force multinationale mixte (FMM), composée de cinq pour lutter contre des groupuscules jihadistes. Le président Déby a fait une déclaration allant dans ce sens, le dimanche lors d’une visite dans la région située à l’ouest du Tchad, mais aussi au Nigeria, au Niger et au Cameroun. Une quarantaine de soldats tchadiens ont été tués dans une attaque menée par des militants présumés de Boko Haram fin octobre.

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Annonçant le lancement d’une opération contre les assaillants, Déby a déclaré qu’il envisageait de se retirer de la Force multinationale mixte (FMM), composée de troupes des pays riverains du lac Tchad. Le travail de la force conjointe a été compliqué par les divisions et le manque de coopération, mais le retrait du Tchad représenterait un coup dur car ses forces armées sont parmi les plus respectées de la région. Déby a évoqué « le manque d’efforts conjoints face à l’ennemi commun, qui est malheureusement toujours constaté sur le terrain. Cette force, créée dans le but de mutualiser les efforts et le renseignement, semble être en perte de vitesse ». La région du Lac Tchad a été attaquée à plusieurs reprises par des insurrections, notamment par les militants de l’État islamique en Afrique de l’Ouest et par Boko Haram, qui a éclaté dans le nord-est du Nigeria en 2009 et s’est propagé à l’ouest du Tchad.

Chronique- Comment l’OMC concilie libre-échange et protection des économies nationales

L’Organisation mondiale du commerce (OMC) est souvent perçue comme un fervent défenseur du libre-échange. Cependant, elle reconnaît également la nécessité de protéger les économies nationales, dans certaines circonstances. Les mesures de sauvegarde, une exception nécessaire, sont à la disposition des pays africains…

L’OMC cherche à promouvoir un système commercial mondial ouvert et non discriminatoire, tout en reconnaissant la nécessité de protéger les économies nationales, dans certaines circonstances exceptionnelles. Les mesures de sauvegarde constituent un mécanisme de régulation permettant de concilier ces deux objectifs.

Le libre-échange est le principe fondamental de l’OMC. Dans sa promotion de la libéralisation des échanges, elle a pour mission principale de réduire les barrières commerciales entre les pays, en encourageant la réduction des tarifs douaniers et des quotas. Justement, le principe de non-discrimination ou principe de la nation la plus favorisée (NPF) garantit que chaque membre de l’OMC accorde à tous les autres membres les mêmes avantages commerciaux.

Cependant pour maintenir un équilibre délicat entre libre-échange et protectionnisme, l’OMC prévoit des mesures de sauvegarde des économies nationales. Elles sont une protection contre les importations massives. Lorsque des importations d’un produit particulier augmentent soudainement et causent ou menacent de causer un préjudice grave à une branche de production nationale, un pays membre peut demander l’autorisation d’appliquer des mesures de sauvegarde.

Subtile application entre sauvegarde et protectinnisme déguisé

Certes, ces mesures doivent respecter des critères précis, définis par l’OMC, notamment en termes de durée et d’ampleur, mais elles ont la capacité d’empêcher des marasmes, consécutifs à des fermetures en cascade d’usines et donc de hausse du taux de chômage. A noter que les mesures de sauvegarde sont considérées comme des mesures d’urgence et doivent être levées, dès que le dommage causé a cessé.

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Du point de vue des pays Africains, surtout ceux qui ont une industrie balbutiante, prendre en compte ces mesures de sauvegarde permettrait une protection des industries nationales. Les mesures de sauvegarde permettent, en effet, aux gouvernements de protéger les industries nationales, en difficulté, face à une concurrence étrangère déloyale. A eux d’en faire bon usage pour défendre leurs industries laitières, sucrières, de la pêche, horticole… sans négliger le pan entier de l’industrie de la réfrigération et de la conservation, essentielle pour atténuer les pertes post-récoltes.

L’UEMOA : hausse du capital social des banques

Crédit : DR

L’UEMOA entend augmenter le capital social des banques en fixant les investissements à hauteur de 850 millions USD.

La hausse du capital minimum requis, instruit par le conseil des ministres de l’UMOA, implique 65 banques qui auront pour tâche de d’injecter 472,8 milliards de FCFA supplémentaires, soit 850,8 millions USD. Une situation qui créera des opportunités, mais qui survient dans un environnement aux risques croissants, estime l’organisme bancaire. Le conseil des ministres de l’Union Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) du 21 décembre 2023 a décidé de doubler le capital minimum requis pour les banques, en l’augmentant de 10 à 20 milliards de FCFA. Leurs missions seront de lever un total de 472,8 milliards de FCFA (850,8 millions USD) de fonds propres complémentaires aux côtés des investisseurs sous différentes aspects possibles, allant des ouvertures et augmentation de capital, des fusions ou des acquisitions et des recours aux réserves ou bénéfices conservés. Le Sénégal se place en tête est Suivi du Togo (9 banques, 83,6 milliards) et de la Côte d’Ivoire (12 banques, 82 milliards), principal marché du crédit dans la région. Au Burkina Faso où 62,4 milliards devront être mobilisés par 10 banques, le défi est également de taille.

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Pour ce qui concerne le Burkina Faso Vista Bank Group et Coris Bank International, deux grandes institutions du pays sont engagées dans des opérations de rachat de filiales bancaires du continent, y compris celles de la Société Générale, ainsi que dans une prise de participation majoritaire dans le groupe Orabank. L’impact économique attendu est une amélioration du financement des PME/PMI, avec une probable croissance des encours de crédit de 8 à 12% pour ce segment.

Article initialement publié dans le numéro Africa Income Mag Janvier-Mars 2024

Finance : la Côte d’Ivoire au conseil d’administration du FMI

Fonds Monétaire International (FMI). Logo.

Le président ivoirien Ouattara est devenu le troisième administrateur pour l’Afrique subsaharienne au conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI), le bailleur en dernier ressort renforçant la voix de la région dans ses processus décisionnels.

Le président ivoirien Alassane Ouattara occupe le troisième siège d’Afrique subsaharienne au conseil d’administration du FMI. Le nouveau poste au sein du conseil d’administration, qui supervise les activités quotidiennes du fonds, porte le nombre total de membres du conseil d’administration à 25. « L’ajout d’un troisième président africain à notre Conseil d’administration reflète les énormes progrès réalisés par le continent dans le développement de son potentiel humain et économique », a déclaré vendredi la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, dans un communiqué.

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L’accession formelle d’un représentant supplémentaire de la région au conseil d’administration a été décidée à l’issue d’une élection, a indiqué le FMI. Il s’agit de sa première augmentation depuis 1992, lorsque deux postes avaient été créés pour les pays de l’ex-Union soviétique après l’éclatement du bloc soviétique. Les 54 pays africains, qui constituent le bloc le plus important en nombre de pays parmi les 191 membres du FMI, abritent 18 % de la population mondiale mais ne détiennent que 6,5 % des droits de vote au FMI. La part de vote de l’Afrique subsaharienne représente environ la moitié de ce total. Le nouveau poste pour la région au sein du conseil d’administration a été annoncé à Marrakech, au Maroc, il y a un an, mais les critiques affirment qu’il ne sont pas pour répondre aux besoins de la région, alors qu’elle traverse une crise de la dette. Le FMI a joué un rôle crucial dans la gestion des économies d’Afrique subsaharienne ces dernières années, alors que des pays comme la Zambie et le Ghana ont restructuré leurs dettes, et que d’autres, comme le Kenya, se sont tournés vers le Fonds pour obtenir un soutien de liquidité plus important en raison du remboursement élevé des intérêts de la dette.

Kenya : le conseil d’administration du FMI débloque 606 millions USD pour le pays

Le Kenya va devoir manœuvrer avec tact pour réussir son émission car les conditions d'emprunts restent toujours assez étroits sur les marchés internationaux des capitaux surtout pour un pays confronté à un risque de surendettement. (Crédit : Dr).

Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé les septième et huitième revues du programme du Kenya, a annoncé mercredi le FMI, ouvrant la voie à l’accès du gouvernement à court de liquidités à une tranche de prêt de 606 millions de dollars.

La nation d’Afrique de l’Est et le personnel du FMI ont annoncé en juin un accord sur la septième revue de son programme de 3,6 milliards de dollars, mais l’achèvement de la revue au niveau du conseil d’administration et le décaissement ultérieur ont été perturbés par des manifestations meurtrières. « L’économie du Kenya reste résiliente, avec une croissance supérieure à la moyenne régionale, une inflation en décélération et des entrées extérieures soutenant le shilling et une accumulation de tampons externes, malgré un environnement socio-économique difficile », a déclaré mercredi la première directrice générale adjointe du FMI, Gita Gopinath, dans un communiqué. Le FMI a également appelé à améliorer la gouvernance et la transparence au Kenya. « Les autorités kenyanes sont confrontées à un difficile exercice d’équilibre entre l’augmentation des recettes intérieures pour protéger les dépenses essentielles dans les domaines prioritaires tout en respectant de lourdes obligations en matière de service de la dette », a déclaré le FMI.

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L’examen du conseil d’administration comprenait également un volet de prêt au Kenya dans le cadre de son guichet de durabilité, connu sous le nom de RSF. Le soutien du FMI est considéré comme crucial pour que le Kenya puisse surmonter ses problèmes actuels de liquidité, qui sont principalement dus au remboursement élevé des intérêts de la dette. Les responsables gouvernementaux ont indiqué que le Kenya chercherait à conclure un autre programme avec le FMI lorsque le programme actuel prendra fin en avril prochain.

Gabon : Perenco intensifie ses activités

Perenco est une compagnie pétrolière indépendante franco-britannique. Après TotalEnergies, elle est le deuxième plus important groupe pétrolier français. (Crédit : DR).

Au Gabon la société d’hydrocarbure Perenco veut intensifier ses activités avec la construction de deux usines. Présente au Gabon depuis une trentaine d’années, la société Perenco entend poursuivre et intensifier ses travaux dans l’exploitation de champs gaziers et pétroliers.

Au Gabon la société d’hydrocarbure Perenco présage de construire entre autres, une usine de conversion de gaz en électricité dans la ville de Mayumba d’une part, ainsi qu’une autre spécialisée dans la production de Gaz Naturel Liquéfié (GNL) dans la zone du Cap Lopez d’autre part. Avec ces réalisations, de nombreux emplois sont à pourvoir. D’une capacité de production de 700 000 tonnes par an, la future usine de production de GNL permettra au Gabon de rejoindre, en 2026, le groupe des pays africains exportateurs de GNL. La rencontre entre le chef de l’état Gabonais et ses invités a été mise à profit pour aborder les projets RSE du groupe Perenco, notamment dans les domaines de la pêche, de la forêt, de l’éducation et de la santé. Également, lors de la réunion, le PDG de perenco a présenté au Président de la transition les différentes activités de ladite structure, ainsi que ses performances réalisées pour le compte de l’année 2023. Le Groupe Pérenco a débuté ses activités en 1992 avec l’acquisition des grands champs pétroliers au large de Port-Gentil.

Article initialement publié dans le numéro Africa Income Mag Janvier-Mars 2024

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