lundi 23 février 2026
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Le Nigeria approuve enfin l’accord Exxon-Seplat

Le Nigeria vient d’approuver la vente de la participation d’Exxon avec le groupe pétrolier et gazier (actifs terrestres) à Seplat Energy. Révélations du Président Directeur Général du Régulateur (NUPRC) qui confirme que cette entente intervient plus de deux ans après la conclusion initiale de l’accord de 1,28 milliard de dollars.

Au Nigéria, c’est l’épilogue de l’accord Exxon-Seplat Energy. La vente faisait l’objet d’un examen minutieux dans l’attente de l’approbation réglementaire depuis sa première annonce, en février 2022. Le président Bola Tinubu déclarait, le 1er octobre, que l’accord recevrait l’approbation ministérielle dans les jours qui suivent l’obtention de l’autorisation du Régulateur.

Le PDG de la Commission nigériane de réglementation du pétrole en amont (NUPRC), Gbenga Komolafe, a déclaré, en début de semaine, lors d’un événement dans la capitale Abuja, que l’approbation ministérielle avait été accordée. En vertu de l’accord, Seplat détiendra 40 % de quatre concessions minières pétrolières et des infrastructures associées, dont le terminal d’exportation de Qua Iboe, et 51 % de l’usine de récupération de liquides de gaz naturel de Bonny River, auparavant détenue par Mobil Producing Nigeria Unlimited, l’unité locale d’Exxon.

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Les grandes compagnies pétrolières opérant au Nigeria – le plus grand exportateur de pétrole d’Afrique – se sont retirées des opérations onshore entravées par les vols et les sabotages, choisissant de concentrer leurs investissements futurs sur des champs offshore profonds plus récents et plus lucratifs. En juillet, la NUPRC approuvait la vente d’actifs onshore par Eni, unité locale d’Oando et une autre d’Equinor. Au nouveau venu Projet Odinmim, le régulateur a proposé des approbations plus rapides pour les ventes d’actifs en attente par les grandes compagnies pétrolières, si elles assumaient la responsabilité des déversements de pétrole et indemnisaient les communautés touchées, plutôt que d’attendre que les autorités répartissent la responsabilité.

Financements des partis politiques- Levée de fonds inédite de PASTEF Sénégal

La salle omnisports du Dakar Arena à Diamniadio, à 40 km de Dakar, a abrité, samedi 19 octobre 2024, la cérémonie de lancement officiel de la levée de fonds du parti politique PASTEF (Patriotes Africains du Sénégal pour le Travail, l’Ethique et la Fraternité). L’appel, lancé aux militants et sympathisants, pour financer la campagne des élections législatives anticipées du 17 novembre 2024, a été un succès retentissant.

En termes de transparence dans le financement des partis politiques au Sénégal et en Afrique, le parti PASTEF (Patriotes Africains du Sénégal pour le Travail, l’Ethique et la Fraternité) apporte une innovation de taille. En l’espace de 4 jours, allant de la déclaration du Président de ce parti, Ousmane Sonko, mercredi 16 octobre au samedi 19, jour de la rencontre, une somme de 500 millions de f CFA a été collectée, soit 750 000 €. Non encore clôturée, la levée de fonds pourrait atteindre 1 milliard f CFA (1,5 million €), croit le Président de PASTEF. Entamée sur un site de fundraising, symboliquement à raison de 1000 f CFA (1,5€) par militant, la collecte s’est poursuivie par une sorte d’entrée payante à la salle omnisports du Dakar Arena. Pour s’assurer d’avoir une place au sein de cette enceinte des militants ont quitté leurs localités respectives dès l’aube. Avant 15 h, heure, fixée par le Président du PASTEF pour l’entame des discours, des files interminables se sont formées dans les portes du stadium. Au total, la salle de 15 000 places s’est révélée exiguë pour recevoir tout ce monde, sachant que des places étaient aménagées sur le terrain pour les ténors du parti et des alliés. Enormément de monde est resté dehors.

Transparence

La somme collectée, résultante de dons volontaires des militants et sympathisants, servira à financer la campagne des Législatives anticipées prévues le dimanche 17 novembre 2024. Les montants ont été fixés, à raison de 1 000 f CFA, 100 000 f CFA (150 €), 500 000 f CFA (750 €), 1 million f CFA (1 500 €), voire 5 millions f CFA (7 500 €) pour ceux ayant un peu plus de moyens. Doit-on rappeler que ce parti, au cœur de la Coalition Diomaye, est arrivé au pouvoir le 24 mars dernier, avec un score de 54,28% des voix, au premier tour ? Contrairement à ce qui a été vécu, jusqu’à présent, au Sénégal, PASTEF a refusé d’user des moyens de l’Etat pour faire campagne ! C’est inédit et mérite d’être souligné. Cette démarche, qui s’inscrit dans la démarche de lutte contre la gabegie, la corruption et la concussion, symbolisée par le slogan « Jub-Jubal-Jubbanti », vient consolider la transparence, prônée par PASTEF. Pour les observateurs avertis, il ne s’agit pas d’une surprise. Ce parti figure parmi les rares a publié et présenté annuellement ses comptes au ministère de l’Intérieur, comme le stipule la loi. Pour mémoire, le Sénégal, peuplé d’à peine 15 millions d’habitants, abrite plus de 300 partis politiques, dont la grande majorité n’a qu’une simple boîte postale !

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Un Etat industriel

Le régime actuel au Sénégal respecte donc, jusqu’à présent, ses promesses de campagne. L’Exécutif, qui compte avoir les coudées franches, tend la perche aux Sénégalais pour une majorité à l’Assemblée nationale. La Vision2050, récemment partagée avec les Sénégalais, devrait jeter les bases d’une économie souveraine prospère et compétitive. Toutefois, il sera impératif qu’au sein des 08 pôles de développement aménagés, l’Etat s’érige en industriel, ne serait-ce qu’au début, pour une maîtrise des secteurs stratégiques. C’est la seule façon d’assurer durablement des débouchés aux ressources agricoles de différentes spéculations (canne à sucre, betterave à sucre, arachide, mil, fonio, manioc, anacarde, sésame…), de la pêche et de l’élevage. C’est par une collecte assurée que les revenus des acteurs du secteur primaire seront aussi certains. Chaque vaisseau amiral (industrie championne sénégalaise) aura autour une flottille de PME-PMI.

Pour la réussite de ces industries, hautement stratégiques pour le Sénégal, l’Etat devra user de son droit, en mettant en place des mesures de sauvegarde de l’économie, telles que préconisées par l’OMC. Avec une certaine capacité, elles satisferont le marché local et éventuellement exporteront dans la sous-région voire ailleurs.      

Égypte- Réduction de l’objectif ER à 40 %, focus sur le gaz naturel

L’Egypte a revu à la baisse son objectif d’énergies renouvelables (ER) à 40%, horizon 2040, contre 58%, a déclaré dimanche le ministre du Pétrole, M. Karim Badawi. Par la même occasion, il a souligné que le gaz naturel restera un élément clé du mix énergétique du pays.

Dans son mix énergétique, l’Egypte va surtout miser sur le gaz naturel. Par rapport aux précédentes prévisions, la transition énergétique, quoique projetée à 40%, à l’horizzon 2040, pèsera moins sur les énergies renouvelables (ER). Avant d’accueillir le Sommet sur le Climat COP27 en 2022, l’Égypte s’était engagée à porter la production d’énergie renouvelable à 42 % de son mix énergétique, d’ici 2025, avant de repousser cet objectif à 2030. En juin 2024, le ministre de l’Électricité de l’époque, M. Mohamed Shaker annonçait un plan visant à porter cet objectif, à 58 %, d’ici 2040. Cet objectif est désormais abandonné.

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« C’est un message pour nous tous de travailler ensemble pour augmenter les découvertes et attirer plus d’investissements, à travers les appels d’offres lancés pour l’exploration, visant à réaliser de nouvelles découvertes dans la région, qui recèle plus de richesses, notamment de gaz naturel », a déclaré M. Badawi, lors de la séance d’ouverture de la Conférence méditerranéenne de l’Energie 2024.

Augmenter la production de GNL

La dépendance continue aux combustibles fossiles intervient alors que l’Égypte s’efforce de rétablir la confiance avec les sociétés pétrolières étrangères, après qu’une pénurie de devises fortes ait laissé le pays avec des milliards de dollars d’arriérés.

Depuis son entrée en fonction en juillet, le nouveau ministre du Pétrole a rencontré de nombreuses sociétés énergétiques internationales, dont l’italienne Eni qui prévoit de commencer à forer de nouveaux puits, dans le plus grand champ gazier d’Égypte, Zohr, début 2025 pour augmenter la production.

La production de gaz de Zohr a culminé à 3,2 milliards de pieds cubes par jour (bcf/j) en 2019, permettant au pays de devenir un exportateur net. Mais la production a chuté à 1,9 bcf/j début 2024, obligeant l’Égypte à augmenter ses importations de gaz via un gazoduc sur Israël, ainsi que ses expéditions de gaz naturel liquéfié (GNL), pour éviter un programme de délestage qui a duré des mois.

L’Égypte importe également du fioul, à haute teneur en soufre, avec le niveau le plus élevé, depuis au moins 2016.

Chronique- Absorber l’afflux d’emplois jeunes et femmes en Afrique

Dans les pays émergents et en développement, avec un afflux annuel de 1,2 milliard de jeunes qui vont entrer dans la vie active dans 10 ans, contre quelque 400 millions d’emplois créés actuellement, il est nécessaire de promouvoir des idées neuves et audacieuses, afin de créer des emplois dédiés aux jeunes et aux femmes, singulièrement en Afrique.

Face au déficit de débouchés pour les jeunes, l’absorption du flux d’emplois jeunes et femmes en Afrique nécessite une approche multidimensionnelle. Plusieurs observateurs s’accordent, en effet, sur une démarche qui combine des actions à court, moyen et long terme. En misant sur l’innovation, l’entrepreneuriat et l’inclusion, l’Afrique peut transformer ses défis en opportunités et devenir un continent de croissance et de prospérité.

Pour ce faire, il faudra mettre en pratique des idées nouvelles et audacieuses. Celles-ci tournent autour de l’économie circulaire. Il s’agira dedévelopper des modèles économiques basés sur la réutilisation, le recyclage et la réduction des déchets.

L’économie sociale et solidaire, qui permet d’encourager les entreprises sociales, visant à résoudre des problèmes sociaux et environnementaux tout en créant des emplois, devra être auscultée.

Nos gouvernants gagneraient à utiliser les technologies numériques pour faciliter l’accès à l’emploi, le commerce et les services. Aussi, la création de ZES (Zones économiques spéciales),dédiées à l’investissement et à l’innovation peut attirer les entreprises locales et internationales.

Plusieurs pistes

Nous croyons qu’il existe plusieurs pistes pour une création d’emplois durable qui peuvent maintenir les jeunes sur place et atténuer l’émigration irrégulière.

Par l’implantation et la multiplication d’incubateurs et accélérateurs, véritables structures d’accompagnement pour aider les jeunes entrepreneurs à concrétiser leurs projets, il est possible de favoriser l’entrepreneuriat. Il en est de même via les microcrédits qui facilitent l’accès au financement pour les très petites entreprises (TPE). La formation à l’entrepreneuriatne doit pas être en reste. Elle passerait par le développement des programmes éducatifs, dès le plus jeune âge, pour inculquer une culture entrepreneuriale.

Pour résorber la masse de population active annuelle, il sera nécessaire de développer les secteurs porteurs. Dans les Technologies de l’information et de la communication (TIC), nos Etats peuvent investir dans la formation et l’infrastructure pour développer un secteur en plein essor. En décidant de moderniser l’agriculture, pour la rendre plus productive et attractive pour les jeunes, notamment en misant sur l’agro-industrie et l’agriculture intelligente, il est possible de défricher des niches importantes d’emplois.

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D’autres filons importants d’emplois sont aussi à trouver dans les (ER) Énergies renouvelables. Exploiter le potentiel énergétique du continent permettra de créer des emplois dans ce secteur en croissance. Aussi, en développant une offre touristique diversifiée et en faisant la promotion des destinations africaines, sans négliger un commerce annexe, bien organisé, en parallèle (avec une police du tourisme), des centaines de milliers d’emplois sont à pourvoir.

Emplois de demain

Il ne faut pas se leurrer, dans la résorption de l’emploi jeunes et femmes, la condition sine qua non reste l’amélioration de l’éducation et la formation. En premier lieu, il reste impératif de s’employer à l’adéquation formation-emploi, enalignant les cursus scolaires et universitaires sur les besoins du marché du travail. L’apprentissage, qui passait par les CQP (Centres de qualifications professionnelles) doit être encouragé, via des formations en alternance (DUALE) pour faciliter l’insertion professionnelle. Aujourd’hui, plus que jamais, nos Etats et le secteur privé doivent doter les jeunes des compétences numériques, nécessaires pour les emplois de demain.

Dans des pays où le taux d’informel frise les 80%, il serait absurde d’inconsidérer ce pan. En tirant l’économie informelle vers le formel, via la mise en place des mesures incitatives qui encouragent la formalisation des entreprises informelles, la création d’emplois sera boostée. L’introduction du Statut Auto-Entrepreneur, qui se crée en quelques clics, n’exige pas la tenue de comptabilité et n’impose pas plus de 2% du CA trimestriel déclaré, est à sonder.

En facilitant l’accès aux crédits et aux assurances pour les travailleurs indépendants et en faisant la promotion de l’égalité homme-femme et la lutte contre les stéréotypes, d’importantes transformations peuvent s’opérer et par ricochets créer des emplois et des revenus.

Bonne gouvernance et investissement massif

Bien entendu, un certain nombre de défis devront être relevés, pour des résultants probants. Parmi ceux-ci, la mise en place des politiques publiques cohérentes et efficaces pour soutenir la création d’emplois, un investissement massif dans les infrastructures (autoroutes, routes, rail à écartement standard, ports et aéroports) pour améliorer la connectivité et la compétitivité des économies africaines (Produits de qualité sans grains de sable).

Il faudra aussi mobiliser des financements publics et privés pour soutenir tous ces projets de création d’emplois. Des partenariats renforcés entre les gouvernements, le secteur privé et la société civile viendraient en appoint.

Dettes bilatérales- Le président de la Banque mondiale plaide davantage d’annulations

Guatemalan money

Le Président du groupe de la Banque mondiale, Ajay Banga, a vient de déclarer que les créanciers bilatéraux devaient accorder davantage d’annulations de dettes aux pays pauvres surendettés. L’institution financière travaillait sur des moyens d’alléger les coûts du service de la dette, pour améliorer les résultats en matière de développement.

La dette et le service de la dette (intérêts et frais annexes) pèsent lourdement sur les économies de PPTE et PMA. M. Ajay Banga, Président du groupe de la Banque mondiale, s’adressant aux journalistes avant les Réunions Annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), a déclaré que le groupe de la Banque mondiale avait déjà répondu aux appels, en faveur de sa part d’allègement de la dette dans les restructurations, en fournissant des milliards de dollars de subventions supplémentaires et de prêts à prix fortement réduits aux pays débiteurs. Entre 16 et 17 milliards de dollars ont été versés à la Zambie, au Tchad, à l’Éthiopie et au Ghana, au cours de leurs lents et douloureux processus de restructuration de la dette. « En fait, ce que nous faisons, c’est leur donner la bouée de sauvetage, dont ils ont besoin, que ce soit sous forme d’une remise de dette ou d’une subvention », a déclaré Banga. « L’annulation de la dette est obligatoire… Elle est exigée de ces créanciers. C’est le problème que nous essayons de résoudre. », a précisé le Président de la BM.

Alléger le poids de la dette

A noter que M. Banga n’a pas spécifiquement mentionné la Chine, un des plus grands créanciers des pays, en difficulté financière, et qui a tardé à accepter des réductions du principal de la dette.

Actuellement, la Banque mondiale travaille avec plusieurs pays sur des moyens potentiels de remodeler la dette, afin de réduire les coûts du service et de prendre le temps d’investir dans le développement, la santé, l’éducation… en somme, sur ce que l’on pourrait appeller un échange dettes contre développement.

Maroc-Belgique : une coopération, riche en tous points de vue

Les relations de coopération entre le Maroc et la Belgique ne datent pas d’aujourd’hui. La génération actuelle, 3ème du genre, entend porter le flambeau encore plus haut que les aînés. Entre les commémorations du 60ème anniversaire de la Convention Belgo-marocaine, en cours, et la 3ème édition du Forum LEAD, tenue, il y a deux semaines à Genval en Belgique, c’est la manifestation d’une coopération dynamique entre deux peuples que tout uni.

Les relations bilatérales ont l’atout de donner un coup de fouet à la coopération économique, sociale et culturelle. Les Etats aussi bien que les secteurs privés respectifs ou encore la société civile y jouent un rôle capital. Très tôt, les Royaumes du Maroc et de Belgique ont jeté les bases d’une coopération multiforme. A son actif, plusieurs réalisations. Aujourd’hui des délégations belges sont au Maroc pour célébrer les 60 ans de la Convention Belgo-Marocaine. Parmi les artisans qui vivifient ce rapprochement, M. Taoufik Amzile, dirigeant d’entreprise dans le conseil stratégique et engagé au sein de nombreux Boards dont LEAD Belgium, association des entrepreneurs issus de la diversité. Jugez-en vous-mêmes ! A la fois membre de BECI, organisation représentative du patronat bruxellois et de la Chambre de Commerce Belgo-Luxembourgeoise au Maroc, de Déclic Belgium et Teach for Belgium, sur les questions de l’éducation et de la jeunesse, ce belge, d’origine marocaine fait partie de la 3ème génération. Une génération qui n’entend pas dormir sur ses lauriers et compte agir    davantage que ses aînés. M. Taoufik Amzile intervient régulièrement dans le débat public auprès des décideurs politiques et économiques. Rappelons qu’en 2012 déjà, il avait été élu Personnalité Belgo-Marocaine de l’Année.

3ème édition du Forum LEAD

Le Forum LEAD 2024, 3ème du genre, a compté parmi ses participants des opérateurs marocains. Mme Asma Chaâbi, Membre du Conseil d’administration YNNA Holding, en charge des Relations internationales, a été invitée à cette édition, à l’initiative de LEAD, plateforme d’entrepreneurs et de professionnels qui propose des programmes de développement entrepreneurial et de responsabilité sociétale d’entreprise. Entre autres missions, LEAD s’emploie à l’organisation et à la participation à des missions à l’étranger, sert de support de première ligne pour les entrepreneurs juniors, initie des programmes de CSR et consultance auprès des partenaires institutionnels sur les questions de l’emploi et de la gestion de la diversité en entreprise.

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Cette association, dont les membres sont des entrepreneurs et des cadres issus de la diversité, promeut aussi à travers ce Forum le réseautage de type d’entrepreneuriat.  Le constat est que le Forum LEAD 2024 a encore une fois favorisé la connaissance mutuelle et la collaboration entre les membres et participants. En effet, au cours du Forum, ponctué d’une série de workshops et événements B2B, tels que le « Jeu du Leadership », animé cette année par Mme Hassania Franceschi-El Yousfi, le « Lobbying : pourquoi et comment ? », animé par Mme Cheïma Z., « Inspiration Talk » avec Mme Asma Chaâbi qui a plongé l’audience dans l’histoire d’YNNA Holding et de son fondateur feu Miloud Chaâbi, ainsi que dans les enjeux actuels de notre société…

A noter que le Forum s’est achevé par le traditionnel dîner des CEOs, où les échanges se sont poursuivis dans une ambiance conviviale, accompagnés en musique par notre duo de musiciens arabo-andalous. Aujourd’hui, la célébration du 60ème anniversaire de la Convention Belgo-Marocaine s’inscrit en droite ligne de cette 3ème édition du Forum LEAD.  

Afrique au sud du Sahara- La Banque mondiale réduit ses prévisions de croissance

Principalement en raison de la destruction de l’économie soudanaise par la guerre civile, la Banque mondiale vient d’abaisser ses prévisions de croissance économique pour l’Afrique au sud du Sahara, cette année à 3% contre 3,4% initialement. Toutefois, la croissance devrait rester confortablement supérieure aux 2,4 % de l’année dernière, grâce à une consommation privée et à des investissements plus élevés.

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Dans son dernier rapport sur les perspectives économiques régionales, Africa’s Pulse, la Banque mondiale revoit, en effet, à la baisse la croissance économique en Afrique au Sud du Sahara. « Il s’agit encore d’une reprise qui est fondamentalement au ralenti », a déclaré Andrew Dabalen, économiste en chef pour la région Afrique à la Banque mondiale. La modération de l’inflation dans de nombreux pays permettra aux décideurs politiques de commencer à abaisser les taux de prêt élevés, indique le rapport. Toutefois, les prévisions de croissance sont toujours confrontées à de graves risques, liés aux conflits armés et aux aléas climatiques, tels que sécheresses, inondations ou cyclones, ajoute-t-il. Sans le conflit au Soudan qui a dévasté l’activité économique et provoqué la famine et des déplacements massifs de population, la croissance régionale en 2024 aurait été supérieure d’un demi-point de pourcentage et conforme à son estimation initiale d’avril, a déclaré le prêteur. La croissance de l’économie la plus avancée de la région, l’Afrique du Sud, devrait atteindre 1,1 % cette année et 1,6 % en 2025, selon le rapport, contre 0,7 % l’année dernière. Le Nigeria devrait connaître une croissance de 3,3 % cette année, pour atteindre 3,6 % en 2025, tandis que le Kenya, l’économie, la plus riche d’Afrique de l’Est, devrait connaître une croissance de 5 % cette année.

Les coûts élevés du service de la dette

La croissance dans la région est également entravée par les coûts élevés du service de la dette, dans des pays comme le Kenya, secoué par des manifestations meurtrières contre les hausses d’impôts, en juin et juillet. « Les paiements d’intérêts sont à des niveaux stupéfiants », a déclaré Dabalen, attribuant cela à une tendance des gouvernements à emprunter sur les marchés financiers, au cours de la dernière décennie, et à s’éloigner du crédit à bas prix offert par des institutions comme la Banque mondiale.

Toutefois, le rapport prévoit une croissance de 3,9% pour l’année prochaine, au-dessus de sa prévision précédente de 3,8%.

Égypte- Renforcement des liens d’investissement avec Arabie saoudite

Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed Ben Salmane, et le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, sont convenus d’approfondir leur coopération, en matière de commerce et d’investissement. Ils en ont ainsi décidé, mardi 15 octobre 2024 au Caire. Par la même occasion, ils ont appelé à un cessez-le-feu à Gaza et au Liban.

Pour encourager et protéger les investissements mutuels entre leurs 2 pays, l’Egypte et l’Arabie saoudite décident de renforcer leur coopération. Le président égyption, al-Sissi, et le Prince héritier saoudien ont assisté à la signature d’un accord pour former un Conseil suprême de coordination entre Riyad et Le Caire pour approfondir la coopération.

La visite de Mohammed Ben Salmane intervient dans un contexte de spéculations sur d’éventuels investissements saoudiens en Egypte. Ce pays a reçu un afflux important de financements extérieurs cette année, notamment un accord record de 35 milliards de dollars du fonds souverain émirati ADQ. Le prince héritier saoudien a effectué sa dernière visite officielle en Égypte en 2022. L’Arabie saoudite, qui a fourni un soutien financier à l’Égypte d’al-Sissi dans le passé, a indiqué qu’elle s’orientait désorrmais vers l’investissement plutôt que vers la fourniture d’une aide directe à ses alliés. Au Caire, les deux dirigeants ont passé en revue les efforts visant à développer le partenariat économique entre les 2 pays, notamment dans les domaines de l’investissement, du commerce, et de l’intégration économique dans les secteurs de l’énergie, des transports et du tourisme.

Regain de dynamisme économique

Les obligations souveraines égyptiennes en dollars ont progressé, mardi en début d’après-midi, les échéances les plus longues étant celles qui ont le plus progressé. L’échéance 2059 gagnait 1,73 cent à 11h28 GMT pour s’établir à 77,80 cents pour un dollar.Le Premier ministre égyptien a déclaré, le mois dernier, que l’Arabie saoudite prévoyait d’investir 5 milliards de dollars en Egypte, indépendamment des fonds que l’État du Golfe a déposés à la banque centrale égyptienne. Les cibles possibles d’investissement comprennent deux sites de développement touristique sur la côte égyptienne de la mer Rouge et dans le sud de la péninsule du Sinaï , tous deux situés en face de l’Arabie saoudite.

A noter que les dirigeants ont également discuté des développements régionaux, notamment de la situation à Gaza et au Liban. Ils « ont exigé de commencer à prendre des mesures pour parvenir au calme, notamment un cessez-le-feu à Gaza et au Liban ».

RDCongo- Annulation d’un appel d’offres, relatif à 27 blocs pétroliers

La République démocratique du Congo (RDC) a annulé un appel d’offres pour 27 blocs pétroliers, initialement lancé en 2022 pour exploiter le potentiel pétrolier et gazier du pays.

Selon une déclaration, datée du 11 octobre 2024, le ministère congolais des Hydrocarbures a affirmé l’annulation de l’appel d’offrs concernant l’exploitation de 27 blocs pétroliers. Plusieurs raisons ont été évoquées pour l’annulation, notamment des soumissions tardives, des offres inappropriées ou irrégulières et un manque de concurrence.

« Compte tenu de toutes ces raisons, je me vois dans l’obligation de déclarer l’annulation du processus en cours », a déclaré le ministre des Hydrocarbures, Aimé Sakombi Molendo, ajoutant que le processus sera relancé prochainement, sans toutefois donner de calendrier précis.

Du développement durable en question

Pour rappel, la RD Congo a annoncé fin juillet 2022 qu’il offrirait 27 blocs pétroliers et trois blocs gaziers, lors de l’appel d’offres. A noter que certains blocs sont situés dans des zones de la deuxième plus grande forêt tropicale du monde, ce qui suscite des craintes, selon lesquelles le forage pourrait libérer de grandes quantités de carbone dans l’atmosphère, mettant en péril les objectifs climatiques visant à maîtriser le réchauffement climatique.

La RD Congo avait rejeté les critiques, arguant qu’il devait exploiter ses ressources naturelles pour son développement. Ce pays, qui est un important producteur de cuivre, de cobalt, d’or et de diamants, cherche depuis longtemps à dynamiser son secteur pétrolier. Il disposerait d’importantes réserves de pétrole et de gaz. En novembre 2023, une start-up canadienne, dirigée depuis une maison privée, avait été choisie pour un projet techniquement complexe, visant à extraire du méthane des eaux profondes d’un lac volatil, bien que l’entreprise ne réponde pas aux critères financiers de l’appel d’offres.

Sénégal- Lancement officiel du Référentiel « SENEGAL2050 »

Face à la nation sénégalaise, au secteur privé, aux syndicats, aux institutions internationales, aux partenaires et aux ONG, SE Bassirou Diomaye Faye, Président de la République du Sénégal, entend présenter, lundi 14 octobre 2024 au Centre international de conférences Abdou Diouf (Cicad) à Diamniadio, l’Agenda National de Transformation, baptisé « Nouveau référentiel des politiques publiques du Sénégal », « SENEGAL2050 ». Un ambitieux programme de développement souverain, à l’horizon 2050.

Ambitieux projet de développement, « SENEGAL2050 » est conçu pour sortir le Sénégal du cercle vicieux de la dépendance économique et du sous-développement, dans les trois prochaines décennies. C’est du moins la vision du nouveau régime qui a les rênes du Sénégal depuis le 24 mars 2024. Ce vaste programme, communément appelé « Projet » dans le pays, ambitionne, à travers la mise en œuvre progressive d’un Plan, de tripler le revenu par habitant. Il le fera passer de 1 500 USD à 4 500 USD d’ici 2050. Entre autres objectifs, il vise à atteindre une croissance économique annuelle de 6 à 7 % en moyenne, réduire la pauvreté de manière significative et améliorer l’inclusion sociale et territoriale. Ce n’est pas tout, SENEGAL2050 compte bâtir une nation souveraine sur le plan culturel, alimentaire, énergétique, financier et technologique.

Un tournant

Cette nouvelle vision marque un tournant dans la trajectoire de développement du Sénégal, depuis son indépendance en 1960. Elle s’inscrit en symbiose du leitmotiv du leader du parti PASTEF (Patriotes Africains du Sénégal pour le Travail, l’Ethique et la Fraternité), M. Ousmane Sonko, et non moins Premier ministre « Le réveil du phénix ».

Il s’agira en effet de mobiliser toutes les forces vives du pays autour d’une vision stratégique et ambitieuse à l’horizon 2050. A en croire, les premières indiscrétions, la Vision SENEGAL2050 va marquer le début d’une transformation systémique pour le Sénégal. Les programmes et réformes qui seront mis en œuvre dans le cadre de SENEGAL2050 permettront au pays de devenir un pôle économique, culturel et technologique incontournable sur le continent africain, avec une croissance inclusive et durable.

Si les moyens d’y arriver ne sont pas encore révélés, SE Bassirou Diomaye Faye, Président de la République du Sénégal et son équipe ont fait un diagnostic exhaustif de la situation du pays. Justement pour surmonter les obstacles auxquels le pays fait face, en dépit d’un énorme potentiel, et le propulser vers un avenir souverain, juste et prospère, ils comptent appliquer ce référentiel SENEGAL2050, véritable Agenda National de Transformation.

Séries de réformes et de refontes

SENEGAL2050 propose une série de réformes économiques, sociales et institutionnelles, autour de 4 axes de transformation.

Le premier axe va s’articuler autour de « Gouvernance et Engagement panafricain ». Il va consister au renforcement de l’État de droit et des institutions publiques. Cet axe, qui sera au cœur de la transformation d’un Sénégal qui ambitionne de devenir un modèle de bonne gouvernance en Afrique, avec en bandoulière la lutte contre la corruption, la réforme des institutions, et la promotion de la transparence.

Un second axe va comprendre « Aménagement et Développement Durable du territoire ». Cette direction est d’autant plus importante que le développement des infrastructures et la gestion durable de l’environnement et des écosystèmes naturels restent des priorités, avec un développement territorial plus équilibré, autour de huit grands pôles-territoires.

Le troisième axe a trait à « Capital humain et Justice sociale ». Pendant longtemps, excepté le phosphate et quelques ressources naturelles que les pouvoirs politiques ont bien voulu exploiter avec une relative transparence, le Sénégal n’a surtout compté que sur son capital humain. Le régime, en place au Sénégal, compte intensifier l’investissement dans l’éducation, la formation professionnelle et la santé. Ces branches sont considérées comme essentielles pour créer une société équitable, où chaque citoyen peut contribuer activement au développement du pays.

Enfin, un quatrième axe concerne « Économie compétitive et Création d’emplois ». Pour SENEGAL2050, le développement d’une économie compétitive et diversifiée, s’appuyant sur un secteur privé national fort, permettra de créer des emplois de qualité et de soutenir la croissance économique à long terme.

Dans cet élan de transformation systémique, la main est tendue à toutes les bonnes volontés du secteur privé, la société civile, les partenaires au développement, les universitaires, ainsi que des acteurs publics, des ONG, et des syndicats.

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