samedi 5 avril 2025
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Déforestation : La Côte d’Ivoire teste la traçabilité

La Côte d’Ivoire est le premier pays producteur mondial de cacao, suivie du Ghana. Les deux pays voisins de l’Afrique de l’Ouest représentent plus de 60% de l’offre mondiale et comptent à travers cette Initiative, assurer le leadership de la filière au niveau mondial. (Crédit Dr).

La Côte d’Ivoire va mettre en place, avril prochain, un projet pilote pour retracer les fèves de cacao de la ferme au marché. Une nouvelle initiative pour s’attaquer notamment aux fléaux de la  déforestation et du travail des enfants. L’information a été donnée le 03 mars par le chef de l’organisme de réglementation du cacao.

Assurer un suivi intégral du cacao depuis les plantations jusqu’aux principaux ports d’exportation, c’est le nouveau programme annoncé par le Conseil du Café-Cacao (CCC). L’organisme ivoirien a prévu de lancer la phase pilote de ce projet de traçabilité du cacao local le 1 avril 2022.

Retracer les circuits du cacao

 Concrètement, il s’agit de recours à plusieurs techniques sur le terrain, dont celle consistant à identifier les plus de  800 000 producteurs de cacao ainsi que divers acteurs de la chaine d’approvisionnement. Cela à travers des numéros d’enregistrement. Pour suivre la progression des fèves dans les circuits de commercialisation, les sacs de jute employés pour le conditionnement du cacao seront marqués. Des cartes de paiement numériques intégrant diverses fonctionnalités seront également données aux exploitants. Le pays Ouest africain a déjà à son actif des projets de traçabilité mis en œuvre par les entreprises du secteur pour soutenir le programme national. Cette dernière initiative vise à accélérer, à booster la lutte contre la déforestation et le travail infantile dans la filière cacao. Un secteur clé de l’économie ivoirienne. Il génère des sources de revenus pour près de 5 millions de personnes et compte pour 40 % des exportations de marchandises du pays

Nestlé : nouveau plan pour éliminer le travail des enfants

La Côte d’Ivoire subit de plus en plus des pressions de ses partenaires notamment de l’Union Européenne pour la mise en place d’un système de production d’un cacao durable. Le secteur est considéré comme la principale cause de la déforestation en Côte d’Ivoire et au Ghana, tous deux producteurs de 60% du cacao mondial. C’est dans ce contexte que la Côte d’Ivoire a tenu à rassurer ses partenaires en annonçant, février dernier, le ralentissement de la déforestation. Le taux de destruction des surfaces forestières a atteint 26 000 hectares par an entre 2019 et 2021. Il s’agit d’un niveau 10 fois inférieur à l’étendue du défrichement observée entre 1990 et 2015, soit 300 000 hectares, a expliqué le ministère ivoirien des Eaux et Forêts.

Tunisie : trend haussier des prix du carburant

Une voiture dans une station-service à Tunis, Tunisie le 31 mars 2018. REUTERS

Pour contenir son déficit budgétaire, la Tunisie a augmenté les prix du carburant d’environ 3% pour la deuxième fois sur un mois en raison d’une forte hausse des prix du pétrole. L’annonce a été faite par le ministère de l’Energie, ce 28 octobre à Tunis.

Fortement touché par l’une des pires crises financières de son histoire, la Tunisie tente de négocier un nouveau programme de financement avec le Fonds monétaire international (FMI). Le pays d’Afrique du nord, qui subventionne les prix intérieurs du carburant, a déclaré qu’il lancerait un ensemble de réformes économiques visant à réduire les dépenses. La mesure intervient dans un contexte où la Tunisie cherche un plan de sauvetage étranger pour l’aider à éviter une crise imminente de ses finances publiques.

La forte hausse des prix du pétrole due à la crise en Ukraine aura « des effets majeurs sur les finances publiques« , a déclaré un responsable du gouvernement à Reuters cette semaine.

Le ministère de l’Énergie a déclaré que chaque augmentation d’un dollar du prix que la Tunisie devait payer pour les hydrocarbures coûterait à l’État 140 millions de dinars, soit 48 millions de dollars. Le budget 2022 est basé sur un prix moyen du pétrole de 75 dollars le baril, de sorte que des coûts d’achat plus élevés pourraient creuser le déficit budgétaire prévu déjà équivalent à 6,7 % de l’économie. Le prix du litre d’essence passera mardi à 2,220 dinars tunisiens, soit 0,76 centime, contre 2,155, a indiqué le ministère dans un communiqué.

Afrique Subsaharienne : Facebook Reels enfin disponible

Logo Facebook Meta

Facebook étend la disponibilité de Facebook Reels pour iOS et Android à plus de 20 pays d’Afrique sub-saharienne. Facebook introduit également de meilleures façons d’aider les créateurs à gagner de l’argent, de nouveaux outils de création et plus d’endroits pour regarder et créer des Facebook Reels.

Avant ce lancement, Reels était disponible sur Facebook en Inde, au Mexique, au Canada, aux États-Unis, et est maintenant disponible en Afrique sub-saharienne dans les pays suivants : Zimbabwe, Zambie, Ouganda, Tanzanie, Swaziland, Afrique du Sud, Seychelles, Sénégal, Rwanda, Nigeria, Namibie, Mali, Malawi, Lesotho, Kenya, Guinée, Ghana, Cap-Vert, Cameroun, Burkina Faso.

Commentant le lancement, Nunu Ntshingila, directrice régionale pour l’Afrique sub-saharienne chez  Meta, a déclaré : « Nous avons constaté que la vidéo représente désormais la quasi-totalité du temps que les gens passent sur Facebook et Instagram, et Reels est notre format de contenu qui connaît de loin la plus forte croissance. C’est pourquoi nous nous attachons à faire de Reels le meilleur moyen pour les créateurs d’être découverts, de se connecter à leur public et de gagner de l’argent.(…)».

Des Reels Facebook pour 35 000 dollars mensuels

Facebook a également créé une variété d’opportunités de gagner de l’argent pour les créateurs grâce à leurs Reels. Le programme de bonus Reels Play, qui fait partie de l’investissement d’un milliard de dollars de Meta dans les créateurs, verse aux créateurs éligibles jusqu’à 35 000 dollars par mois en fonction des vues de leurs Reels qualifiés. Dans les mois à venir, le programme de bonus sera étendu à d’autres pays, afin que davantage de créateurs puissent être récompensés pour avoir créé des Reels appréciés par leurs communautés.

De nouvelles fonctionnalités sur Facebook

Dans le cadre du lancement, Facebook lance également des contrôles d’adéquation à la marque, y compris des listes d’éditeurs, des listes de blocage, des filtres d’inventaire et des rapports de livraison pour les bannières et les autocollants publicitaires dans les Reels Facebook dans toutes les régions où ils sont disponibles, ce qui permet aux annonceurs de mieux contrôler la façon dont leurs publicités apparaissent dans des endroits qu’ils ne considèrent pas comme appropriés pour leur marque ou leur campagne. En outre, Meta teste les publicités plein écran et immersives entre des Reels Facebook depuis octobre de l’année dernière, et les déploiera dans d’autres régions du monde au cours des prochains mois. Tout comme pour le contenu organique sur Facebook, les gens peuvent les commenter, les aimer, les regarder, les enregistrer, les partager et les sauter. En plus des fonctionnalités annoncées l’année dernière, les créateurs du monde entier pourront accéder à Remix, Reels de 60 secondes, brouillons, Clipping vidéo, Reels dans les Stories, Reels à regarder, en haut du fil d’actualité, Reels suggérées dans le fil d’actualité.

Gabon : BGFI Bank promeut la solidarité

BGFI BANK LOGO

Le Groupe BGFI Bank investit dans la promotion de la solidarité. Pour sa 7ème édition du BGFI Day, l’établissement bancaire a mobilisé plus de 100 millions de francs CFA, environ 152 000 euros. Un financement au profit d’une vingtaine de projets solidaires.

Décembre dernier, le Groupe BGFIBank a de nouveau organisé sa 7ème édition du BGFIDay, sa traditionnelle journée de la solidarité célébrée simultanément dans l’ensemble de ses pays d’implantation, pour soutenir ses communautés d’accueil. La manifestation intervient dans un contexte de crise mondiale liée à la pandémie de Covid-19. Laquelle a creusé les inégalités et accru  les besoins sociaux. La journée de solidarité s’est voulue comme une occasion pour les collaborateurs du BGFI Bank de se mobiliser et d’agir pour soutenir les communautés fragilisées. Pour cette 7ème édition, ce sont plus de 100 millions de francs CFA, soit 152 000 euros, qui ont été mobilisés au profit d’une vingtaine de projets solidaires.

Financement de projets éducatifs

Une part importante du financement a été accordée à des projets éducatifs. Il s’agit de la réfection et l’équipement des laboratoires de Sciences et Vie de la Terre et de Physique chimie du lycée National Léon MBA à Libreville, au Gabon. Une donation des produits de première nécessité et des fournitures scolaires a été faite aux orphelins du Centre orphelinat de la maison d’Arnaud à Diego, à Madagascar. Au Sénégal, des produits de première nécessité ont été fournis aux pensionnaires et la banque a financé la construction de La petite Maison Rose de Guédiawaye (pouponnière de la crèche d’éveil) à Dakar. Elle a également permis la réfection du bâtiment abritant l’orphelinat BOMOYI YA SIKA à Kinshasa, en République Démocratique du Congo. Le montant a aussi servis de réfectionner des bâtiments et la dotation de tables-bancs et de divers équipements scolaires aux élèves de 5 écoles et collèges situés à Malabo, à Bata, à Ebibeyin, à Anisok et à Mongomo, en Guinée Équatoriale. En Côte d’Ivoire, c’est la donation de vivres, des médicaments, du mobilier, de l’électroménager et du matériel spécialisé pour la rééducation psychomotrice et kinésithérapie à l’Association pour la Réinsertion des Enfants par une Education Adaptée (AREEA) – La Page Blanche et à l’Orphelinat de Garçons de Bingerville.

La Santé l’autre secteur bénéficiaire

L’autre secteur promu par le BGFI Bank est la santé. Avec notamment le don de médicaments d’urgence pour le traitement des crises vaso-occlusives des drépanocytaires et des kits de jouets aux enfants drépanocytaires du Centre de référence de la Drépanocytose du CHU à Brazzaville et à l’Unité de prise en charge des malades drépanocytaires de l’hôpital Adolphe SICE à Pointe-Noire, au Congo. Elle a aussi contribué à la  réfection du bâtiment central et la remise de divers équipements au Centre de Santé Intégré de LONDJI à Douala, au Cameroun.

«  Face aux nombreux défis sociaux actuels, nous devons continuer à assumer notre responsabilité et conduire nos actions de manière cohérente et pérenne. Nous sommes conscients qu’il ne peut y avoir une croissance économique sans un réel développement social. (…)« , souligne le Président Directeur Général du Groupe BGFI Bank, Monsieur Henri Claude OYIMA.

RDC : Le pays recouvre des fonds issus de la corruption

Joseph Kabila et Félix Tshisekedi lors d'une cérémonie d'inauguration le 24 janvier 2019 à Kinshasa.

Le Congo va récupérer des fonds issus de recettes minières et pétrolières dans le cadre de sa politique anti-corruption. Une société contrôlée par le milliardaire israélien Dan Gertler va rendre le contrôle d’actifs miniers et pétroliers à la République démocratique du Congo, a annoncé le vendredi 25 février le gouvernement.

Le groupe anti-corruption « Congo n’est pas à vendre » (CNPAV) a déjà averti que le pays risque une perte de 1,76 milliard de dollars en redevances potentielles sur les contrats d’extraction de cuivre et de cobalt. Et ce, si le gouvernement de Felix Tshisekedi ne réexamine pas les contrats miniers passés notamment avec le groupe de Gertler.

Les deux parties ont officiellement mis fin au contrat de plusieurs années après des négociations conclues entre une commission gouvernementale et Ventora Development de Gertler, anciennement connu sous le nom de Fleurette Group. L’information a été donnée par le bureau de presse présidentiel, précisant que la société avait accepté de restituer les actifs.

« La RDC (Congo) reprend le contrôle de ses actifs miniers et pétroliers », a indiqué le communiqué.

Le Trésor américain a imposé des sanctions à Gertler et à plus de 30 de ses entreprises en décembre 2017 et juin 2018, l’accusant de tirer parti de son amitié avec l’ancien président congolais Joseph Kabila pour conclure des accords miniers lucratifs.

« Le Trésor s’est engagé à soutenir les efforts de lutte contre la corruption de la République démocratique du Congo en s’attaquant à ceux qui abusent du système politique à des fins économiques et profitent injustement de l’État congolais« 

a déclaré le secrétaire adjoint au Trésor Wally Adeyemo dans le sillage du Sommet américain pour la démocratie de décembre 2021, présidé par le président Joe Biden.

Tech : Canon lance deux nouveaux téléobjectifs RF

canon RF 1200mm

Canon met sur le marché deux nouveaux téléobjectifs RF. Ils sont présentés comme ayant la plus longue distance focale au monde avec autofocus pour appareil photo hybride. Canon met sur le marché deux nouveaux téléobjectifs RF. Ils sont présentés comme ayant la plus longue distance focale au monde avec autofocus pour appareil photo hybride.

Canon annonce, le 25  février à Dubai,  le lancement de deux nouveaux téléobjectifs : le RF 800mm F5.6L IS USM et le RF 1200mm F8L IS USM. Dans la gamme d’objectifs RF, ces téléobjectifs établissent de nouvelles normes pour la catégorie, avec une portée offrant une prise de vue plus précise des sujets éloignés. Les distances focales sont de 800 mm et de 1200 mm. Ce dernier est la plus longue focale pour hybrides sur le marché. Dotés d’un stabilisateur d’image optique et de grandes ouvertures, ces téléobjectifs premium de la Série RF s’adressent à un large éventail de photographes. Il s’agit de photographes de sport, de faune sauvage, de reportages d’actualité ou de spécialistes dans les domaines de la surveillance.

 » Canon propose désormais une gamme de super téléobjectifs sans équivalent et répond ainsi aux attentes des photographes professionnels qui ont besoin de repousser les limites de la prise de vues à très longue distance. (…) Bien que déjà exceptionnelle, la focale pourra être encore augmentée, les photographes pouvant multiplier par 1,4 ou même doubler la puissance de ces super téléobjectifs en les associant aux multiplicateurs RF 1.4 x ou RF 2 x tout en conservant l’autofocus et la stabilisation optique », a déclaré Amine Djouahra, Directeur des Ventes et du Marketing chez Canon Afrique du Nord et Centrale

G5 Sahel : La BAD finance la production d’énergie renouvelable à grande échelle

Le Groupe de la Banque africaine de développement accorde un financement de 379,6 millions de dollars aux pays du G5 Sahel dans le cadre de « Desert to Power ». Une  facilité pour se focaliser sur la production d’énergie solaire à grande échelle. Des solutions énergétiques à fournir par des producteurs indépendants d’électricité. Le financement est aussi destiné à acquérir des solutions de stockage d’énergie.

La Facilité de financement vise à aider les cinq pays du G5 Sahel à adopter un mode de production d’électricité à faible émission en exploitant l’abondant potentiel solaire de la région. C’est  lors de son  Conseil d’administration que le  Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé le 16 février  à Abidjan, un financement de 379,6 millions de dollars à la Facilité de financement Desert to Power pour les pays du G5 Sahel. Ces pays sont le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, Niger et Tchad. L’opération de la Banque comporte un financement et une assistance technique à la Facilité et s’étale sur une période de sept ans. La facilité sera mise en œuvre dans le cadre de l’Initiative Desert to Power, un programme phare du Groupe de la Banque africaine de développement qui vise à éclairer et alimenter la région du Sahel en installant dix gigawatts de capacité de production solaire afin de fournir l’électricité à environ 250 millions de personnes dans onze pays du Sahel d’ici 2030.

Focus sur la production d’énergie solaire

La Facilité se focalisera sur la production d’énergie solaire à grande échelle par des producteurs indépendants d’électricité et sur les solutions de stockage d’énergie. Ces investissements seront soutenus par une composante d’assistance technique visant à améliorer la capacité de mise en œuvre, à renforcer l’environnement favorable aux investissements du secteur privé et à assurer l’intégration des questions de genre et de climat. Le programme devrait permettre de créer une capacité de production solaire supplémentaire de 500 mégawatts, de favoriser l’accès à l’électricité pour quelque 695 000 ménages et de réduire les émissions de CO2 de plus de 14,4 millions de tonnes d’équivalent dioxyde de carbone, sur toute la durée de vie de l’investissement.
Le Conseil d’administration du Fonds vert pour le climat a approuvé 150 millions de dollars de ressources concessionnelles en octobre 2021 pour la Facilité, qui devrait attirer environ 437 millions de financements supplémentaires auprès d’autres institutions de financement du développement, de banques commerciales et de développeurs du secteur privé. Le Centre mondial sur l’adaptation, fournit une assistance technique pour renforcer les mesures d’adaptation et de résilience entreprises dans la facilité dans le cadre du Programme d’accélération de l’adaptation en Afrique, en partenariat avec la Banque africaine de développement.
Le vice-président du Groupe de la Banque africaine de développement chargé de l’Énergie, du Changement climatique et de la Croissance verte, Dr Kevin Kariuki, a déclaré :

« L’approche innovante de financement mixte de la facilité Desert to Power pour les pays du G5 Sahel permettra de réduire les risques, et donc de stimuler les investissements du secteur privé dans la production d’énergie solaire dans la région ».

Pour son homologue, Daniel Schroth, directeur par intérim chargé des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique à la Banque africaine de développement Dr, le financement soutiendra également l’intégration d’une plus grande part d’énergies renouvelables variables dans les systèmes électriques de la région, notamment par le déploiement de solutions innovantes de stockage par batterie et d’investissements dans le réseau.

Niamey : Les ministres régionaux réactivent le projet du gazoduc transsaharien

Réunis à Niamey lors de la troisième édition du Forum minier et pétrolier (ECOMOF) de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) du 16 février 2022, les ministres de tutelle du secteur de l’énergie ont signé un accord pour la reprise du projet de gazoduc transsaharien.  Le pipeline devrait relier Warri au Nigeria à Hassi R’Mel en Algérie, en passant par le Niger.

En marge du troisième forum minier et pétrolier, les ministres régionaux ont signé la déclaration de Niamey et remis le gazoduc transsaharien sur les rails. Le gazoduc de plusieurs milliards de dollars est jugé par ses instigateurs essentiel pour le continent en vue de renforcer le commerce l’Union Européen et l’utilisation du gaz intra-africain.

Un pipeline pour acheminer le gaz africain en Europe

D’une longueur de 4,128 kilomètres, le gazoduc reliera Warri au Nigeria à Hassi R’Mel en Algérie, en passant par le Niger. Une fois achevé, le gazoduc a une capacité prévue de 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an en provenance du Nigéria, de l’Algérie et du Niger vers les marchés européens via la côte méditerranéenne de l’Algérie, ainsi que des stations intérieures le long de son parcours. l’objectif est de permettre à l’Europe d’exploiter directement les réserves de gaz naturel des trois pays. Le vieux continent pourra ainsi diversifier son approvisionnement dans le sillage de la crise énergétique actuelle, tout en créant des sources de revenus essentielles pour les marchés gaziers africains.

« Ce projet sera transformationnel pour tous les pays concernés et nous, au Nigéria, nous nous engageons pleinement à en faire un succès. Cela créera des emplois et des revenus indispensables grâce à la monétisation du gaz », a déclaré S.E. Chief Timipré Sylva.

Le Niger pionnier de gazoduc en Afrique

Une grande partie du coût estimé de 13 milliards de dollars du pipeline sera dépensée au Niger, agissant comme un coup de pouce pour le secteur de l’énergie déjà en croissance et l’économie au sens large. Plus important encore, le gazoduc sera pour le Niger un levier pour monétiser ses propres réserves de gaz, estimées à 34 milliards de mètres cubes avec des réserves récupérables de 24 milliards de mètres cubes. Le Niger a déjà une expérience dans la conduite de projets transnationaux d’infrastructures énergétiques. Sa raffinerie de 20 000 barils par jour (bpj) basée à Zinder, achevée en 2011, approvisionne toute la région en produits pétroliers. Le pays exporte actuellement des produits raffinés vers les pays de la sous-région, notamment le Nigeria, le Mali et le Burkina Faso. Grâce à l’achèvement attendu en 2023 du pipeline Niger-Bénin – un pipeline de 2000 km qui reliera le bassin d’Agadem au Niger au terminal de Cotonou au large du Bénin – le Niger augmentera sa production actuelle de 20 000 à plus de 120 000 bpd.

Afrique Covid 19 : La BEI investit dans des secteurs privés sinistrés

La Banque européenne d’investissement apporte son soutien au secteur privé touché par la crise sanitaire en Afrique. L’annonce faite le 17 février, intervient en amont du premier sommet Afrique-Europe, organisé en présentiel depuis le début de la pandémie de COVID-19.

Dans le sillage du sommet Afrique – UE, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et la Banque européenne d’investissement (BEI) (www.EIB.org), en étroite coopération avec la Commission européenne (CE) et l’Union africaine, ont annoncé la création d’un partenariat solide visant à mobiliser un milliard d’euros d’investissements pour aider les pays à combler le déficit de financement dans la santé. Un appui également dans la mise en place des systèmes de santé résilients qui reposent sur des soins primaires solides, et à atteindre les objectifs de développement durable (ODD) liés à la santé.

Quelques préambules

L’attente des objectifs communs du partenariat nécessite l’adoption d’ une approche impulsée et menée par les pays, en recensant les lacunes des systèmes de santé nationaux, en élaborant des stratégies d’intervention et des plans d’investissement correspondants, en investissant dans des projets et des programmes de santé, en réunissant des bailleurs de fonds, en appuyant la mise en œuvre et en surveillant l’impact.

« La pandémie de COVID-19 nous rappelle avec force que, lorsque la santé est menacée, tout est menacé. Investir dans la santé sur l’ensemble du continent africain s’avère donc essentiel pour promouvoir et protéger la santé, mais cela servira également de base pour sortir les populations de la pauvreté et stimuler une croissance économique inclusive« , a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé. De

Un milliard d’euros d’investissements en Afrique par l’UE et la l’OMS

Pour démarrer ce partenariat, la Banque européenne d’investissement mettra à disposition au moins 500 millions d’euros afin de soutenir le renforcement des systèmes de santé et, plus particulièrement, les soins de santé primaires dans les pays d’Afrique subsaharienne. L’objectif est de mobiliser au moins 1 milliard d’euros d’investissements, structurés en coopération avec la Commission européenne et l’OMS, pour soutenir cette initiative.

« Aujourd’hui, nous sommes heureux de confirmer que la BEI mettra à disposition 500 millions d’euros afin de mobiliser un milliard d’euros de nouveaux investissements en faveur de la santé publique en Afrique », a déclaré Werner Hoyer, président de la Banque européenne d’investissement.

En partenariat avec Blue Forest, le Mozambique lance le plus grand projet de restauration de mangrove d’Afrique

Le projet sera mis en œuvre dans les provinces de Sofala et de Zambezia, sensibles à la biodiversité, sur 185 000 hectares de forêts de mangroves. Jusqu’à 100 millions de mangroves à planter, soit une superficie totale de 185 000 hectares ; 200 000 tonnes de CO2 seront compensées chaque année.

Le plus grand projet de restauration de mangrove d’Afrique a été lancé par le ministère de la Mer, des Eaux intérieures et de la Pêche du Mozambique (MIMAIP), en partenariat avec Blue Forest, un spécialiste du reboisement de mangrove basé aux EAU.

Le projet sera mis en œuvre dans les provinces de Sofala et de Zambezia, sensibles à la biodiversité, sur 185 000 hectares de forêts de mangroves. On s’attend à ce qu’entre 50 et 100 millions d’arbres soient plantés dans le cadre de ce partenariat à long terme. Ce projet permettra de compenser environ 200 000 tonnes d’émissions de CO2 par an, ce qui équivaut à retirer 50 000 voitures de la circulation.

Recours à la haute technologie pour le reboisement

Les partenaires utiliseront l’imagerie satellite haute résolution, la technologie LIDAR et les données de télédétection pour identifier les principaux « points chauds » où le besoin de restauration est le plus élevé. Des algorithmes d’intelligence artificielle (IA) seront ensuite utilisés pour déchiffrer les données satellitaires et les mesures sur le terrain afin de personnaliser les activités de reboisement de manière précise, efficace et transparente.

« Le Mozambique possède plus de 300 000 hectares de mangroves le long de sa côte, ce qui représente l’une des plus grandes étendues de forêt de mangrove en Afrique », a commenté Xavier Munjovo, le Secrétaire permanente au MIMAIP.

Pour Vahid Fotuhi, fondateur et PDG de Blue Forest : « Le Mozambique est un pays extrêmement stratégique en ce qui concerne les forêts de mangrove ». 

Les travaux de reboisement seront réalisés en collaboration avec plusieurs parties prenantes s’attaquant à la question de la restauration des forêts de mangrove au Mozambique. Des institutions publiques telles que la Direction Nationale des Forêts (DINAF) et le Fonds National pour le Développement Durable (FNDS), ainsi que des universités et des ONG seront engagées dans cette campagne. Le projet sera financé par les crédits carbone qui seront générés par les activités de reboisement et de conservation au cours des 30 ans de ce partenariat. Les recettes seront partagées entre les parties prenantes locales et nationales, conformément aux directives établies par le FNDS.

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