samedi 5 avril 2025
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Transition  au Mali : La CEDEAO exprime sa déception

Les pays de la Cedeao expriment leur désaccord quant à la décision malienne de fixer la période de transition sur une période de 24 mois. Une décision qui intervient alors que les négociations entre les deux parties pour restituer le pouvoir aux civils étaient toujours en cours.

Les nouvelles autorités maliennes arrivées au pouvoir pour la première fois lors d’un coup d’État en août 2020, ont publié lundi un décret fixant le calendrier de transition à 24 mois, à partir de mars 2022. La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, composée de 15 membres, a fait pression pour une prolongation plus courte de 16 mois au maximum. La CEDEAO a imposé des sanctions sévères au Mali en janvier après que la junte a déclaré qu’elle n’organiserait pas d’élections démocratiques le mois suivant comme initialement prévu.

« La CEDEAO regrette que, alors que les négociations sont toujours en cours pour parvenir à un consensus, les autorités maliennes aient pris cette décision sur la transition », a déclaré le bloc dans un communiqué. Il a déclaré qu’un négociateur de la CEDEAO continuerait à engager les autorités maliennes pour parvenir à un « calendrier convenu d’un commun accord ».

La décision de la junte dirigée par Assimi Goita de prolonger la transition à 24 mois intervient alors que les chefs d’État des pays membres de la CEDEAO se sont rencontrés ce week-end au Ghana. Où ils ont convenu de ne pas lever les sanctions contre le Mali à moins que la junte ne propose une transition plus courte. Ils devraient tenir un autre sommet d’ici le 3 juillet.

Égypte : La Banque islamique en conclave

Logo Banque Islamique de développement (BID).

Réunies à Sharm El-Sheikh en Egypte, les institutions du secteur privé affiliées au Groupe de la Banque Islamique de Développement (BID) viennent de clôturer « La 10e Forum du secteur privé » tenu du 2 au 4 juin 2022. Le thème de cette année a été axé sur la résilience et la durabilité.

« Au delà du rétablissement, garantir la résilience et la durabilité », c’est le slogan retenu cette année par la BID, lors de son 10éme forum du secteur privé du 2 au 4 juin en Égypte. La rencontre a permis de mettre en exergue  les activités du Groupe de la Banque, ses services et ses initiatives dans les États membres. Les experts du groupe ont passé en revue les opportunités et les défis auxquels sont confrontés le secteur des entreprises dans les États membres, ainsi que les outils de financement disponibles. Entre autres, le financement et le développement du commerce, l’assurance des investissements et le crédit à l’exportation.

Un panel d’expert au rendez-vous

Ont assisté et participé au Forum des hauts responsables gouvernementaux, des présidents et PDG d’entreprises du secteur privé local, régional et international, des investisseurs, des hommes d’affaires et représentants des chambres de commerce et d’industrie, d’agences de promotion du commerce et des investissements; ainsi que d’institutions financières de développement régionales et internationales. Ils ont été plus de 100 conférenciers, 55 exposants et 2000 participants représentant 70 pays à participé à plus de 20 événements du forum où conventions ont été signés.  

Pour Muhammad Al-Jasser, Président de la BID « « Le Forum a été (…) à la hauteur des aspirations et des objectifs souhaité à travers ses activités, ses séminaires économiques, commerciaux et  d’investissement; dans le but de réaliser la complémentarité entre les 2 secteurs  public et privé, qui constituent un pilier fondamental du développement économique et social dans nos pays membres ».

Le secteur public est en effet tenu responsable du développement de l’infrastructure et de la législation pour créer un climat d’affaires attractif pour le secteur privé, afin que le secteur privé puisse faire progresser la production et créer des opportunités d’emploi.

Hala Al-Saeed, Ministre de la Planification et du Développement économique Égyptien a de son côté évoqué les défis auxquels le monde est confronté et résultant de divers chocs. Il a cité la crise causée par la pandémie de Covid-19, puis les répercussions de la crise géopolitique et de la guerre russo-ukrainienne survenues avant le rétablissement complet de la crise de la pandémie. Ce qui exige une meilleure coopération et l’aménagement d’un plus grand espace au secteur privé, afin qu’il puisse participer aux efforts de développement.

Finance : Binance Labs lève de nouveaux fonds

Binance Labs annonce un nouveau levé de fonds d’une valeur de 500 millions de dollar sur les marchés financiers. Le capital devrait stimuler la blockchain, le web3 et les nouvelles technologies créatrices de valeur.

Le fonds est destiné à  des projets qui peuvent favoriser l’extension de l’usage des crypto-monnaies et l’adoption des technologies Web3 et blockchain.  Les 500 millions de dollars de fonds ont été souscris via des investisseurs institutionnels mondiaux de premier plan tels que DST Global Partners, Breyer Capital et Whampoa Group. D’autres grands investisseurs de capital-investissement et des sociétés ont également souscrit à ce fonds en tant que commanditaires.

Pour Changpeng Zhao CZ, fondateur et PDG de Binance, l’objectif du fonds d’investissement nouvellement constitué est de découvrir et de soutenir des projets sur  le Web3 à travers DeFi, les NFT, les jeux, le métaverse, les plates-formes d’adoption sociale et crypto. Depuis 2018, Binance Labs a investi et incubé plus de 100 projets dans plus de 25 pays. Son portefeuille comprend des projets de pointe tels que 1 pouce, Audius, Axie Infinity, Dune Analytics, Elrond, Injective, Polygon, Optimism, The Sandbox et STEPN. Binance Labs réalise des investissements à travers trois étapes différentes : l’incubation, le suivi et l’accompagnement de l’entreprise à un stade précoce et lors de sa croissance jusqu’à un stade avancé.

Hôtellerie : Une dynamique soutenue surtout par l’Egypte et le Maroc

L’enquête de cette année sur  développement des chaînes hôtelières africaines menée par W Hospitality Group, en association avec l’Africa Hospitality Investment Forum (AHIF), révèle que les plus fortes activités ont été enregistrées par l’Egypte, le Maroc ainsi que chez les hôteliers Accor et Marriott.

L’enquête annuelle de cette année portant sur le premier trimestre 2022 a été menée sur la base des données de 42 contributeurs mondiaux et régionaux (africains). Elle a  fait état d’activités de développement hôtelier totalisant environ 80 300 chambres dans 447 hôtels, dans 42 des 54 pays d’Afrique. Si l’on considère d’abord le nombre de chambres en construction, le Maroc et l’Egypte sont en tête du peloton, avec respectivement 5 577 et 6 142 chambres. Ils sont suivis par : l’Éthiopie, 3 871 ; le Cap-Vert, 3 016 ; le Nigéria, 2 544 ; le Kenya, 2 450 ; l’Algérie, 2 337 ; la Tunisie, 2 280 ; l’Afrique du Sud, 1 948 et le Sénégal, 1 919. En Tunisie, au Kenya et au Maroc, plus des ¾ des chaines sont « sur site », alors qu’en Égypte, 71 % n’en sont qu’au stade de la planification. Ce qui reflète des projets relativement « jeunes », dont la plus part ont été signés au cours de ces 3 dernières années. Alors que le Nigeria a entamé ses projets à 45%, 8 des 15 hôtels avec la moitié du total des chambres sont à l’arrêt et les sites fermés.

Mines : Acculé, Glencore plaide coupable de corruption

Empêtrée dans une affaire de corruption, la compagnie minière Glencore écope d’une forte amende aux États–unis. La multinationale Suisse a fini par plaider coupable des accusations de manipulation du marché et de corruption, notamment sur des opérations pétrolières en Afrique et en Amérique du Sud.

Des opérations frauduleuses de deux filiales de Glencore en Afrique et en Amérique du Nord ont été dévoilées par de longues enquêtes au Brésil, au Royaume-Uni et aux États-Unis. Le 24 mai le groupe finit par admettre ses pratiques frauduleuses ouvrant la voie à de fortes sanctions pécuniaires. Aux États-Unis les sanctions pour viol de la loi américaine sur les pratiques de corruption à l’étranger (FCPA) et manipulation des prix des matières premières s’élèveront à environ 1,2 milliard USD. Les enquêtes ont fait état  de l corruption à hauteur de 100 millions de dollars de pots-de-vin versés à des fonctionnaires au Brésil, au Cameroun, en Côte d’Ivoire, en Guinée équatoriale, au Nigeria, au Soudan du Sud et au Venezuela  sur la période de 2007 -2018.

« La portée de ce système de corruption criminelle est stupéfiante », a déclaré le procureur américain Damian Williams pour le district sud de New York. 

Des pots-de-vin  ont été versés pour éviter des audits gouvernementaux, soudoyé des juge, permettant à la compagnie de faire des gains substantiels sous la houlette de ses cadres supérieurs, selon le procureur américain, qui insiste sur la nécessité de mener au audit poussé des comptes de Glencore en Afrique. Glencore est membre de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), basée en Norvège. Sur la base de ses années d’actions corrompues, Glencore devrait être suspendue en tant qu’entreprise soutenant l’ITIE, s’est indignée la chambre africaine de l’énergie. L’ITIE a été pointée du doigt dans sa gestion de l’affaire.  L’organisme panafricain estime que l’institution qui a fait campagne contre l’adhésion des pays africains à l’initiative, compte toujours le minier Suisse parmi ses membres. Et ce, d’autant plus que l’engagement de Glencore auprès de l’ITIE a commencé alors que l’entreprise avait les mêmes pratiques décriées.

«  Après tout, Glenore est membre de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (EITI), basée en Norvège. Sur la base de ses années d’actions corrompues, Glencore devrait être suspendue en tant qu’entreprise soutenant l’ITIE », a estimé la chambre africaine de l’énergie dans un communiqué du 30 mai à Johannesburg.

« Glencore représente le pire de l’industrie pétrolière et gazière et sera exclue de la Semaine africaine de l’énergie qui se tiendra du 18 au 21 octobre au Cap, en Afrique du Sud », peut-on lire dans le communiqué.  La chambre africaine de l’énergie incite de ce fait le gouvernement américain à utiliser les 1,2 milliard de dollars pour renforcer le pouvoir des africains,  véritables victimes des malversations et des erreurs de Glencore, en investissant dans des secteurs clés comme l’énergie.

Ghana : Smart Africa lance son académie numérique à Accra

Dr. Smart Africa - SADA

Une académie numérique au Ghana, c’est l’initiative lancée par le pays en partenariat avec Smart Africa. Cette implémentation s’inscrit dans le cadre du déploiement des académies numériques nationales de SADA dans d’autre pays d’Afrique. Elle soutien les besoins prioritaires en matière de compétences numériques.

Le Ghana se dote d’une nouvelle académie numérique. Dans un protocole d’accord signé  entre l’Alliance Smart Africa et le Ministère de la Communication et de la Digitalisation du Ghana,  le 19 mai, les deux entités ont  lancé à Accra l’initiative SADA.  L’Académie numérique de Smart Africa (SADA) est un écosystème d’apprentissage panafricain dont l’objectif est d’améliorer les qualifications en matière de compétences numériques et d’employabilité de la jeunesse africaine.

Pour démontrer la pertinence de projet, SADA a organisé en avril dernier, un atelier pour montrer de la valeur du cloud fédéré à Accra, au cours duquel plus de 100 personnes des secteurs public et privé ont été formées. Au menu, le renforcement de l’écosystème des datacenters, des services de cloud du pays en partenariat avec le secteur privé et divers acteurs des TIC. La manifestation sera suivie de deux autres ateliers d’apprentissage, relatifs au paiement numérique, à l’intelligence artificielle, réunissant près de 60 experts du secteur.

Former 22 000 personnes d’ici 2022

Au Ghana, il est prévu au sein de ce partenariat de former des cadres dans des domaines spécialisés, mais aussi de former des enseignants et spécialistes de l’informatique avancée. Des réalisations à mettre en œuvre en collaboration avec le  GIZ, l’UIT, HPE, A4AI et la Banque mondiale.

Pour Lacina Koné, le directeur général de Smart Africa :

« Le Ghana est l’un des pays les plus actifs de l’alliance Smart Africa et a contribué à faire progresser les compétences numériques de ses citoyens. Nous sommes heureux de contribuer positivement au renforcement des capacités de la nation à travers le lancement de SADA au Ghana ».

Lancée en 2020, en pleine pandémie, le programme SADA annonce la formation de plus de 2000 responsables politiques et décideurs de 26 dans les domaines de l’intelligence artificielle, de la connectivité 5G, de la protection des données, de la confidentialité et des politiques de haut débit en milieu rural. Des formations ont également été dispensées sur le paiement électronique, l’identité numérique des zones mal desservies, les technologies de sécurité, les datacenters et le cloud. Après le Ghana, des académies similaires sont prévues au Benin, au Burkina Faso, mais aussi en RDC, en Tunisie, en Côte d’Ivoire selon un communiqué de SADA. L’objectif est de formé 22 000 personnes d’ici 2023.

Pêche : Le pavillon africain exploité par des opérateurs d’un nouveau genre

Pour contourner les restrictions en matière de pêche illégale ou de surpêche, des opérateurs de navires de pêches naviguent  sous pavillons africains.  – Un rapport publié aujourd’hui conjointement par les organisations internationales spécialisées dans le renseignement maritime, TMT et I.R Consillium, dénonce ces pratiques. e rapport examine l’existence de lacunes dans certains systèmes d’attribution de pavillon africain permettant le contournement de la loi.

Un rapport publié aujourd’hui conjointement par les organisations internationales spécialisées dans le renseignement maritime, TMT (www.TM-Tracking.org) et I.R Consillium, met en évidence les méthodes utilisées par des opérateurs de navire de pêche étrangers afin d’accéder et d’exploiter des pavillons africains dans l’objectif de contourner la loi. Ce rapport examine l’existence de lacunes dans certains systèmes d’attribution de pavillon africain permettant un tel détournement.

En 2027, il est estimé que le marché global de la pêche atteindra une valeur de 194 milliards de dollars, constituant ainsi un attrait de gain financier pour les acteurs de la pêche illégale. Les navires dit à « haut risque » correspondent à des navires impliqués dans des activités de pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN), des pratiques destructives et non durables pour l’environnement et/ou des navires participants à des formes plus larges de criminalités organisées. Les propriétaires de ces dits navires cherchent à exploiter les ressources halieutiques d’un État tout en contournant ses mesures de gestion et de contrôle des espèces maritimes.

Bien que les pêcheries africaines soient relativement en bon état, le continent fait face à des problèmes de gouvernance et à des moyens limités de contrôle et de gestion des pêches.

Le continent Africain constitue ainsi le terrain de jeu idoine de ces propriétaires de navires à haut risque qui s’essayent à différentes pratiques pour échapper à toutes responsabilités. Reconnaître l’existence d’un tel phénomène constitue le point de départ afin d’identifier les moyens d’actions possibles.

Deux pratiques distinctes d’attribution à risque de pavillon 

 Ce rapport met en évidence deux pratiques distinctes d’attribution à risque de pavillon. « Le pavillon de complaisance », constitue le recours à des libres immatriculations dans des pays africain permettant de pécher au-delà de toutes juridictions nationales. « Flagging-in », constitue au recours et au détournement des règles locales d’attribution de pavillon africain pour un navire appartenant et/ou opérer par un étranger lui permettant ainsi de pêcher dans l’espace maritime africain. Ces deux méthodes permettent à des opérateurs de navire de pêche à haut risque d’accéder à l’espace maritime africain. Ils pourront non seulement conduire une activité de pêche illégale et non durable mais aussi empiéter sur les droits souverains dont disposent les autres États côtiers sur leurs ressources naturelles.

Ce rapport établit que la majorité des États-côtiers africains ont attribué leur pavillon à des navires ayant conduit des activités de pêche illicites, d’après les listes de navires INN et des sources nationales. Plusieurs cas d’études mettent en évidence la manière dont ces opérateurs de navire à haut risque bénéficient de l’accès au pavillon d’États africains. Alors que le continent africain doit faire face à de nombreux défis maritimes, l’exclusion des opérateurs de navires de pêche à haut risque des pavillons africain est une étape critique pour sécuriser l’espace maritime des États-côtiers afin d’en favoriser le développement.

Bank : En partenariat avec Cellulant UBA veut s’imposer sur 19 marchés africains

United Bank for Africa (UBA) s’associe à Cellulant pour accroître sa pénétration sur 19 marchés en Afrique. A travers ce partenariat les deux établissements bancaires élargissent  leurs services de paiement pour les commerçants et les consommateurs en Afrique.

United Bank for Africa (UBA) s’associe à Cellulant pour accroître sa pénétration sur 19 marchés en Afrique. A travers ce partenariat, les deux établissements bancaires élargissent  les services de paiement pour les commerçants et les consommateurs à l’ensemble du continent africain. La banque internationale Africaine, UBA, et la société panafricaine parmi les leaders du paiement digital, Cellulant ont annoncé le 17 mars à Lagos un partenariat qui enrichira les services de paiement pour les commerçants et les consommateurs dans 19 pays clés dans lesquels UBA opère. Il s’agit notamment du Nigéria, du Ghana, du Kenya, de la Côte d’Ivoire, de la Zambie, de la Tanzanie, de l’Ouganda, du Bénin, du Burkina Faso, du Cameroun, du Congo, du Gabon, de la Guinée, du Libéria, du Mozambique, de la République démocratique du Congo, de la Sierra Leone, du Sénégal et du Tchad. Ce réseau constitue l’un des principaux outils permettant de consolider l’écosystème fragmenté des paiements en Afrique, en veillant à ce que la plateforme de paiement de Cellulant, Tingg, soit accessible à un grand nombre de commerçants et de consommateurs sur chacun de ces marchés.

« Alors que le paysage des paiements en Afrique continue d’évoluer, nous pensons que les FinTechs et les banques doivent avoir une collaboration plus approfondie pour développer les opportunités qui permettront de faciliter les paiements et les encaissements pour les entreprises et leurs consommateurs dans tous les secteurs de l’économie. » a déclaré Akshay Grover, PDG du groupe Cellulant

Il estime que ce partenariat avec UBA étend la portée du groupe sur le continent et donne aux commerçants et aux consommateurs du réseau commun la possibilité de bénéficier de services de paiements numériques optimisés directement par le biais de leur banque. Le groupe traite déjà plus de 10 milliards de dollars de paiements en valeur brute sur les marchés en commun, et ce partenariat a le potentiel pour accroître ces chiffres.

Lors de la cérémonie de signature à la UBA House de Lagos, Oliver Alawuba, directeur général adjoint du groupe United Bank for Africa a souligné que « Collaborer avec Cellulant permettra d’avoir un impact considérable lorsqu’il s’agira de changer des vies et d’introduire des moyens plus efficaces permettant aux gens d’effectuer des transactions en Afrique ».

Dans le sillage d’une expansion de Cellulant en Afrique

Cette annonce est la dernière d’une série de nouveaux partenariats pour Cellulant, qui continue d’étendre son réseau avec des institutions financières de premier plan comme UBA. Sa plateforme de paiement, Tingg, désormais disponible auprès de 120 banques, est un agrégateur de paiements unique pour les multinationales, les entreprises de taille moyenne et les petites et moyennes entreprises (PME). La plateforme permet aux commerçants de recevoir, visualiser et de réconcilier tous leurs paiements par l’intermédiaire d’une interface de programmation d’applications (API) unique, ce qui leur évite d’avoir à recourir à plusieurs fournisseurs de services de paiement, notamment les opérateurs de réseaux et téléphonie mobiles. Cela permet à la fois de fluidifier les processus administratifs des entreprises et d’élargir la gamme des options de paiement qu’elles peuvent offrir aux consommateurs, garantissant ainsi un maximum de choix et de flexibilité, tant hors ligne qu’en ligne.

Madagascar : Le FMI approuve un nouveau prêt pour le pays

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Logo du Fonds Monétaire International (FMI)

Le conseil d’administration du FMI a achevé la première revue de l’accord au titre de la facilité élargie de crédit en faveur de Madagascar. Il a approuvé un décaissement de 67,5 millions de dollars pour le pays impacté par le Covid 19.

Par ce financement, le FMI permet le décaissement immédiat d’environ 67,5 millions de dollars et soutient la mise en œuvre des réformes des autorités pour stimuler la croissance et réduire la pauvreté. Le nouvel apport financier devrait aider Madagascar à augmenter ses recettes et à gérer activement les risques liés au budget afin de créer un espace budgétaire pour les dépenses sociales et l’investissement. L’autre objectif est de faire avancer le programme de lutte contre la corruption, ainsi que la transparence budgétaire des dépenses liées à la COVID-19.

Madagascar, une économie plombée par le Covid 19

L’achèvement de cette revue du FMI permet le décaissement immédiat d’environ 67,5 millions de dollars pour couvrir les besoins de financement extérieur et budgétaire, portant le total des décaissements au titre de l’accord à environ 135 millions de dollars. L’accord FEC de 40 mois a été approuvé par le Conseil d’administration du FMI le 29 mars 2021, avec un accès total de 312,4 millions de dollars, soit 90% de la quote-part. L’arrangement vise à soutenir la reprise économique de Madagascar après la pandémie et à relancer la dynamique de réforme des autorités pour stimuler et soutenir la croissance et réduire la pauvreté. Depuis le début de la pandémie de COVID-19, Madagascar a bénéficié de deux décaissements de la facilité de crédit rapide (FCR) du FMI de 165,99 millions de dollars ou 50% de la quote-part en avril 2020 et 171,9 millions de dollars ou 50% de la quote-part en juillet 2020. Le pays de l’Océan indien  a reçu une allocation de 322 millions de dollars en août 2021.

Madagascar continue d’être touché par la pandémie de COVID-19 et traverse une saison cyclonique sévère. Après une contraction du PIB estimée à 7,1 % en 2020, la reprise a été lente avec une croissance estimée à 3,5 % en 2021, reflétant en partie une réouverture retardée de l’économie. La croissance devrait rebondir plus vigoureusement à 5,4 % en 2022. Les risques à la baisse sont élevés, car les taux de vaccination contre la COVID-19 restent faibles et Madagascar est exposé à des catastrophes naturelles sévères.

Afrique : Les entreprises dirigées par des femmes plus prospères

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Les entreprises détenues par des femmes se portent mieux que prévu et affichent des niveaux de résilience relativement élevés, selon un dernier rapport de Lionesses Business Confidence Report financé par la Banque africaine de développement.  Il rend compte des niveaux élevés de résilience des principales femmes entrepreneures d’Afrique.

Selon un dernier rapport financé par la Banque africaine de développement, les entreprises détenues par des femmes se portent mieux que prévu et affichent des niveaux de résilience relativement élevés.  Et ceci malgré la pandémie de Covid-19 en cours. Lionesses Business Confidence Report, le rapport sur la confiance des entreprises publié en marge de la Journée internationale de la femme, a été produit par la Lionesses of Africa Public Benefit Corporation et l’Université de New-York. Il rassemble des informations tirées d’une enquête menée auprès des principales femmes entrepreneures d’Afrique. Ce rapport est financé par le programme de Discrimination positive en matière de financement pour les femmes d’Afrique – AFAWA ou Affirmative Finance Action for Women in Africa, en anglais – de la Banque africaine de développement.

Résilience des entreprises de femmes en Afrique


Selon les conclusions majeures du rapport, les femmes entrepreneures interrogées affirment que leurs entreprises ont fait preuve de résilience pendant la pandémie. 15 % d’entre elles ont affirmé que leurs entreprises n’avaient pas du tout été touchées par la pandémie, 44 % que leurs activités avaient repris ou le feraient d’ici fin 2021, et 34% qu’elles devraient retrouver en 2022 leurs niveaux d’activité d’avant la pandémie de Covid-19. Seules 5% d’entre elles s’attendent à une reprise d’activité en 2023 ou au-delà.

Le Lionesses Business Confidence Report est publié à un moment opportun, déclare dans l’avant-propos du rapport, Beth Dunford, vice-présidente du Groupe de la Banque africaine de développement chargée de l’Agriculture, des Ressources humaines et du Développement social. À travers les données, ce rapport donne la parole à des femmes entrepreneures africaines exceptionnelles capables de servir de modèle et d’exemple à d’autres femmes d’Afrique créatrices d’entreprises confrontées aux défis actuels posés par la pandémie de Covid-19. Le rapport est axé sur quatre domaines  à savoir l’impact de la pandémie de Covid-19 sur les performances des entreprises, la façon dont les principales femmes entrepreneures ont financé leurs activités. Il s’agit de l’importance de la révolution numérique pendant la pandémie, l’ampleur du changement induit par la pandémie de Covid-19 dans la conduite des opérations chez les femmes entrepreneures.

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