Les dirigeants des BRICS se réuniront en Afrique du Sud la semaine prochaine pour discuter de la manière de transformer cette organisation qui représente un quart de l’économie mondiale, en une force géopolitique capable de défier la domination de l’Occident dans l’économie mondiale.
En Afrique du Sud, les BRICS redessineront les contours de l’organisation

Tchad : Airtel écope d’une amende de 8,3 millions USD

Le Tchad a infligé une amende de 5 milliards de francs CFA soit 8,3 millions de dollars à une filiale locale d’Airtel (AAF.L) pour avoir rompu ses engagements d’investissement. Le régulateur tchadien a estimé à la suite d’un audit que la qualité du réseau de l’opérateur s’est détériorée pénalisant les consommateurs. Airtel Africa est basée au Royaume-Uni et opère dans une douzaine de pays en Afrique.
Gabon : échange de 500 millions USD de dettes contre des « obligations bleues »

Il a converti la dette en une nouvelle « obligation bleue » de 500 millions de dollars avec un taux d’intérêt plus bas et une échéance plus longue dans une transaction finalisée mardi qui devrait générer 163 millions de dollars pour des projets de conservation marine au cours des 15 prochaines années.
Un échange « dette contre nature » de 436 millions de dollars par le Gabon pour financer la conservation marine a des bailleurs de fonds qui espèrent davantage de telles transactions environnementales permettant d’économiser de l’argent, mais certains investisseurs voient encore une marge d’amélioration dans les transactions de plus en plus populaires selon les informations relayées par Reuters. Le pays d’Afrique centrale, dont les plages et les eaux côtières abritent la plus grande population de tortues luth en voie de disparition au monde, ainsi que des dauphins à bosse de l’Atlantique, des lamantins et des poissons-scies, a racheté 436 millions de dollars de ses obligations internationales la semaine dernière. Dans leur forme la plus simple, les échanges dette-nature voient la dette d’un pays rachetée par une banque ou un investisseur spécialisé et remplacée par des prêts moins chers, généralement assortis d’une « garantie de crédit » ou d’une « assurance-risque » de financement du développement contribuant à réduire les coûts. Les économies sont destinées à financer la conservation. L’accord du Gabon est attendu depuis longtemps et sa finalisation garantit qu’il sera achevé juste avant les élections présidentielles prévues plus tard ce mois-ci. Le président Ali Bongo, qui brigue un troisième mandat, a déclaré que l’échange était un moment important pour les accords de financement respectueux de l’environnement en Afrique.
« Trop souvent, parler de ces nouveaux mécanismes pour récompenser des pays comme le mien ne reste que cela », a-t-il déclaré dans un communiqué envoyé par courrier électronique. « Dans ce cas… nous en avons fait une réalité. »
Slav Gatchev, responsable de la dette durable chez The Nature Conservancy, une organisation américaine à but non lucratif qui a conseillé le gouvernement gabonais sur l’accord, a déclaré qu’il s’attaquait à la fois aux problèmes de biodiversité, de climat et de dette. L’organisation a également travaillé avec le Belize et la Barbade et prévoit de conclure entre une et trois transactions par an jusqu’en 2030, a déclaré Gatchev à Reuters.
A lire aussi : Crédit carbone : le Gabon prêt à lever des milliards sur le marché des compensations
Investissements du Japon en Afrique, vers un retour d’influence ?

Forum ouvert et inclusif, la Conférence internationale de Tokyo sur le Développement de l’Afrique (TICAD), initié en 1993 par le Japon, a constitué le bras armé du pays du soleil levant dans la promotion de la croissance économique, du commerce et de l’investissement, de la gouvernance… en Afrique. Face à la concurrence, des USA, de l’UE et de la Chine, le Japon se relance, avec en ligne de mire, une ZLECAf naissante.
Un milliard USD, c’est le montant que le Japón va investir dans le secteur minier en RDC. L’annonce fait le 10 août donne un coup d’accélérateur aux investissements japonais en Afrique. Depuis le début, la coopération japonaise en Afrique a visé l’appropriation africaine du développement et un partenariat win-win. Si au début, en 1993, à Tokyo, la première des conférences TICAD comme celles qui suivirent, a été axée sur des rencontres G2G (gouvernements à gouvernements), portant sur la maîtrise du processus et des stratégies de développement, la gouvernance, et le partenariat dans le développement économique, social et sécuritaire. Cette approche, qui instaura rapidement un mécanisme de suivi à trois niveaux, comprenant un Secrétariat adjoint, un Comité conjoint de surveillance et des Réunions de suivi, s’est voulue pragmatique et efficiente. Fort heureusement, elle évoluera très vite. La période du Forum passa de 5 à 3 ans à partir de 2016 et alternativement au japon et en Afrique. La TICAD VII, du 28 au 30 août 2019 a reconnu pour la première fois les entreprises privées comme partenaire officiel. Le TICAD VIII, du 27 au 28 août à Tunis 2022, un plan d’investissements de 30 milliards de dollars sur 3 ans a été décidé. A noter que le Japon a toujours misé sur la formation professionnelle, avec l’implantation de centres de formation financés et encadrés.
Un regain d’intérêt japonais pour l’Afrique
Très tôt positionné en partenaire de pays africains au sud du Sahara, le Japon, qui est en train d’être devancé par l’Empire du Milieu, a montré un regain d’intérêt pour l’investissement en Afrique ces dernières années, notamment dans des domaines, tels que l’infrastructure, les ressources naturelles, l’énergie et le développement économique. Les stratégies d’investissement du Japon en Afrique ont produit peu d’avantages depuis la première édition de la TICAD en 1993, le solde des IDE du Japon en Afrique, qui s’élevait à 12 milliards de dollars à la fin de 2013, est tombé à environ 4,8 milliards de dollars à la fin de 2020, par rapport à 65 milliards de dollars du Royaume-Uni, 60 milliards de dollars de la France, 48 milliards de dollars des États-Unis et 43 milliards de dollars de la Chine, au cours de la même période. Le nombre d’entreprises japonaises, opérant en Afrique, a lentement augmenté, passant de 520 en 2010 à 796 en 2019, mais l’investissement total a diminué ces dernières années. Le Japon a investi dans plusieurs pays africains au fil des ans, mais il est important de noter que les investissements peuvent varier d’une année à l’autre en fonction des priorités économiques, des opportunités et des partenariats. Généralement des pays, tels que l’Afrique du Sud, l’Egypte, le Kenya, le Nigéria, la Côte d’Ivoire, le Maroc ou encore le Sénégal, ont attiré une part importante des investissements japonais.
A lire aussi : Afrique: en partenariat avec la BAD, le Japon va investir 5 milliards dans 4 secteurs prioritaires
L’Afrique du Sud, en raison de son niveau de développement économique, a souvent été l’un des principaux bénéficiaires des investissements japonais en Afrique, avec 70% du total. Ces investissements couvrent un large éventail de secteurs, notamment l’industrie automobile, les infrastructures et les technologies. Le Japon a aussi montré un intérêt pour l’Égypte, en particulier dans les domaines de l’énergie, de l’infrastructure et des technologies. Quant au Kenya, il a attiré l’attention du Japon en raison de son rôle de centre économique et technologique en Afrique de l’Est. Les investissements japonais y ont été observés dans des domaines, tels que les télécommunications, les infrastructures et les énergies renouvelables. En tant que plus grande économie d’Afrique, le Nigéria a été une destination pour les investissements japonais, en particulier dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures et des technologies. En Côte d’Ivoire, les investissements japonais ont augmenté, notamment dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture et des infrastructures.
A lire aussi : Chronique : quelle position pour l’Afrique dans la guerre hégémonique entre le dollar et le yuan ?
Cette liste est loin d’être exhaustive, sachant que d’autres pays africains ont reçu des investissements japonais importants. Il est utile de souligner que les priorités d’investissement du Japon évoluent en fonction des circonstances économiques et des opportunités émergentes. En dehors des chiffres et des accords de partenariats, les investissements japonais en Afrique ont péché par un excès de bonne volonté. L’exemple patent se trouve dans l’aide alimentaire japonaise (Projet Riz KR) pour lutter contre les effets de la sécheresse ou autres effets des changements climatiques. En expédiant des milliers de tonnes de riz et de blé japonais vers cers pays, au lieu de privilégier les achats locaux des exploitants agricoles, la valeur des spéculations locales baisse. Les exploitants agricoles locaux sont alors confrontés à la mévente…
Agriculture au Bénin : hausse de la production du riz à un million de tonnes en 2025

Au Benin, le pôle 1 œuvre pour la production d’un million de tonnes de riz paddy d’ici 2025. Gros consommateur de riz, le Benin dépend en grande partie des importations étrangères. Cette politique agricole vise à réduire cette dépendance.
Cameroun : baisse de la note souveraine du pays très endetté, après le voyage de Paul Biya en Russie

À la suite du voyage de Paul Biya en Russie, toutes les agences de notation occidentales ont abaissé d’un cran la note souveraine du Cameroun. Simple coïncidence ou réelle fébrilité de l’économie camerounaise ? Toujours est-il que le Cameroun s’est considérablement endetté auprès de la Chine et a noué des partenariats stratégiques avec la Russie dans l’espoir de redresser une économie plombée successivement par le Covid-19 et la récente flambée des prix.
Maroc – Energie : 400 MW à générer en pleines montagnes par le projet Noor Midelt III

Dans le cadre de l’accélération du développement des énergies renouvelables, et après avoir annoncé début juillet 2023 la liste des entreprises pré-qualifiées pour la deuxième phase du Programme Noor Midelt (Noor Midelt II), le Maroc avance dans la réalisation de Noor Midelt III. Le projet entre dans la stratégie marocaine de se positionner en leader des énergies renouvelables dans le monde.
Cybercriminalité : vaste coup de filet d’Interpol dans les réseaux africains d’arnaque en ligne

Interpol intensifie son combat contre le crime organisé ouest-africain. Une opération de l’organisme menée en coordination avec 21 pays africains a abouti à la saisie de 2 millions d’euros, au gel de compte bancaires et des arrestations.
Une opération de répression d’Interpol contre le crime organisé ouest-africain a vu des comptes bancaires gelés, des suspects arrêtés et des enquêtes financières déclenchées dans le monde entier. Entre le 15 et le 29 mai, l’opération « Jackal » a mobilisé les forces de police, les unités de lutte contre la criminalité financière et les agences de cybercriminalité dans 21 pays à travers le monde pour mener une frappe ciblée contre « Black Axe » et des groupes criminels organisés similaires d’Afrique de l’Ouest. Plus de 200 comptes bancaires liés aux produits illicites de la criminalité financière en ligne ont été bloqués au cours de l’opération et plusieurs caïds arrêtés dont les réseaux criminels sont considérés comme une grave menace pour la sécurité mondiale.
Compte rendu de l’opération
Au total l’opération a abouti à 2,15 millions d’euro saisis ou gelés, à 103 arrestations et 1 110 suspects identifiés ainsi aue 208 comptes bancaires bloqués. « Le crime organisé est principalement motivé par le gain financier et INTERPOL s’engage à travailler avec nos pays membres pour priver ces groupes de leurs avoirs mal acquis », a déclaré Isaac Kehinde Oginni, directeur du Centre de lutte contre la criminalité financière et la lutte contre la corruption d’INTERPOL. (IFCACC). Cette opération réussie impliquant un si grand nombre de pays montre clairement ce qui peut être réalisé grâce à la coopération internationale et servira de modèle pour une action policière concertée contre la criminalité financière à l’avenir a-t-il ajouté.
A lire aussi : Tech : Digital Africa lance Fuzé pour financer des startups en Afrique
« Cela envoie également un message fort aux réseaux criminels ouest-africains : peu importe où ils se cachent dans le cyberespace, INTERPOL les poursuivra sans relâche. Les activités illégales de Black Axe et des groupes criminels similaires resteront une priorité pour INTERPOL », a ajouté le directeur de l’IFCACC. Au Portugal, quatre enquêtes ont abouti à la saisie et au recouvrement cumulés de près de 1,4 million d’euros. Au total, 34 arrestations ont été effectuées au cours de l’étape irlandaise de l’opération Jackal, 12 à des fins d’enquête et 22 pour blanchiment d’argent et infractions de type gangland. Dans cinq affaires pénales impliquant des entreprises irlandaises, 225 655 euros ont été récupérés grâce à l’opération Jackal au-delà des frontières irlandaises.
« Il est devenu évident dès le début de l’enquête que la coopération internationale et l’utilisation des capacités d’analyse et de coordination d’INTERPOL étaient essentielles à l’enquête et restent un élément essentiel du succès à ce jour et de l’enquête en cours sur ce groupe », a déclaré le chef adjoint du Bureau central national à Dublin Tony Kelly dans un communiqué consulté par Africa Income.
D’autres arrestations et poursuites sont prévues à travers le monde alors que les renseignements continuent d’arriver et que les enquêtes se déroulent. « Black Axe », et un nombre croissant d’autres organismes du crime organisé d’Afrique de l’Ouest, est un gang violent de type mafieux réputé pour la fraude financière cybernétique, en particulier les stratagèmes de compromission des e-mails professionnels, les escroqueries amoureuses, les escroqueries à l’héritage, la fraude par carte de crédit, la fraude fiscale, les arnaques aux paiements anticipés et le blanchiment d’argent. Plusieurs pays ont participé à l’opération : Argentine, Australie, Belgique, Brésil, Canada, Côte d’Ivoire, France, Allemagne, Indonésie, Irlande, Italie, Malaisie, Pays-Bas, Nigéria, Portugal, Afrique du Sud, Espagne, Suisse, Emirats Arabes Unis, Royaume-Uni, États-Unis. L’opération Jackal 2022 a vu 1,2 million d’euros interceptés sur des comptes bancaires et 75 arrestations.
Une opération d’envergure internationale
En partageant des études de cas et des renseignements d’enquête avant et pendant l’opération, les pays ont pu cibler des suspects et des lieux spécifiques pour des raids, des perquisitions, des procédures judiciaires et des arrestations. Le Secrétariat général a fourni des services de soutien sur le terrain, facilitant les arrestations grâce à la coordination des affaires, à l’analyse de la criminalité et à la fourniture de pistes de renseignement. Des fonctionnaires d’INTERPOL ont été déployés en Côte d’Ivoire, au Portugal et en Espagne, où ils ont soutenu les forces de l’ordre locales avec une analyse de la criminalité et un soutien à la coordination des affaires.
Ingérence au Niger, à qui profiterait la guerre ?

La junte militaire, qui a déposé le président Mohamed Bazoum, va-t-elle subir les foudres d’Etats de la CEDEAO (Communauté économique des états de l’Afrique de l’Ouest) qui ont menacé de recourir à la force pour rétablir l’ordre constitutionnel en plus de sanctions économiques et financières.
Nigéria : S&P annonce des perspectives stables pour les réformes budgétaires du pays

S&P Global Ratings a révisé hier ses perspectives sur le Nigeria de négatives à stables citant les récentes réformes du gouvernement qui, selon l’agence de notation, seraient bénéfique à la croissance et aux perspectifs budgétaires du pays si elles sont correctement exécutées.












