lundi 8 juin 2026
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Ethiopian Airlines : une commande de 25 jets régionaux prévue dans 3 mois

Ethiopian Airlines décidera probablement dans les trois prochains mois d’une commande de 25 jets commerciaux de plus petites tailles destinés à étendre son réseau local, a déclaré son directeur général, Mesfin Tasew Bekele, samedi soir en marge d’un rassemblement de dirigeants du secteur aérien au Brésil. Photo éthiopian airlines

Le premier transporteur africain envisage une commande de 25 appareils de plus petite capacité pour densifier son réseau domestique et régional. Airbus, Embraer et Boeing sont en lice, alors que la compagnie compose avec une flambée de ses coûts de carburant liée à la guerre en Iran.

Ethiopian Airlines décidera probablement dans les trois prochains mois d’une commande de 25 jets commerciaux de plus petites tailles destinés à étendre son réseau local, a déclaré son directeur général, Mesfin Tasew Bekele, samedi soir en marge d’un rassemblement de dirigeants du secteur aérien au Brésil. Premier transporteur du continent avec une flotte de 147 appareils, la compagnie étudie l’Airbus A220, l’Embraer E-2 et le Boeing 737 MAX 7, ce dernier devant être certifié cette année par l’Administration fédérale de l’aviation américaine (FAA). Les appareils seraient déployés à la fois sur les liaisons intérieures et vers les pays voisins. « Il y a quelques difficultés, mais cela devrait se faire d’ici trois mois », a indiqué Mesfin Tasew Bekele à propos du calendrier, sans préciser la nature de ces difficultés.

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Le programme A220 reste déficitaire et fait face à une concurrence soutenue du brésilien Embraer. Comme d’autres transporteurs, Ethiopian Airlines doit composer avec la hausse des prix du carburant provoquée par la guerre en Iran. La compagnie a réduit ses fréquences vers le Moyen-Orient pour s’adapter à une demande en baisse, ramenant par exemple ses vols vers Dubaï de trois à deux par jour. À l’échelle du réseau, le transporteur dépense désormais environ 60 % de plus en kérosène, tout en ayant résolu ses craintes d’approvisionnement. « Nous avons réglé le problème de la disponibilité, c’est désormais sous contrôle », a précisé le dirigeant en marge du sommet annuel de l’Association internationale du transport aérien (IATA), réuni ce week-end à Rio de Janeiro. Mais la question du prix reste un sujet sérieux. Et l’arbitrage à venir entre Airbus, Embraer et Boeing constituera un signal important sur les choix industriels du leader africain, dans un contexte où la maîtrise des coûts d’exploitation pèse plus que jamais sur la rentabilité des compagnies du continent.