
Pour hisser la Côte d’Ivoire dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure, Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, plaide pour une stratégie ciblée articulée autour des secteurs moteurs de croissance que sont l’énergie, l’agriculture et le développement du capital humain.
Pour permettre à la Côte d’Ivoire d’accéder à la catégorie des pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure, Ousmane Diagana préconise une stratégie ciblée. Selon le vice-président régional de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, le pays doit concentrer ses efforts sur des secteurs moteurs de croissance, au premier rang desquels l’énergie et l’agriculture, tout en investissant massivement dans son capital humain. Le passage à cette catégorie supérieure constituerait une étape symbolique et économique majeure pour l’économie ivoirienne, l’une des plus dynamiques de la zone UEMOA. Il suppose toutefois de franchir un seuil de revenu national brut par habitant plus élevé, un objectif qui exige à la fois une croissance soutenue et une meilleure redistribution de ses fruits.
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Les secteurs de l’énergie et de l’agriculture apparaissent comme les principaux leviers identifiés. L’accès à une énergie fiable et abordable conditionne la compétitivité industrielle et l’attractivité des investissements, tandis que la modernisation agricole – de la transformation locale des matières premières à la structuration des filières – permet de créer davantage de valeur ajoutée sur le territoire national. Premier producteur mondial de cacao, la Côte d’Ivoire dispose d’un potentiel considérable pour capter une part plus importante de la chaîne de valeur, aujourd’hui largement captée en aval par les pays transformateurs. La diversification de l’économie et la montée en gamme des productions figurent parmi les conditions d’une croissance plus résiliente.
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Au-delà des infrastructures et des secteurs productifs, le développement du capital humain constitue un axe déterminant. L’éducation, la formation professionnelle et l’accès aux services de santé sont autant de facteurs qui conditionnent la productivité à long terme et la capacité du pays à tirer parti de sa démographie. Cette dimension sociale du développement rejoint les orientations défendues par la Banque mondiale, pour qui la croissance économique ne se traduit durablement en progrès qu’à condition d’être inclusive et de bénéficier au plus grand nombre.
Le rôle d’accompagnement de la Banque mondiale
À travers ses financements et son appui technique, l’institution de Bretton Woods entend accompagner la Côte d’Ivoire dans cette trajectoire. Le partenariat noué entre Abidjan et la Banque mondiale porte sur des projets structurants, mobilisant à la fois des ressources concessionnelles et l’expertise de l’institution en matière de réformes. La feuille de route esquissée par Ousmane Diagana rappelle que l’accès au statut de pays à revenu intermédiaire de la tranche supérieure ne relève pas d’un simple franchissement de seuil statistique, mais d’un processus exigeant de transformation structurelle, dont dépendra la capacité de la Côte d’Ivoire à consolider ses acquis et à répondre aux attentes de sa population.













