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Soudan : contraction de 18% du PIB en 2023

Le FMI a prévenu que l’impact du conflit sur l'économie pourrait être long, car la reconstruction du pays pourrait prendre des années. (Crédit : DR).

Alors que son économie est en arrêt, les perspectives financières du Soudan restent alarmantes. Selon le Fonds Monétaire International (FMI), le PIB du pays devrait se contracter de plus de 18 % cette année. Et pour  cause, les affrontements qui durent depuis plus de 6 mois entre l’armée soudanaise et des paramilitaires.

Depuis quelques mois, le soudan se trouve dans une situation de guerre dont l’issue est encore incertaine. Des combats qui ont fait des ravages et sur le plan humanitaire et économique. Les combats qui se concentrent dans la capitale Khartoum et dans quelques autres villes ont fait plus de 9 000 morts et déplacé plus de 5 millions de personnes. L’économie  soudanaise tourne donc au ralenti avec de nombreuses pénuries, des salaires qui n’ont pas été payés depuis des mois et un système bancaire très affecté par les violences. Cette situation de précarité fait suite aux coups d’Etats succéssifs qui ont marqué le pays depuis le départ de l’emblématique président Soudanais Omar El Béchir, en avril 2019. Le pays en proie à des violences des groupes rivaux manque de tout mais est riches en ressources naturelles. Il est notamment le troisième producteur d’or en Afrique. Mais les ventes de ce matériau précieux sont à l’arrêt. Ce qui prive le Soudan de sa première source de revenus en devises étrangères. L’agriculture, qui représente près de 40 % du PIB et 80 % des emplois a également été très touchée. Ajouter à cela, la livre soudanaise a perdu 50 % de sa valeur depuis le début des combats et l’inflation reste très élevée. Le FMI a prévenu que l’impact du conflit pourrait être long, car la reconstruction du pays pourrait prendre des années.

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Le Burkina Faso va se doter d’une centrale nucléaire d’ici à 2030

Un mémorandum d’entente pour la construction d’une centrale nucléaire devrait être signé  entre le ministère de l’Energie Burkinabé et Rosatom, l’agence fédérale russe de l’énergie atomique. (Crédit : DR).

Le Burkina Faso espère construire une centrale nucléaire dans le pays d’ici 2030, selon la déclaration jeudi  à Moscou, du ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières, Simon-Pierre Boussim, dans son discours lors de la Semaine russe de l’énergie.

Mali : évincé, Air France devra encore attendre pour reprendre ses dessertes

En 2022, la compagnie française proposait 10.000 sièges pour Bamako, selon les données de l’Official Airline Guide (OAG). La suspension des vols à destination du Mali, troisième destination de la compagnie française en Afrique subsaharienne en 2022 - derrière Abidjan et Dakar - depuis deux mois n'est pas sans conséquences sur les recettes de la compagnie, également évincée du Burkina Faso et du Niger. (Crédit : Dr).

Depuis le 07 aout, Air France n’opère plus au mali, les relations dégradantes entre Bamako et Paris avaient conduit la compagnie française à stopper ses vols quotidiens entre les deux pays. La reprise annoncée cette semaine a été annulé par Bamako où la compagnie française detenait un créneau très lucratif.

Depuis le coup d’état du 18 aout 2020 contre Ibrahim Boubacar Keita par des militaires, ce n’est plus l’entente cordiale entre Paris et Bamako. l’ancienne colonie française accusent incessamment Paris d’ingérence dans ses affaires. Les désaccords ont conduit les deux pays à prendre des mesures qui frôlent l’extrême, comme la suspension des vols Air France à destination de Bamako sans aviser au préalable les autorités maliennes. En guise de riposte, le Mali a fait part à la compagnie française de son intention de revendre le hub de la compagnie qui in fine l’avait perdue à travers l’arrêt de ses activités. Le départ de la compagnie française a laissé libre un créneau lucratif que les autorités de Bamako peuvent octroyer à d’autres compagnies. Plusieurs médias, ont fait état de disscussion entre Bamako et des compagnies pour combler le vide laissé par Air France.

Paris – Bamako : un créneau lucratif pour Air France

En 2022, la compagnie française proposait 10.000 sièges pour Bamako, selon les données de l’Official Airline Guide (OAG). La suspension des vols à destination du Mali, troisième destination de la compagnie française en Afrique subsaharienne en 2022 – derrière Abidjan et Dakar – depuis deux mois n’est pas sans conséquences sur les recettes de la compagnie, également évincée du Burkina Faso et du Niger. Le manque à gagner cumulé avoisinerait les 6 millions d’euros selon les estimations de nos confrères de JA. Air France, compagnie dont l’État français détient 28,6 % du capital, a stoppé début août les dessertes vers le Mali. Mais à partir du vendredi 13 octobre prochain, a annoncé ce mardi Air France, des avions décolleront les mardis, vendredis et dimanches de l’aéroport Charles de Gaulle de Paris pour atterrir à l’aéroport international Modibo Keïta de Bamako. Une nouvelle qui avait réjoui les voyageurs exaspérés par la situation. Faut croire que la situation pourrait perdurer. Après avoir fait savoir mardi qu’elle allait reprendre vendredi par l’intermédiaire d’une compagnie tierce son service entre les aéroports Paris Charles-de-Gaulle et Modibo-Keïta, Air France a indiqué que la reprise était « reportée jusqu’à nouvel ordre » à la suite de « demandes complémentaires des autorités maliennes ».

Mali – Indépendance : annulation des festivités du 22 septembre et réorientation des ressources vers les victimes des attentats

Le gouvernement malien avait annulé l’autorisation d’Air France après la suspension de ses vols par la compagnie. Dans un communiqué lu à la télévision nationale, le ministère des Transports  a de nouveau reproché à Air France mercredi d’avoir suspendu ses vols « unilatéralement (…) sans informer au préalable, de manière convenable, les autorités et les clients ». La liaison devait s’opérer non plus avec des avions de la compagnie, mais un Boeing 777-200 ER de la compagnie portugaise EuroAtlantic Airways et avec des employés de cette société pour constituer l’équipage.

Nigéria : le régulateur affiche son optimisme sur la vente d’actifs d’Exxon à Seplat

Les chefs d'État et de gouvernement des pays membres de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) ont signé dimanche à Freetown, en Sierra Leone, l'accord intergouvernemental régissant le développement du gazoduc africain atlantique Nigeria-Maroc. (Crédit ; DR).

Le chef de l’agence de régulation pétrolier, la Nigerian National Petroleum Corporation (NNPC) s’est dit « très optimiste » par rapport à la vente d’actifs du Major de pétrole d’Exxon Mobil à Seplat Energy , afin d’avancer dans ce dossier, a-t-il déclaré mercredi.

L’année dernière, le régulateur Nigerian – la Nigerian National Petroleum Corporation -NNPC) – avait refusé de donner son feu vert pour la vente de 1,28 milliard de dollars, d’actifs. Ce qui, selon certains acteurs de l’industrie, était la clé pour obtenir des investissements nécessaires dans le secteur du pétrole et du gaz au Nigeria. « Nous sommes très optimistes quant au retour des parties à l’opération, nous étudieront la position du régulateur et reviendront pour respecter les dispositions des lois nigérianes et la bonne chose sera faite », a déclaré Gbenga Komolafe, directeur général de la Commission nigériane de réglementation du pétrole en amont (NUPRC) a l’occasion d’une conférence africaine sur l’énergie. Komolafe a déclaré qu’Exxon Mobil « n’a pas acheminé la transaction » conformément aux dispositions de son accord d’exploitation conjoint, mais il a estimé qu’une fois qu’Exxon aurait conclu des accords en bonne et due forme avec ses partenaires de l’entreprise commune dans les actifs, « l’autorité de régulation fera ce qu’il doit ». La compagnie pétrolière publique NNPC s’était également opposée à la vente, faisant valoir qu’elle avait des droits de préemption sur les actifs. La NNPC n’a pas fait de communication publique sur la question de savoir s’il avait proposé d’acheter les actifs.

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Le Nigéria, premier exportateur de pétrole d’Afrique, dépend du pétrole pour 90 % de ses devises, et la moitié de son budget. Mais la production a baissé ces dernières années en raison d’une longue période de sous-investissement. Plusieurs majors pétroliers internationaux cherchent actuellement à se défaire de leurs actifs, mais les éventuelles transactions se sont heurtées à des obstacles juridiques et réglementaires. Le mois dernier, la NNPC a déclaré qu’une filiale de l’Italienne Eni n’avait pas eu son consentement avant d’annoncer une opération de vente d’actifs pétroliers onshores à la société locale Oando, un manquement qui, selon elle, aurait enfreint les termes de leur accord d’exploitation conjoint.

Maroc : les laboratoires Sothema lorgnent l’Afrique de l’Est

Mme Tazi a également précisé que la future usine est-africaine du groupe devrait se focaliser sur des " produits à haute valeur ajoutée liés à l'oncologie et au diabète ", entre autres. (Crédit : DR).

Le laboratoire pharmaceutique marocain Sothema envisage d’implanter une usine en Afrique de l’Est. La construction de cette usine  est-africaine du groupe marocain devrait produire des médicaments  » à haute valeur ajoutée  » pour le  traitement des pathologies cancéreuses et du diabète.

Kenya : un tribunal suspend le projet d’envoi de policiers en Haïti

Élu en 2022, William Ruto a prononcé son premier discours par rapport à l'état de la nation. Discours qui intervient au lendemain d’une  annonce faite par le ministre des Finances, Njunguna Ndung'u, qui affirmait que le pays se trouvait dans une "situation financière difficile". (Crédit : Reuters).

Un tribunal kényan saisi par l’opposition a provisoirement suspendu lundi un projet gouvernemental d’envoi de policiers en Haïti dans le cadre d’une mission de sécurisation de l’ONU de ce pays des Caraïbes en proie à la violence des gangs.

Le Conseil de sécurité des Nations unies avait donné son accord la semaine dernière à l’envoi en Haïti d’une mission multinationale menée par le Kenya,  Nairobi s’était engagé  à fournir 1.000 policiers. Cette décision a créé  une vive polémique  ces derniers jours dans le pays. notamment au sein de l’opposition estime cette mission dangereuse et inconstitutionnelle. Saisi par l’avocat et opposant Ekuru Aukot, la Haute cour de Nairobi a jugé  lundi que la requête de l’opposition soulevait « des questions importantes pour le pays et l’intérêt du public qui requièrent d’être examinées en urgence ». « Ordonnance conservatoire » suspendant le déploiement de policiers en Haïti ou dans tout autre pays jusqu’au 24 octobre a été émis par le juge Enock Mwita. M. Aukot dénonce la volonté de déployer des policiers kényans à l’étranger au moment où le pays est en train de lutter contre l’insécurité à l’intérieur de ses frontières. Les opposants à cette mission pensent  également que cette intervention de la police kenyane peut être perçue comme une force d’ingérence. Cela au vu de l’histoire tourmentée des interventions étrangères en Haïti.

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Le gouvernement haïtien, confronté depuis des années à la violence croissante des gangs qui contrôlent certaines parties du pays, demande depuis un an une mission pour rétablir l’ordre. Mais son appel à l’aide est longtemps resté sans réponse au sein de la communauté internationale, échaudée par les expériences passées dans le pays. Mais en juillet, le Kenya par la voie de son président a déclaré  envoyer 1.000 policiers, une offre saluée par les Etats-Unis et d’autres pays réticents à envoyer leurs propres troupes sur ce terrain risqué. Ce déploiement kényan, qui doit aider Haïti à créer les conditions nécessaires à l’organisation d’élections,  pas tenues depuis 2016, doit encore être finalisé en détail, et approuvé par le Parlement.

Ethiopie : Le PAM de retour auprès des réfugiés

Plus de 20 millions de personnes ont besoin d'une aide alimentaire dans le deuxième pays le plus peuplé d'Afrique après la pire sécheresse dans la Corne de l'Afrique depuis des décennies et un conflit de deux ans dans la région du Tigré qui a tué des dizaines de milliers de personnes. ( Crédit : DR).

Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) a repris la distribution de nourriture à environ 900 000 réfugiés à travers l’Éthiopie après avoir réorganisé les garanties et les contrôles, à la suite d’informations faisant état de vols à grande échelle de ses dons, a-t-il déclaré dans un communiqué.

Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) a repris la distribution de nourriture à environ 900 000 réfugiés à travers l’Éthiopie après avoir réorganisé les garanties et les contrôles, à la suite d’informations faisant état de vols à grande échelle de ses dons, a-t-il déclaré dans un communiqué. C’est en juin que les distributions alimentaires ont été suspendu dans toute l’Éthiopie par le PAM, un jour après que les États-Unis aient annoncé qu’ils faisaient de même en raison de détournements d’aide. Ni le PAM ni l’Agence américaine pour le développement international (USAID) n’ont donné de détails sur les détournements d’aide qui ont conduit à leurs décisions. Plus de 20 millions de personnes ont besoin d’une aide alimentaire dans le deuxième pays le plus peuplé d’Afrique après la pire sécheresse dans la Corne de l’Afrique depuis des décennies et un conflit de deux ans dans la région du Tigré qui a tué des dizaines de milliers de personnes. Au cours des six derniers mois, environ 35 000 personnes ont fui le Soudan vers l’Éthiopie. L’Éthiopie accueille 850 000 autres réfugiés, principalement originaires de Somalie, du Soudan du Sud et d’Érythrée. « La nourriture est une bouée de sauvetage pour les réfugiés vivant dans des conditions incroyablement difficiles, et c’est un soulagement que nous ayons désormais des mesures en place pour reprendre un soutien vital », a déclaré Valérie Guarnieri, directrice exécutive adjointe du PAM, dans le communiqué.

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Le PAM avait fourni une aide d’urgence à près de 6 millions de personnes en Éthiopie avant d’interrompre ses distributions, une décision critiquée par le gouvernement éthiopien qui a déclaré qu’il enquêtait sur les allégations de vol. L’agence des Nations Unies a repris la distribution d’aide alimentaire dans certaines parties en août, mais à ce stade, elle effectuait encore des distributions tests dans d’autres régions éthiopiennes. Le PAM a déclaré que des réformes majeures avaient été réalisées dans tous les camps de réfugiés en Éthiopie, les 24 entrepôts des camps étant désormais gérés exclusivement par le PAM. Un plus grand nombre d’organisations non gouvernementales ont été formées pour gérer les distributions de nourriture, et de nouvelles procédures de collecte garantiront aux réfugiés l’obtention de leurs droits.

Le Maroc en pôle position pour attirer les IDE dans la région MENA

Jardins publics à Rabat-Maroc. (Crédit : DR).

Selon le vice-président de la banque  mondiale  pour la région, le Maroc est l’un des meilleurs pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) en termes notamment de capacité et d’attraction des investissements directs étrangers (IDE).

En marge des Assemblées annuelles de la Banque mondiale (BM) et du Fonds monétaire international (FMI) le vice-président de la banque mondiale régionale a dans son intervention  lors d’une session publique de haut niveau sous le thème « Le Maroc, terre privilégiée des investissements privés » indiqué que le Maroc, comparé aux autres pays de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), est celui qui se porte le mieux en termes notamment de capacité et d’attraction des investissements étrangers.

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Il a mis l’accent sur les efforts déployés par les banques marocaines, l’OCP, la Royal Air Maroc (RAM) et d’autres menant des activités en  Afrique subsaharienne, soulignant l’évolution du Maroc durant ces vingt dernières années. Les travaux des assemblées annuelles de la BM et du FMI ont démarré lundi, avec la participation de l’élite économique et financière mondiale pour débattre des grands enjeux liés notamment aux politiques de financement, à la croissance économique et au changement climatique. Cet événement mondial, qui revient en terre africaine 50 ans après, donne l’opportunite aux décideurs économiques et financiers d’être informés a juste titre  sur les  avancées réalisées et les progrès réalisés  par le Maroc sous le leadership éclairé de SM le Roi Mohammed VI dans divers domaines.

BlueEarth Capital clôt à plus de 108,5 millions USD son fonds de crédit axé sur l’Afrique, l’Asie et l’Amérique

Dénommé BlueEarth Credit Strategies II, ce fonds de crédit soutenu par une base d’investisseurs internationaux réalisera des acquisitions stratégiques dans une diversité de secteurs, sur 3 continents.

Dénommé BlueEarth Credit Strategies II, ce fonds de crédit soutenu par une base d’investisseurs internationaux réalisera des acquisitions stratégiques dans une diversité de secteurs, sur 3 continents.

Blue Earth Capital, investisseur d’impact suisse a récemment informé de la clôture de son fonds BlueEarth Credit Strategies II à plus de 108,5 millions USD. Cet argent sera investi dans des marchés de croissance en Afrique, en Asie et en Amérique. Il visera des secteurs d’activités tels que l’agro-industrie, le logement, l’accès à l’énergie, la santé et l’inclusion financière. Le fonds a reçu des promesses d’une base diversifiée d’investisseurs étrangers, y compris de l’Agence américaine de financement du développement.

« BlueEarth Credit Strategies II est une évolution de la stratégie intégrée de Blue Earth Capital qui combine le crédit privé, le capital-investissement et les fonds. A présent que ce fonds est clos, nous nous attendons à produire un impact mesurable parallèlement aux rendements financiers » a déclaré Amy Wang, responsable du crédit privé chez Blue Earth Capital.

La responsable a aussi expliqué que la plateforme de crédit de BEC a déjà accompli 24 investissements depuis sa création en 2017. Le fonds a réalisé 3 sorties et généré un taux de rendement interne (TRI) supérieur à 12%. Avec ce closing de BCS II, l’investisseur d’impact a dépassé le total de 1 milliard USD d’actifs sous gestion dans l’ensemble de ses stratégies, couvrant le crédit privé, le capital-investissement, les fonds et les co-investissements.

Energie : la RDC exhorte ses partenaires chinois à poursuivre l’électrification

Au terme de l’inauguration de la Centrale Hydroélectrique de Busanga, dans la province du Lualaba au Sud-Est du pays, les autorités congolaises ont dans la foulée exhortées les partenaires chinois à continuer l’électrification en République démocratique du Congo (RDC). (Image générée par IA).

Avec l’appui de partenaires chinois, la République Démocratique du Congo (RDC) veut exploiter son potentie hydroélectrique. C’est dans ce cadre que le pays a inauguré vendredi, en présence du président Félix Tshisekedi, la centrale hydroélectrique de Busanga, un projet financé et construit par les entreprises à capitaux chinois, dans la province du Lualaba (sud-est).

Au terme de l’inauguration de la Centrale Hydroélectrique de Busanga, dans la province du Lualaba au Sud-Est du pays, les autorités congolaises ont dans la foulée exhortées les partenaires chinois à continuer l’électrification en République démocratique du Congo (RDC). « Je voudrais demander à la Société Sino-congolaise hydroélectrique (SYCOHYDRO) de continuer à accompagner le gouvernement dans l’œuvre d’électrification du pays et la féliciter pour la qualité de l’ouvrage réalisé », a fait savoir le ministre de l’Energie et ressources Hydrauliques, Olivier Mwenze Mukaleng. Pour le ministre Mwenze, cet évènement est symbolique, car il marque, d’un côté, un tournant historique dans l’intensification des infrastructures de la production électrique de la RDC et d’un autre côté, constitue une première sur les plans économique et technique. En ce qui concerne le volet économique,  la centrale hydroélectrique de Busanga, sponsorisée par la Sino-congolaise des mines (SOCIMINES), est la première construite par des investissements privés dans un secteur libéralisé par la loi du 17 juin 2014 relativement au secteur de l’électricité a précisé le ministre. « Par conséquent, c’est un motif de satisfaction pour le gouvernement de voir la libération du secteur d’électricité se concrétiser et surtout une raison de rassurer tous ceux qui désirent investir dans le secteur d’électricité en RDC de pouvoir se joindre au gouvernement en vue de développer les potentiels énergétiques de notre beau pays », a déclaré le ministre congolais des Hydrocarbures.

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Par ailleurs, il a désiré que le modèle technico économique du barrage Busanga soit reproduit sur plusieurs sites du territoire national en raison de ses atouts majeurs qui sont  la production de l’électricité proche de la population et des consommateurs industriels et la connexion à un réseau national interconnecté. Quant au  représentant du groupement d’entreprises Chinoises et directeur général de China Railway Ressources Group Co, Lu Heyou, a affirmé la ferme volonté du groupement de mettre en œuvre les visons prônées par le président du RDC Felix Tshisekedi a savoir « Le peuple d’abord ».

« Tout en suivant la déclaration conjointe publiée par la Chine et la RDC, le groupement assumera activement les responsabilités sociales, augmentera les investissements et renforcera la coopération dans le secteur minier, d’infrastructures et d’énergie dans le cadre du projet de coopération Sino-congolais, en vue d’apporter des contributions plus considérables au développement économique et social de la RDC » a-t-il ajouté.

Une  centrale pour faire face aux insuffisances d’électricité

Cette centrale inaugurée dans la province  du Lualaba, Fifi Masuka, est une aubaine pour la localité. Pour le gouverneur la centrale énergétique de Busanga avec sa capacité totale de 240 W, vient palier aux déficits d’électricité que connaissait la SICOMINES dans sa production annuelle. Elle a remercié l’attitude de la société SICOHYDRO pour sa diligence à collaborer avec la province et son application dans la ses responsabilités sociétal. Fruit de la coopération RDC-Chine. La centrale de BUSAGA a été realisee a hauteur de  656 millions USD. Les deux pays se sont convenus de créer la Joint-venture SICOMINES, un projet minier et un projet d’infrastructures soutenus par un projet énergétique avec une production annuelle de 1331 GW. Dans la répartition, une quotité de 10% de l’électricité produite est destinée à la ville de Kolwezi et une autre quotité sera servi à la population environnante de la centrale hydroélectrique de Busanga, avec la collaboration de l’Agence nationale d’électrification et des services énergétiques en milieu périurbaine. Ceci rentre dans le cadre du service public de l’électricité et les obligations sociétales de la SICOHYDRO. L’inauguration de la centrale hydroélectrique de Busanga intervient 94 ans après la centrale hydroélectrique de Mwenengusha, 91 ans après celle de Sanga, 66 ans après celle de Nseke située au Lualaba, 51 ans après celle de Inga I, 41 ans après Inga II et 5 ans après Zongo II au Kongo central.

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