mardi 24 février 2026
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Standard Chartered débute ses activités sur le marché bancaire égyptien

Le groupe bancaire britannique Standard Chartered ouvre officiellement ses portes en Egypte. Cela intervient deux ans après l’acquisition de sa licence d’exercice auprès de la Banque centrale d’Egypte.

Une nouvelle banque fait son apparition dans le paysage égyptien en cette nouvelle année. Il s’agit en l’occurrence de  Standard Chartered Bank, un groupe anglais. Dans une déclaration officielle, Bill Winters, le directeur de l’institution informe de l’ouverture d’une première agence bancaire dans la localité de Cairo Festival City. Cette installation du groupe offrira des solutions de financement de projets et de commerce à des acteurs privés, des entités gouvernementales et des grandes entreprises actifs dans le pays des pharaons.

« L’Egypte a le troisième PIB du monde arabe, avec une démographie très dynamique et une population jeune ; ce qui signifie qu’il y a ici un grand potentiel de croissance. De plus, le pays fait désormais partie des Brics, et nous avons une forte empreinte dans la plupart des pays de ce groupe depuis des décennies », a expliqué Mohammed Gad, directeur général de Standard Chartered Egypt. Et d’ajouter : « il est plus significatif pour nous d’avoir une véritable présence en Egypte, en raison des opportunités d’investissement et de commerce offertes par les pays Brics qui seront désormais ouvertes à ce pays ». Avec cette nouvelle implantation de sa banque commerciale en Egypte, le groupe britannique raffermit sa présence dans ce pays. Cela après l’ouverture d’un bureau de représentation en 2007.

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Gabon : l’Etat acquiert 35% des parts dans le capital de Ceca-Gadis

Le président de la Transition, le Général Brice Clotaire Oligui Nguema a perçu ce mercredi 31 janvier à Libreville, le rapport de propriété de l’État dans le capital de GAGEPAR (groupe Ceca-Gadis), dont les parts sont estimées à 35%, rapporte un communiqué de la présidence.

C’est le  président du Conseil d’administration du groupe Ceca-Gadis, Michel Essonghe, qui a remis le dit rapport au président de la transition. L’évènement a été marqué par la présence du ministre de la Justice, Garde des sceaux, Paul- Marie Gondjout. «Grâce à ce processus, l’État va réduire progressivement la dépendance alimentaire de notre pays, promouvoir les produits locaux et créer des emplois durables. Outre l’acquisition des parts dans le groupe Ceca-Gadis, les plus hautes autorités entendent acquérir des parts dans d’autres structures d’envergure et les redéployer au service de la République afin de booster le développement de notre économie», dévoile le communiqué. «Administrée par la Caisse de Dépôts et Consignations (CDC), cette acquisition de 35% de parts dans le capital du groupe Ceca-Gadis par l’État témoigne de la volonté du Président de la République d’établir une certaine équité dans l’économie nationale», informe le communiqué.

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Cette opération vise par ailleurs à «consolider la position de leader du groupe en exploitant son maillage territorial, et à renforcer la mise en œuvre locale de certaines politiques publiques dans le domaine agricole en l’occurrence», souligne la même source. Le Groupe GAGEPAR (Ceca-Gadis) est un acteur incontournable de la grande distribution alimentaire au Gabon. Il comprend une grande chaîne de distribution avec plus de 104 magasins sur le territoire national et 1 à Sao Tomé – et – Principe. Cela fait 90 ans que le groupe est implanté au Gabon.

Mali : une plateforme d’innovation pour booster la production de la culture du blé

 Les pouvoirs publics du mali viennent de mettre en place une  plateforme d’innovation pour le développement de la culture du blé au Mali. Un atelier initie au du Centre national de la recherche agricole (CNRA), par l’Institut d’économie rurale (IER) a servi de cadre pour présenter le projet.  

Durant deux jours, les acteurs de la filiale y compris le ministre de l’agriculture sont en conclave pour exposer et analyser la situation de la culture du blé au Mali. L’une des raisons de la rencontre est aussi  d’identifier les difficultés liées à sa production et de soumettre des solutions techniques propices pour le développement de la chaîne de valeur blé au Mali. Cet atelier servira de tremplin également pour les participants, d’approuver la feuille de route qui sera la boussole de la plateforme pour le développement de la culture du blé. A la cérémonie d’ouverture, Le ministre de l’Agriculture du Mali, Lassine Dembélé, a mis un accent particulier sur les multiples difficultés de l’agriculture malienne relatives à l’insuffisance de la pluviométrie et la dégradation de l’environnement. Afin de faire face à ces contraintes,  le ministre M. Dembélé a souligné la nécessité et l’importance de cette rencontre entre acteurs du secteur pour pouvoir  relever le défi de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Le chef du département a mentionné la haute consommation du blé cause par la conjecture actuelle à savoir une forte démographie,  l’urbanisation et le changement des habitudes alimentaires. Selon le ministre les besoins de consommation est d’environ 400 000 tonnes par an tandis que la production nationale dépasse rarement les 40 000 tonnes par an. En quantités produites au Mali, le blé vient après le riz, mil/sorgho et le maïs. Nonobstant, la production du blé au  Mali connait  d’importantes potentialités « La mise en valeur de ce potentiel, a-t-il souligné, permettra de faire de cette culture, une céréale stratégique pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, d’améliorer le revenu des producteurs et de réduire considérablement les importations massives de blé dans notre pays », a-t-il relevé. Le ministre de l’agriculture du Mali souhaite que la mise en place de cette Plateforme et son opérationnalisation permettront aux producteurs, aux vulgarisateurs et aux industriels, d’insuffler une dynamique à la filière blé, via la maîtrise des nouvelles technologies sûres provenant des activités de la recherche sur le blé.

M. Dembélé n’a pas oublié de remercier les partenaires techniques et financiers du Projet, particulièrement le Centre international de recherche agricole pour les zones arides (ICARDA) qui collaboration avec l’IER à travers le projet « Technologies pour la transformation de l’agriculture en Afrique (TAAT) phase II-Blé », et la Banque africaine de développement (BAD). Un accord de coopération relatif au projet TAAT phase II-Blé portant sur le développement de la chaîne de valeur blé au Mali a été signé  entre l’Icarda et l’IER. Objectif : chercher  une solution par rapport au maigre niveau de production du blé au Mali. Les travaux de diffusion de technologies confiantes des institutions de recherche et l’organisation des acteurs en plateforme d’innovation, composeront des outils de mise en œuvre du projet dont profiteront les acteurs de la chaîne de valeur dans 37 pays à faible revenu dont le Mali.

Sénégal : Oyass Capital, un nouveau fonds de 35 milliards de francs CFA pour le financement des PME, à l’initiative du FONSIS

Un nouveau fonds vient de voir le jour au Sénégal, dénommé, Oyass Capital, il comprend un un fonds de 35 milliards de francs CFA destiné à faciliter l’accès au financement pour les PME sénégalaises et à stimuler la croissance économique. L’initiative est à l’actif du Fonds souverain d’investissements stratégiques (FONSIS).

La cérémonie destinée au lancement du nouveau fonds s’est déroulé à Dakar sous la présidence  du secrétaire général du ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Alé Nar Diop. « Aujourd’hui, grâce aux apports de la KFW (coopération allemande), de la Banque mondiale et de l’Etat du Sénégal, le FONSIS a pu mobiliser un financement cumulé de près de 35 milliards de FCFA, soit 55 millions d’euros, pour le démarrage d’Oyass Capital », a-t-il dit. Selon M. Diop, ce fonds a pour objectif de « faciliter l’accès au financement en capital pour les PME sénégalaises, à stimuler la croissance économique pour impacter durablement la croissance […] ». « Avec une taille initiale de 35 milliards de FCFA au premier ‘closing’ [processus final dans la conclusion d’une transaction], Oyass Capital atteindra une taille cible de 50 milliards FCFA au second ‘closing’ », a reagi l’administrateur du FONSIS, Abdoulaye Diouf Sarr.

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Les espèces d’investissement « varient de 200 millions FCFA à 2,6 milliards FCFA pour permettre de répondre aux besoins des PME, en pleine croissance avec du capital patient et une plus grande appétence risque », a declaré M. Sarr, selon qui « l’un des objectifs stratégiques du FONSIS est d’investir 20% de ses ressources dans les PME ». « L’objectif visé par Oyass Capital est de créer des champions nationaux parmi les PME démontrant un fort potentiel de croissance et de création de valeur », a ajouté l’administrateur du FONSIS. Ce nouveau fonds est aussi espéré pour participer « au renforcement de capacités des PME financées à travers une facilité d’assistance technique d’un montant fixé à 5% de la taille du fonds ». Jana Malinska, la représentante de la Banque mondiale, a instruit « le rôle crucial » que le fonds Oyass est appelé à jouer, dans le souci de « combler une partie du déficit de financement » pour les PME au Sénégal évalué à plus de 800 milliards de FCFA. La représentante de l’ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne, Nina Neubecker, pense que le fonds Oyass capital « doit constituer la base pour la mobilisation de fonds supplémentaires par les partenaires sénégalais, la Banque mondiale ainsi que par des fonds privés ».

Bayer envisage d’externaliser certains aspects de ses activités pharmaceutiques en Afrique

L’allemand Bayer (BAYGn.DE), fera appel à un tiers pour distribuer ses produits pharmaceutiques sur quatre marchés africains, dont le Kenya, a-t-il indiqué, ajoutant que l’impact sur l’emploi sera minime.

Bayer annonce une externalisation de ses activités pharmaceutiques en Afrique. La société Bayer qui compte 200 employés dans la région africaine, a déclaré que cette décision qui cible le Kenya, l’Éthiopie, le Nigeria et le Ghana n’aura pas d’impact sur sa division scientifique végétale, qui représente 90 % de ses activités. Bayer confiera à partir de mai l’entreposage, la distribution et la représentation commerciale du secteur des médicaments, notamment pour l’oncologie et l’ophtalmologie, à une société tierce non identifiée, a indiqué le communiqué.

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En 2022, Bayer a réalisé un chiffre d’affaires d’environ 14,43 milliards d’euros dans la région Europe, Moyen-Orient et Afrique. De nombreuses installations de production importantes et 44 181 collaborateurs (dont 22 569 en Allemagne) confèrent à l’entreprise une forte présence dans ces régions.

Global Gateway : l’UE et la BAD débloquent de nouveaux financements pour des projets d’infrastructure en Afrique

La Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) a parachevé une ligne de crédit de 100 millions d’euros avec la Banque Européenne d’Investissement (BEI) à l'occasion du Forum Finance en Commun à Cape Town. (Crédit : DR).

A l’occasion du Sommet Italie-Afrique tenue cette semaine, la Commission européenne et le Groupe de la Banque africaine de développement ont confirmé un nouvel accord-cadre de collaboration financier dans le but de stimuler les investissements au compte des plans d’infrastructure en Afrique.

Télécom : 636 millions USD de pénalités pour Maroc télécom

 Un tribunal impose à Maroc Telecom de verser 636 millions de dollars à Inwi dans une affaire antitrust. (Crédit : DR).

Le tribunal de commerce marocain a condamné lundi le leader du marché Maroc Telecom à verser une indemnité de 6,36 milliards de dirhams (636 millions de dollars) à son concurrent Wana Corporate, plus connu sous sa marque Inwi, pour pratiques de concurrence déloyale.

 Un tribunal impose à Maroc Telecom de verser 636 millions de dollars à Inwi dans une affaire antitrust. L’amende dépasse le bénéfice annuel 2022 de Maroc Telecom de 5,82 milliards de dirhams. En 2020, l’Autorité marocaine de régulation des télécommunications (ANRT) a infligé une amende de 3,3 milliards de dirhams à Maroc Telecom pour avoir abusé de sa position dominante sur le marché en entravant l’accès des concurrents au dégroupage sur son réseau et sur le marché fixe. Les actions de Maroc Telecom, deuxième société cotée à la bourse de Casablanca par capitalisation boursière, ont chuté de 9,99% à la suite du verdict de première instance. Inwi, troisième opérateur télécoms du pays, a porté plainte en 2021, accusant Maroc Telecom d’abuser de sa position dominante sur le marché.

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Maroc Telecom, également coté sur Euronext Paris, est contrôlé à 53% par la société émirienne Etisalat, l’État marocain en détenant 22%. Outre le Maroc, Maroc Telecom possède des filiales au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Gabon, au Mali, en Mauritanie, au Niger, au Tchad, au Togo et en République centrafricaine. Inwi n’est pas une société cotée et est contrôlée majoritairement par la holding de la famille royale, Al Mada.

Afrique : Souveraineté économique et souveraineté monétaire vont-elles de pair ?

Les recettes versées au Trésor par les sociétés minières ont atteint 835,1 milliards de francs CFA (1,40 milliard de dollars) l'année dernière, contre 547,6 milliards de francs CFA en 2023, selon un document officiel partagé avec Reuters. (Crédit : DR).

La souveraineté des États africains est assurée par le développement économique et social. Nécessaire pour renforcer leur indépendance et leur capacité à faire face aux défis internes et externes, ce développement compte pour beaucoup en la souveraineté monétaire qui en constitue un élément important. Pour garantir leur indépendance et leur capacité à faire face aux défis du XXIe siècle, les États africains ont intérêt à travailler à renforcer cette souveraineté.

Conscients d’assurer leur indépendance, les Etats africains ont décidé de mettre en place, à travers l’UA, plusieurs initiatives pour promouvoir le développement économique et social en Afrique, notamment le Programme d’action pour le développement durable 2063. Nous regrettons hélas que le rôle important que joue la monnaie dans la souveraineté des États africains, soit négligée ! Doit-on insister davantage sur le fait qu’outil essentiel pour la gestion de l’économie et de la politique d’un pays, elle est un symbole de l’indépendance et de la souveraineté d’un pays ? Sur le plan symbolique, la monnaie est un élément important de l’identité d’un pays. Elle représente la souveraineté du pays sur son territoire et sa population dans la mesure où elle est émise et contrôlée par un État. Instrument de politique économique, elle peut être utilisée pour stimuler la croissance économique, contrôler l’inflation et protéger les consommateurs… Elle est aussi un symbole de fierté nationale.

Vivement des Fort Knox Africains

Outil important pour la régulation de l’activité économique, la monnaie permet aux États africains de soutenir le commerce et l’investissement. Toutefois, en pratique, la souveraineté monétaire des États africains est parfois limitée par des facteurs externes, tels que la dépendance aux devises étrangères ou l’influence des institutions financières internationales. Avec les quantités d’or en réserves dans leur sous-sol, ils sont capables de mettre en place des places fortes qui garantiront leurs devises nationales. Qu’on ne s’y détrompe, le temps de l’étalon-or est certes révolu, mais le métal jaune reste une valeur refuge, même à l’heure de la cryptomonnaie ! Les solutions attenantes, que suggèrent les analystes, orientent les États africains vers le renforcement de leur souveraineté monétaire, via des systèmes bancaires et financiers solides, sans faille et peu atomisés-pas nécessaire d’avoir des dizaines de micros(structures bancaires ! Entre autres exemples concrets du rôle de la monnaie dans la souveraineté des États africains, notons que c’est un véhicule pour financer des investissements publics dans l’infrastructure ou l’éducation. Pour augmenter les taux d’intérêt ou ralentir la croissance de la masse monétaire ou encore mettre en place des réglementations pour protéger les consommateurs contre les fraudes et les abus, nos Etats ne peuvent trouver meilleur instrument qu’une monnaie qui est émise sur place. Fort Knox, bunker militaire ultrasecret, en granit recouvert de béton renforcé d’acier, stocke des millions d’onces d’or, d’une valeur officielle d’environ 274 milliards $ US ! Pour les Etats africains, à monnaie encore sous tutelle, il est grand temps d’asseoir une économie, qui repose sur un secteur secondaire transformant des ressources agricoles en abondance, sans négliger le tertiaire, et à la condition sine qua non d’émettre sa propre monnaie instrument d’une politique monétaire solide sans compromis à un contrôle des changes rigoureux ou à un laxisme qui userait d’une planche à billets inflationniste.

Gabon : un plan pour exécuter 293 projets sur deux ans

Exxon signe un accord avec le Gabon pour explorer du pétrole et du gaz. Ce protocole d'accord, non contraignant, marque l'expansion des activités du premier géant pétrolier américain en Afrique. (Crédit : Africa Income)

Soutenu par le Comité pour la transition et la restauration des institutions, le PNDT cède la place au Plan d’accélération de la Transformation (PAT) 2021-2023 de l’économie gabonaise, mis en route  en janvier 2021.

Au Gabon, le gouvernement a annoncé son plan de développement 2024-2026, à 4 536 milliards FCFA, avec 293 projets. Le CTRI compte entreprendre d’énormes  chantiers de développement socioéconomique du pays sur la  période 2024-2026. Les hautes autorités du pays ont rendus public un plan de conduite des actions prioritaires du gouvernement de la Transition  en vue d’adresser la mise en œuvre de projets structurants et à fort impact. Ce programme dénommé Plan National de développement pour la Transition, tourne autour de .293 projets de développement dont les besoins en financements sont globalement estimés à 4 536 milliards FCFA. Ces engagements devraient tourner autour   de 2 045 milliards FCFA de ressources propres fondées sur l’amélioration des recettes hors pétrole et les efforts visant à réduire le train de vie de l’État, de 1 276 milliards FCFA de financements extérieurs, de 1 197 milliards FCFA de financements privés à travers les PPP, et 16,5 milliards FCFA via la responsabilité sociale de l’entreprise (RSE). À travers cet ambitieux programme, le gouvernement envisage de  diversifier l’économie nationale, de mettre sur pied plusieurs  infrastructures dans l’optique de garantir  le bien-être des populations tout en mettant un accent particulier sur la bonne gouvernance. Des piliers stratégiques ont ainsi été mis en place comme le développement des infrastructures stratégiques, le renforcement de la durabilité environnementale et de la résilience aux changements climatiques, l’élaboration d’un nouveau pacte social pour le développement inclusif, l’intensification de la stratégie de diversification de l’économie, la réforme des institutions et la Transition politique.

Au titre des projets phares à prendre en compte à financer par ce plan, figure entre autres, la construction de Libreville 2 et de logements sociaux adaptés aux réalités des populations locales, le rachat de la société pétrolière Assala, la création d’une Banque de développement, la construction/réhabilitation du réseau routier et des voiries, la réhabilitation des 10 aéroports provinciaux ainsi que la  création d’une nouvelle Compagnie aérienne nationale ainsi que d’un aéroport à Andem.

Economie : l’Italie en quête d’un nouveau partenariat avec l’Afrique sans convaincre

La proposition Italienne sur l'Afrique a reçu une réponse plutôt froide de la part de certaines personnes présentes, Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l'Union africaine,

La Première ministre italienne Giorgia Meloni a appelé lundi à un nouveau partenariat avec l’Afrique, dévoilant un plan très attendu visant à renforcer les liens économiques, à créer un pôle énergétique pour l’Europe et à freiner l’immigration.

S’exprimant lors d’un sommet d’une journée auquel ont participé plus de deux douzaines de dirigeants africains et de responsables de l’Union européenne, Meloni a présenté une série d’initiatives, promettant un premier montant de 5,5 milliards d’euros (5,95 milliards de dollars), y compris des garanties d’État.« Nous pensons qu’il est possible d’envisager et d’écrire un nouveau chapitre dans l’histoire de nos relations, une coopération entre égaux, loin de toute imposition prédatrice ou position charitable envers l’Afrique », a déclaré Meloni dans son discours d’ouverture. Cependant, la proposition a reçu une réponse froide de la part de certaines personnes présentes, Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union africaine, affirmant qu’il aurait souhaité que l’Afrique soit consultée en premier. « Je veux insister ici sur la nécessité de passer des paroles aux actes. Vous comprenez bien que nous ne pouvons plus nous contenter de simples promesses qui, souvent, ne sont pas tenues », a-t-il déclaré, aux côtés de Meloni dans le Sénat italien. Parmi les dirigeants africains présents figuraient les présidents de la Tunisie, du Sénégal, du Kenya, de la République du Congo et de la Somalie. Au total, 45 États africains étaient représentés à différents niveaux.

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Les besoins énergétiques sont au cœur de l’initiative, Rome cherchant à servir de porte d’entrée vers les marchés européens pour le gaz naturel en provenance d’Afrique, devenu vital après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, qui a fait de la diversification des approvisionnements une priorité pour l’UE. Eni, le plus grand importateur italien de gaz naturel, a déjà contrebalancé la baisse des approvisionnements russes en expédiant des volumes accrus depuis l’Afrique, où elle est présente depuis des décennies. La société a déclaré que l’Algérie, l’Égypte et la Libye seraient les principaux fournisseurs de gaz de l’Italie au cours des prochaines années. Mais Meloni a également déclaré que l’Europe devait soutenir l’industrie et l’agriculture en Afrique pour renforcer les économies locales afin de persuader les jeunes Africains mécontents de migrer vers le nord.

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