dimanche 22 février 2026
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Nigéria : l’économie sur un trend haussier

Banque centrale du Nigeria. (Crédit : DR).

L’économie nigériane a accéléré au quatrième trimestre de l’année 2024, connaissant sa croissance la plus rapide depuis trois ans, principalement grâce à son secteur des services, selon les données publiées mardi.

L’économie du Nigéria connaît sa croissance la plus rapide depuis trois ans au quatrième trimestre. Le produit intérieur brut a augmenté de 3,84 % en termes annuels, soit plus que les 3,46 % enregistrés au troisième trimestre 2024, les 3,19 % observés au deuxième trimestre et les 2,98 % au premier. La croissance du quatrième trimestre a été tirée par le secteur des services, qui a progressé de 5,37 % sur un an, a indiqué le Bureau national des statistiques. La croissance sur l’ensemble de l’année s’est accélérée pour atteindre 3,40 % l’année dernière, contre 2,74 % en 2023, a-t-il indiqué. Le taux de croissance reste toutefois inférieur à l’objectif de 6 % fixé par le président Bola Tinubu lors de sa prise de fonctions à la mi-2023 dans la nation la plus peuplée d’Afrique.Le Nigeria prévoit de réviser ses données sur le PIB afin de mieux refléter le paysage économique actuel, après avoir fait de même pour son indice des prix à la consommation .Le changement de base vise à tenir compte de la croissance dans des secteurs tels que l’économie maritime, les arts, la culture et le tourisme, les technologies de l’information et de la communication et le commerce électronique, qui ont tous connu une croissance significative depuis le dernier changement de base en 2014.

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Cet ajustement a permis au Nigeria de dépasser l’Afrique du Sud pour devenir la plus grande économie d’Afrique, mais il a depuis reculé en raison des dévaluations du naira sous la direction de Tinubu. Tinubu a mis en œuvre des réformes audacieuses au cours des premiers mois de son administration pour tenter de libérer enfin tout le potentiel économique du pays. L’année dernière, la Banque mondiale a déclaré que le Nigéria commençait à récolter les fruits des réformes politiques. La production mondiale de pétrole s’est élevée à 1,54 million de barils par jour au cours des trois derniers mois de 2024, soit peu de changement par rapport aux 1,56 million de l’année précédente, selon les données. La croissance de l’agriculture a été de 1,76 %, tandis que la production industrielle a augmenté de 2,00 %. Le Fonds monétaire international prévoit que l’économie nigériane connaîtra une croissance de 3,2 % cette année.

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Cacao : la Côte d’Ivoire confirme la tendance baissière de sa production

En Côte d’Ivoire, la filière cacao est depuis le début de l’année confrontée à crise majeure de commercialisation. Cette dernière s'est caractérissée par un blocage des exportations et une chute brutale des cours mondiaux après que ces derniers ont atteint leur plus haut niveau fin 2024. (Crédit : DR).

Tout comme l’année précédente, la Côte d’Ivoire premier producteur mondial de cacao, annonce de nouveau une baisse du niveau de ses récoltes. La production de cacao en Côte d’Ivoire pour la saison 2024/25 devrait rester autour du niveau décevant de la saison dernière, en raison de conditions météorologiques et de récoltes défavorables, a déclaré le ministre de l’Agriculture du pays.

La récolte de cacao de la Côte d’Ivoire devrait rester proche de celle de la saison dernière, selon le ministre de l’agriculture du pays oues-africain. Une forte baisse de la production en Côte d’Ivoire, premier fournisseur mondial de cacao, devant le Ghana en 2023/24, a déclenché une flambée des prix internationaux à des niveaux records l’année dernière. Cette tendance se maintient cette année, a déclaré Kobenan Kouassi Adjoumani à propos des perspectives de production pour 2024/25, ajoutant qu’il était trop tôt pour donner une prévision ferme. L’évaluation du ministre est conforme à un sondage d’analystes réalisé ce mois-ci par un média international, qui donnait une estimation moyenne de 1,80 million de tonnes métriques pour 2024/25 contre 1,76 million en 2023/24.

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Reprenant les déclarations des agriculteurs, Adjoumani a déclaré que les pluies récentes avaient amélioré les perspectives de la récolte de mi-avril à septembre, qui suit la récolte principale du pays d’octobre à mars. Face aux effets néfastes du climat et aux maladies des cacaoyers vieillissants, la Côte d’Ivoire s’est engagée dans des mesures de replantation et d’agroforesterie qui devraient augmenter le potentiel de production d’ici deux ans, a-t-il ajouté dans une interview au salon annuel de l’agriculture de Paris. La flambée des prix internationaux a également alimenté la contrebande de fèves de cacao en provenance de Côte d’Ivoire, dont le prix fixé pour les producteurs est bien plus bas malgré une augmentation l’année dernière. Selon certaines personnes, entre 100 000 et 200 000 tonnes de cacao auraient été exportées illégalement vers les pays voisins, comme la Guinée, cette saison, mais les mesures de répression prises par le gouvernement ont permis de freiner le trafic, a déclaré Adjoumani. Sur d’autres marchés agricoles, la Côte d’Ivoire pourrait devenir autosuffisante en riz dès l’année prochaine après que les investissements dans les semences et les machines agricoles ont contribué à accélérer la croissance de la production à 1,5 million de tonnes l’année dernière, réduisant l’écart avec la consommation de 2,1 millions de tonnes, a-t-il déclaré.

Mines : la RD Congo renforce son contrôle sur le cobalt

D'après une circulaire gouvernementale, le Congo a instauré de nouvelles conditions pour les exportateurs de cobalt, ce qui pourrait compliquer le système de quotas récemment mis en place. (Crédit : DR)

La République démocratique du Congo, premier producteur mondial de cobalt, a annoncé lundi avoir temporairement suspendu ses exportations de cobalt pour limiter son flux sur le marché, en raison d’une offre excédentaire.

La RD Congo interdit les exportations de cobalt pendant quatre mois pour limiter l’offre excédentaire. L’interdiction une fois en vigueur, restera effective pendant au moins quatre mois, a déclaré l’Autorité de régulation et de contrôle des marchés des substances minérales stratégiques, ou ARECOMS, dans un communiqué. « Cette mesure vise à réguler l’offre sur le marché international, qui est confronté à une surproduction », a indiqué le président de l’ARECOMS, Patrick Luabeya, dans le communiqué. Pour faire respecter cette interdiction et s’assurer que les sociétés minières la respectent, l’ARECOMS a publié un décret signé par Luabeya d’ARECOMS et cosigné par le ministre des Mines Kizito Pakabomba. L’interdiction d’exportation de cobalt – un composant clé des batteries pour véhicules électriques et téléphones portables – entre en vigueur le 22 février et pourrait être ajustée ou levée après trois mois, a-t-il déclaré. La nouvelle de l’interdiction temporaire des exportations de métaux avait déjà été rapportée par Bloomberg.

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Le Groupe chinois CMOC, le plus grand mineur de cobalt au monde, a plus que doublé l’année dernière sa production de métal, passant d’environ 56.000 tonnes à environ 114.000 tonnes, tout en augmentant la production de cuivre dans ses deux mines au Congo. L’agence a déclaré que l’interdiction s’applique à tout le cobalt produit dans le pays, y compris par les mineurs à petite échelle ou artisanaux. En plus d’extraire du cobalt, le Congo est également le deuxième producteur mondial de cuivre.

Chronique- Quand l’élevage et ses filières associées boostent l’industrialisation

La branche de l’élevage et ses filières associées (lait, viande, cuir et peaux, cultures fourragères) jouent un rôle crucial dans l’industrialisation à plusieurs niveaux. Nombre de pays Africains gagneraient à s’y mettre pour générer des revenus, des emplois et asseoir une souveraineté alimentaire.

Parmi les moteurs essentiels de l’industrialisation, on peut compter en Afrique, sur la branche de l’élevage et ses filières associées. Ces domaines contribuent à la création de filières agro-industrielles, au développement de l’infrastructure et de la technologie, à la création d’emplois, au développement rural et à la sécurité alimentaire.

Selon l’US Department of Agriculture, le revenu agricole net, mesure générale des bénéfices, devrait augmenter en 2025, par rapport au sommet record atteint en 2022. Prévu à 180,1 milliards de dollars pour 2025, le revenu agricole net serait de 41,0 milliards de dollars (29,5 %) supérieur à celui de 2024. Quant au revenu agricole net en espèces, il devrait s’établir à 193,7 milliards de dollars pour 2025, soit une augmentation de 34,5 milliards de dollars (21,7 %) par rapport à 2024 (non ajusté en fonction de l’inflation). Ces quelques chiffres donnent un aperçu des revenus que génèrent une telle branche.

En Afrique, par la création de filières agro-industrielles, à même d’assurer la transformation des produits, l’élevage fournit des matières premières essentielles pour les industries agroalimentaires (laiteries, abattoirs, charcuteries, etc.). La transformation de ces matières premières génère une valeur ajoutée considérable, stimulant l’économie et créant des emplois.

Industries connexes et développement de l’infrastructure et de la technologie

La filière du cuir et des peaux alimente l’industrie de la maroquinerie, de la chaussure et de l’habillement, tandis que les cultures fourragères sont susceptibles de soutenir l’industrie des semences, des engrais, de l’alimentation du bétail et des équipements agricoles.

Bien entendu, sur une bonne partie du continent, cela passe par la modernisation des exploitations. L’industrialisation de l’élevage- pas de fermes à 1 000 vaches- entraîne la modernisation des exploitations agricoles, aussi bien en termes d’équipements que de bâtiments et de techniques d’élevage. Le cliché du berger, avec son bâton autour des épaules et laissé à lui-même transhumant, doit être révolu. L’industrialisation favorise l’adoption de technologies innovantes et l’amélioration de la productivité.

Relativement à la logistique et au transport, la collecte et la distribution des produits d’élevage nécessitant des infrastructures logistiques performantes, il est impératif de construire des routes, entrepôts frigorifiques, etc. S’il est évident que cela stimule le développement des secteurs du transport et de la logistique, il reste impératif d’ériger dans ce secteur des champions nationaux capables de recueillir toutes les productions des exploitants. Si ce goulot d’étranglement est réglé, aux oubliettes le gaspillage, les grosses pertes de lait pendant la forte lactation et autres périodes de soudure.

Impact économique et social

Non seulement, l’industrialisation de l’élevage génère des emplois dans les exploitations agricoles, les industries de transformation, les services et le commerce, mais aussi et surtout, c’est une activité économique importante dans les zones rurales. Son industrialisation contribue au développement des territoires ruraux, à la réduction de la pauvreté et à la lutte contre l’exode rural.

Sur le volet de la sécurité alimentaire, l’élevage et les filières associées contribuent grandement, en fournissant des protéines animales essentielles à l’alimentation humaine. L’industrialisation, qui en découle, permet d’augmenter la production et de garantir un approvisionnement régulier.

Relativement aux cultures fourragères, notons que la production d’aliments pour le bétail reste indispensable pour nourrir les animaux d’élevage. Ces cultures fourragères garantissent un approvisionnement régulier en aliments de qualité, ce qui est essentiel pour la productivité de l’élevage. Il ne faut surtout pas négliger l’impact de ces cultures sur l’environnement. En effet, les cultures fourragères peuvent contribuer à la séquestration du carbone et à la préservation de la biodiversité. Une gestion durable des cultures fourragères est essentielle pour minimiser l’impact environnemental de l’élevage.

Tunisie : Kais Saied veut réduire les pouvoirs de la banque centrale

Tunisie finance
Le président tunisien appelle à des amendements à la loi sur la banque centrale. Saied a déclaré lors d'une réunion avec le gouverneur de la banque centrale, Zouhair Nouri, "qu'il est temps de modifier la loi de 2016" qui a accordé à la banque le pouvoir sur la politique monétaire, les réserves et l'or.

Le président tunisien Kais Saied a appelé samedi à une modification de la loi régissant la banque centrale. Ce qui soulève la crainte d’une perte de l’indépendance de l’institution et permettant au gouvernement d’intervenir directement dans la politique monétaire du pays nord africain.

Le président tunisien appelle à des amendements à la loi sur la banque centrale. Saied a déclaré lors d’une réunion avec le gouverneur de la banque centrale, Zouhair Nouri, « qu’il est temps de modifier la loi de 2016 » qui a accordé à la banque le pouvoir sur la politique monétaire, les réserves et l’or. « Nous voulons une banque centrale nationale, pas comme d’autres l’ont voulu sur la base de diktats venus de l’étranger », a-t-il ajouté, dans une vidéo publiée par la présidence. En octobre, des dizaines de députés tunisiens ont proposé un projet de loi qui priverait la banque centrale de son exclusivité sur les taux d’intérêt et la politique de change, mettant ainsi fin à son indépendance. La banque ne pourrait agir qu’en consultation avec le gouvernement, mais serait autorisée à financer le Trésor. Saied a déclaré au gouverneur qu’il y avait eu de nombreuses plaintes concernant les taux d’intérêt élevés. La banque centrale maintient ses taux à 8 % depuis 2023, mettant en garde contre les risques de pressions inflationnistes, malgré les appels du président à des baisses.

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L’année dernière, Saied avait déclaré que la banque centrale devrait prêter directement au Trésor public pour éviter des prêts coûteux via des banques privées. Suite à l’appel de Saied, le Parlement a approuvé en décembre une loi permettant à la banque centrale de fournir 2,2 milliards de dollars pour financer le budget 2025 et rembourser les dettes urgentes – la deuxième fois en moins d’un an que le gouvernement a recours à la banque pour obtenir des fonds. Le gouvernement se tourne de plus en plus vers le financement national, dans un contexte de difficultés à obtenir des financements occidentaux depuis que Saied a pris presque tout le pouvoir en 2021, gouvernant par décret, dans une démarche que l’opposition a qualifiée de coup d’État.

Barrick Gold signe un accord avec le Mali pour mettre fin au conflit minier

Les recettes versées au Trésor par les sociétés minières ont atteint 835,1 milliards de francs CFA (1,40 milliard de dollars) l'année dernière, contre 547,6 milliards de francs CFA en 2023, selon un document officiel partagé avec Reuters. (Crédit : DR).

Le groupe minier canadien Barrick Gold a signé un nouvel accord avec le gouvernement malien pour mettre fin à un conflit vieux de près de deux ans au sujet de ses actifs miniers dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, ont déclaré mercredi quatre personnes au courant du dossier.

Le groupe minier canadien Barrick Gold a signé un nouvel accord avec le gouvernement malien pour mettre fin à un conflit vieux de près de deux ans au sujet de ses actifs miniers dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, ont déclaré mercredi quatre personnes au courant du dossier. Barrick a signé l’accord et il appartient désormais au gouvernement malien d’approuver formellement l’accord. Une annonce officielle pourrait intervenir dès jeudi. Le mineur basé à Toronto et le Mali sont en conflit depuis 2023 au sujet de la mise en œuvre du nouveau code minier du pays d’Afrique de l’Ouest qui accorde au gouvernement malien une plus grande part dans la mine d’or. Dans le cadre du nouvel accord, Barrick versera un total de 275 milliards de francs CFA, soit 438 millions de dollars, au gouvernement malien, en échange de la libération des employés détenus, de l’or saisi et du redémarrage des opérations de la mine de Loulo-Gounkoto. Les actions de la société étaient en hausse de 3,37 % à la Bourse de Toronto à 14h38. Une délégation de plus de 15 représentants de ministères maliens ainsi que du cabinet de conseil privé Iventus Mining ont achevé mercredi une inspection de trois jours du complexe minier de Barrick, selon cinq sources relayées par Reuters.

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La semaine dernière, le Mali a donné à Barrick un délai d’une semaine pour redémarrer ses opérations.Un nouvel accord avec le Mali donnerait un coup de pouce aux opérations de Barrick à un moment où les prix de l’or ont atteint un niveau record, mais les investisseurs n’ont pas vu un rendement similaire se refléter dans la performance des actions de la société.Dans une interview accordée à Reuters plus tôt ce mois-ci, Mark Bristow, PDG de Barrick, a déclaré que la société et le Mali étaient tous deux perdants à la fermeture de la mine, le Mali perdant sa part des revenus chaque semaine où la mine restait fermée. Il a déclaré que Barrick avait versé 460 millions de dollars au gouvernement malien l’année dernière et aurait contribué à hauteur d’environ 550 millions de dollars au trésor national cette année si les opérations n’avaient pas été suspendues.

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Finance : en partenariat avec la BAD, les pays africains s’accordent sur un fonds de stabilité financière

La Banque africaine de développement et le Fonds pour l'énergie durable en Afrique (SEFA) investissent 40 millions de dollars dans la plateforme de capital-investissement Zafiri pour accélérer l’accès aux énergies renouvelables en Afrique.

Les dirigeants africains ont approuvé la création d’un fonds continental de stabilité financière de 20 milliards de dollars, a annoncé la Banque africaine de développement (BAD). Une mesure destinée à éviter d’éventuelles crises de la dette sur le continent avant qu’elles ne s’installent.

Les dirigeants africains approuvent la création d’un fonds de stabilité financière de 20 milliards de dollars. Le mécanisme, connu sous le nom de Mécanisme africain de stabilité financière (AFSM), obtiendra sa propre notation de crédit pour lui permettre d’emprunter sur les marchés internationaux de capitaux, a déclaré la BAD, qui hébergera le mécanisme. Les dirigeants africains avaient appelé à la création du fonds en février 2022 et avaient mandaté la BAD pour mener les préparatifs en vue de sa mise en place. La BAD a désormais l’intention d’avancer rapidement dans la rédaction d’un accord formel et d’obtenir sa ratification par les États, a-t-elle déclaré dans un communiqué à l’issue du sommet de l’Union africaine dans la capitale éthiopienne ce week-end. Outre la hausse des remboursements commerciaux extérieurs et le risque de défaut de paiement, de nombreuses économies de la région sont également confrontées à une pression pour des dépenses plus élevées. Elles sont aussi confrontées à la faiblesse des recettes publiques et aux effets du changement climatique. La création de ce dispositif a également été motivée en partie par le fait que l’Afrique ne dispose pas de son propre coussin financier régional, contrairement à l’Europe et à l’Asie, qui disposent d’accords de ce type.

« Si elle est mise en œuvre comme prévu, l’AFSM peut permettre aux États africains d’économiser environ 20 milliards de dollars en frais de service de la dette d’ici 2035 », estime Kevin Urama, vice-président et économiste en chef de la BAD.

L’adhésion sera volontaire et ouverte à tout pays membre de l’Union africaine désireux de participer. « Des dispositions ont également été prises pour qu’au moins 20 % des membres soient non africains, à condition que les États africains conservent la majorité des membres », a indiqué la BAD. Les pays africains sont confrontés à une série de pressions sur la dette, indique la BAD. Certains pays, comme le Kenya et le Gabon, ont émis des euro-obligations internationales ces dernières années et les investisseurs ont parfois mis en doute leur capacité à les rembourser. Ces inquiétudes ont conduit à une forte dépréciation de la monnaie du Kenya en 2023 et à une dégradation de la note du Gabon par Fitch la semaine dernière. L’AFSM prêtera de l’argent à des taux « concessionnels », a déclaré le directeur général de la BAD le mois dernier, et les bénéficiaires s’engageront à mettre en œuvre des réformes macroéconomiques et budgétaires définies.

« Le cœur du mandat de l’AFSM n’est pas de soutenir l’octroi de plans de sauvetage aux États africains, mais de les empêcher », a déclaré la BAD.

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Libye : la première compagnie pétrolière privée grandit dans l’ombre

(Crédit : DR).

Une compagnie libyenne liée à la puissante faction qui contrôle l’est de la Libye a exporté du pétrole pour au moins 600 millions de dollars depuis mai. Des chiffres qui marquent la fin du monopole de la National Oil Corporation sur les exportations, selon des registres de transport maritime et des experts de l’ONU.

Les expéditions de la société pétrolière peu connue Arkenu, créée en 2023, sont les premières d’une société privée libyenne et signifient qu’une partie des revenus pétroliers du pays est probablement détournée de la Banque centrale de Libye. Depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011, la Libye est déchirée par des conflits entre factions armées et elle est largement divisée, avec un gouvernement internationalement reconnu basé à Tripoli à l’ouest et une administration rivale à l’est, contrôlée par les forces du commandant militaire Khalifa Haftar. Les conflits portent souvent sur la répartition des revenus pétroliers par la banque centrale de Tripoli. Les forces de Haftar, qui contrôlent la plupart des champs pétroliers libyens, ont périodiquement interrompu la production ou les exportations, la dernière en date remontant au mois d’août de l’année dernière , pour garantir la continuité des flux d’argent vers l’est. Un groupe d’experts de l’ONU a déclaré dans un rapport du 13 décembre, au Conseil de sécurité qu’Arkenu était indirectement contrôlé par Saddam Haftar, l’un des fils de Khalifa Haftar.La société a été créée début 2023 par d’anciens employés de la National Oil Corporation (NOC), une société d’État.

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Sénégal- La Cour des Comptes confirme la gabegie sous Macky Sall

Depuis la publication de l’audit du rapport sur la situation des finances publiques gestions de 2019 au 31 mars 2024, par la Cour des Comptes (CC), les suspicions de très mauvaise gouvernance du régime sortant au Sénégal se renforcent. Les scandales ont pour nom une dette abyssale à la hauteur du PIB, loin des critères de convergence de la Cedeao, et en dehors des circuits autorisés, des crédits et commissions accordés sans pièces justificatives, etc.  

Depuis la présidentielle du 24 mars 2024, un nouveau pouvoir détient les rênes au Sénégal. Il s’agit d’une nouvelle équipe, dirigée par le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye et son gouvernement à la tête duquel le Premier ministre Ousmane Sonko. Ce dernier, entouré de plusieurs membres du gouvernement alertait déjà, au mois de septembre 2024, sur l’état des finances publiques héritées du régime précédent. Cette sortie avait permis de partager un écart de près de 2 000 milliards de dettes, à régler, mais qui n’étaient pas traçables.  

Le rapport de la Cour des Comptes sur la situation des finances publiques, établi conformément à la loi n°2012-22 du 27 décembre 2012 portant Code de Transparence dans la Gestion des Finances publiques, vient confirmer une situation pire que celle présentée alors par l’Exécutif et transmis le 18 septembre 2024 (https://www.courdescomptes.sn/wp-content/uploads/2025/02/Rapport-de%CC%81finitif-sur-la-situation-des-finances-exercice-2019-au-31-mars-2024.pdf).  Comme le précisent les auteurs, l’objectif général de l’audit est de s’assurer que le rapport produit par le Gouvernement rend compte fidèlement de la situation budgétaire et financière de l’Etat de 2019 au 31 mars 2024. Il s’agit de vérifier que les données et informations budgétaires et financières du rapport sont exactes et exhaustives, de s’assurer que les données et informations budgétaires et financières du rapport sont adéquatement retracées en comptabilité. A noter que cet audit est le premier du genre, étant donné qu’en 2019, le Gouvernement n’avait pas établi de rapport sur la situation des finances publiques.

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La partie émergée de l’iceberg

Il est important de préciser que les travaux portent sur la situation des finances publiques, notamment les opérations, relatives au budget général (recettes et dépenses), aux comptes spéciaux du Trésor (CST), à la gestion de la trésorerie de l’Etat et à la situation de l’endettement de l’administration centrale budgétaire. La situation de la commande publique a été exclue du périmètre, en raison de contraintes de délais et de l’étendue des travaux.

L’audit de la CC révèle des discordances sur les données des ressources extérieures et des variations notées dans les situations produites par la DODP (Direction de l’ordonnancement des dépenses publiques) … Une suspicieuse mauvaise gestion défraie la chronique au Sénégal, au moment où la Banque mondiale publie son Rapport 2024 sur la Pauvreté, la prospérité et la planète (3PR). Il se pose avec acuité, l’efficacité des politiques de développement sur la réduction de la pauvreté. En témoigne, le nouvel indicateur utilisé par la Banque mondiale pour mesurer la prospérité partagée, à savoir l’écart de prospérité ou coefficient moyen par lequel les revenus devraient être multipliés pour atteindre un seuil de prospérité de 25 dollars par personne et par jour (exprimé en PPA de 2017). Cette norme de prospérité correspond au revenu d’un individu moyen vivant dans un pays en voie de se classer parmi les économies à revenu élevé. La Banque mondiale rappelle qu’en 1990, 14 % des personnes vulnérables dans le monde vivaient en Afrique. En 2019, 57 % d’entre elles dans le monde vivaient en Afrique au sud du Sahara.

Dettes dissimulées

Sur deux chapitres, à savoir « Opérations du budget général et des comptes spéciaux du Trésor » et « Gestion de la trésorerie et situation de l’endettement », l’audit de la CC décline, en quelques chiffres, une gestion qui peut être qualifiée de désastreuse du Sénégal, sous la période sous revue. Des discordances sur les données des ressources extérieures et des variations notées dans les situations produites par la DODP. L’audit dévoile aussi des pratiques impactant la Trésorerie de l’Etat, des manquements dans la gestion des dépôts à terme (DAT), une absence de concordance entre le compte « DAT-TG Banques commerciales » de la balance du TG et la situation de suivi extracomptable.

A titre d’exemples, il a été révélé des DAT encore disponibles dans les livres des banques, des DAT cassés et non reversés au Trésor public, un reliquat de 114,4 milliards de F CFA de l’emprunt obligataire (Sukuk SOGEPA) de 2022 non versé au Trésor public… Quant à la dette garantie (535 milliards de F CFA), la situation laissée par le régime sortant est non exhaustive.  Ce montant est différent de celui communiqué à la Cour par le Ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération (MEPC) et le Ministère des Finances et du Budget (MFB). Les conventions de garantie signées par le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération d’un montant de 1 645,61 milliards de F CFA concernent des projets phares, notamment dans le secteur de l’énergie. En outre, une importante dette bancaire a été contractée hors circuit budgétaire. Le rapport du Gouvernement, établi sur la base des déclarations des banques, fait ressortir une importante dette bancaire non retracée dans les comptes de l’Etat. Ainsi, au titre des crédits directs à l’Etat central un encours de 2 044,01 milliards de F CFA et des certificats nominatifs d’obligations (CNO) de 190,05 milliards de F CFA, soit un total de 2 234,06 milliards de F CFA, au 31 mars 2024.

Scandale des CNO

Ces certificats nominatifs d’obligations (CNO), émis par l’Etat du Sénégal, durant la période sous revue, sont évalués à 546,70 milliards de F CFA et des intérêts de 58,99 milliards de F CFA. Tenez-vous bien, ce montant inclut les CNO émis au nom de personnes morales et qui ne sont pas adossés à des obligations résultant de conventions de crédit bancaire.

La Cour a relevé 6 CNO émis au nom de BDK (Banque de Dakar) et signés le 27 mars 2024 pour titriser un montant de 117,16 milliards de F CFA en paiement à des échéances de prêt 2023 et 2024. A ce niveau l’Etat doit supporter le paiement d’un montant de 121,2 milliards de F CFA incluant les intérêts. Quelque 40 CNO, émis le 10 avril 2020, pour un montant total de 122,39 milliards de F CFA au profit de LOCAFRIQUE, dans le cadre de la titrisation de la créance de la SAR sur l’Etat du Sénégal. Il importe de souligner le rachat de certains de ces titres par Coris Bank, pour un montant de 42,39 milliards de F CFA, et remboursé à l’occasion de la souscription à l’appel public à l’épargne-Etat du Sénégal 2022-2034. Par ailleurs, l’audit a trouvé 04 CNO, émis le 29 mars 2024, au nom de LANSAR AUTO SUARL, pour un montant de 16,57 milliards de F CFA, pour le règlement de factures relatives à la « location de véhicules au profit des services de l’Etat et du transport des hôtes de l’Etat entre 2020 et 2023 pour une durée maximale de 12 mois ». Une partie de cette créance résulte d’un contrat, signé le 2 janvier 2023, par le Directeur de l’Administration et du Personnel de la Direction générale du Budget.

Cette liste est loin d’être exhaustive et comprend 03 CNO, émis le 26 mars 2024, pour un montant de 5,96 milliards de F CFA résultant de frais encourus par SYNERGIES Afrique (4 903 843 656) et HENAN Chine (791 065 500) du fait d’évènements constitutifs de force majeure et d’obligation d’indemnisation à la charge de l’Etat conformément aux clauses du contrat de marché (dommages subis lors des émeutes du 9 février 2024, selon la convention). Pour un d’un montant total de 121,61 milliards de F CFA, ce sont 12 CNO qui ont été émis, le 20 mars 2024, dont des intérêts de 18,62 milliards de F CFA, au profit de A.D.CON.LTD (« A.D. IS ») et A.D. TRADE BELGIUM BV pour la fourniture de divers biens et services non précisés. A cela s’ajoutent 09 CNO, d’un montant total de 100,29 milliards de F CFA, émis le 08 septembre 2023 (20 milliards de F CFA), le 28 décembre 2023 (45,10 milliards de F CFA) et le 28 février 2024 (35,19 milliards de F CFA), au profit de Coris Bank, et ayant respectivement pour objet le paiement de la dette de l’Etat du Sénégal à l’égard de SOFICO, résultant de diverses transactions, le règlement des échéances de crédits, juin à décembre 2023, et de la facture relative au marché de fourniture d’équipement de sécurité et de matériel technique au profit du Ministère de l’Environnement et la titrisation de diverses créances dues à CBI.

Ce n’est pas tout, la CC mentionne que l’Etat a signé des conventions de substitution de débiteurs pour un montant total de 238,19 milliards de F CFA avec les institutions financières.

Une dette et son service élevés

Le montant du service de la dette sur la période sous-revue s’élève à 2 497 milliards de F CFA. Ainsi réparti, à savoir un amortissement à 2 147,22 milliards de F CFA, des intérêts de crédit à 298,77 milliards de F CFA, des intérêts et pénalités de retard à 21,73 milliards de F CFA et des commissions et autres frais à 29,28 milliards de F CFA, ce service de la dette vient s’ajouter à des déficits budgétaires supérieurs à ceux affichés dans les documents de reddition. En définitive, c’est un encours de la dette, supérieur au montant figurant dans les documents de reddition, qui a été trouvé. La CC dévoile une dette totale de 18 558,91 milliards F CFA (99,67% du PIB) !

L’écart global entre la dernière situation produite par la DODP et celle figurant dans le rapport du Gouvernement est de 143,98 milliards de F CFA. Par ailleurs, la Cour a procédé à un échantillonnage de 9 bailleurs (Banque mondiale, Banque africaine de Développement, Banque islamique de Développement, Agence française de Développement, BOAD, Chine, USAID, Société générale et Standard Chartered Bank) dont les financements couvrent 97,84% des ordonnancements des dépenses sur ressources extérieures sur la période de 2019 à mars 2024.

Le quasi-doublement de la masse salariale en 4 ans

Au cours du dernier mandat de Macky Sall, la masse salariale, constituée uniquement des charges de personnel de la Fonction publique, payée par la Direction de la Solde, est passée de 744,96 milliards de F CFA en 2019 à 1 303,50 milliards de F CFA en 2023, soit une évolution de 74,97%.

La gabegie est aussi matérialisée par ces Services non personnalisés de l’État (SNPE), entités dépourvues de personnalité juridique, qui ont bénéficié, durant la période sous revue, de transferts budgétaires d’un montant total de 2 562,17 milliards de F CFA, représentant 28,06% des transferts globaux du budget général. La CC souligne que l’Etat ne doit pas accorder à ses propres services des transferts de crédits ; ceux-ci devant bénéficier de crédits de fonctionnement ou d’investissement.

Célérité de réalisations de chantiers ou embrouille pour malversations

Sachant que le compte de dépôt « CAP/Gouvernement » a été créé le 25 juin 2012 au profit de la Cellule d’appui à la mise en œuvre des Projets et Programmes (CAP), pour suppléer au financement des activités de cette structure par le PNUD, afin de contribuer à l’amélioration du niveau et de la qualité d’exécution des projets et programmes, d’importantes ressources, d’un montant de 1 343, 577 milliards F CFA, sont décaissées à travers ce compte. Ouvert dans les livres de la Trésorerie générale, il est mouvementé par le Directeur de la DODP.  Sur la période sous revue, un montant de 303, 031 milliards F CFA est décaissé à travers ce compte de dépôt Programme de Défense des Intérêts économiques et sécuritaires du Sénégal (PDIES), créé par décret le 12 janvier 2017. La mobilisation des ressources dudit programme est faite par le biais d’un compte de dépôt, ouvert dans les livres de la Trésorerie générale (TG). Ce programme est placé sous l’autorité du Ministre chargé des finances qui peut en confier le pilotage à l’un des membres de son personnel. L’article 5 du décret susvisé prévoit la possibilité d’ouvrir un ou plusieurs comptes au niveau des banques primaires du Sénégal et à l’étranger pour y verser les fonds tirés du compte de dépôt. En outre, selon l’article 6 dudit décret, les dépenses prévues pour le fonctionnement et les activités opérationnelles du programme ne sont pas justifiées, en raison des spécificités liées aux opérations qui y sont effectuées.

La Cour constate qu’en plus des transferts budgétaires, les comptes de dépôt « CAP/ Gouvernement » et PDIES reçoivent des affectations de trésorerie sur autorisation du Ministre chargé des finances. La Cour rappelle, cependant, que les affectations de trésorerie relèvent du domaine de la loi de finances. Au regard de ces dispositions, le Ministre chargé des finances ne doit pas affecter le produit des emprunts à des comptes de dépôt pour y exécuter des opérations non autorisées par la loi de finances.

Acquisition de matériel « fictif »

Relativement à la situation de la trésorerie et de l’endettement, au surfinancement partiellement utilisé pour des dépenses sans couverture budgétaire, le Ministre chargé des Finances a signé, au mois de janvier 2022, au nom de l’Etat du Sénégal, avec International Business (IB) Bank T et International Business (IB) Bank B, une convention de crédit d’un montant de près de 92 milliards F CFA, destiné, selon ladite convention, à l’acquisition de matériel par l’Etat du Sénégal ; sans précision sur la nature dudit matériel. Le montant du crédit, intérêts y compris, est de 105 milliards F CFA, remboursable, au plus tard le 31 décembre 2026, suivant des échéances trimestrielles.
Dans cette opération, l’Etat a payé diverses commissions d’un montant de plus de 919 millions F CFA aux banques, à travers le compte de dépôt « CAP Gouvernement ». Pour cet emprunt, la Cour relève à la fois l’absence d’informations sur la nature et la destination du matériel à acquérir, la contractualisation d’une dette publique en dehors des procédures prévues par la réglementation, le non-versement du produit de l’emprunt dans les comptes du Trésor public ainsi que le remboursement par le Trésor du reliquat de l’emprunt d’un montant de près de 80, 042 milliards F CFA non comptabilisé dans ses livres.

Dans cette même veine, la Cour constate, dans la comptabilité générale de l’Etat, l’alimentation du compte CAP Gouvernement pour un montant de 155 milliards de F CFA, sans couverture budgétaire. Les justificatifs apportés par le Ministère des Finances et du Budget suffiront-ils ?

Aucun faux-fuyant

A ceux de l’actuelle opposition, qui se sont empressés de sortir, pour nier les chiffres de la CC, contrairement à ce qu’ils avançaient naguère, évoquant un rapport non signé, il faut retenir que l’audit est arrêté, conformément aux dispositions du décret n°2013- 1449 du 13 novembre 2013, fixant les modalités d’application de ladite loi organique, par la Chambre des Affaires budgétaires et financières en sa séance du 05 février 2025, il est précisé dans le rapport qu’étaient présents MM. Babacar BAKHOUM, Président de chambre, Mamadou DJITE, Conseiller maître, Mme Khady Ndao DIAGNE, Conseiller référendaire, MM. Abdoulaye SECK, Conseiller, Oumar KA, Conseiller, rapporteur, Cheikh GOUMBALA, Conseiller, Ibrahima GAYE, Conseiller, Massamba DIENG, Conseiller, Jean Christophe DIATTA, Conseiller, Ibrahima Jean SALL, Conseiller, Babacar Ngor DIOP, Conseiller, Mme Teigue MBODJ, Conseillère, avec l’assistance de Maître Malick Mangor NDONG, Greffier. Aussi, suivant ordonnance n°32/2024/CC/CABF/G du 30 Septembre 2024, modifiée par l’ordonnance n°33/2024/CC/CABF/G du 25 octobre 2024, M. Oumar KA, Conseiller, a été désigné pour conduire la mission d’audit. Il a été assisté dans sa mission par MM. Cheikh GOUMBALA, Jean Christophe DIATTA, Ibrahima Jean SALL, Babacar Ngor DIOP et Mmes Teigue MBODJ, conseillers, Faty Mbacké MBAYE et MM. Malick Ngary FAYE, Towall Amrou SOW, Cheikh Tidiane SAMB, Oumar NGOM, Pape Ma FALL, Coumba Ndoffene NDIAYE et Sayide DIAKHATE, Assistants de vérification.

Enfin, que les cassandres et autres pique-assiettes se reprennent. Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Ousmane Diagne, annonce que des enquêtes seront diligentées et que les responsabilités seront situées à quelque niveau que ce soit. En effet, les faits relatés dans le rapport de la CC, présumés constitutifs de fautes de gestion, de gestions de fait ou d’infractions à caractère pénal, feront l’objet, le cas échéant, de déférés, de référés ou de déclarations provisoires de gestion de fait.

Quoiqu’il en soit l’équipe au pouvoir au Sénégal, mû par le Jub Jubal Jubbanti « Voix de la probité, loin de toute concussion », a promis de s’évertuer à compter sur les ressources propres du Sénégal et celles de sa diaspora et de ses partenaires pour redresser la barre et aligner ce pays dans la transparence, la prospérité inclusive et le développement.  

Nigéria : hausse du budget prévisionnel en 2025

Tinubu, président élu du Nigéria. (Crédit : DR).

Au Nigéria les législateurs ont approuvé un budget de 54.990 milliards de nairas équivalent à 36,6 milliards de dollars pour 2025. Un montant qui dépasse la proposition soumise par le président Bola Tinubu, a déclaré jeudi le président du Parlement.

Les législateurs nigérians adoptent un budget accru de 36,6 milliards de dollars pour 2025. La semaine dernière, Tinubu a soumis à l’Assemblée nationale une estimation budgétaire révisée de 54,2 billions de nairas en raison des revenus supplémentaires attendus de la collecte des recettes, notamment de l’administration fiscale, des douanes et d’autres agences. Mais les députés ont de nouveau augmenté le montant avant d’accorder leur approbation. Selon la loi nigériane, le parlement peut augmenter ou réduire les plans de dépenses du gouvernement. Le budget sera envoyé à Tinubu pour être promulgué. Le Nigeria a prévu 200 millions de dollars dans son plan de dépenses pour combler les déficits créés par la suspension de l’aide américaine au secteur de la santé.

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Tinubu, qui en est à sa deuxième année au pouvoir, avait promis pendant sa campagne de relancer la croissance dans le pays le plus peuplé d’Afrique. Mais les réformes rapides – notamment la suppression d’une subvention sur l’essence et deux dévaluations de la monnaie – mises en œuvre peu après son arrivée au pouvoir ont fait grimper les prix. Ce qui a déclenché une crise du coût de la vie. L’inflation devrait chuter fortement à environ 15 % cette année, contre un sommet de trois décennies de 34,80 % en janvier, grâce à la baisse des importations de carburant, a déclaré Tinubu en décembre. Le gouvernement a déclaré que les priorités de dépenses en 2025 comprendraient le renforcement de la sécurité, l’investissement dans les infrastructures et la mise en œuvre de mesures visant à atténuer l’impact de la hausse du coût de la vie. Le déficit est estimé à 1,52 % du produit intérieur brut, soit environ 13 000 milliards de nairas.

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