lundi 23 février 2026
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Mali- Korali-Sud devient une grande Mine

Photo : Mine d'or au Mali (Crédit : DR)

Le Mali et le groupe Allied-Gold Corporation ont procédé à la signature d’une convention, pour l’extension de la Mine de Korali-sud (Or), en une grande Mine. La première première phase d’exploitation s’étend sur 5 ans, avec un chiffre d’affaires de 120 milliards f CFA par an.

Au Mali, une nouvelle configuration s’annonce dans le secteur des industries extractives. Korali-Sud rentre dans la cour des grands, en devenant une grande Mine. Cette mue s’effectue à travers la signature d’une convention entre l’État malien et la société Allied-Gold Corporation, mardi 7 janvier 2025. Le but est de permettre et supporter le coût de transition de la Mine de Sadiola pour son exploitation (Or) en profondeur, l’extension de la Mine de Korali-sud est un projet d’envergure qui aura aussi des retombées considérables sur l’économie du Mali.

Sur une période de 5 ans, la Mine de Korali-sud fournira 110 à 120 milliards de francs CFA par an, selon le ministre de l’Economie et des Finances, Alousséni SANOU. Une source de revenus considérables pour l’État, mais aussi pour les communautés, les sociétés et les entreprises maliennes, grâce à l’application des dispositions du nouveau code minier et son contenu local.  Le ministre de l’Economie et des Finances n’a pas manqué de mettre l’accent sur l’application rigoureuse des nouveaux textes, en prenant en compte l’intérêt supérieur du Mali, tel que promu par les plus hautes autorités de la transition. Quant au ministre des Mines, M. Amadou KEITA, il a fait part de toute son émotion pour le nouveau code minier qui, au-delà des 35% de l’État, permet aussi aux Mali et aux Maliens de tirer profit pleinement de leurs richesses souterraines.

A lire aussi: Mali- Le gouvernement renégocie le contrat avec Barrick Gold sur les mines d’or de Loulo et Gounkoto

Pour rappel, la Mine de Korali-sud exploite de l’oxyde qui sera transporté au niveau de la Mine de Sadiola pour le traitement. Plaque tournante de l’exploitation minière au Mali, la Mine de Sadiola, appartenant également à Allied-Gold, est de nos jours en phase de transition pour une exploitation en profondeur. Quelque 500 millions de dollars ont été injectés par les investisseurs y pour atteindre les priorités fixées. Pour Ilias KEITA, Vice-Président Exécutif de la société minière Allied-Gold, exploitant Korali-Sud, « l’extension de petite Mine en grande Mine est un signal fort » au Mali.

Infrastructures : la Banque de développement de Chine finance de nouveau le Nigéria

La construction du projet ferroviaire Kaduna-Kano, dont le coût est estimé à 973 millions de dollars, a été ralentie pour des retards de financement.

La Banque de développement de Chine a accordé un prêt de 254,76 millions de dollars au Nigeria pour un projet ferroviaire reliant les deux États du nord du pays, Kano et Kaduna, a annoncé la banque, avant une visite dans ce pays d’Afrique de l’Ouest du chef de la diplomatie chinoise cette semaine.

La Banque de développement de Chine débloque 255 millions de dollars pour un projet ferroviaire au Nigeria. Dans le cadre de sa tournée annuelle du Nouvel An en Afrique, le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi arrivera au Nigeria rencontrera le président Bola Tinubu et de hauts responsables du gouvernement jeudi selon un communiqué du ministère nigérian des Affaires étrangères. La construction du projet ferroviaire Kaduna-Kano, dont le coût est estimé à 973 millions de dollars, a été ralentie pour des retards de financement. La Banque de développement de Chine a déclaré dans un communiqué publié sur son site Internet que le prêt fournirait un soutien financier au bon déroulement du projet de chemin de fer à écartement standard de 203 kilomètres (126 miles).

« Une fois terminé, il fournira une connectivité ferroviaire directe entre Kano, une importante ville du nord du Nigeria, et la capitale du pays, Abuja, offrant aux résidents locaux un mode de transport sûr, efficace et pratique », a déclaré la banque.

Le Parlement nigérian avait approuvé pour la première fois la banque chinoise Exim Bank comme financier du projet ferroviaire en 2020, mais la banque s’est ensuite retirée. Le projet ferroviaire Kano-Kaduna fait partie de l’initiative chinoise « les routes du soi » et est construit par la China Civil Engineering Construction Corporation. L’initiative devrait également faciliter la circulation des personnes et des biens dans une région où les voyageurs par route sont confrontés aux attaques de gangs armés spécialisés dans les enlèvements contre rançon. Pour mémoire, la Chine est l’un des plus grands prêteurs bilatéraux du Nigeria, accordant des prêts pour la construction de routes, de voies ferrées et de centrales électriques.

Benin : Kemi Seba affiche ses ambitions politiques

Depuis le début 2025, certains citoyens béninois font part de leurs volonté de se présenter. Parmi eux, le militant panafricaniste Kemi Seba. (Crédit : DR).

Kemi Seba connu pour ses luttes acharnées pour le panafricanisme a annoncer son intention de se présenter à l’élection présidentielle au Bénin prévue pour mi-2026.

Au Benin, plusieurs personnalités publiques sont plus ou moins pressenties pour succéder au président Patrice Talon, qui arrive au terme de son 2e et dernier mandat constitutionnel. Depuis le début 2025, certains citoyens béninois font part de leurs volonté de se présenter. Parmi eux, le militant panafricaniste Kemi Seba. À travers ses réseaux sociaux, il a informé qu’il compte se positionner pour être candidat à la présidentielle beninoise. À un peu moins de 2 ans du scrutin, c’est l’une des premières personnalités publiques à dévoiler officiellement son intention de succéder au président Patrice Talon, élu en 2016 et réélu en 2021 pour un second mandat.Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, Kemi Seba a déclaré compter sur notamment le soutien du parti « Les Démocrates » de l’ancien président Boni Yayi, « le seul parti politique de l’opposition [ayant] le nombre de parrainages suffisant pour accéder aux élections ». Le code électoral béninois exige aux candidats d’obtenir au moins 20% des signatures de l’ensemble des maires et députés du territoire national pour se porter candidat à la présidence.

« La deuxième option aura pour seule et unique fonction de constituer une véritable coalition, bien plus large que celle qui existe actuellement, visant à exiger une réforme du code électoral pour que tout le monde puisse candidater à l’élection présidentielle au Bénin », a signifié Kemi Seba.

Logistique- Marsa Maroc va investir dans le terminal pétrolier de Damerjog à Djibouti

Marsa Maroc (MSA.CS), premier opérateur portuaire du Maroc, investira une somme non divulguée dans Damerjog Oil FZE à Djibouti. Ce complexe prévoit de construire un port pétrolier et gazier sur la côte du Golfe d’Aden à Djibouti, selon un décret du gouvernement marocain.

Dans le cadre de son expansion sur le reste du continent africain, Marsa Maroc a créé une filiale, baptisée Marsa Maroc International Logistics. Cette dernière devra gérer une branche spéciale, appelée Marsa Djibouti pour superviser l’investissement Damerjog, selon un récent décret gouvernemental. L’investissement vise à renforcer la présence de Marsa Maroc dans les chaînes d’approvisionnement logistiques de l’Afrique de l’Est.

Elargissement du périmètre au Maroc et dans le reste du continent

Marsa Maroc International Logistics, qui a été créée pour gérer les plans d’expansion de l’entreprise en Afrique, a également créé Marsa Bénin pour exploiter les terminaux 1 et 5 du port de Cotonou au Bénin, précise ce même décret. En juin, Marsa Maroc a remporté un contrat pour exploiter un terminal à conteneurs dans le port marocain de Nador West Med, d’une capacité de plus de trois millions d’unités équivalentes vingt pieds.

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Pour rappel, Marsa Maroc, ex-ODEP (Office d’exploitation des ports), cotée à Casablanca, gère neuf ports, à travers le Maroc, dont Tanger Med 1 et Casablanca.

Egypte- Nouvelle enveloppe du FMI, courant janvier

L’Egypte devrait recevoir, ce mois-ci, un décaissement de 1,2 milliard de dollars du Fonds monétaire international (FMI), dans le cadre d’un programme de 8 milliards de dollars.

Ahmed Kouchouk, ministre égyptien des Finances, annnonce une nouvelle rallonge du FMI. Le mois dernier, le FMI annonçait avoir conclu un accord au niveau des services avec l’Égypte, sur la quatrième revue de l’accord de facilité élargie de crédit de 46 mois, débloquant potentiellement le décaissement de 1,2 milliard de dollars.

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« Le conseil d’administration (du FMI) se réunira en janvier et, si Dieu le veut, nous recevrons le montant en janvier », a récemment déclaré M. Kouchouk. L’argentier égyptien a ajouté que l’Egypte n’avait pas demandé d’augmentation du prêt de 8 milliards de dollars. Son pays, aux prises avec une forte inflation et une pénurie de devises étrangères, a accepté, en mars dernier, d’élargir le programme d’aide du FMI. La forte baisse des recettes du Canal de Suez, provoquée par les tensions régionales, au cours de l’année écoulée, a aggravé ses difficultés économiques. Le ministre égyptien des Finances a également notifié que l’Egypte comptait lever environ 3 milliards de dollars, sur le reste de l’exercice en cours, qui se termine fin juin, par le biais de « diverses émissions », destinées aux investisseurs, sans donner plus de détails.

A noter que ces commentaires ont été formulés, en réponse à une question sur l’éventuelle intention de l’Egypte d’offrir de nouvelles obligations aux investisseurs étrangers, cette année.

Mali : retour sur des projets phares de l’année

Au Mali, le gouvernement de transition a annoncé, ce dimanche 26 octobre 2025, la suspension des cours dans toutes les écoles et universités du pays à partir du lundi 27 octobre et jusqu’au dimanche 9 novembre inclus. (Crédit : Africa Income).

Que ce soit dans le secteur clé des mines, ou des énergies renouvelables, jusqu’à une révision de son patrimoine culture, le Mali a posé en 2024 les jalons de projets ambitieux qui devraient figurer en bonne place dans l’agenda 2025 du pays.

La confédération de l’alliance des États du Sahel dont le Mali est membre a marqué l’année 2024 à travers plusieurs grands projets afin dassurer la souveraineté tant prônée par les trois pays. Le Mali a démarré plusieurs projets symbolique. Le pays a inauguré sa toute première mine de lithium en Afrique de l’Ouest.  Le dimanche 15 décembre 2024, son Président de la Transition, Assimi Goita a procédé à l’inauguration de l’usine de lithium de Goulamina, située à 65 km de de la région Bougouni.  Il a souligné que ce projet, fruit de réformes profondes dans le secteur minier, marque une avancée significative dans l’exploitation des ressources naturelles du pays. En ce qui concerne les retombées économiques attendues, un chiffre d’affaires initial de 680 milliards de FCFA qui alimentera les banques maliennes et dynamisera les activités économiques. Les dividendes de la mine, estimés à 71 milliards de FCFA, bénéficieront à l’État (30 %) et au secteur privé (5 %), tandis qu’un investissement de 25 milliards de FCFA est prévu pour des projets communautaires : routes, centres de santé, écoles, et infrastructures énergétiques. La mine de Goulamina, exploitée sur une durée de 21 ans, générera plus de 400 milliards de FCFA et près de 2 000 emplois directs et indirects.

Avec ses nouveaux partenaire, le pays se tourne vers les énergies renouvelables

Aussi, face au defis énergétique, les autorités maliennes s’allient avec les nouveaux partenaires dont la Chine et la Russie pour développer le potentiel solaire du pays. A Safo, le 28 mai 2024 a eu lieu le démarrage des travaux de construction d’une centrale solaire de 100 MW crête en partenariat avec la Chine. La centrale de 100 MW qui s’étendra sur 228 hectares, utilisera des panneaux photovoltaïques en silicium monocristallin et devrait être achevée dans 15 mois. Le financement est à moitié assuré par le budget national alors que le pays fait face à un faible niveau d’investissement dans le secteur électrique accompagné d’une hausse de la demande d’électricité liée à l’évolution démographique.

Le Mali rebaptise son patrimoine historique

Le pays Oues-africain qui vient de quitter la Cedeao a inauguré en 2024, à Bamako, la place de la Confédération des États du Sahel, regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Ce lieu était connu autrefois pour être la place du Sommet Afrique – France. L’avenue de la CEDEAO devient désormais l’avenue de l’AES, en hommage à l’Alliance des États du Sahel. Les autorités maliennes ont également procédé à la rebaptisation d’une vingtaine d’autres lieux publics de la capitale, Bamako. Parmi eux, des boulevards très fréquentés, des avenues, des rues, ainsi que des écoles publiques. Ces lieux portent désormais le nom de figures nationales et africaines ayant marqué l’histoire.

Mali :Mali-Russie : un nouveau cap franchi dans la coopération bilatérale

Chronique- 2024, Année de ruptures vers l’émergence 

L’année 2024 a marqué un tournant décisif pour le continent africain. Les dynamiques économiques, politiques et sociales ont connu des évolutions profondes, annonçant une nouvelle ère de transformations et de défis. 

Des évolutions profondes et complexes ont été vécues, sinon amorcées, en Afrique, au cours de l’année 2024. Si les défis sont nombreux, les opportunités sont également immenses. L’avenir du continent dépendra de la capacité des dirigeants africains à saisir ces opportunités et à mettre en œuvre des politiques ambitieuses et durables. Les plus récents exemples sont illustrés au Ghana, l’ancien président John Dramani Mahama a été porté à la magistrature suprême le 07 décembre, succédant à Nana Akufo Ado, au Sénégal, le Premier Ministre Ousmane Sonko vient de présenter sa déclaration de politique générale à l’assemblée nationale le 27 décembre… Rappelons que dans au moins 17 pays du continent africain, il y a eu des élections exécutives, singulièrement aux Iles Comores (janvier), à Maurice et en Tunisie (novembre), au Tchad (mai), en Afrique du Sud et en Mauritanie (juin), au Rwanda (juillet) ou encore au Mozambique et au Botswana (octobre).  

Croissance contrastée 

Sur le plan économique, tous les pays n’ont pas été logés à la même enseigne, avec notamment une croissance contrastée. Alors que certains pays ont connu une croissance soutenue, d’autres ont été confrontés à des ralentissements liés à la persistance de la pandémie, aux conflits régionaux et à la volatilité des prix des matières premières.  

Une certaine différenciation é été notée en termes d’efforts de diversification économique. S’ils se sont intensifiés, par endroits, avec un accent mis sur les secteurs à forte valeur ajoutée, tels que l’industrie manufacturière, les technologies de l’information et de la communication, et les services, dans d’autres pays l’accent reste toujours mis sur des ressources de rente. 

Avec une ZLECAf (Zone de libre-échange africaine) sur toutes les lèvres, en dépit des dégâts éventuels d’une mise en place sans mise à niveau préalable des économies moins avancées, les initiatives d’intégration régionale ont progressé. Certes le but est de favoriser la création de marchés communs et le renforcement de la coopération entre les pays africains, mais les pays à économie intermédiaire ou moins nantis risquent fort d’user de mesures de sauvegarde pour éviter des faillites en série. 

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Compte tenu de l’immense potentiel du continent, les investissements étrangers directs (IED) ont continué d’affluer en Afrique, attirés par les opportunités de croissance et les réformes économiques mises en œuvre par de nombreux pays. Sur une estimation mondiale de 685 milliards de $, l’Afrique au Sud du Sahara ne devrait recevoir que 56 milliards de $, soit jutse + 1 milliard de $ par rapport à 2023. 

La rupture, les ruptures… 

Il est clair que l’Afrique est à un tournant de son histoire. Toutefois pour saisir les opportunités de l’émergence, il est essentiel de relever un certain nombre de défis. Outre la diversification économique, pour réduire la dépendance aux matières premières et créer des emplois durables, il est impératif de renforcer les institutions, lutter contre la corruption et promouvoir la transparence. 

Quant au marché commun africain, souhaité par tous, pour renforcer le poids de l’Afrique sur la scène internationale, ses desseins ne doivent être égaux qu’à la volonté d’asseoir des échanges équitables. L’année 2024 sera-t-elle l’Année de la Qualité à tous les niveaux ? Sans se hisser aux standards et normes de qualité requis, certains n’auront que leurs yeux pour pleurer dans un marché commun où les plus “forts” monopoliseront les filons les plus rentables ! Reste à savoir si ces Etats prétendus émergents sont prêts à financer la mise à niveau des autres ?  

D’autres défis de taille sont à trouver dans la qualité du capital humain où il est impératif d’investir dans l’éducation, la formation et la santé, mais aussi dans des politiques qui intègrent le changement climatique pour s’adapter à ses effets et contribuer à la transition énergétique. 

Instabilité, gabegie… persistantes, mais lueur d’espoir 

Sur le volet politique, l’instabilité n’a pas été absente. Plusieurs pays africains ont été confrontés ou continuent d’être face à des crises politiques, notamment des coups d’État, des manifestations et des violences électorales. Pas plus tard qu’hier, samedi 28 décembre 2024, une Haute Cour de Justice a été installée à l’assemblée nationale du Sénégal pour juger les coupables de malversations, d’éliminations physiques, de concussion… La question de la gouvernance a été au cœur des débats, avec une volonté accrue de lutter contre la corruption et de renforcer les institutions. Dans d’autres contrées, les armes tonnent toujours, notamment au Sahel et dans la région des Grands Lacs. En 2024, les défis sécuritaires ont persisté, notamment liés au terrorisme, aux conflits ethniques et aux trafics illicites. 

Fort heureusement, certains pays ont organisé des élections démocratiques, marquant des avancées en matière de gouvernance et de respect de l’État de droit (Botswana, Ghana, Sénégal).  

Au plan social, dans un continent où près de 70% de la population a moins de 19 ans, la question de la jeunesse est devenue de plus en plus pressante, avec un besoin accru d’emplois et de services sociaux pour cette population. 

Dans certains pays- pour ne pas dire dans la plupart- les inégalités sociales se sont accrues, accentuant les tensions et les frustrations. 

Face à de fortes carences en utilités installées (électricité, eau courante potable, assainissement…), les effets du changement climatique ont été de plus en plus visibles, avec des sécheresses, des inondations et des déplacements de populations. 

Et pour compliquer les politiques publiques sectorielles, la pandémie de Covid-19 a continué d’avoir des répercussions sur les systèmes de santé et les économies africaines. 

Osons espérer qu’en 2025, cette partie de l’Afrique, qui n’a toujours fait qu’attendre des investisseurs étrangers pour exploiter ses ressources, se retrousse enfin les manches et commence à compter sur son propre capital, ses ingénieurs, agents de maîtrise et autres techniciens pour produire des produits à haute valeur ajoutée, tels que l’acide phosphorique, les dérivés phosphatés, des métaux précieux, véritables valeur-refuge ou qui s’arrachent dans tous les marchés.  

Economie : l’Egypte renfloué de nouveau par le FMI

L'Égypte a reçu 3,5 milliards de dollars dans le cadre d'un accord de développement soutenu par le Qatar pour un projet immobilier et touristique de luxe sur sa côte méditerranéenne. (Crédit : DR).

Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé mercredi avoir conclu un accord avec l’Egypte sur la quatrième revue de son programme au titre du Mécanisme élargi de crédit (MEC), débloquant potentiellement un décaissement de 1,2 milliard de dollars au titre de ce programme.

Le FMI accorde à l’Egypte son approbation initiale pour un quatrième examen de 1,2 milliard de dollars. Le pays aux prises à une forte inflation et une pénurie de devises étrangères, a accepté en mars dernier un 8 milliards de dollars sur 46 mois. La forte baisse des revenus du canal de Suez, provoquée par les tensions régionales au cours de l’année écoulée, a aggravé ses difficultés économiques. Le FMI a déclaré que le gouvernement égyptien avait accepté d’augmenter son ratio impôts/recettes de 2 % du produit intérieur brut au cours des deux prochaines années, en mettant l’accent sur l’élimination des exonérations plutôt que sur l’augmentation des impôts. Cela lui donnerait la possibilité d’augmenter les dépenses sociales pour aider les groupes vulnérables, a déclaré le FMI dans un communiqué.

« Bien que les projets des autorités visant à rationaliser et à simplifier le système fiscal soient louables, d’autres réformes seront nécessaires pour renforcer les efforts de mobilisation des recettes intérieures, indique le communiqué.

L’Egypte a accepté de faire des efforts plus décisifs pour garantir que le secteur privé devienne le principal moteur de la croissance et pour maintenir son engagement en faveur d’un taux de change flexible, ajoute le communiqué du FMI. L’accord au niveau des services de la quatrième revue doit encore être approuvé par le conseil d’administration du FMI. À côté de tout cela, les événements en Mer Rouge et les défis régionaux coûtent à l’Egypte environ 7 milliards de dollars de revenus provenant du canal de Suez en 2024, a déclaré jeudi le président égyptien Abdel Fattah al-Sisi. L’Egypte a perdu plus de 60% des revenus du canal en 2024 par rapport à 2023, a ajouté Sissi dans son communiqué, sans entrer dans les détails des événements. Les combattants houthis au Yémen ont mené près de 100 attaques contre des navires traversant la Mer Rouge depuis novembre, en solidarité avec les Palestiniens dans la guerre menée par Israël à Gaza depuis plus d’un an. Vers 13 heures aujourd’hui, un groupe de manifestants subversifs s’approche des abords de la prison. Les attaques ont forcé les compagnies de transport maritime à détourner leurs navires du canal de Suez vers des itinéraires plus longs autour de l’Afrique, perturbant le commerce mondial en retardant les livraisons et en augmentant les coûts.

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Libye : Bientôt la fin des subventions aux carburants

a proposition de suppression des subventions a été approuvée par Hamad à Benghazi lors d'une réunion avec le vice-gouverneur de la Banque centrale de Libye (CBL) basée à Tripoli, Mari Barrasi, et quatre membres du conseil d'administration de la banque. (Crédit : DR).

Le gouvernement libyen basé à l’est a déclaré mercredi dans un communiqué qu’il avait accepté une proposition visant à mettre fin aux subventions sur les carburants et qu’il préparerait un mécanisme pour mettre en œuvre l’accord.

L’administration dirigée par Oussama Hamad, rival du gouvernement internationalement reconnu basé à Tripoli, n’a pas divulgué davantage de détails sur cette proposition, selon les informations relayées par nos confrères de Reuters. On ne sait toutefois pas si le gouvernement de Hamad sera en mesure de mettre en œuvre cette proposition dans ce pays divisé. En Libye, membre de l’OPEP, un litre d’essence ne coûte que 0,150 dinar libyen (0,03 dollar), le deuxième prix le moins cher au monde selon le système de suivi en ligne Global Petrol Prices. Les réseaux de passeurs ont prospéré dans le contexte de troubles politiques et de conflits armés qui ont suivi le soulèvement de 2011 contre Mouammar Kadhafi. Le pays a été divisé en 2014 entre les administrations belligérantes de l’Est et de l’Ouest. La contrebande de carburant en provenance de Libye est estimée à au moins 5 milliards de dollars par an, selon un rapport de la Banque mondiale.

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La proposition de suppression des subventions a été approuvée par Hamad à Benghazi lors d’une réunion avec le vice-gouverneur de la Banque centrale de Libye (CBL) basée à Tripoli, Mari Barrasi, et quatre membres du conseil d’administration de la banque. La réunion s’est tenue au siège de la branche de Benghazi de la CBL. Hamad a été nommé en 2023 par le parlement de l’Est pour remplacer Abdulhamid Dbeibah, qui avait été installé grâce à un processus soutenu par l’ONU en 2021 et qui, selon le parlement, avait perdu sa légitimité. Dbeibah, basé à Tripoli, a déclaré en janvier qu’il soumettrait la question de la suppression des subventions aux carburants à une enquête publique, mais il n’a depuis pris aucune autre mesure à ce sujet. Le coût des subventions aux carburants de janvier à novembre de cette année s’est élevé à 12,8 milliards de dinars libyens, selon les données de la CBL. Le taux de change officiel est de 4,8 dinars libyens pour 1 dollar.

Le Nigeria reprend l’exploitation minière dans l’État de Zamfara

Pour tenter d’encourager les investisseurs, le gouvernement nigérian a introduit des réformes. (Crédit : DR).

Le Nigeria a levé l’interdiction d’exploration minière dans l’Etat de Zamfara, dans le nord-ouest du pays, après une suspension de cinq ans , a déclaré le ministre des Mines, invoquant l’amélioration de la sécurité.

Les activités minières à Zamfara, qui abrite d’énormes gisements d’or, de lithium et de cuivre, ont été suspendues en 2019 à la suite d’attaques incessantes. « Les progrès considérables des agents de sécurité ont conduit à une réduction notable du niveau d’insécurité, et avec la levée de l’interdiction d’exploration, le secteur minier de Zamfara peut progressivement commencer à contribuer aux revenus du pays », a déclaré Dele Alake, ministre des Mines, dans un communiqué dimanche. Lors de la suspension, il a déclaré que des mineurs illégaux avaient exploité les ressources de l’État. Le plus grand producteur de pétrole d’Afrique, qui est également riche en or, en calcaire et en zinc, souhaite que son industrie minière, qui contribue à moins de 1 % de son PIB, joue un rôle plus important dans ses efforts de diversification de l’économie en dehors du pétrole. Pour tenter d’encourager les investisseurs, le gouvernement nigérian a introduit des réformes, notamment la révocation des licences non utilisées, l’offre aux investisseurs d’une participation de 75 % dans une nouvelle société minière nationale, la réduction des exportations de minéraux non transformés et l’application des règles contre l’exploitation minière illégale Dans le cadre de ses efforts de renforcement des capacités, le Nigéria a signé au début du mois un accord de formation et de développement avec la France.  » Nous avons besoin de tout le soutien possible, notamment de l’aide technique, financière et de renforcement des capacités de l’étranger« , a-t-il ajouté.

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