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Télécoms : MTN Nigéria se remet de la dévaluation du naira

Au niveau du groupe, MTN, dont le siège est en Afrique du Sud, a déclaré une perte avant impôts de 4,4 milliards de rands au cours de l'année jusqu'au 31 décembre, contre un bénéfice de 12,2 milliards de rands en 2023. (Crédit : DR).

Le groupe de télécommunications MTN pointe vers une reprise après que la dévaluation du naira a entraîné des pertes. Le PDG du groupe MTN a déclaré que le pire devrait être passé pour l’entreprise alors que son unité nigériane se rétablit. Et ce, après qu’une dévaluation du naira a poussé le groupe à une perte annuelle avant impôts de 4,4 milliards de rands (243 millions de dollars).

Le Nigeria souffre d’une pénurie chronique de dollars qui a forcé les autorités à dévaluer le naira dans le cadre des mesures prises par le gouvernement pour stabiliser la monnaie et attirer les investissements. Couplé à une inflation et à des taux d’intérêt élevés, cela a fait grimper les coûts et élargi les marges de MTN Nigeria, occasionnant des pertes avant impôts de plus de 200% à 550,3 milliards de nairas (355,76 millions de dollars). Au niveau du groupe, MTN, dont le siège est en Afrique du Sud, a déclaré une perte avant impôts de 4,4 milliards de rands au cours de l’année jusqu’au 31 décembre, contre un bénéfice de 12,2 milliards de rands en 2023. L’entreprise nigériane a mis en place un certain nombre d’initiatives visant à rétablir ses bénéfices et à remédier à sa situation lorsque les passifs dépassent les actifs, notamment la renégociation des baux des tours et une hausse des tarifs, qui a été approuvée en janvier.

« Les difficultés que nous subissons depuis 18 mois s’atténuent quelque peu… l’activité connaît une croissance très forte. Je suis donc très optimiste et confiant quant à une forte reprise au Nigeria », a déclaré Ralph Mupita, PDG du groupe, lors d’une conférence téléphonique avec les médias.

Le groupe MTN, qui compte 291 millions de clients sur 16 marchés en Afrique, a économisé 3,8 milliards de rands en coûts, dont 1,2 milliard provenant des baux de tours renégociés, a déclaré le directeur financier Tsholofelo Molefe. Au Soudan, les performances opérationnelles et financières du groupe ont été entravées par le conflit armé dans le pays, entraînant des dépréciations de 11,7 milliards de rands. Mupita a déclaré que MTN a « commencé à voir des sites revenir à l’antenne » dans des zones où il y avait un conflit en cours, comme dans la capitale Khartoum, où son réseau était en panne depuis avril 2023. « Si l’on examine la performance sous-jacente, c’est-à-dire le chiffre d’affaires des services à taux de change constant, elle semble solide. L’équipe de direction exécute bien ses tâches », a déclaré Peter Takaendesa, responsable des actions chez Mergence Investment Managers. « Le défi réside justement dans les questions macroéconomiques et monétaires, sur lesquelles ils n’ont qu’un contrôle limité ». Les revenus des services du groupe ont diminué de 15 % à 177,8 milliards de rands, mais ont augmenté de 14 % en termes de change constants.

Finance : le FMI et le Kenya s’accordent sur un nouveau programme de prêt

. (Crédit: DR).

Le Kenya et le Fonds monétaire international (FMI) vont discuter d’un nouveau programme de prêt pour ce pays d’Afrique de l’Est. Les deux parties ont auparavant convenu d’abandonner une neuvième révision du prêt actuel de 3,6 milliards de dollars.

Le Kenya et le FMI s’accordent pour entamer des négociations formelles sur un nouveau programme de prêt. Le Kenya a besoin d’un soutien continu pour maintenir son économie sur la bonne voie après que le coût du service de sa dette a grimpé en flèche en raison d’une frénésie d’emprunts au cours de la dernière décennie. « Les autorités kenyanes et le personnel du FMI sont parvenus à un accord selon lequel la neuvième revue des programmes actuels de la Facilité élargie de crédit et de la Facilité élargie de crédit n’aura pas lieu », a déclaré Haimanot Teferra, chef de mission du FMI, dans un communiqué publié à l’issue d’une visite à Nairobi. Le FMI a reçu une demande officielle du gouvernement kenyan pour un nouveau programme, a-t-elle ajouté. Le programme actuel a débuté en avril 2021 et doit expirer le mois prochain. Sa mise en œuvre a toutefois été entravée par les manifestations meurtrières contre la hausse des impôts l’année dernière et par un différend concernant un nouvel emprunt auprès des Émirats arabes unis. Le ministre des Finances, John Mbadi, a déclaré le mois dernier que le gouvernement chercherait à mettre en place un programme de financement.

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Mine : la RDC perd son bras de fer juridiciaire avec le mineur australien AVZ Minerals

Le Zimbabwe anticipe les prix du lithium pour justifier un projet de 270 millions de dollars avec la Chine. Photo : Minerai de Lithium (Crédit : DR).

Le groupe australien AVZ Minerals a annoncé vendredi avoir remporté une victoire juridique contre la République démocratique du Congo (RDC) et la société chinoise Zijin Mining concernant les droits sur la mine de lithium de Manono. Le groupe est en pourparlers avec des parties américaines pour lever des fonds pour le projet.

Une entreprise australienne gagne une victoire juridique contre le Congo concernant une mine de lithium contestée. La Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale (CCI) a ordonné à la société d’État congolaise Cominiere de payer une amende de 39,1 millions d’euros (42,46 millions de dollars) pour ne pas s’être conformée aux ordonnances antérieures de cesser toute action mettant fin à sa coentreprise avec AVZ. Cette dernière détenait initialement le permis de développement du projet Manono, l’un des plus grands gisements de lithium de roche dure au monde, qui a été révoqué en 2023 par le ministère des Mines de la RDC, affirmant que la société n’avait pas développé le projet assez rapidement.

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Les droits ont ensuite été accordés à une unité de la société chinoise Zijin Mining. Ce qui a incité AVZ à demander réparation auprès de la CPI.AVZ, dont les actions ont été suspendues en mai 2022 et radiées de la bourse. La compagnie minière a ainsi déclaré vendredi qu’il envisagerait des mesures pour récupérer la pénalité. La société australienne a également déclaré qu’elle menait des discussions préliminaires avec plusieurs parties basées aux États-Unis pour lever des fonds pour le projet Manono.

L’homo Sapiens Technicus est-il en train de supplanter l’Homo Sapiens Sapiens ?

Sommes-nous déjà dans l’ère de l’Homo Sapiens Technicus ? Nous sommes certainement dans une période de transition, où la technologie joue un rôle de plus en plus important dans nos vies. Est-il trop tôt pour dire si nous sommes déjà entrés dans une nouvelle ère de l’humanité.

Depuis la nuit des temps, l’être humain s’est inscrit sur cette planète Terre dans un processus d’évolution irréversible. Aujourd’hui, on peut se demander si nous n’entrons pas dans une nouvelle ère, avec un Homo Sapiens Technicus qui se substitue à l’Homo Sapiens Sapiens que nous sommes ? C’est une question fascinante ! L’idée d’une nouvelle espèce humaine, l’Homo Technicus, est un concept qui émerge dans les discussions sur l’impact de la technologie sur l’humanité.

Certains penseurs, comme le philosophe et sociologue français, Jean-Pierre Dupuy, utilisent le terme « Homo Technicus » pour décrire l’humanité qui émerge dans l’ère de la technologie avancée et de l’interconnectivité. Ingénieur des processus évolutifs et Designer de l’évolution, l’homme serait-il auteur d’un certain transhumanisme ? « La société se numérise. Cela inquiète. Cela fascine également. », soutient Tanguy Marie Pouliquen dans Fascination des nouvelles technologies et transhumanisme.

Réalité virtuelle, IA… dans la sagesse

Jugez vous-mêmes ! Cet Homo Sapiens Technicus serait caractérisé, à la fois par une intégration avec la technologie, une augmentation cognitive et une transformation de l’identité. En effet, les humains sont de plus en plus dépendants de la technologie pour leur survie et leur bien-être. De plus en plus, ils utilisent la technologie pour améliorer leurs capacités cognitives, telles que la mémoire, l’attention et la résolution de problèmes. La domotique, pour ne citer que ce concept, est en train de nous placer dans un confort jusque-là inégalé. En outre, l’Homo Technicus pourrait remettre en question les notions traditionnelles d’identité, de communauté et de société.

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Cependant, il est important de noter que l’Homo Sapiens Technicus n’est pas une espèce biologique nouvelle, mais plutôt une métaphore pour décrire les changements profonds que la technologie entraîne dans la société et dans l’humanité. Il nous revient de sauvegarder les fondamentaux d’une société humaine vivant dans la concorde et le partage. A mon avis, c’est la voie du salut pour un développement harmonieux à la nature et inclusif dans toutes les contrées. J’ai souvent pour habitude d’illustrer mes statuts par un « Lever de Terre, depuis la Lune », pour magnifier le bijou dont dispose l’espèce humaine.

Economie : la ZLECAF et l’intégration au cœur de la réunion de la CEA à Addis-Abeba

En prélude de la Conférence des ministres africains des finances, de la planification et du développement économique de 2025, qui se tiendra la semaine prochaine, un Comité d’experts s’est réuni au Centre de conférences des Nations Unies, à Addis-Abeba, pour une réunion technique préparatoire de trois jours. (Crédits : UA)

Réunit du 12 au 14 mars, à Addis-Abeba, les experts africains de la finance, ont discuté des questions statutaires relatives aux travaux de la Commission économique pour l’Afrique (CEA). Ils ont formulé des recommandations relatives à l’intégration régionale et les mécanismes pour accélérer la mise en place de la ZLECAF. Ils seront soumis à l’examen des ministres africains des finances, de la planification et du développement économique lors du segment ministériel, les 17 et 18 mars.

En prélude de la Conférence des ministres africains des finances, de la planification et du développement économique de 2025, qui se tiendra la semaine prochaine, un Comité d’experts s’est réuni au Centre de conférences des Nations Unies, à Addis-Abeba, pour une réunion technique préparatoire de trois jours. Ladite réunion a pour objectif d’examiner l’état du développement économique et social en Afrique et les progrès vers l’intégration régionale. Le thème de la Conférence des ministres de cette année est « Promouvoir la mise en œuvre de l’Accord portant création de la Zone de libre-échange continentale africaine : proposition d’actions stratégiques transformatrices ».

Ouvrant la réunion des experts, la Ministre d’État éthiopienne des finances, Semereta Sewasew, a déclaré que le thème de la Conférence des ministres de cette année souligne l’urgence de libérer le potentiel économique du continent grâce au renforcement du commerce intra-africain. Elle a ajouté que la ZLECAf est plus qu’un simple cadre juridique ; c’est une initiative transformatrice visant à approfondir les liens économiques de l’Afrique. En facilitant les échanges commerciaux, en harmonisant les politiques et en supprimant les obstacles, l’Accord vise à favoriser l’industrialisation, la création d’emplois et la réduction de la pauvreté, autant d’éléments essentiels à la réalisation des objectifs de l’Agenda 2063, le plan d’action de l’Afrique pour le développement durable. La Ministre Sewasew a déclaré que malgré l’ambition qu’affiche la ZLECAf, les déficits d’infrastructures, les contraintes de financement et les disparités de capacités entre les États membres constituent des obstacles majeurs à sa mise en œuvre. Elle a appelé les délégués à proposer des recommandations concrètes pour garantir que la ZLECAf se traduise par des progrès tangibles, en particulier pour les femmes, les jeunes et les petites et moyennes entreprises, qui sont essentiels au développement économique de l’Afrique.

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Elle a également souligné l’engagement de l’Éthiopie en faveur de l’intégration régionale, notamment par des investissements substantiels dans les infrastructures, comme le chemin de fer Addis-Abeba-Djibouti, qui renforce les liens commerciaux dans la Corne de l’Afrique. De plus, les ressources énergétiques de l’Éthiopie, notamment celles du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne, positionnent le pays comme un leader de la coopération énergétique régionale. Pour sa part, le Secrétaire exécutif adjoint de la CEA, a souligné le rôle de la ZLECAf comme modèle de développement et plateforme politique qui permet à l’Afrique de faire valoir ses intérêts collectifs sur la scène internationale. Il a appelé à une réévaluation de la dépendance du continent aux importations, exhortant les États membres à exploiter les capacités de production locales pour des matières premières comme les engrais et le pétrole raffiné.

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M. Pedro a noté que le commerce intra-africain restait faible et ne représentait que 14,4 % du commerce total du continent, et a déclaré que la ZLECAf représentait une opportunité unique de renforcer les échanges commerciaux en Afrique, estimant que le commerce intra-africain pourrait augmenter de 45 % d’ici 2045 si les barrières tarifaires et non tarifaires étaient réduites. Il a souligné le rôle essentiel du développement des infrastructures dans la réalisation du potentiel de la ZLECAf, précisant qu’environ 411 milliards de dollars des États-Unis sont nécessaires pour les infrastructures de transport afin de soutenir l’accroissement des échanges commerciaux, notamment les investissements dans les chemins de fer, les navires et les camions. Le président sortant de la Conférence des ministres africains, originaire du Zimbabwe, a souligné les progrès réalisés par la CEA au cours de 2024 en vue de soutenir les États membres dans des domaines tels que la stabilité macroéconomique, la planification du développement et l’industrialisation. Il a réaffirmé son engagement à consolider ces acquis et à plaider en faveur d’un système financier mondial équitable, alors que l’Afrique cherche à transformer ses économies grâce à la ZLECAf. La Conférence constitue l’un des principaux forums de dialogue et d’échange de vues entre les ministres africains en charge des finances, de la planification et du développement économique, ainsi que les gouverneurs des banques centrales, sur les questions relatives au programme de développement du continent.

Binette Samaké : Le travail ouvre la porte vers la liberté des femmes

Binette Samaké est une jeune femme malienne evoluant dans le secteur agricole. (Crédit : DR)

Binette Samaké est une jeune femme malienne evoluant dans le secteur agricole. Pour Africa Income, elle est revenue sur les obstacles qu’elle a du surmonter pour mettre en place son entreprise, « SENE KURA ». Laquelle est spécialisée dans la professionnalisation de la culture maraîchère hors-sol : tomate, concombre, céleris poivron, (persil). Son nom est désormais évocatrice et inspiratrice dans le secteur prometteur de l’agro-business, où elle est devenue une source d’inspiration pour de nombreuses femmes qu’elle forme.

Dans quel secteur d’activité évoluez-vous avant de nous parler de vos débuts dans l’entrepreneuriat agricole ?

J’ai commencé l’entrepreneuriat en 2017 dans le secteur de l’agriculture principalement avec le jardinage hors-sol. Après les études, j’ai fait ma soutenance en jardinage hors-sol. Dès lors, j’ai commencé à faire les petits pots hors-sol à la maison et l’installation du jardin avec des pneus pour la consommation familiale. En 2018, je me suis dit pourquoi pas aller installer le jardin chez les clients. C’est à ce moment que j’ai commencé à en faire une activité, mais dans l’informelle. Après avoir suivi une formation sur l’entrepreneuriat, j’ai formalisé mon entreprise pour exercer le métier pleinement. Au fur et à mesure, j’ai ajouté d’autres branches comme l’aménagement des champs, la production et la vente des pépinières, la formation, le suivi et l’accompagnement.

Quelles sont les principales difficultés auxquelles, vous avez été confronté en tant qu’entrepeure ?

La première difficulté a été mes connaissances limitées du domaine de jardinage hors-sol. Ensuite la question des genres s’est posée. Mes interlocuteurs ne faisait pas facilement confiance à une femme agronome. La société malienne ne voit pas trop une femme entreprendre dans le domaine de l’agriculture, qu’elle se déplace à chaque fois dans des zones éloignés. Elle préfère voir en elle une ménagère et ceci est un vrai obstacle dans la vie d’une entrepreneure. Il y a aussi le manque de moyens liés notamment à la difficulté d’accéder aux terres arables. J’ai été obligée d’aménager les champs des particuliers. Car je n’avais pas les moyens de m’en procurer à l’époque.

Quelle est la particularité de l’écosystème entrepreunarial malien selon vous ?

La particularité de l’écosystème entreprenarial malien est qu’au Mali, le grand problème réside même dans l’absence de cet écosystèmes. Les efforts sont lézardés, les initiatives polarisées. D’un côté vous trouverez les incubateurs et de l’autre les entrepreneurs. Ils sont sensés se concerter, mais dans la réalité, ils agissent séparément. Pas d’organisation, pas de structuration. Donc, l’accompagnement fait toujours défaut car on ne sait vers qui se touner. Et il arrive que nous soyons victimes d’abus de confiance, à cause de cette absence d’interlocuteurs fiables et désignés.

Quel message adressez-vous aux femmes à l’occasion de ce mois de mars ?

Le message que je peux donner aux femmes à l’occasion de ce mois demars est que : si les femmes sont assises, je leurs demande de se lever et si elles le sont déjà, qu’elles courent. Personne ne peut aussi bien mélanger la farine du boulanger que le boulanger lui même. Le travail est la porte de liberté de tout individu. Qu’elles comprennent à jamais celà. Bonne journée de 08 mars à toutes les femmes du Mali et du monde entier en général.

Propos recueillis par Modibo Sidibé

Finance : l’AFC veut mobiliser les milliards des fonds de pension africains pour financer le continent

Les capitaux nationaux africains pourraient investir 15 à 20 milliards de dollars à long terme dans le développement du Continent,selon l'Africa Finance Corporation (AFC).

Les capitaux nationaux africains pourraient investir 15 à 20 milliards de dollars à long terme dans le développement du Continent. L’Africa Finance Corporation (AFC) cible des projets pour attirer et exploiter les capitaux extérieurs, au moment où les investisseurs réorientent le flux des capitaux face aux changements géopolitiques. Les investissements nigérians dans ce domaine ainsi que le cas du corridor Lobito peuvent servir de modèle.

L’Africa Finance Corporation a déclaré qu’elle accélérait ses efforts pour mobiliser l’argent du continent pour les investissements et faire appel à des investisseurs au Moyen-Orient et en Asie, alors que les pays en développement sont aux prises avec des changements sismiques dans la géopolitique et les flux de financement, selon les informations relayées par Reuters. Samaila Zubairu, directeur général de l’AFC – l’institution de financement du développement détenue par la banque centrale du Nigeria et d’autres institutions financières africaines – a déclaré dans une interview que le l’organisme était prêt à affronter un monde dans lequel les États-Unis et l’Europe réduisent l’aide financière et se tournent de plus en plus vers l’intérieur.

 « Nous accélérerions nos initiatives pour mobiliser des capitaux nationaux auprès des fonds de pension africains et des investisseurs institutionnels africains, pour investir sur le continent », a-t-il déclaré, ajoutant qu’à long terme, quelque 15 à 20 milliards de dollars pourraient provenir des fonds de pension nationaux.

Le programme « America First » du président américain Donald Trump et les coupes dans l’aide américaine pourraient drainer des milliards de dollars de projets en Afrique. Les pays européens réduisent également leurs financements d’aide, la Grande-Bretagne en réorientant une grande partie pour augmenter les dépenses de défense. Le projet pilote InfraCredit a été lancé pour soutenir les investissements des fonds de pension dans des projets d’infrastructures indispensables, le fonds souverain du Nigeria, riche en pétrole, fournissant des garanties sur la dette en monnaie locale. Le projet a mobilisé quelque 230 milliards de nairas (152 millions de dollars), y compris des investissements de 21 fonds de pension, qui investissaient auparavant presque exclusivement dans la dette publique. Zubairu a déclaré qu’il comptait lancer des programmes similaires dès cette année au Botswana, en Angola et au Kenya.

Marie-Joséphine Ntshaykolo Embete : les fiançailles, la dot, la succession… parmi les dispositions du code de la famille congolaise à réviser

Marie-Joséphine Ntshaykolo Embete est experte en droits des femmes, engagement des jeunes et protection des défenseurs des droits humains en République Démocratique du Congo (RDC). Crédit : DR

Application du code la famille progressiste de 2016 – de surcroit dans les zones les plus reculées en RD Congo – un pays de plus de100 millions d’habitants, protection des femmes dans les zones en conflit… un panel de questions auxquelles a répondu Marie-Joséphine Ntshaykolo Embete dans les colonnes d’Africa Income.  Marie-Joséphine Ntshaykolo Embete est experte en droits des femmes, engagement des jeunes et protection des défenseurs des droits humains en République Démocratique du Congo (RDC).

Africa Income : En 2016, la RDC a révisé son code de la famille datant de 1987, supprimant au passage des contraintes comme l’approbation du mari dans le choix du lieu de résidence, lors de la signature d’un contrat comme dans l’emploi, à l’ouverture d’un compte bancaire ou encore l’obligation d’obéir à son mari. Ces dispositions sont-elles pleinement appliquées aujourd’hui en RDC ?

Marie-Joséphine Ntshaykolo Embete : La révision du Code de la famille est une avancée signification de l’arsenal juridique congolais pour ce qui est de la promotion et protection des droits des femmes. Ce progrès est la résultante des actions de plaidoyer menées par différentes organisations et actrices/acteurs œuvrant dans la lutte pour l’autonomisation de la femme et l’égalité entre les sexes. Toutefois, il est constaté que la mise en œuvre de ces nouvelles dispositions intéressantes n’est pas effective sur terrain, tout comme c’est le cas pour plusieurs autres textes.  Plusieurs raisons sont la cause de cette faible application, entre autres, la faible vulgarisation de la loi surtout dans les zones autres que les plus reculées, la persistance des coutumes us et coutumes dégradantes à l’égard de la femme, le faible statut de la femme et la faible implication des institutions censées appliquée la loi.

La RDC, c’est tout de même un pays de plus de 100 millions de personnes. Quelles mesures peuvent aider à une meilleure application du code de la famille dans les zones les plus reculées ?

Pour une meilleure application du code de la famille dans les zones les plus reculées, plusieurs mesures devraient être prises, telle que la mise en place, par l’Etat congolais, d’une bonne politique de vulgarisation des lois tenant compte des réalités des zones les plus reculées. Il y a aussi le travail sur le changement des normes sociales avilissantes à l’égard des femmes et filles en collaboration avec les tenants des coutumes/chefs coutumiers et les autres parties prenantes. En effet, la norme sociale peut constituer un blocage à l’application d’une loi ayant des dispositions contraires à celle-ci. Une norme sociale crée des attentes à l’intérieur d’un groupe spécifique, elle implique des sanctions positives ou négatives et porte des valeurs sociales pour le groupe. Il est donc important de travailler sur cet aspect avant d’espérer voir l’application effective de la loi. Autres aspects importants sont le développement des programmes sur l’autonomisation et l’égalité des genres, le renforcement des campagnes de sensibilisation de la population sur les droits fondamentaux des femmes et la masculinité positive ainsi que l’implication des institutions locales censées faire appliquer la loi.

Les femmes sont sous-représentées dans tous les domaines en RDC, quelles pistes préconisez-vous pour y remédier ?

Les pistes suivantes peuvent être proposées pour remédier à la sous-représentation des femmes en RDC. A savoir l’amélioration de l’accès à l’éducation de qualité et la formation professionnelle pour les femmes et filles, le re renforcement des programmes visant la promotion de l’autonomisation des femmes et filles, et l’égalité des sexes et ceux luttant contre les violences basées sur le genre et l’impunité des auteurs des abus. Il est également possible de mettre en place des politiques/pratiques favorisant la représentativité des femmes dans les instances de prise des décisions, le système de quotas représentatifs, la discrimination positive. L’amélioration de l’accès des femmes et filles aux ressources et financements, le renforcement du leadership et entreprenariat féminin et la prise des mesures encourageant les femmes et les filles à participer d’avantage aux domaines publics et professionnels, sont aussi des initiatives à encourager.

Quelles sont les modifications qui doivent être apportées à l’actuel code de la famille congolaise, pour une meilleure prise en charge des besoins des femmes ?

Les points suivants devraient être analysées pour une meilleure prise en charge des besoins des femmes : la problématique liée aux libéralités et aux fiançailles, celle relative à la constitution de la dot, qui dans la pratique actuelle avilie la femme la réduisant en une marchandise, sans oublier la problématique liée à la succession.

La RDC est en conflit, notamment dans l’Est, quelles précautions doivent-être prises pour mieux protéger les femmes et filles dans les zones en guerre ?

Pour mieux protéger les femmes et les filles dans les zones en guerre, il impératif de former et de sensibiliser les parties en conflits sur la protection des femmes et l’interdiction de toutes formes de violences contre elles. Nous devrions aussi mettre en place et respecter des « zones safe » à ne pas violer pour les femmes âgées, celles seules avec enfants, malades, enceintes, … Pour ce qui est des camps des déplacées, l’installation des clôtures et d’éclairages appropriés, le positionnement approprié des installations sanitaires devrait contribuer à limiter les abus. La représentativité et l’implication effective des femmes et filles dans toutes les discussions, décisions prises en lien avec les questions de paix et sécurité est une étape importante dans ce processus pour une meilleure protection des femmes en zone de conflit.

Propos recueillis par Maimouna DIA

Virginie Touré : Ces secteurs offrent des opportunités prometteuses aux femmes entrepreneures en Guinée

Virginie Touré est la Directrice Générale du Fonds d’Appui aux Activités Economiques des Femmes et Filles (FAAEFF) au Ministère de la Promotion Féminine de l’Enfance et des Personnes Vulnérables de la République de Guinée. (Crédit : DR).

Une meilleure intégration des femmes entrepreneures guinéennes dans le circuit formel, identification des secteurs porteurs pour les entrepreneures en Guinée, etc… Pour Africa Income, Mme Virginie Touré, entrepreneure et Directrice Générale du Fonds d’Appui aux Activités Economiques des Femmes et Filles (FAAEFF) au Ministère de la Promotion Féminine de l’Enfance et des Personnes Vulnérables de la République de Guinée, s’est penchée sur ces questions.

En Guinée, parmi les défis identifiés pour les femmes entrepreneures, les réalités de l’informel et de l’entrepreneuriat de subsistance. Quels sont les mécanismes dédiés pour sortir ces femmes de l’informel et les intégrer dans le circuit formel ?

En Guinée, plusieurs mécanismes existent pour aider les femmes entrepreneures à sortir de l’informel : Des programmes de formation à l’entreprenariat, de microcrédits, des coopératives des femmes, ainsi que des politiques publiques favorisant l’accès à des ressources et à des marchés formels. Pour la formalisation simplifiée : le Guichet Unique de Formalisation des Entreprises (GUFE) facilite l’enregistrement des entreprises avec des coûts et délais réduits. Le statut d’auto-entrepreneur offre un cadre légal allégé. Quant à l’accès au financement : Des fonds comme le FAGF et le FDSI, ainsi que les microfinances et programmes de garantie, permettent aux femmes d’obtenir des financements adaptés. Pour ce qui est l’accompagnement et la formation, l’APIP, le CELGUI et des incubateurs offrent un soutien technique, des formations et un accès aux réseaux d’affaires. Pour le cadre juridique et fiscal incitatif : l’exonérations fiscales et politiques publiques encouragent la formalisation des entreprises féminines. Aussi, des organisations comme l’AFCEG accompagnent les femmes et plaident pour leur intégration dans le circuit formel. Malgré ces efforts, des défis demeurent, notamment la sensibilisation aux avantages du formel, l’adaptation des financements et l’accès aux marchés.

Pour les femmes entrepreneures qui souhaitent aujourd’hui bénéficier de l’aide pour formaliser leurs activités, à quelles structures doivent-elles s’adresser ? Et quelles sont les démarches à effectuer ?

Les femmes entrepreneures qui souhaitent formaliser leurs activités en Guinée peuvent s’adresser à plusieurs structures. Il s’agit du FAAEFF, de l’Agence de Promotion des Investissements Privés (APIP), de la Direction Nationale des Petites et Moyennes Entreprises et des cabinets de notaires. Nous leur incitons aussi à choisir un statut juridique (auto-entrepreneur, PME, coopérative, etc.), d’avoir un Registre du Commerce et du Crédit Mobilier (RCCM), d’effectuer les démarches incluent l’enregistrement de l’entreprise, d’obtenir un numéro d’identification fiscale et de créer un compte bancaire professionnel.

Pouvez-vous identifier quelques secteurs d’activités porteurs où les femmes devraient s’investir en priorité en tant qu’entrepreneures en Guinée ?

En Guinée, plusieurs secteurs d’activités offrent des opportunités prometteuses pour les femmes entrepreneures : l’agriculture, l’agroalimentaire, le commerce de détail, le textile et la mode, l’artisanat, les technologies de l’information et de la communication, les énergie renouvelable et le recyclage, le tourisme et hôtellerie, la restauration, l’immobilier. Ces secteurs sont porteurs car ils répondent à des besoins croissants et bénéficient d’un marché en expansion en Guinée.

 
Quelles recommandations faites-vous à celles qui souhaitent se lancer pour créer des entreprises pérennes ?

Pour créer une entreprise pérenne, les femmes entrepreneures en Guinée doivent : réaliser une étude de marché afin de choisir une activité porteuse, établir un plan d’affaires solide, diversifier les sources de financement, se former continuellement, développer son réseau et rejoindre des réseaux, définir un projet solide, étudier le marché et choisir une activité porteuse, gérer efficacement les finances : séparer les comptes, établir un budget et rechercher des financements adaptés. Il faut également miser sur le mentoring, la qualité et l’innovation, mais aussi adapter l’offre aux besoins du marché et utiliser le digital et développer une bonne communication.

Propos recueillis par Maimouna DIA

Sénégal – Maroc : Codes de la famille, si proches, si loin

Quelles similitudes et divergences entre le Code de la Famille du Sénégal et la Moudawana marocaine ? Les Codes de la Famille du Sénégal et du Maroc partagent une volonté commune de moderniser le droit de la famille, tout en respectant les valeurs islamiques. Cependant, ils divergent par leurs approches spécifiques sur des questions, telles que la polygamie, les droits patrimoniaux et l'influence du droit coutumier. (Crédit : Africa Income)

Le Sénégal et le Maroc sont deux pays, à majorité musulmane. Comparer les Codes de la Famille du Sénégal et du Maroc a un sens dans la mesure où, ils ont entrepris des réformes significatives pour moderniser leur droit de la famille, tout en tenant compte de leurs contextes culturels et religieux.

Quelles similitudes et divergences entre le Code de la Famille du Sénégal et la Moudawana marocaine ? Les Codes de la Famille du Sénégal et du Maroc partagent une volonté commune de moderniser le droit de la famille, tout en respectant les valeurs islamiques. Cependant, ils divergent par leurs approches spécifiques sur des questions, telles que la polygamie, les droits patrimoniaux et l’influence du droit coutumier. Le Code de la Famille du Sénégal (CDF) et la Moudawana marocaine convergent à plusieurs niveaux. Les deux codes s’inspirent des principes de la loi islamique (charia) et du droit positif, mais avec des interprétations adaptées aux réalités contemporaines.

Aussi, tant au Sénégal qu’au Maroc, les réformes ont été le fruit de processus progressifs, impliquant des débats sociétaux et des consultations avec les autorités religieuses. A la fin de l’année dernière, une batterie de propositions sont sorties des réformes sur la Moudawana. Le mariage est certifié par un Acte de Mariage. Il s’y ajoute que les Fiançailles sont désormais authentifiées. Quant au mariage des MRE (Marocains résidant à l’étranger), il ne leur sera plus exigé des témoins musulmans. Au Sénégal, suite aux Assises de la Justice, tenues au début du mois de juin 2024, des propositions ont été faites. Les ouvertures issues de cette concertation nationale risquent de transformer significativement le cadre juridique régissant la famille au Sénégal. L’Acte de Mariage authentifie l’union du couple, désormais s’y ajoutent les Attestations de Mosquée et les Actes délivrés par l’Eglise.    

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Entre autres analogies, dans ces deux pays, on constate une volonté d’amélioration des droits des femmes. En effet, les deux codes ont introduit des dispositions visant à renforcer les droits des femmes au sein de la famille, notamment en matière de mariage comme indiqué ci-dessus, de divorce et de garde des enfants. Au Maroc, la nouvelle Moudawana met l’accent sur le divorce à l’amiable qui sera géré par une instance judiciaire de médiation et de réconciliation. Quant au divorce judiciaire, il ne dépassera pas 6 mois. Le CDF du Sénégal va aussi dans le sens de la simplification de la saisine du juge du divorce. Comme susmentionné, outre l’Acte de Mariage, les Actes et Attestations délivrés dans les lieux de culte authentifient le mariage et servent de pièces à conviction. Parmi lesressemblances des CDF dans les deux pays, il est important de noter la mise en place de mesures pour encadrer la polygamie. Mais cela s’arrête à ce niveau, dans la mesure où persistent deprofondesdivergences, en termes deconditions et de restrictions de ce statut

De profondes différences

Au Sénégal et au Maroc, l’approche de la polygamie n’est pas la même. En dépit de cet effort d’encadrement de ce statut, les modalités et les conditions varient. Les récentes propositions de réformes viennent le confirmer. Si au Maroc, la polygamie est soumise à des conditions strictes, sachant que la première épouse doit donner son accord, au Sénégal, elle reste légale, mais les époux peuvent choisir un régime matrimonial qui l’exclut. Dans ce pays, il est possible de signer, au moment d’authentifier l’Acte de Mariage, pour la Monogamie ou la Polygamie. Toujours est-il que pour le cas du Maroc, rien n’est dit quant à l’approbation de la seconde épouse pour une éventuelle troisième femme et de cette dernière sur une éventuelle quatrième épouse.

En termes d’âge légal de mariage pour la femme, les dispositions relatives à l’âge du mariage ne sont pas les mêmes entre les deux pays. L’âge légale minimal du mariage est fixé par la Moudawana à 18 ans, exceptionnellement 17 ans, tandis qu’au Sénégal, le mariage de filles mineures, mesure souvent critiquée, a été mis sur la table. Il y a une opportunité de la maintenir ou de la supprimer. L’avenir nous dira quel âge minimum sera adopté sous les latitudes de ce pays tropical.

Relativement aux droits patrimoniaux, les règles concernant la gestion des biens acquis pendant le mariage et les droits patrimoniaux des femmes présentent des dissemblances. Au Maroc, dorénavant le travail de la femme au foyer sera considéré comme une participation dans le patrimoine acquis depuis la date du mariage. En cas de divorce, il est maintenu la garde des enfants à la mère, même après son remariage. Quant à la pension alimentaire, elle est destinée exclusivement aux enfants.  

Au Sénégal comme au Maroc, le droit coutumier a une importante influence. Ce droit, étant différent dans les deux pays, entraîne des variations dans l’application du Code de la Famille, selon les régions et les communautés. Rappelons que le Sénégal est un pays laïc, alors que pour marier une marocaine, la Moudawana exige que le conjoint soit de confession musulmane, ce qui sous-entend qu’il se convertisse, le cas échéant. En termes d’héritage, avec la nouvelle Moudawana, en cas de décès, l’époux ou l’épouse en vie garde le foyer familial jusqu’à sa mort. Quant à l’héritage des filles qui peuvent risquer de tout perdre, vu cette fameuse règle du Taâsib, un parent peut faire une donation de son vivant. Quant au conjoint de confession différente, il peut faire un testament ou une donation.  

Au Sénégal, en dépit du CDF, dans de nombreuses familles musulmanes, l’héritage est effectué suivant la charia. Par ailleurs, il est question d’une révision des règles pour l’adoption. A la sortie de la dernière concertation nationale, il est proposé de supprimer la dispense que le président de la République peut accorder à un requérant. A la place, il est proposé un processus plus transparent et équitable. Notons par ailleurs que, dans ces deux pays,l’un étant une République démocratique, l’autre une Monarchie démocratique et constitutionnelle, le processus de réforme et les acteurs impliqués sont différer. C’est d’autant plus cohérent que leurs contextes politiques et sociaux respectifs sont différents.

Authenticité et Modernité

Il est judicieux de relever que ces réformes de CDF visent à simplifier les procédures judiciaires et moderniser les dispositions légales devant mieux refléter les réalités sociales actuelles. La finalité est une justice plus accessible tout en faisant la promotion de l’égalité entre les sexes. Il s’agit là de combats qui sont loin d’être gagnés d’avance. Au Sénégal, contre des féministes qui clament une nouvelle autorité parentale dans le CDF, le mouvement « Ndeyu Askan Wi » ou les « Mères de la Nation », qui les qualifient de minoritaires, ont tenu, le 20 février 2025 à l’Institut islamique de Dakar, une conférence pour dire NON et adresser une Lettre Ouverte au Président de l’Assemblée nationale du Sénégal et au ministre de la Justice, Garde des Sceaux! De leurs avis, le combat doit aller dans le sens de l’harmonisation du CDF du Sénégal au Protocole de Maputo et des principes du Coran et de la Sunna.

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