
Le régulateur du secteur amont nigérian attend le démarrage d’au moins 22 projets offshore avant 2030, portés par des réformes et de nouveaux cycles d’attribution de licences. Objectif : relancer la production et attirer de nouveaux capitaux.
Le Nigeria accélère. La Commission de régulation du secteur pétrolier amont (NUPRC) prévoit le lancement d’au moins 22 projets offshore d’ici 2030, représentant un potentiel d’investissement pouvant atteindre 50 milliards de dollars. Pour le premier producteur de brut du continent africain, l’enjeu est double : accroître sa production de pétrole et de gaz, et restaurer son attractivité auprès des investisseurs internationaux. Selon le régulateur, plusieurs facteurs concourent désormais à améliorer l’environnement des affaires : réformes structurelles, cycles d’attribution de licences, modernisation des infrastructures et renforcement de la sécurité. Autant de leviers destinés à rassurer un secteur longtemps freiné par l’instabilité et les incertitudes réglementaires. La directrice générale de la NUPRC, Oritsemeyiwa Eyesan, a précisé que l’institution avait validé plus de 57 milliards de dollars de plans de développement de champs depuis 2024.
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Ces approbations ouvrent la voie à plusieurs décisions finales d’investissement, étape décisive avant la mise en production effective des gisements. L’ouverture de nouvelles superficies constitue l’autre pilier de cette stratégie. Le Nigeria a attribué 37 blocs à 31 sociétés lors du cycle de licences de 2025. Le cycle suivant, prévu pour 2026, est en cours de finalisation et devrait être lancé au troisième trimestre, selon les autorités. Ces investissements sont appelés à soutenir la hausse de la production d’hydrocarbures, à étendre les infrastructures et à consolider la position du pays comme destination privilégiée des acteurs de l’amont pétrolier. À terme, Abuja affiche une ambition claire : porter sa production à près de 3 millions de barils par jour d’ici 2030, soit quasiment le double des niveaux actuels. Reste à transformer ces annonces en réalisations concrètes. Le passage des plans validés aux décisions finales d’investissement, dans un contexte de volatilité des prix du brut et de transition énergétique mondiale, déterminera la capacité du Nigeria à concrétiser cet objectif de 50 milliards de dollars.














