
Après une semaine marquée par un déficit pluviométrique, les producteurs de cacao ivoiriens espèrent un retour du temps propice pour soutenir la récolte de septembre à février. Les perspectives restent prometteuses, à condition d’entretenir rigoureusement les plantations, selon un reportage de Reuters auprès des agriculteurs du premier pays producteur mondial de cacao .
Dans la plupart des régions cacaoyères de Côte d’Ivoire, les producteurs attendent un ensoleillement plus généreux pour accompagner le développement de la campagne principale, qui s’étend de septembre à février. Cet appel intervient après une semaine de pluies inférieures à la moyenne et un rafraîchissement des températures. Le pays, premier fournisseur mondial de fèves de cacao, traverse actuellement sa saison des pluies, qui court habituellement d’avril à la mi-novembre. Malgré le déficit hydrique récent, plusieurs planteurs estiment que l’humidité des sols demeure suffisante pour nourrir les arbres pendant encore quelques semaines.
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Si les prévisions sont jugées encourageantes, les producteurs alertent sur un risque bien identifié : sans application rigoureuse d’engrais et de pesticides ce mois-ci, les fruits pourraient dépérir et compromettre la récolte. « Il peut faire très froid par moments. C’est maintenant qu’il faut traiter les cultures, sinon les pertes seront importantes », prévient dans les colonnes de l’agence Reuters, Kouassi Kouame, planteur près de Soubré, dans l‘ouest du pays. Dans cette zone, seuls 0,6 mm de pluie sont tombés la semaine écoulée, soit 11,6 mm sous la moyenne quinquennale. Dans les régions méridionales d’Agboville et de Divo, ainsi que dans l’est à Abengourou, où les précipitations sont également restées faibles, les producteurs se montrent plus sereins : de nombreux fruits continuent de proliférer sur les cabosses. Si les conditions restent favorables jusqu’en septembre, la récolte principale pourrait s’annoncer abondante de la mi-octobre à décembre.
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Dans le centre-ouest, à Daloa, comme dans les régions centrales de Bongouanou et Yamoussoukro, les plantations ont bien produit malgré des pluies déficitaires. Mais un excès d’eau en septembre pourrait fragiliser les cultures et favoriser l’apparition de maladies. Sur l’ensemble du territoire, les températures hebdomadaires ont oscillé entre 24,4 et 27,4 degrés Celsius, un niveau que les planteurs jugent propice, à condition qu’elles soient accompagnées d’un ensoleillement suffisant.















