mardi 22 septembre 2026
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Cacao : le déficit de pluie fait planer le doute sur la récolte ivoirienne

Les pluies ont été insuffisantes la semaine dernière dans la plupart des bassins cacaoyers de Côte d'Ivoire, premier producteur mondial.

Les pluies ont été insuffisantes la semaine dernière dans la plupart des bassins cacaoyers de Côte d’Ivoire, premier producteur mondial. Les producteurs redoutent que le déficit pluviométrique ne compromette le développement de la principale campagne. Laquelle se déroule se déroule de septembre à février, et en fragilisant notamment la qualité comme le volume des fèves cultivées.

À l’entame de la grande saison, la météo inquiète les producteurs. Selon les relevés hebdomadaires, les précipitations sont nettement en dessous de la moyenne dans les principales régions de production. Dans le bassin de Daloa, dans le centre-ouest, il n’est tombé que 3,6 millimètres de pluie sur la semaine, soit 26,1 millimètres sous la normale saisonnière. La situation est comparable ailleurs. Les pluies ont été très faibles à Agboville, dans le sud, et à Abengourou, dans l’est, tandis qu’aucune goutte n’est tombée à Divo et à Soubré, deux zones clés de l’ouest et du sud. Les régions de Bongouanou et de Yamoussoukro, dans le centre, sont également concernées par ce déficit hydrique.

Des cultures sous stress

Faute d’humidité suffisante, le développement des jeunes fèves est ralenti et certaines chutent prématurément des arbres. Les producteurs craignent qu’un manque de pluie prolongé jusqu’à la mi-octobre ne raccourcisse la fenêtre de récolte de la campagne principale, la plus importante de l’année.

Au-delà du volume, c’est la qualité qui est en jeu. La persistance d’un ciel couvert complique le séchage des fèves, une étape déterminante pour la valeur marchande du cacao ivoirien. Des fèves mal séchées se négocient à un prix moindre et pèsent sur les revenus des exploitants.

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Certains producteurs veulent toutefois croire à un retournement. À Daloa, les premières averses ont ravivé l’espoir d’un retour à des conditions plus favorables. « Il a bien plu ce matin. Nous espérons que cela va continuer », confie Jules Kouassi, planteur de la région à nos confrères de Reuters. L’enjeu est de taille pour l’économie ivoirienne, dont le cacao demeure le principal produit d’exportation. L’évolution des pluies dans les prochaines semaines sera scrutée de près par la filière, les négociants et les marchés internationaux, à l’heure où l’offre mondiale reste tendue.